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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le Haillan chanté, IX°.

9 Juin 2018, 00:56am

Publié par Bernardoc

Hier soir, c'était l'«apérofficiel », donc les discours avant le concert sur le parvis de L'Entrepôt. Le soleil était de la partie, ce qui ne gâchait rien et avait encouragé la foule à venir déguster les assiettes proposées par Bordeaux chanson tout en écoutant le concert de Tiou. Je n'avais jamais entendu parler de ce chanteur, et malgré le bruit des convives qui ne l'écoutaient pas, j'ai pu apprécier ses textes, chantés ou parlés avec une excellente diction. Fait-il également du théâtre ? A mon avis, il le pourrait. Juste avant son récital, un fou est monté sur les trottoirs à toute vitesse avec sa voiture et a frôlé les tables avant de s'échapper à l'autre bout en renversant toutefois une barrière. Fort heureusement il n'avait pas d'intention malveillante.

Puis nous sommes entrés dans la salle pour écouter Mélisssmell et son pianiste Matu, qui me faisait penser à Gainsbourg. Entrant sur scène avec un très bel hymne à la chanson, elle nous a fait partager sa révolte, n'hésitant pas à citer Bakounine et à lever le poing en appelant « Aux armes ». Sa voix fêlée avait souvent des accents bluesy et sans la voir, on aurait pu l'imaginer venant des bords du Mississippi. J'ai parfois regretté que le pianiste utilise son piano (droit) comme un succédané de batterie ou de contrebasse, alors que lorsqu'il l'utilisait de façon mélodique, son talent était davantage perceptible.

La deuxième partie de ce concert voyait Loïc LANTOINE, apparemment pas encore complètement remis de sa bamboule du week-end dernier, accompagné d'un excellent contrebassiste, François PIERRON, qui utilisait sa voix et toutes les capacités de son instrument pour accompagner le chanteur. Ce dernier était un véritable ECNI (Être Chantant Non Identifié) avec des textes très forts dont plusieurs consacrés à son père. Je ne sais pas comment qualifier sa manière ; c'était beaucoup moins rythmé que le slam, plutôt de la poésie à l'état pur déclamée et mise en valeur par l'accompagnement. Je pensais en l'écoutant à Yvon LE MEN, un poète breton qui se produisait dans les festoù-noz au milieu des années '70.

Ce soir la vedette sera Michel JONASZ.

Et ce n'est pas fini...

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