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Le blog de Bernard SARLANDIE

Mathématiques : le niveau des écoliers français en chute libre.

11 Avril 2019, 08:35am

Publié par Bernardoc

Article tiré de radins.com du 10 avril 2019

La nouvelle organisation des lycées va-telle améliorer ces résultats ou va-t-elle simplement casser le thermomètre ?

Selon une étude de l'agence des statistiques du ministère de l'Éducation, le niveau en mathématiques et notamment en calcul des élèves de CM2 a littéralement plongé en 30 ans.

Comme quoi le niveau de mathématiques pouvait encore tomber plus bas... Selon une récente note d’information de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Éducation, le niveau des élèves de CM2 en additions, soustractions, divisions et problèmes… est problématique ! Cette enquête lancée en 1987 passe au crible leurs résultats à peu près sur quatre décennies : 1987, 1999, 2007, 2017. Le verdict actuel est affligeant : alors que, déjà, les performances des élèves avaient fortement baissé entre 1987 et 1999, les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont en fait au niveau des pires d’hier.

En effet, le niveau en calcul des élèves de CM2 a encore baissé entre 2007 et 2017, selon l’étude la DEPP. Quand la génération d’élèves de 1987 obtenait une moyenne de 250 points, ceux de 1999 en ont perdu 40, la chute se ralentissant entre 1999 et 2007 (-8 points), avant d’accélérer à nouveau pour s’effondrer à 176 points (-26). Seuls 1% des élèves actuels dépasseraient le niveau le plus élevé, contre 10% en 1987, selon les chiffres de la DEPP.

Dit autrement, une part croissante des enfants ne maîtrise pas ou plus les bases du calcul : additions, soustractions, multiplications, divisions, résolution de problèmes… Ce constat rejoint les résultats d’un autre indicateur, le palmarès Timss (Trends in International Mathematics and Science Study) qui porte sur les élèves de CM1 en 2015. Selon ce palmarès, la France se situe en deçà de la moyenne (500 points), avec un score de 488 points en mathématiques.

Mais ces résultats posent question : à qui la faute ? Si autant d’élèves sont en difficulté en matière de calcul, est-ce à dire que l’enseignement lui-même n’est pas suffisant ? Serait-ce une question d’insuffisance de nombre d’heures de cours ? Jean-Michel BLANQUER, l’actuel ministre de l’Éducation nationale, a d’ailleurs demandé que « le sens des quatre opérations soit donné dès le CP » et « les automatismes de calcul travaillés ». Moins que les horaires, ce que l’on appelle les « fondamentaux » occupant une grande place dans les emplois du temps des élèves, semble se poser la question du niveau, du recrutement et de l’accompagnement des enseignants de primaire. Une question de formation, donc, alors que les écoles du professorat sont en pleine refonte.

Me trompé-je ou bien n'était-ce pas Sarkozy qui avait supprimé la formation des maîtres ? Rappelons également qu'avec un bac+5 le choix de devenir enseignant avec le salaire de misère proposé est souvent un choix par défaut.

Et ce n'est pas fini...

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