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Le blog de Bernard SARLANDIE

Bons sentiments.

24 Avril 2015, 11:21am

Publié par Bernardoc

Selon Le Canard enchaîné, l’actuelle ministre de la Culture, Fleur PELLERIN, n’aurait rien de bon à dire sur le bilan de l’ancienne locatrice de la rue de Valois, Aurélie FILLIPPETTI. Devant une poignée de journalistes, elle aurait ainsi déclaré : "Filippetti a mis tous les dossiers embarrassants sous le tapis. Elle n’a rien géré."

Eh ben dites donc ma bonne dame, en voilà deux qui s’aiment ! Et elles sont (ou furent) ministres. A mon modeste niveau, je n’ai jamais mis en cause mes prédécesseurs lorsque j’arrivais dans un nouveau poste, et j’essaie de rester éloigné de mon ancien poste. Mais c’est tellement plus facile, quand on est en échec, de tout mettre sur le dos de celui (celle) qui était là avant vous.

Tiens, vous connaissez la blague : A sa mort, Staline remet deux lettres à Kroutchev en lui disant : « A la première crise, tu ouvres la première lettre ; à la deuxième tu ouvres la seconde. » Première crise au Kremlin, Kroutchev ouvre la première : « Mets-moi tout sur le dos », d’où la déstalinisation. Deuxième crise, deuxième lettre : « Prépare tes deux lettres. »…

Donc, pour Madame Pellerin, il ne reste plus qu’une enveloppe. Et je doute qu’elle laisse une profonde trace au sein du ministère de la culture. Non, le souffle des années ’80 a bien disparu : la Fête (devenue mondiale) de la musique, le printemps des poètes auront marqué des gouvernements de gauche, comme Malraux nous avait légué les MJC. Maintenant, on prend prétexte de « la crise » pour faire disparaître festivals et actions culturelles.

Eh bien non, Madame la ministre, la culture n’est pas seulement une affaire de gestion : comme la santé, la culture n’est pas une marchandise.

Et ce n’est pas fini…

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A
Overblog, o secours !
La nouvelle présentation des commentaires n'est pas tout à fait au point ! Un paramétrage est indispensable afin de restituer les passages à la ligne et les sauts de ligne sans lesquels les commentaires sont difficilement lisibles !
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A
Est-il vraiment pertinent de reprocher à Fleur Pellerin des propos critiques à l'égard d'Aurelie Filipetti ? Que le Canard se livre à cet exercice sur un mode humoristique, rien à dire... mais pour juger ces critiques sur le fond, il faut se poser au moins trois questions :

1 - la critique d'un ministre à l'égard de son prédécesseur est-elle institutionnellement admissible ?
A priori, rien ne s'y oppose, surtout lorsqu'un changement de ministre s'inscrit dans un changement d'orientation, acté par une démission signifiant clairement un désaccord... Rien à voir avec un changement de chef d'établissement qui, dans notre système, n'est pas élu par ses pairs mais nommé par l'Etat pour assurer la continuité du service public !

2 - la critique d'un ministre à l'égard d'un opposant est-elle politiquement correcte ?
Depuis sa démission du Gouvernement, Aurélie Filipetti ne ménage pas ses critiques et s'inscrit délibérément avec son compagnon Montebourg parmi ces frondeurs qui choisissent "courageusement" de rester à l'écart des réalités complexes de l'exercice du pouvoir...

3 - la critique de l'action conduite par Aurélie Filipetti est-elle justifiée ?
Un regard porté sur les commentaires des media fin aout 2014 montre une appréciation quasi unanime d'un "bilan plutôt maigre", mais peut-être Bernard a-t-il à ce sujet une appréciation plus flatteuse ? Probablement, à moins que la seule qualité de frondeuse le conduise à prendre la défense de la camarade Aurélie ?
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