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Le blog de Bernard SARLANDIE

Vous êtes tatoué(e) ?

18 Février 2021, 10:38am

Publié par Bernardoc

Tiré de Franceinfo

Pour compléter les futurs cancers tabagiques, les futurs cancers « tatoués » ?

Se faire tatouer n'est pas sans danger et cela ne concerne pas seulement le des mesures d'hygiènes. Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, publiée jeudi 18 février, les trois quarts des encres de tatouage les plus utilisées en France (75%) présentent un risque sanitaire élevé. L'association saisit la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour procéder au retrait et au rappel de nombreux produits.

L'association de défense des droits des consommateurs a effectué des tests en laboratoire sur 20 encres de tatouage parmi les plus utilisées en France. Selon ces analyses, seules cinq répondent aux différentes réglementations existant en France et en Europe fixant la liste des substances qui ne peuvent pas entrer dans la composition des produits de tatouage. Sur ces 20 encres, 15 sont élaborées aux États-Unis, deux en Chine. Trois seulement proviennent de l'Union européenne.

Les résultats des tests sont "alarmants", estime l'UFC-Que Choisir qui a repéré notamment des colorants interdits ou des substances cancérogènes qui sont injectées dans l'organisme. "Colorants C.I 74260, C.I. 73915, Isothiazolinones, hydrocarbures aromatiques polycycliques, amines aromatiques, derrière ces noms incompréhensibles pour le commun des mortels se cachent des produits chimiques présentant un risque avéré pour les êtres humains, puisqu’ils sont pour la plupart cancérogènes, et de ce fait encadrés par diverses réglementations", souligne l'association.

Le tatouage fait de plus en plus d'adeptes. 20% de la population majeure s'est déjà faite tatouer. Chez les moins de 35 ans, 30% a déjà eu recours aux services d'un tatoueur. L'UFC-Que Choisir a donc saisi la DGCCRF et l'ANSM pour qu'elles intensifient leurs contrôles et qu'elles ordonnent le rappel immédiat des produits dangereux identifiés. L'association exige également des professionnels qu'ils témoignent d'un sens aigu des responsabilités. Et elle alerte les candidats au tatouage à la plus grande vigilance.

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Des nouvelles de Nouméa.

17 Février 2021, 16:38pm

Publié par Bernardoc

Extrait de L'Obs

Les indépendantistes ont remporté ce mercredi 17 février la majorité au gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie avec six membres sur onze, pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa (1998).

L’élection d’un nouveau gouvernement, selon un scrutin de listes par les 54 élus du Congrès (assemblée délibérante), intervenait après la chute le 2 février du précédent exécutif à majorité loyaliste.

Les indépendantistes sont parvenus à remporter l’élection grâce à une alliance avec un petit parti charnière, l’Eveil océanien (EO), dont les trois élus ont voté pour la liste Union Calédonienne-FLNKS. Cette liste a obtenu trois « ministres ». L’autre liste nationaliste, celle de l’Union nationale pour l’indépendance-FLNKS (UNI-FLNKS) a également obtenu trois membres du gouvernement.

En face, les non indépendantistes étaient répartis sur deux listes. Celle de la coalition majoritaire dont était issu le président sortant, l’Avenir en Confiance (AEC), a décroché quatre portefeuilles, avec 18 voix sur 54, et Calédonie ensemble, parti de centre-droit, en obtient un seul.

L’élection ne s’est toutefois pas déroulée comme prévu car l’UC-FLNKS espérait remporter un siège de plus, 4 au lieu de 3, permettant à un représentant de l’Eveil Océanien de figurer dans le gouvernement. Mais la voix de l’élue du Parti travailliste, petite formation indépendantiste, ainsi que celle plus surprenante d’un loyaliste de l’AEC en faveur de la liste UNI-FLNKS, ont déjoué ce scénario.

Convoqués par le haut-commissaire de la République, les 11 membres du gouvernement doivent se retrouver en fin de journée pour élire en son sein un président et un vice-président.

Voilà une bonne occasion de montrer leur savoir-faire avant le prochain référendum.

Et ce n'est pas fini...

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CONSEIL D’ORIENTATION DES RETRAITES

16 Février 2021, 17:13pm

Publié par Bernardoc

Séance plénière du 11 février 2021

«Inégalités et évolutions récentes de l’espérance de vie»

 

L’espérance de vie est un élément important pour le débat sur les retraites, qu’il s’agisse de projeter les dépenses des régimes de retraite ou de comparer la durée de retraite des générations successives. Alors que l’INSEE s’apprête à réaliser de nouvelles projections démographiques, la poursuite de la progression de l’espérance de vie est questionnée par le ralentissement de son rythme de croissance depuis quelques années et la crise sanitaire actuelle. Par ailleurs, des études récentes apportent un éclairage nouveau sur les inégalités d’espérance de vie.

  1. Les inégalités d’espérance de vie selon le niveau social sont très significatives

    Quelle est l’importance des inégalités d’espérance de vie?

    Une personne vit d’autant plus longtemps qu’elle appartient à une catégorie socioprofessionnelle élevée, qu’elle est diplômée ou qu’elle dispose d’un niveau de vie élevé, les écarts étant plus marqués parmi les hommes que parmi les femmes. Les écarts d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers s’élèvent à 6ans pour les hommes, 3 ans pour les femmes. Les écarts entre diplômés du supérieur et non diplômés sont comparables : 7 ans ½ pour les hommes et 4 ans pour les femmes. Les écarts selon le niveau de vie entre les 5% les plus pauvres et les 5% les plus aisés apparaissent bien plus importants : 12 ans pour les hommes et 8 ans pour les femmes.

    Comment expliquer ces inégalités?

    Les inégalités d’espérance de vie peuvent résulter de causes multiples : inégalités d’accès ou de recours aux soins, conditions de vie ; conditions de travail et risques professionnels ; comportements nuisant à la santé (tabac, alcool, etc.). Réciproquement, un faible niveau de vie peut également être la conséquence d’une mauvaise santé, freinant par exemple la poursuite d’études ou la recherche d’un emploi.

    Comment évoluent les inégalités d’espérance de vie ?

    En France, l’espérance de vie progresse parallèlement dans toutes les catégories depuis 1976. Ainsi,l’écart entre hommes cadres et ouvriers se maintient à 6 ans.

  2. L’espérance de vie progresse moins vite depuis quelques années

    L’espérance de vie progresse-t-elle encore?

    Depuis plusieurs décennies, l’espérance de vie progresse régulièrement au fil du temps ou au fil des générations, et elle progressait toujours en France à la veille de la crise sanitaire de la Covid. Cependant, deux constats récents conduisent à un ralentissement de la progression de l’espérance de vie (ou de la baisse de la mortalité):

    -le premier est un effet de génération: les taux de mortalité aux différents âges (après l’âge de 15 ans) n’ont presque pas diminué entre la génération 1941 et la génération 1955. Ils ont ensuite repris leur baisse tendancielle au fil des générations ;

-le second est un effet de période : les taux de mortalité aux différents âges ont diminué moins vite entre 2013 et 2019 qu’au cours des décennies précédentes.

Comment expliquer l’absence de progrès entre les générations 1941 et 1955 ?

Ce constat n’est pas propre à la France : un phénomène analogue est observé dans de nombreux pays européens. Il pourrait être le contrecoup de la forte baisse de la mortalité infantile dont ont bénéficié ces générations, grâce notamment à la généralisation des antibiotiques dans l’après-guerre : des individus plus fragiles auraient survécu aux maladies infectieuses de l’enfance. Les comportements de ces générations, en particulier la montée du tabagisme féminin, constitueraient une autre explication. Enfin, ces générations sont arrivées à l’âge adulte au moment où les accidents de la route, les suicides puis l’épidémie de Sida causaient beaucoup de décès parmi les jeunes hommes.

Comment expliquer les progrès moins rapides entre 2013 et 2019 ?

Ce ralentissement n’est pas non plus propre à la France: il est observé chez nos voisins européens (Italie, Espagne,Allemagne, Royaume-Uni). Le ralentissement en Europe s’explique sans doute par la fin de la baisse spectaculaire de la mortalité cardiovasculaire, qui avait permis des gains importants d’espérance de vie aux âges élevés au cours des dernières décennies. Il faudrait que la baisse de la mortalité par cancer prenne désormais le relais, mais elle est contrariée par la montée du tabagisme, notamment chez les femmes.

  1. Avec la crise sanitaire, l’espérance de vie a baissé de 5 à 6 mois en 2020

    Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur la mortalité en 2020?

    Les données de l’INSEE permettent de dresser un bilan provisoire sur l’ensemble de l’année 2020. À partir du 1er mars 2020, l’INSEE a enregistré davantage de décès que pendant la même période de l’année en 2019.Cette surmortalité est concentrée aux âges élevés. Elle s’est traduite par une baisse de l’espérance de vie d’environ 5 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes en 2020. A contrario, la mortalité a légèrement diminué parmi les moins de 50 ans, notamment parmi les jeunes hommes, car il y a eu moins de morts accidentelles.

    Peut-on comparer avec des crises sanitaires antérieures?

    Durant la canicule de 2003, on avait observé 15000 décès supplémentaires, concentrés sur une courte période. L’épidémie de grippe de Hong-Kong avait provoqué en 1969-1970 près de 30000 décès supplémentaires, sans gestes barrière ni mesures de confinement. Ces deux crises sanitaires avaient été suivies d’un rebond significatif de l’espérance de vie les années suivantes, car les personnes âgées ayant survécu à la crise étaient moins fragiles que celles ayant décédé. Un tel rebond ne serait pas à exclure après la fin de l’épidémie de coronavirus, mais il reste des incertitudes sur la durée de l’épidémie et sur la moins bonne prise en charge d’autres pathologies.

    La surmortalité a-t-elle été comparable à l’étranger?

    Durant la 1ère vague, la surmortalité a été comparable en France à la moyenne européenne, tout en étant inférieure à celle de l’Espagne, de l’Italie et de la Belgique.

Et ce n'est pas fini...

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Communiqué des professeurs du lycée de la Plaine de Neauphle

15 Février 2021, 10:51am

Publié par Bernardoc

NDLR Respublica n° 959 :

                                        Après la séquence de Trappes : menaces et pressions de l’islam politique sur Didier Lemaire, professeur de philo du lycée, sa polémique avec le maire hamoniste de la commune, sa polémique avec le préfet (ce dernier sera désavoué ultérieurement), sa mise sous protection policière par le ministère de l’intérieur, l’annulation de l’élection municipale de Trappes par le tribunal pour actions illégales du maire hamoniste pendant la campagne électorale, et enfin l’intrusion illégale du maire et des partisans dans l’enceinte de l’école pour distribuer des tracts contre l’avis de la proviseure – intrusion interdite par la circulaire du 1er juillet 1936 de Jean Zay, ministre du Front populaire –, les enseignants du lycée ont voté en assemblée le communiqué ci-après :

Les professeurs de la Plaine de Neauphle travaillent dans un environnement de plus en plus complexe : la crise sanitaire de ces derniers mois n’a fait qu’ajouter aux difficultés existantes. L’assassinat de Samuel Paty a exercé une pression supplémentaire en mettant au jour le positionnement de certains élèves notamment dans le rapport ambivalent qui se noue entre leur foi, la loi et la liberté d’expression. Dès le mois de novembre, nous nous sommes engagés collectivement dans une réflexion suivie d’actions à court et moyen terme pour mieux expliciter encore, au sein de notre établissement, les valeurs de la République. Notre collègue Didier Lemaire s’est exposé à titre personnel pour défendre nos élèves contre l’emprise du radicalisme, emprise dont nous percevons régulièrement les échos. La sincérité de son engagement ne fait aucun doute pour nous qui avons travaillé avec lui au quotidien.

Qu’est-ce qu’un lycée, si ce n’est un lieu protégé d’apprentissage et de transmission au sein duquel les échos de la société ne doivent parvenir qu’au travers du filtre de la raison et de l’analyse ? La récupération politique actuelle dont notre lycée fait l’objet est profondément insupportable et doit immédiatement cesser. L’utilisation d’un lieu d’éducation à des fins politiques va exactement à l’encontre de ses objectifs, à savoir permettre aux élèves de devenir des citoyens livres, maîtres de leur destin. Les interventions politiques ne font qu’exacerber les tensions : ceux de nos élèves qui ont une vision apaisée d’un Islam républicain se trouvent mis sous pression ; ceux qui trouvent dans la situation actuelle un avantage tirent les fruits d’une situation qui favorisent leurs visées et les met en position de force.

Notre mission consiste à amener nos élèves à la réussite et pour cela, nous avons besoin de temps, un temps qui n’est ni celui de la politique, ni celui des médias.

Nous demandons que cessent les intrusions d’élus et le harcèlement médiatique dont nous faisons l’objet afin de nous laisser accomplir notre travail en paix. Notre communauté éducative, par son expertise, est la mieux placée tant pour analyser les problèmes qui se posent que pour trouver les moyens de les résoudre.

Nous n’avons pas attendu le battage médiatique de ces derniers jours pour engager une réflexion de fond sur notre lycée, nos pratiques et le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs. Aussi serons-nous heureux que ces initiatives et propositions fassent l’objet du même intérêt médiatique lorsque nous pouvons les présenter.

Merci de nous laisser les moyens de faire notre travail.

Nous vous prions de croire à la sincérité de notre engagement.

Et ce n'est pas fini...

 

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Citations.

14 Février 2021, 14:14pm

Publié par Bernardoc

Je n'avais jamais entendu parler de Jean-François MARMION. Je viens de le découvrir à la faveur d'un entretien dans Sud Ouest -Dimanche, sobrement intitulé par une première citation : « La connerie, en politique, est toujours partagée », réflexion qui me plaît bien, même si le partage n'est pas toujours équitable.

« Moins on est informé, plus on a de certitudes. On a l'impression d'en savoir plus que les experts. » Cette réflexion, issue de cette période covid, est tout à fait adaptable à quantité d'autres occasions.

« Les connards se distinguent parce qu'ils veulent toujours plus de pouvoir. Et qu'ils s'en servent pour vous mépriser, vous écraser, vous humilier ». Des noms, des noms ! J'ai bien ma petite idée, mais je voudrais voir si elle correspond.

« Le complotisme, à la base, c'est le doute, ce superbe antidote à la connerie. Mais si le doute se transforme en certitude absolue, agressive et autosatisfaite, le remède est pire que le mal. » Donc, une seule solution (avant la révolution) : doutons, doutons, doutons !

Et ce n'est pas fini...

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Drôle d’anniversaire...

13 Février 2021, 18:07pm

Publié par Bernardoc

Un an déjà que la Covid-19 a envahi nos vies.  (newsletter CGT du 12 février 2021)

 Suspendus aux annonces gouvernementales, notre quotidien est chamboulé, étirant jusqu’à la fracture le lien social, confinant la rencontre et les échanges. 

Un an déjà que nous apprenons à « vivre avec » mesurant, chaque jour un peu plus, les conséquences des choix économiques et sociaux qui nous ont justement conduit à cette situation. 

« Vivre avec » ce n’est pas se laisser infantiliser par un gouvernement qui refuse de reconnaître ses erreurs pour poursuivre sa politique libérale.  

Ce n’est pas renoncer à nos libertés, sacrifier nos conditions de travail, se résigner à se serrer la ceinture et abandonner toutes perspectives de changement.

 « Vivre avec » au contraire c'est : 

  • trouver les moyens de prendre la parole plus fort encore ;

  • multiplier les actes pour donner confiance ;

  • réinvestir le quotidien, pour que chaque salarié ait droit à une pause déjeuner, ait la possibilité, sans contrainte, d'aménager son temps de travail, d’être mieux protégé du virus...

  • refuser les fausses solutions : celle de l’austérité au service du profit, celle de l’argent public offert aux entreprises sans contrepartie...

  • trouver les ressorts pour tourner la page et impulser des initiatives favorisant le développement d’anticorps aux politiques libérales ;

  • faire en sorte que chaque travailleur devienne acteur du changement dès aujourd’hui et pour demain.

    Et ce n'est pas fini..

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Quitte à passer pour un radoteur...

12 Février 2021, 09:26am

Publié par Bernardoc

La volonté de permettre l'école à la maison seulement après autorisation préalable vient d'être retoquée à l'assemblée.

Pourtant, s'il y a bien quelque chose d'important pour l'unité de notre République Laïque et Sociale, c'est bien son école, même si on n'a pas réussi à créer le Grand SPULEN (Service Public Unifié et Laïque d'Education Nationale) qu'on aurait réussi en nationalisant toutes les officines privées, bien entendu sans indemnité ni rachat. En effet, l'école publique est vraiment la seule qui permette de lutter contre le « séparatisme » ; c'est le véritable creuset qui permet de former des citoyens éclairés.

Les écoles privées, chantres du « séparatisme » sont une première attaque contre cette unité nationale. Et dire qu'en plus nous les finançons par nos impôts.

Mais il y a pire : l'école à la maison. Comment peut-on espérer former des citoyens en privant les jeunes du nécessaire brassage entre les différentes classes sociales dont ils sont issus ? Quelle vision de la vraie vie auront-ils entre papa et maman ? Quelle discipline pourront-ils acquérir ? Sûrement qu'on ne les trouvera pas parmi les leaders syndicaux le jour où ils seront amenés à travailler dans une entreprise (avant de se proclamer « autoentrepreneur »?).

J'ai dirigé pendant six ans un collège situé en Zone Urbaine Sensible, avec une équipe de profs remarquable. J'ai découvert que j'avais parmi les élèves les filles d'un représentant du Medef, que j'affrontais avec une autre casquette dans d'autres instances. Un jour il m'a dit qu'ils avaient déménagé et qu'ils ne dépendaient plus de mon secteur de recrutement, mais qu'il était hors de question qu'ils changent leurs filles de collège, car je transmettais de grandes valeurs. La FCPE locale (de gauche et non infiltrée à l'époque) me disait à peu près la même chose. Et quand un Inspecteur d'Académie m'encourageait à continuer mon action parce que j'étais un grand défenseur de l'école publique, je me disais que décidément on ne faisait pas mieux que cette école.

Et ce n'est pas fini...

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Tristesse

11 Février 2021, 13:08pm

Publié par Bernardoc

Tout à l'heure c'est la crémation d'un camarade, un ami, un frère : Jo SALAMERO. J'y serai à l'extérieur du crématorium (covid oblige) car je ne sais si demain on nous laissera entrer au cimetière.

Et ce n'est pas fini...

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Souvenirs, souvenirs...

10 Février 2021, 15:22pm

Publié par Bernardoc

« Au Royaume-Uni, le prestigieux collège de Winchester va s’ouvrir aux filles...Cette petite révolution s’inscrit dans le cadre d’une réforme visant à inscrire « dans le XXIe siècle » cette école où les frais de scolarité s’élèvent à près de 42 000 livres par an (environ 47 400 euros). »

In Lemonde.fr du 10 février 2021

C'était l'été 1982, j'accompagnais pour CLTC (Ligue de l'enseignement) un groupe d'ados (16-18 ans) à Winchester. J'avais juste traversé cette ville quelques années auparavant avec des copains de fac. C'était la fameuse chanson « Winchester cathedral » qui nous avait incité à y passer en route pour la Cornouailles. Je ne connaissais pas ce que la ville nous réservait, mais pendant quatre semaines je devais organiser les après-midi en faisant alterner activités sportives et culturelles. Finalement je ne m'en suis pas si mal sorti et les jeunes m'ont chanté dans le train du retour « Merci Bernard », plagiant le générique d'une émission télévisuelle de cette époque.

D'excellents souvenirs de ce mois, avec bien sûr une visite du « college » (guillemets pour remplacer l'accent grave), de la cathédrale, et découverte de La Table Ronde (oui, oui, celle des chevaliers). Nous avons aussi profité de la piscine...qui a brûlé quelques mois plus tard !

Mais surtout, une profonde amitié avec Doreen et Tony, le couple qui m'hébergeait et qui est même venu nous voir à BoraBora. Devenue veuve, Doreen est venue nous voir à Aiguillon et nous l'avons emmenée en Dordogne, traversant des champs de tournesols qui l'ont éblouie. Son commentaire fut : « Je comprends que les Anglais aiment ce pays, car il est beau ». Cette amitié s'est interrompue lorsqu'elle a perdu son combat contre le cancer.

Mais la lutte pour l'entrée des filles dans les pensionnats de garçons fut longue et difficile. Déjà en 1969, lors de ma première année d'assistanat, dans une grammar school – volontary aided (c'est à dire que les parents avaient payé entre autres le labo de chimie et la piscine), la majorité des élèves étaient farouchement opposés à l'inscription de filles dans leur école, présence qui ne manquerait pas d'en faire baisser le niveau. Je m'étais régalé de défendre le point de vue contraire lors d'un débat de la « debating society ». Elles ont fini par forcer les portes au moins en 6th form, et bien entendu dans le cadre de l'externat.

Alors bravo à Winchester College d'entrer, avec vingt ans de retard, dans le XXI° siècle.

Et ce n'est pas fini...


 

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L'habitat indigne saisi, revendu au profit du logement social

9 Février 2021, 11:49am

Publié par Bernardoc

Une fois n'est pas coutume ; aujourd'hui, c'est un article du Figaro du samedi 6 février 2021 que je partage avec vous.

« 130 à 140 biens ont été confisqués cette année et une centaine ont été vendus pour 16,5 millions d'euros » NICOLAS BESSONNES, DIRECTEUR DE L'AGRASC

FAIRE le bien avec le produit du mal. La plupart des mécanismes que l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) met en place permettent d'investir l'argent du crime dans des fonds à destination des victimes de la criminalité en tout genre. Dix ans après sa création, elle est désormais à la tête d'un budget de 1,2 milliard d'euros et de 170 millions de dollars provenant du produit des saisies et confiscations qu'elle réalise chaque année et qui engendrent 8 millions d'euros d'intérêts, soit quasiment autant que son propre budget. « Nous sommes une petite entreprise qui ne connaît jamais la crise », sourit Nicolas Bessonnes, nouveau directeur de l'agence, qui a encore élargi son rayon d'action. C'est désormais à l'habitat indigne et insalubre qu'elle s'attaque, dans le sillage de la loi Elan votée en 2018 et des décrets de 2020 qui assurent son application et permettent la confiscation automatique de ces biens. L'idée : les extraire de ce marché. Ainsi l'immobilier des marchands de sommeil est saisi par la justice. L'État en devient le propriétaire et l'Agrasc, le gestionnaire. Dans bien des cas, elle effectue une mise aux normes qui permettra un droit de préemption d'une mairie par exemple, ou une vente à des professionnels de l'immobilier. Le tout au profit du logement social. « C'est un système très vertueux puisque nous avons l'aspect punitif, avec la confiscation du patrimoine qui au passage permet d'éviter la récidive, sa réhabilitation et sa remise sur le marché qui va permettre de concourir à faire de la rénovation urbaine. C'est là une dimension sociale et symbolique », explique Nicolas Bessonnes.

Contrairement aux biens mobiliers qui peuvent faire l'objet de ventes avant jugement, les biens immobiliers, auxquels est fortement attachée la notion constitutionnelle de propriété, ne peuvent être vendus pour le compte du domaine privé de l'État qu'après que justice soit définitivement rendue. « Mais nous pourrions avoir très rapidement une cinquantaine de biens immobiliers représentant un parc de 400 appartements à gérer », affirme Nicolas Bessonnes qui se félicite des premières affaires, essentiellement situées en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans la région de Marseille et de Lyon. Ainsi à Saint-Étienne, l'Agrasc a géré neuf appartements, anciens lieux de passe, qu'elle a revendus à la Métropole pour un montant de 60 000 euros. L'ancien propriétaire avait été condamné pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs, traite des êtres humain et blanchiment aggravé. Les sommes devraient être reversées au fonds de prévention et de lutte contre le proxénétisme. Dans la région de Nancy, l'agence a dû gérer et réhabiliter un bien possédé par un dealer… atteint du syndrome de Diogène. « Il y a beaucoup de marchands de sommeil chez les trafiquants de drogues », note Nicolas Bessonnes, qui, dans ce dernier cas, a fait reverser les sommes à la Mildeca.

Cette mission est bien différente des ventes immobilières habituelles jusque-là limitées aux villas luxueuses du grand banditisme ou de la délinquance en col blanc. C'est l'Agrasc par exemple qui sera en charge de la vente du riad de Marrakech et peut-être un jour du Moulin de Giverny des époux Balkany. Cette activité immobilière amenée à prendre de l'ampleur est menée par une division immobilière de seulement 6 personnes. Ce qui suppose un solide carnet d'adresses, allant de l'huissier au notaire, sans oublier les agents immobiliers et les commissaires-priseurs. « 130 à 140 biens ont été confisqués cette année et une centaine ont été vendus pour 16,5 millions d'euros », note Nicolas Bessonnes, qui s'apprête à créer des antennes de l'Agrasc à Marseille et à Lyon afin d'aider les magistrats à éviter les chausse-trappes procédurales que les avocats maîtrisent eux sur le bout des doigts pour récupérer leurs biens. ¦ P. G.

Et ce n'est pas fini...

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