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Le blog de Bernard SARLANDIE

Fiction (3)

5 Janvier 2013, 14:54pm

Publié par Bernardoc

Voici maintenant un article publié à la une du Monde, suite à ma première conférence de presse (extrait) :

Elections présidentielles : Bernard Patrick Sarlandie ou l’improbable candidature.

         [Bernard Patrick Sarlandie] se décrit comme un simple citoyen. En effet, rien dans son parcours, de ses origines (un père cuisinier) à sa carrière professionnelle (il est maintenant à la retraite), ne laisse supposer une quelconque prédisposition médiatique ou politique. Il intervient avec inventivité sur des dossiers complexes comme les retraites, là où tous les partis politiques piétinent. Les Français répondent favorablement : des centaines de blogs et et forums improvisés relayent ses idées sur Internet, assurant une propagation quasi-virale de ses thèses. Après la désaffection du politique par les Français constatée ces trente dernières années, la candidature de Bernard Patrick Sarlandie est-elle le signe d’une « révolution participative » de notre démocratie ?

         Interpellés par le bouillonnement citoyen des réseaux sociaux, les sociologues font le parallèle avec la discussion des affaires de la Cité par les citoyens athéniens. Vingt-cinq siècles plus tard, Internet est la nouvelle agora. Et Bernard Patrick Sarlandie met en acte la démocratie représentative !

         Mais, s’il a réussi à « faire le buzz » en ignorant les partis politiques traditionnels, Bernard Patrick Sarlandie doit valider, avec l’obtention des 500 signatures, sa candidature. Depuis 1974, la collecte de ce sésame auprès des élus locaux est obligatoire. Et même Coluche, pourtant crédité de 15% des intentions de vote en 1981, y a renoncé. Les études des politologues convergent : au cours de la Vème République, l’élection présidentielle est un combat entre les seules forces politiques institutionnelles, un soutien militant, financier et de réseau s’avérant crucial. Une candidature libre de toute attache semble donc vouée à l’échec.

         Qu’adviendrait-il de cette réappropriation du politique par les Français dans le cas –probable- où un monsieur tout-le-monde échouerait ?

         A suivre…

Et ce n’est pas fini…

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