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Le blog de Bernard SARLANDIE

Boateng.

7 Août 2019, 10:17am

Publié par Bernardoc

Un jour Lucy, la seule femme parmi les 4 Peace corps étatsuniens qui enseignaient à l'école, nous propose d'aller dans un petit village au nord de Mampong pour assister aux transes d'un sorcier. Nous étions vraiment au sein de l'Afrique profonde et nous devons nous éloigner du village pour trouver le lieu des « réjouissances ». Assez impressionnant la façon dont cet homme se laisse emporter au son des tambours, et, curieusement (?), lorsqu'il est en transe, c'est en anglais – incohérent – qu'il s'exprime et non dans sa langue maternelle, le twi. Et à la fin, il est tellement épuisé qu'il doit être soutenu par des spectateurs, qui étaient assez nombreux. Mais c'est quelque chose qui nous a frappés : la savane semble être déserte mais il suffit d'un événement pour que du monde surgisse de nulle part pour voir ce qu'il se passe.

A plus de 40 ans de distance, peut-être certaines photos ne sont-elles pas de ce village, mais nous avons croisé de multiples exemples de ces cimetières et surtout des tombes de chefs, toujours abrités sous leur parasol.

Comme vous avez pu le voir sur la photo du haut, nous avons emprunté avec notre 4L un sentier piétonnier. Mal nous en a pris, car au milieu se trouvait une souche cachée par les herbes et nous y avons laissé notre crémaillère de direction. Je ne me souviens plus comment nous avons rapatrié la voiture à Mampong, mais à l'agence Renault de Kumasi ils n'avaient pas la pièce de rechange. Je me suis donc tourné vers les mécaniciens locaux, les « fitters », qui faisaient des merveilles (un peu comme les Cubains qui maintiennent les vieilles Américaines depuis plus d'un demi-siècle). La réparation a tenu jusqu'à la vente de la voiture à l'Etat (condition pour être payé en devises) plus d'un an plus tard, mais nous avons eu une grosse frayeur cependant quelques mois après. Après quelques dizaines de kilomètres sur la tôle ondulée, au moment de rejoindre la sinueuse route goudronnée qui redescendait vers Mampong, le volant m'est resté entre les mains : les vibrations avaient complètement desserré la colonne de direction. Après, systématiquement, je vérifiais si l'écrou était bien serré.

Et ce n'est pas fini...

Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
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