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Le blog de Bernard SARLANDIE

La France anesthésiée.

11 Juin 2012, 11:26am

Publié par Bernardoc

         Avant les présidentielles, je rêvais d’un nouvel appel du 18 juin, appel aux forces vives de la nation, afin que comme nos pères et nos grands-pères  l’avaient fait en 1936, le mouvement social puisse imposer le changement maintenant.

         Or, que constatons-nous ? Depuis le 7 mai, les Français respirent. Ils se sentent déjà libérés du stress imposé depuis le plus haut niveau de l’Etat ces cinq dernières années. Ils espèrent que la casse des services publics sera stoppée, même si les reconstruire est autre chose. Les grandes centrales syndicales ont perçu une volonté d’écoute dont on avait oublié que c’était possible et nécessaire.

         Résultat : nos concitoyens ne se sont pas déplacés pour aller voter. Comme à chaque fois, on atteint de nouveaux records dans l’abstention. Comme Pompidou qui avait été élu avec environ un tiers des voix des Français inscrits sur les listes électorales, quelle sera la véritable représentation de nos députés, dont certains, avant même d’être élus, n’envisagent même pas de terminer leur mandat, leur objectif étant de se positionner pour les futures élections municipales. Ce n’est même pas du cynisme, il paraît que c’est de la politique !

         Mais si les Français traînent des pieds, c’est que le système de représentativité est complètement faussé. Des pans entiers de la population ne seront pas –ou mal – représentés. Ainsi, d’après son score, le Front de Gauche pourrait prétendre à une quarantaine de députés, et il n’est même pas sûr d’avoir un groupe parlementaire.

         Pour que l’assemblée nationale représente l’image de notre pays, il faudrait vraiment la proportionnelle intégrale (et ce serait plus facile alors de contrôler la parité) et le vote obligatoire sous peine d’amende. Mais est-ce bien ce que souhaitent nos dirigeants ? Je n’en suis pas persuadé. Le combat est encore long, nous le poursuivrons.

Et ce n’est pas fini…

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