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Le blog de Bernard SARLANDIE

Les forçats de la route.

15 Juillet 2011, 14:33pm

Publié par Bernardoc

         Comme chaque mois de juillet, je me fais piéger par le Tour de France devant la télé. Ça a commencé en fait en juillet 1991 où, une cheville dans le plâtre, j’étais fort peu libre de mes mouvements. Et c’est à ce moment-là que j’ai découvert la France vue d’hélicoptère avec ses monuments et paysages commentés de manière suffisamment pédagogique pour intéresser les téléspectateurs.

         Lorsque le Tour passe à Bordeaux, où près d’un endroit où je séjourne, je vais le voir passer et j’y trouve une population très cosmopolite, mêlant le long des routes toutes les strates de la population, du cadre sup’ au travailleur privé d’emploi, des fachos aux cocos en passant par tout le spectre de l’éventail politique.

         Bien sûr, on n’y croit pas (ou plus) : au départ on pensait qu’il s’agissait de surhommes alors qu’ils marchaient à toutes sortes de drogues, le sport à l’intérieur du Tour étant d’avoir toujours une saison d’avance pour empêcher la détection des produits toxiques qu’ils avaient ingérés d’une manière ou d’une autre. Mais le spectacle était là et on vibrait lors des attaques dans l’ascension des cols  ou lors des sprints à l’arrivée.

         De grandes images restent gravées : la victoire de JALABERT à Mende un 14 juillet, sa chute lorsqu’un flic se met devant lui pour le prendre en photo, l’effondrement de FIGNON perdant le Tour à deux secondes de LE MOND dans la dernière étape, le festival Festina en montagne pendant plusieurs années…

         Même si moi je prenais les mêmes produits qu’eux, je doute que j’arriverai à pousser mon vélo aussi vite, et si, tels Jimi HENDRIX, Jim MORRISON et tant d’autres, ils ont choisi de vivre –et de mourir- vite, n’en faisons pas des boucs-émissaires, voyons plutôt du côté de leurs employeurs. Mais arrêtons de nous focaliser sur les cyclistes : que dire des tennis women par exemple ou des rugbymen dont le volume corporel a doublé depuis quinze ans, ils ne fonctionnent qu’à l’eau claire et aux sucres lents ?

         Je m’arrête : je vais voir la montée de l’Aubisque.

Et ce n’est pas fini…

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