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Le blog de Bernard SARLANDIE

Sobriété macronienne.

17 Mai 2023, 12:04pm

Publié par Bernardoc

Selon une étude publiée par le Crédoc mercredi 17 mai et que franceinfo révèle, 16 % des Français déclaraient à la fin de l'année dernière ne pas pouvoir manger à leur faim. Cette proportion a beaucoup augmenté ces derniers mois, selon les résultats de cette enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.

En moins de six mois, la part de ceux qui se privent de nourriture a augmenté de 4 points, ce qui est considérable. C’est la conséquence directe de la hausse des prix des produits alimentaires dans les rayons, d’une inflation qui dépasse les 10 % sur certains produits. Pour bien comprendre la dimension du phénomène, en 2016, il y avait presque deux fois moins de personnes en situation de précarité alimentaire.

L’enquête montre aussi que quand les Français ont les moyens de manger à leur faim, presque 1 sur 2 confie quand même ne pas avoir accès à tous les aliments qu’il souhaiterait. Comme les tarifs sont devenus inabordables par rapport à leurs revenus, ils n'ont pas d'autres choix que de se priver de viande, de poissons ou encore de fruits et légumes.

Alors que ces privations restaient plutôt marginales quand l’inflation se maintenait à moins de 2%, là aussi, elles ont beaucoup augmenté ces derniers mois selon cette étude. Les Français, du coup, s’adaptent : ils achètent des produits premier prix, pas toujours de bonne qualité, et moins de produits frais qui sont plus chers.

La précarité alimentaire a des conséquences sanitaires au sein des familles. Pour les foyers avec enfants, le Crédoc montre que ce sont surtout les femmes qui sont exposées au manque de nourriture ou encore les jeunes. Il y a 24 % des moins de 40 ans en précarité alimentaire contre 7 % des 60/69 ans.

Et ce n'est pas fini...

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Genève.

16 Mai 2023, 13:24pm

Publié par Bernardoc

Nous y étions pour le congrès international de l'AMOPA ; donc inutile de dire que nous avons passé la plupart du temps enfermés pour participer au colloque sur la francophonie et participer à l'assemblée générale. Néanmoins, nous avons fait quelques petites balades.

Nous restions à l'hôtel « Les Arcades », juste en face de la gare Cornavin, qui nous avait longuement envoyé à de multiples reprises des conseils concernant notre arrivée, et fourni un passe gratuit pour les transports en commun le long de notre séjour. Curieux hôtel qui occupe (seulement) le deuxième étage d'un immeuble, mais un personnel très aimable et disponible, notamment une charmante hôtesse qui parlait français avec un accent qui n'était pas suisse ; effectivement, elle était originaire de Lettonie.

Le premier soir, nous nous sommes donc rendus à la réception de l'Hôtel de ville en bus et sommes rentrés à pied pour manger une fondue ; nous avons pu constater la réalité des prix suisses !

Le lendemain nous sommes allés au bord du lac voir le fameux jet d'eau de 140 mètres de haut, symbole de la République et du canton de Genève. Au début il avait été conçu comme valve de sécurité pour éviter la surpression dans le circuit de distribution de l'eau.

Enfin, le troisième jour, nous avons changé de rive et avons embarqué dans le petit train. Grosse déception : il est resté le long de la rive, utilisant le même trajet à l'aller et au retour. On a connu mieux comme petit train !

Mais on nous prévoyait un temps automnal, il n'en a rien été.

Et ce n'est pas fini...

Genève.
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J'en parle lundi à 20 heures sur La Clé des Ondes

11 Mai 2023, 16:44pm

Publié par Bernardoc

In Slate du 10 mai 2023

C'est le futur gros chantier du gouvernement: réformer le revenu de solidarité active (RSA) et conditionner son versement à un minimum d'heures travaillées hebdomadaires par les bénéficiaires (entre quinze et vingt heures d'activités d'insertion et de formation). Cette réforme , qui pourrait entrer en vigueur de manière progressive dès 2024, à l'issue d' une phase de test lancée cette année , était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron en 2022.

Pourtant, mis en place depuis le 1er juin 2009 (après une expérimentation dans plusieurs départements à partir de juillet 2007), en remplacement du revenu minimum d'insertion (RMI) , le RSA avait, dès le départ, un objectif de réinsertion et de retour à l' emploi

Contrairement à son prédécesseur, qui n'était qu'un revenu d'assistance versé aux personnes les plus démunies, le RSA –aujourd'hui fixé à 607,75 euros minimum pour une personne seule – devait permettre d'éviter les effets de seuil en autorisant le cumul d'un salaire et d'un minimum social provisoire. De même, il devait assurer un suivi régulier entre Pôle emploi et les bénéficiaires, afin de faciliter leurs démarches pour retrouver un travail.

Le RSA passerait pour une subvention de l'oisiveté inefficace

Pourtant, force est de constater que, une quinzaine d'années plus tard, le RSA n'est pas vraiment un succès sur le plan de l'emploi. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en janvier 2022 , le dispositif, d'un coût de 15 milliards d'euros par an, n'assure pas une réelle et efficace réinsertion. En moyenne «sept ans après l'entrée au RSA d'une cohorte d'allocataires, seuls 34% en sont sortis et sont en emploi –et parmi ceux-ci, seul un tiers est en emploi de façon stable. 24% sont sortis du RSA sans emploi, dont un quart (soit 6% de la cohorte) bénéficie de l'AAH (l'Allocation aux Adultes Handicapés)]. Enfin, 42% sont encore au RSA.»

Dans le détail , le taux de retour à l'emploi des bénéficiaires du RSA , de 3,9% par mois en 2019, est «très inférieur à la moyenne des demandeurs d'emploi (8,2%)» Le rapport conclut d'ailleurs que «bien que le RSA soit conçu pour être un filet de sécurité temporaire facilitant l'accès à l'activité, il ne joue ce rôle de manière durable que pour un tiers environ de ses bénéficiaires, ce qui pose la question de son adaptation aux personnes les plus durablement éloignées de l'emploi»

En effet, la Cour des comptes pointe un élément central dans la quête d'emploi, la problématique de l'hystérésis du chômage ou, autrement dit, le maintien durable au chômage , sans formation continue ni expérience, ce qui contraint et altère la reprise du travail. Un bénéficiaire du RSA qui resterait inactif trop longtemps verrait ses chances de retrouver un emploi s'amenuiser au fur et à mesure qu'il percevrait cette aide sociale. C'est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement souhaiterait imposer des heures travaillées à l'ensemble des allocataires (1,9 million de foyers en bénéficient, d'après les derniers chiffres de décembre 2022 ), afin qu'ils conservent des compétences et des connaissances, bénéfiques à la reprise professionnelle.

L'autre point concerne les emplois vacants. D'un nombre de près de 364.500 au quatrième trimestre 2022 , selon les dernières données de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, il y aurait une inadéquation entre les allocataires du RSA, officiellement désireux de retrouver un emploi, et les entreprises incapables d'embaucher, alors même qu'elles sont en demande.

Certains militent même pour imposer aux bénéficiaires des minima sociaux d'accepter des postes dans des secteurs en tension, notamment dans l'industrie et la restauration, afin de soutenir l'économie et d'éviter le développement d'un préjugé d' assistanat

Cette logique fait référence au "workfare", adopté en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada. Le concept renvoie à une posture idéologique par laquelle les gouvernants mettent en œuvre un ensemble de moyens basés sur l'incitation et la contrainte, dans le but de discipliner et de punir les chômeurs

Seulement, cette vision conditionnelle du versement des aides sociales n'est pas fonctionnelle et est infirmée par l'expérience. Elle maintient l'idée d'un choix opportuniste et stigmatisant des allocataires qui auraient sciemment fait le choix de ne pas travailler et de privilégier l'oisiveté et l'inactivité subventionnée. Or, la majorité des bénéficiaires sont désireux de retravailler et voient d'abord le travail comme un lien et un statut social, avant une contrainte. De plus, obliger les bénéficiaires à travailler met de côté toute une partie de la population qui bénéficie précisément d'une aide sociale parce qu'elle n'a pas les moyens physiques ou psychiques de retravailler.

Ensuite, il n'existe aucune espèce de preuve que contraindre les bénéficiaires à l'activité les conduirait à une reprise de l'emploi. À ce titre, le cas britannique est d'ailleurs intéressant, puisqu'après la mise en place d'une politique de workfare sous l'impulsion du gouvernement travailliste à la fin des années 1990 , le taux de chômage a augmenté et a atteint des niveaux historiques, tout comme le niveau de pauvreté

Selon Corinne NATIVEL, spécialiste du Royaume-Uni et professeure à l'Université Paris-Créteil, «en continuant à tabler aveuglément sur un régime “workfariste” pour répondre aux problèmes du chômage, de la précarité et de l'exclusion sociale, les autorités britanniques risquent fort de creuser le fossé entre État et citoyens» . Cela pourrait donc aussi être le cas en France.

Ce qui, fondamentalement, ne va pas avec le RSA, c'est que son principe n'a pas été traduit dans les faits . Lors de son instauration, l'idée était de favoriser le retour à l'emploi à travers un accompagnement renforcé et un suivi régulier des bénéficiaires. Or, aujourd'hui, «60% des bénéficiaires soumis aux “droits et devoirs” ne disposent pas de contrat d'accompagnement» d'après le rapport de la Cour des comptes

Autrement dit, aucun suivi, aucune individualisation, aucune aide ciblée, aucune offre de formation pour la majorité. C'est un problème de péréquation entre l'offre et la demande de travail, d'adéquation entre les demandes de travail et les capacités productives des offreurs. Pas d'une volonté de ne rien faire de la part de ces derniers.

C'est d'ailleurs ce que dénonce Martin HIRSCH, le créateur du dispositif et opposé au projet de conditionnalité du RSA . Dans une interview donnée à la matinale de France Inter, lundi 8 mai, l'ancien haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté puis à la Jeunesse (entre mai 2007 et mars 2010), sous la présidence de Nicolas Sarkozy , considère qu'on se trompe de cible.

«Les allocataires du RSA ont certes du mal à retrouver un emploi , reconnaît Martin HIRSCH Mais il y a six ans, il y avait environ 400.000 emplois aidés. Aujourd'hui, il y en a entre 50.000 et 100.000, principalement chez les jeunes et pas du tout chez les bénéficiaires du RSA. […] Quand on regarde les dépenses d'insertion des départements, elles ont baissé de 30% ces vingt dernières années. [...] Quand on regarde Pôle emploi, j'avais demandé l'obligation d'inscrire tous les allocataires du RSA. Est-ce que ça a été fait? Non. […] La responsabilité est plutôt du côté des organisations publiques, de la manière dont on met en place les instruments.» Pas de celles et ceux qu'on va forcer, en quelque sorte.

Et ce n'est pas fini...

 

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Pourquoi les militants de Renaissance sont aussi discrets dans leur soutien à Emmanuel Macron

10 Mai 2023, 16:21pm

Publié par Bernardoc

In le JDD du 9 mai 2023

Empêtré dans une page de la réforme des retraites qu’il ne parvient pas à tourner, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour le défendre lors de ses déplacements.

Des rangées de barrières métalliques installées tout au long des Champs-Élysées, une remontée de l’avenue vide de public mais des forces de l’ordre bien présentes… La commémoration du 8-Mai par Emmanuel Macron, lundi, a donné lieu à des images inhabituelles de la « plus belle avenue du monde ».

L’Élysée avait en effet décidé d’instaurer un périmètre de sécurité important autour de la célèbre avenue parisienne, afin d’éviter tout risque de manifestation hostile et de concert de casseroles à proximité de l'Arc de Triomphe. « On ne confine pas la démocratie », a déploré le député écologiste Julien Bayou ce mardi matin sur BFMTV. L’entourage d’Emmanuel Macron avait pourtant promis en avril que le chef de l’État allait se mettre « à portée de baffes » lors de ses déplacements.

Empêtré dans la réforme des retraites, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour faire la claque. Même quand il était au plus bas dans les sondages et chahuté lors de son quinquennat, Nicolas Sarkozy était régulièrement accompagné par des militants UMP venus l’applaudir lors de ces déplacements. Emmanuel Macron est quant à lui seul. Trop seul, au point de s’en inquiéter ?

« Rien ne serait pire que de déserter le terrain et ainsi de rester sourds aux attentes, aux propositions et aux critiques parfois bien légitimes de nos compatriotes », a mis en garde le chef de l’État dans un e-mail envoyé aux adhérents et sympathisants Renaissance, le 24 avril dernier. Il avait alors appelé ses soutiens à « à nouveau sillonner le pays dans les semaines qui viennent ».

« On ne voit aucun militant, on ne voit pas le logo de Renaissance… Seuls des officiels l’accompagnent à chacun de ses déplacements, constate la politiste Virginie Martin interrogée par le JDD. Emmanuel Macron aurait pourtant besoin de leur soutien dans cette période difficile. » Selon la professeure à Kedge Business School, Emmanuel Macron est « un président sans parti ».

Du côté de Renaissance, on dit ne pas vouloir réitérer des pratiques qualifiées de « mises en scène ». « On a les moyens de faire venir des militants à chaque déplacement, on reçoit même des demandes de nos militants en ce sens, mais il serait contre-productif d’organiser un soutien artificiel », avance au JDD Loïc Signor. Le porte-parole du parti Renaissance précise que des militants de la formation Emmanuel Macron sont parfois présents en marge des déplacements du chef de l’État. De même, des « temps d’échange encore organisés avec des ministres ou des équipes du président de la République ».

Loïc Signor « préfère » que le président de la République « voit des Français inquiets, qu’il peut convaincre du bien-fondé de notre politique, plutôt que de se retrouver avec un comité d’accueil qui fasse la claque ». Il ajoute : « Le président de la République est là pour rencontrer des gens qui ont des choses à lui dire et pour y répondre à son niveau. »

Joint par le JDD, François Patriat avance d’autres raisons : impossible de faire venir des macronistes sans prendre le risque d’attirer des contestataires, qui multiplient les « casserolades » depuis plusieurs semaines. « Si l’on dit qu’Emmanuel Macron vient quelque part, ça fuite dans la foulée et il y a des opposants qui viennent », regrette le président du groupe Renaissance au Sénat. Par ailleurs, « même si on faisait venir 50 militants pour l’accueillir, on ne les verrait jamais à l’écran, contrairement aux opposants », déplore le sénateur de la Côte-d’Or. Plus généralement, « on sait que l’on mobilise plus facilement contre que pour », dit-il. « Je regrette que la France silencieuse ne soit pas mobilisée, celle qui me dit tous les jours ‘Tenez bon, on vous soutient’, mais qui ne dit rien. »

Particulièrement discret ces derniers mois, le parti Renaissance pointe le bout de son nez plus d’un an après la réélection d’Emmanuel Macron. La formation a lancé ce week-end une opération militante en soutien au chef de l’État. Cette campagne, intitulée « Pour nous », en écho au slogan de la campagne présidentielle de 2022 « Avec vous », a pour objectif de défendre le bilan des six premières années de ses mandats. « Elle répond à l’injonction du président de la République et démontre qu’il est possible d’aller faire de la politique de terrain, de convaincre aussi bien sur notre bilan que de montrer que les quatre prochaines années seront utiles », explique Loïc Signor. Quelque 500 000 tracts ont été imprimés, de même que 300 000 affiches.

« On retourne sur le terrain car à un moment donné on nous l’a confisqué pour promouvoir les idées contre la réforme des retraites », estime le porte-parole de Renaissance, qui se félicite de ce retour. « La réalité c’est que ça marche, comme on l’a vu ce week-end. Il est possible d’avoir un dialogue, dans la sérénité, malgré des désaccords », veut-il croire.

« Les militants sont courageux. Il y a plus de soutien de la part des militants Renaissance que de la part des élus qui ont un peu la trouille », estime François Patriat, soutien de la première heure du chef de l’État. « Quand un élu de LFI appelle à décapiter Emmanuel Macron (NDLR : Christophe Prudhomme, conseiller régional Île-de-France, a chanté dimanche lors d’une manifestation le slogan « Louis XVI, on t’a décapité. Macron, on peut recommencer »), ça ne donne pas forcément envie aux militants d’aller sur le terrain », souligne de son côté Loïc Signor.

Pour Virginie Martin, la frilosité affichée par Renaissance prouve que la formation d’Emmanuel Macron « n’a pas su devenir véritablement un parti politique ». Selon la politiste, Renaissance n’a pas su se « transformer en parti de cadre, encore moins en parti de masse » malgré les moyens conséquents attribués depuis 2017 en raison de ses scores électoraux.

Et ce n'est pas fini...


 

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La dégradation d'une société chargée d'une mission de service public.

9 Mai 2023, 12:26pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de La Poste, et en particulier des services offerts sur ma commune Le Haillan.

Lorsque je suis arrivé dans cette commune en 2006, il y avait trois guichets et un service de boîtes postales. Le collège n'en possédant pas, je souhaitais en faire ouvrir une, tentative abandonnée car les boîtes postales devaient disparaître au printemps 2007. Très bien, le facteur continuerait donc de distribuer le courrier dans notre boîte aux lettres.

Bientôt, le nombre de guichets fut réduit à deux, d'où une attente plus longue, et sans possibilité de s'asseoir pour les personnes fatiguées.

Je suis retourné au bureau ce matin, après plusieurs mois au cours desquels s'étaient déroulés des travaux. Surprise : il n'y a plus qu'un seul guichet : sûrement que la SA La Poste doit être fière de l'accueil qu'elle offre.

J'ai posé la question au préposé (je ne sais pas si c'est toujours le bon terme) : « C'est parce qu'il y a moins d'usagers qu'on a supprimé la moitié des guichets restants ? » Contrairement à certains de ses collègues, il n'a pas tiqué sur le mot « usager » et a simplement répondu « Oui ».

Devrais-je rappeler une fois de plus que la distribution du courrier le samedi n'est qu'un lointain souvenir ?

Le méprisant osera-t-il terminer le démantèlement de la poste d'ici quatre ans ? On peut s'attendre à tout.

Et ce n'est pas fini...

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La mémoire courte.

8 Mai 2023, 11:39am

Publié par Bernardoc

La droite ultra-conservatrice est sortie gagnante du scrutin pour élire les rédacteurs d’une nouvelle constitution chilienne qui remplacerait celle héritée de la dictature de Pinochet.

Tout ça pour ça ? C’est la droite ultra-conservatrice qui sera donc chargée de rédiger un nouveau projet de Constitution, après le rejet d’une première proposition de changement lors d’un référendum en 2022.

Plus de 15,1 millions de Chiliens se sont rendus aux urnes dimanche pour élire, parmi 350 candidats, les 50 membres qui formeront le Conseil constitutionnel qui aura pour objectif de proposer une nouvelle Constitution pour le pays. Après dépouillement des bulletins, le Parti républicain, classé à l’extrême droite, opposé dès le début à une réforme de la Constitution, a remporté 35 % des suffrages (22 sièges), contre 29 % comptabilisés pour la coalition de gauche soutenant le gouvernement de Gabriel Boric (17), selon les données officielles. La droite traditionnelle a, elle, obtenu 21 % des suffrages (11).

Le Parti républicain, qui s’oppose à l’avortement et tient un discours anti-immigrés, «n’aura pas besoin de négocier avec qui que ce soit, il pourra écrire la constitution qu’il veut» et «aura le droit de veto à tout amendement», prédit Claudia Heiss, directrice de la faculté de sciences politiques de l’université du Chili.

Début septembre 2022, les Chiliens avaient rejeté à 61,9 % une première proposition de nouvelle Constitution rédigée par une assemblée majoritairement à gauche. Elle devait instaurer de nouveaux droits sociaux, notamment en matière d’éducation, de santé ou de logement, reconnaître des droits aux peuples autochtones ou encore le droit à l’avortement. Après le rejet par les électeurs, les principaux partis politiques du pays avaient tout de même décidé d’entamer des négociations pour relancer le processus constitutionnel.

Le Conseil, dont les membres ont été élus dimanche, recevra un avant-projet rédigé par un comité d’experts auquel ils devront apporter des ajustements et amendements. Le texte comprend 12 principes essentiels qui ne pourront néanmoins pas être modifiés. Parmi eux, le fait que le Chili est une économie de marché. Le projet sera ensuite soumis à un référendum, le 17 décembre.

La Constitution actuelle, héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), est considérée, malgré plusieurs révisions successives, comme un frein à toute réforme sociale de fond au Chili, théâtre en 2019 d’un grand soulèvement populaire.

Et ce n'est pas fini...

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En écho à ma chronique de jeudi dernier

7 Mai 2023, 11:20am

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche du 7 mai 2023

Et ce n'est pas fini...

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Vacances ?

6 Mai 2023, 18:27pm

Publié par Bernardoc

À deux reprises, un couple de Britanniques a fait voyager ses enfants en dehors des périodes prévues, notamment pour avoir de meilleurs tarifs.

Comme le rapporte Ouest-France en s'appuyant sur une information du journal anglais Metro, un couple de Britanniques a eu la désagréable surprise de recevoir une amende à cause… de ses vacances. La raison ? Des vacances prises avec leurs enfants pendant la période scolaire. En effet, à deux reprises, le couple a emmené sa progéniture aux États-Unis, en 2018 et 2022, et plus précisément en Floride, pour se rendre au parc de Walt Disney. Mais pour bénéficier de tarifs préférentiels, ils sont partis au mois de septembre.

Selon leurs dires dans The Mirror, le voyage coûtait "3 700 £ (4 200 €), au lieu de 12 000 £ (13 600 €) en haute saison". Mais au Royaume-Uni, partir hors des périodes prévues est passible de sanctions, notamment d'amendes et même de prison si les enfants sont retirés de l'école. Raison pour laquelle le couple a écopé d'une amende de 480 £, soit environ 550 € pour ces deux voyages aux États-Unis. Selon nos confrères, l'amende minimum peut être de 70 € environ, et la plus forte de 2 850 €.

Les parents avaient bien été prévenus de ces sanctions, mais ont réitéré leur voyage pour la deuxième fois en 2022. C'est ce qui a poussé l'école primaire à les poursuivre, car cela aurait même "compromis l'éducation des enfants", selon l'école. Pourtant, dans les médias anglais, le couple Benson a indiqué que la sanction infligée était "injuste" et a de nouveau mis en avant l'argument financier ainsi que leurs emplois du temps respectifs. "Ma femme est infirmière en bloc opératoire et elle a travaillé pendant la crise de la Covid", a expliqué le mari, qui a ajouté qu'il est compliqué pour elle de poser des congés pendant les vacances scolaires.

Leur autre argument est qu'ils ne sont partis que deux semaines, loin de "l'école buissonnière", donc. C'était ainsi "le seul moyen pour partir en Floride", selon le père de famille. Assez pour convaincre la municipalité de changer d'avis ? Peut-être. Cette dernière a promis de réévaluer la situation et de changer les règles à l'avenir. En France, il faut aussi justifier l'absence des enfants à l'école sous peine d'une amende de 125 €, voire de 30 000 €, si les absences compromettent l'éducation.

Et ce n'est pas fini...

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Augmentation du SMIC au 1er mai : stop au bricolage, exigeons une revalorisation significative de la valeur du point d’indice.

5 Mai 2023, 16:57pm

Publié par Bernardoc

 Avec une inflation qui ne cesse d’augmenter pour atteindre un taux annuel de 5,7% (calculée au mois de mars), le gouvernement a dû procéder à une nouvelle augmentation du SMIC de 2,19% au 1er mai 2023, soit 1 749,20 €.

Pour les personnels de la Fonction publique, la situation s’aggrave avec une paupérisation d’une grande partie des agents. Après plusieurs années de quasi gel des traitements, la valeur du point d’indice a perdu plus de 16% en mars par rapport à l’indice des prix à la consommation.

 Comme seule réponse et pour la 5ème fois en un an et demi, le gouvernement a été contraint, par décret du 26 avril 2023 à une revalorisation du traitement minimum de la Fonction publique, le portant ainsi à l’indice majoré 361 (indice brut 397), soit 1 750,86€.

 Ce dispositif, à défaut d’une conséquente revalorisation de la valeur du point mais aussi d’une refonte complète des carrières, devient intenable et inacceptable !

 Ainsi, les agent.e.s des 8 premiers échelons du 1er grade de la catégorie C, des 5 premiers échelons du 2è grade, des 2 premiers échelons du 3è grade mais aussi des 3 premiers échelons du 1er grade de la catégorie B seront rémunérés au minimum FP soit au SMIC ! Cela signifie par exemple qu’un agent recruté en C1 sera rémunéré pendant 12 ans au SMIC !

Cette situation, contraire aux principes statutaires qui précisent que tout avancement d’échelon doit se traduire par une augmentation de traitement, aggrave encore une fois le phénomène de tassement des grilles indiciaires.

 Avec un recrutement des agents de catégorie C au niveau du SMIC, cela touche à nouveau les B et à quand la catégorie A recrutée au SMIC ! Ce n’est pas en n’offrant plus de déroulement et de perspectives de carrières aux agents que le gouvernement va rendre la Fonction publique à nouveau attractive, dans l’intérêt des personnels mais aussi des usagers.

 Pour la CGT, le gouvernement doit cesser tous ces bricolages, ces réformes « pansement » d’un décret à l’autre, ces mesures bas salaires qui ne sont que des palliatifs, qui ne font que détériorer les grilles indiciaires et remettre en cause le principe de la Fonction publique de carrière.

 Dans ce contexte, pour la CGT il faut avec les personnels obtenir :

  •  Une mesure d’urgence sur la revalorisation de la valeur du point d’indice avec une première mesure à hauteur de 10 %, avec un dispositif d’alignement sur la rémunération des contractuels ;

  •  La mise en place sans délai d’un mécanisme d’indexation sur l’inflation ;

  •  L’ouverture d’une négociation portant sur les mesures de rattrapages des pertes de pouvoir d’achat et sur une revalorisation des grilles indiciaires des catégories C, B et A redonnant une véritable amplitude de carrière ;

  •  Des mesures fortes et spécifiques pour parvenir à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

     

    Montreuil, le 3 mai 2023

    Et ce n'est pas fini...

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Le grand bond en arrière.

4 Mai 2023, 19:46pm

Publié par Bernardoc

Faisant fi des ministres de son gouvernement, Mac-Kinsey-ron annonce lui-même la destruction de l'enseignement professionnel qui touche, rappelons-le, un tiers des lycéens. Mais que connaît-il de ce milieu, lui qui est né avec une cuillère d'argent dans la bouche et n'a fréquenté que les boîtes à curé ? Pourtant, nous en avons sauvé des élèves, rejetés par l'enseignement « traditionnel ». Lorsque j'étais Principal, j'expliquais aux collègues qui se débarrassaient des élèves gênants en les « orientant » vers l'enseignement professionnel avec un dossier du style : « Elève nul, fera un excellent élève de CET/LEP/LP » comment nous les aidions à se reconstruire et à reprendre confiance en eux. A cette époque-là, des cours sur la législation du travail les armaient aussi pour affronter le patronat.

J'ai entendu la secrétaire d'Etat en charge à midi (qu'est-ce qu'elle parle mal !), déplorant le nombre d'abandons en cours d'études et le faible taux de réussite au bac. Mais rappelons un point d'histoire : le bac pro devait se préparer en deux ans après le BEP. Or, pour cause d'économies, on a supprimé une année d'études et donc le bac pro est censé être passé trois ans après la 3ème. Les syndicats avaient déploré ce nouveau système, rendant le bac inatteignable pour beaucoup d'élèves, la plupart en difficultés scolaires au départ, d'où les cycles de 2 x 2 ans.

Et je viens d'entendre l'histoire du pacte pour les PLP : il serait temps que les ministres redescendent sur terre et s'entourent de praticiens qui connaissent ce dont ils parlent. Mais effectivement, écouter n'est pas dans l'ADN de ce gouvernement. Pardon, il écoutent les ordres de ceux qui l'ont mis en place : les magnats de la finance.

Et ce n'est pas fini...

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