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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le Bordeaux nègre.

1 Décembre 2014, 07:12am

Publié par Bernardoc

         Guidés par Karfa DIALLO, nous avons participé à cette nouvelle visite bordelaise de 2h30, qui nous a conduits du Parvis des Droits de l’Homme jusqu’à la colonne des Girondins en 6 étapes. Le guide conférencier nous indique qu’il s’est largement inspiré du livre Bordeaux port négrier, publié en 1995 chez Khartala, et rédigé non par un Bordelais, mais par un Nantais : Éric SAUGERA. Il serait temps que je me décide à le lire, depuis le temps qu’il est sur ma bibliothèque, et que j’en fasse profiter mes amis.

         Au départ, Karfa nous dresse un portrait du commerce triangulaire, et nous confirme que Bordeaux était bien le deuxième port négrier de France, derrière Nantes et devant La Rochelle. Mais les Bordelais préfèrent faire référence au commerce « en droiture » (directement des Antilles – St Domingue -  à la Gironde) qui les a immensément enrichis, et taire le peu glorieux commerce des esclaves, qui a duré quatre siècles.

         En chemin, courte halte près de la statue de Chaban, l’occasion pour Karfa de nous réciter un poème d’Aimé CESAIRE et de nous rappeler le concept de négritude.

         Poursuivant par la rue des Trois conils et la rue de la Merci, nous nous arrêtons au coin de la rue Arnaud MIQUEU, à deux pas du cinéma Utopia.  Intéressante plaque qui nous apprend que les moines rachetaient aux pirates barbaresques des esclaves…blancs et chrétiens. C’est à cet endroit que le guide nous a présenté les conditions de voyage des Africains, dont environ deux sur trois mourraient lors de la traversée entre les forts d’Elmina ou de Ouida jusqu’aux Amériques.

         Sur la place de la Bourse, c’est la dure vie dans les plantations qui fut évoquée par le conférencier, qui rappela que les esclaves étaient considérés comme des meubles ou des objets sexuels.

         Retour par la rue Ste Catherine et arrêt rue Saige, fameuse famille d’armateurs marchands et participants au commerce triangulaire au XVIII° siècle.

         Le Grand théâtre, dans lequel nous ne sommes pas entrés, a un plafond qui représente deux esclaves. Il faudra le remarquer la prochaine fois que nous y pénètrerons.

         Enfin, sur la colonne des Girondins, nous remarquons les noms de deux députés abolitionnistes : Gensonné et Boyer-Fonfrède.

         Un oubli volontaire du conférencier ? Il n’a pas mentionné l’appartenance à la franc-maçonnerie de Toussaint LOUVERTURE ni de Victor SCHOELCHER. Il faut dire qu’un des bateaux esclavagiste se nommait « Le franc-maçon », et donc cette société devait être partagée dans ses opinions « pros » et « cons ».

         Il va y avoir encore deux visites les 7 et 14 décembre ; inscrivez- vous vite (10 € par personne) sur

www.fondationdumemorialdelatraitedesnoirs.com

         Quelques photos, pas toutes en rapport avec le thème, mais sur le chemin, sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6087613806872937361?authkey=CPDu49TSutLNCA

Et ce n’est pas fini…

 

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D
"pros and cons", c'est pas de l'esperanto, ça... Et en français, les "cons" l'étaient plutôt moins que les "pros".
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