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Le blog de Bernard SARLANDIE

Pouvoir d’achat : combien les Français ont-ils perdu ?

21 Décembre 2022, 16:09pm

Publié par Bernardoc

In L'actu Radins.com du 20 décembre 2022

 

Une nouvelle étude de l’Insee révèle que les ménages français ont perdu du pouvoir d’achat. Cette perte est liée à la hausse des prix et ce, malgré les aides de l’État qui ne suffisent pas à compenser la hausse des prix.

Remise à la pompe, chèque énergie exceptionnel, bouclier tarifaire… Selon le ministère de l’Économie, en 2022, l’État a dépensé 41 milliards d’euros pour permettre aux Français de résister à l’inflation et à la hausse des prix. Malgré l’ensemble de ces aides, le constat est sans appel : le pouvoir d’achat est en berne.

Selon l'étude de l’Insee publiée lundi 19 décembre 2022, « entre janvier 2021 et juin 2022, le pouvoir d’achat des ménages a été affecté par la hausse des prix de l’énergie (électricité, gaz, fioul et carburants) ». Sur cette période, « le revenu disponible moyen, intégrant ces aides et corrigé des dépenses énergétiques, est 720 euros plus bas que ce qu’il aurait été si les prix étaient restés ceux de 2020, soit – 1,3 % ».

Globalement, en un an et demi, tous les prix ont augmenté par rapport à leur moyenne de 2020. Dans le détail, l’essence a pris +20%, le diesel +24%, le gaz +37%, l’électricité +5% et le fioul domestique +41%.

Qui est le plus affecté par cette baisse de pouvoir d’achat ? Tout le monde. Cependant, les ménages les plus affectés sont ceux qui habitent en dehors des villes car ils consomment plus de carburant. Leur perte de revenu après versement des aides, s’élèverait à 910 € en moyenne (– 1,7%), contre 780 € dans les villes de moins de 20.000 habitants (– 1,6%), 650 € dans celles de 200.000 à moins de 2 millions d’habitants (– 1,2%), ou encore 580 € pour les ménages vivant dans l’agglomération de Paris.

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Il y a urgence à augmenter fortement le Smic et les salaires

20 Décembre 2022, 16:03pm

Publié par Bernardoc

En 2022, le montant du Smic a été augmenté par trois fois (1er janvier, 1er mai et 1er août), soit une augmentation totale de 5,6% sur l’année. Ce n’est pas un choix délibéré du gouvernement mais seulement la mise en œuvre d’un mécanisme de revalorisation automatique du salaire minimum, lorsque l’inflation des prix s’envole.

Au 1er janvier 2023, c’est encore cette revalorisation automatique qui sera appliquée et uniquement cela (soit +1,8%).

Le gouvernement, égal à lui-même, s’appuie comme chaque année sur l’éternelle rengaine du « groupe d’experts » pour refuser le moindre coup de pouce aux salaires de 2,5 millions de salariés du secteur privé !

Avec une inflation galopante (ex. : +10% sur les produits de consommation courante dans la grande distribution) qui percute de plein fouet les salarié.es aux revenus les plus faibles, qui peut encore oser penser qu’on peut vivre dignement avec 1709 euros bruts par mois (11,27 euros/heure) ?

Augmenter le smic et tous les salaires pour permettre à toutes et tous de vivre de son salaire, pour reconnaître les qualifications, pour participer au
financement de la protection sociale et améliorer le niveau des pensions, la CGT propose de porter immédiatement le Smic à 15 euros/heure soit 2 000 euros bruts mensuels (base 32h par semaine).

Cela doit s’accompagner de l’augmentation de tous les salaires. Pour cela la CGT propose :

l’augmentation automatique de l’ensemble des minima dans les branches, à chaque revalorisation du Smic, pour éviter que les grilles salariales ne se réduisent comme peau de chagrin ;

l’ouverture immédiate des négociations dans l’ensemble des branches professionnelles pour créer la dynamique salariale appelée des salariés ;
 la remise en place urgente d'une échelle mobile des salaires c'est-à-dire l'indexation automatique de tous les salaires sur le coût de la vie. Cette mesure indispensable existe en Belgique et au Luxembourg, deux pays de l'Union Européenne.

Ce sont les salaires qui fondent la consommation des ménages ; les augmenter, c’est permettre de consommer mieux et c’est aussi soutenir les carnets de commandes des entreprises de notre pays.

La CGT sera aux côtés de tous les salariés du privé et agents de la fonction publique mobilisés pour leur salaire et leur retraite.*

Et ce n'est pas fini...
 

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Parmi les perles l'IHS-33.

19 Décembre 2022, 16:40pm

Publié par Bernardoc

Découvert ce matin : la revue L'enseignement public  de la FEN d'août 1954 (j'avais 5 ans!) qui présentait les différents textes soumis aux votes des congressistes.

A l'origine le papier était blanc et la revue contenait, encartée, le supplément MGEN. Cela a duré jusqu'au début des années '70 me semble-t-il.

Les temps changent : la FEN et sa revue ont disparu et la MGEN tend à ressembler de plus en plus à une compagnie d'assurances, semble avoir perdu son caractère militant et n'envoie sa revue que si on en fait la demande.

Et ce n'est pas fini...

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Parce qu'il n'y a pas que le foot dans la vie...

18 Décembre 2022, 11:46am

Publié par Bernardoc

Etats-Généraux des Ensembles Permanents

23 janvier 2023 à la Philharmonie de Paris


Après les concerts dans les gares hier, les musiciens et musiciennes des ensembles permanents prennent la parole.

La situation économique en France a de lourdes conséquences sur les budgets des ensembles symphoniques permanents et les maisons d'opéra. Le SNAM-CGT, le SN3M-FO et le SNAPAC-CFDT ont décidé d’organiser des États Généraux des ensembles permanents qui se tiendront le 23 janvier prochain à la Philharmonie de Paris.

Ces Etats Généraux seront l'occasion pour la profession de débattre de
l'avenir de nos ensembles autour de plusieurs thématiques (économiques,
sociales, environnementales ou politiques...) alors que la conjoncture actuelle est très tendue et que le modèle même de la permanence de l'emploi est fragilisé.

Plus que jamais convaincus de la nécessité de défendre un service public qui a vocation à offrir une offre musicale de très haut niveau à l'ensemble de la population, les musiciennes et musiciens des ensemble musicaux permanents de notre pays ont la ferme intention d'unir leurs forces et leurs réflexions pour dessiner l'avenir de la diffusion de la musique patrimoniale et de création.

 Et ce n'est pas fini...
 

 

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Se loger n’est pas un crime !

17 Décembre 2022, 11:37am

Publié par Bernardoc

Publié le 15 déc. 2022 par la CGT

Aujourd’hui, en France, plus de 300 000 personnes dorment dans la rue. Plus de 2 millions de personnes sont demandeuses d’un logement social, dont 1 million sont en attente depuis plus d’un an. La France traverse une crise du logement sans précédent malgré 3 millions de logements vacants.

Retour en arrière : le 27 juillet 2017, Macron promettait : « la première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues ».  

Cinq ans après, le logement social est toujours le parent pauvre des politiques publiques. 

Fin novembre, la majorité présidentielle (Groupe Renaissance) a déposé une proposition de loi, visant à protéger les logements contre l’occupation illicite, soutenue par le gouvernement.

« Ce projet de loi ne vise qu’à une chose : criminaliser les occupations de logement vides par des squatteurs ainsi que les défauts d’acquittement de loyers par des locataires en difficulté » s’indigne Véronique Martin, Secrétaire confédérale CGT en charge du logement.

Et cela dans un contexte d’inflation et de perte de pouvoir d’achat, hausse des prix de l’énergie, des produits alimentaires et de première nécessité.

Faute d’augmentation et de revalorisation des salaires, les retards de paiement des loyers risquent d’exploser ; le montant des aides au logement n’a pas été revalorisé, le gouvernement refuse d’appliquer la loi de réquisition des logements vides ou d’appliquer à la baisse la loi qui encadre les loyers.

« Les gens en difficulté seront dans une difficulté encore plus grande» analyse-t-elle.

Ce projet stigmatise les plus précaires et durcit les sanctions et les peines à l’encontre de ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer. Les peines encourues pourront atteindre jusqu’à 6 mois de prison et 45000 euros d’amende.

Cette proposition de loi arrive au moment où le gouvernement engage des discussions dans le cadre du CNR (conseil national de refondation) sur les questions du logement et vient contredire les intentions affichées : aboutir à l’élaboration d’outils et d’actions concrètes en faveur d’une politique du logement ambitieuse, soucieuse de la justice sociale et de la transition écologique.

Le gouvernement doit mettre en œuvre une vraie politique sociale avec :

  • une politique salariale qui permette de se loger dignement,

  • la construction de logement sociaux,

  • l’encadrement du montant des loyers à la baisse,

  • la réhabilitation des logements insalubres.

Les expulsions locatives sans relogement doivent cesser. Ce projet de loi a été adopté par l’Assemblée, il arrivera en débat au Sénat courant janvier.

Et ce n'est pas fini...

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Tradition respectée

16 Décembre 2022, 14:18pm

Publié par Bernardoc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ce n'est pas fini...

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Communiqué de presse unitaire

15 Décembre 2022, 12:40pm

Publié par Bernardoc

Contre le projet du gouvernement sur l'asile et immigration.
Pour l’égalité des droits et la solidarité.

Les organisations syndicales CGT, FSU, l’union syndicale Solidaires dénoncent le projet de loi asile et immigration dont les grandes lignes ont été présentée par la Première Ministre le 6 décembre.

Les immigrés présents en France se sont souvent exilés de leur pays d’origine pour fuir la misère, les guerres ou encore les conséquences du changement climatique et d’une économie mondialisée fondée sur l’exploitation des ressources des pays du Sud.

Les personnes immigrées arrivent en France, dans le pays qu’elles pensent être celui des droits humains, avec l’intention d’y trouver une vie digne : un logement, un travail, la paix et la liberté pour elles et de quoi subvenir aux besoins de leur familles. La réalité en est le plus souvent très éloignée : parcours migratoires longs et dangereux, difficulté de déposer une demande d’asile ou de titre de séjour à l’arrivée, interdiction de travailler légalement, travail illégal et exploitation par les patrons, précarité extrême, peur des arrestations...

L'obtention d'un titre de séjour est particulièrement difficile : les procédures sont longues, les moyens d'accueil et d'accompagnement largement insuffisants, les délais de traitement des demandes inacceptables.

Le gouvernement, loin de prendre en compte ces réalités et de chercher à améliorer l’accueil et l’accès aux droits des immigrés, n'envisage que d'aggraver la situation. Ce projet, dans la continuité des politiques migratoires antérieures, part d’une vision utilitariste des immigrés en France. Ne seront « acceptables » que les immigré∙es perçu∙es comme rentable pour l’économie, et une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron, serait créée. Quant aux autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires dénoncent ce projet de loi qui va à l’encontre de nos valeurs d’accueil, de solidarité et d’égalité des droits.

Nous affirmons qu’un travailleur doit bénéficier des mêmes droits quelle que soit sa nationalité, son statut, son genre.

 ➢ Nous demandons, pour tous les travailleurs migrants et leur famille un titre de séjour de plein droit par simple preuve de la relation de travail.
➢ Nous exigeons un accueil digne des réfugiés avec des moyens à la hauteur des besoins (ouvertures de postes, places, guichets...) comme cela a été fait par exemple pour les exilés d’Ukraine.

 ➢ Nous soutenons toutes les luttes et toutes les grèves sur ces sujets Nous appelons à nous unir le plus largement possible contre l’immigration jetable et nous appelons à rejoindre les mobilisations pour la journée internationale des migrant∙es le 18 décembre sur tout le territoire.

Paris le 13 décembre 2022

Et ce n'est pas fini...

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Le travail en question(s).

14 Décembre 2022, 15:14pm

Publié par Bernardoc

Première participation à l'enregistrement de l'émission ce matin. Diffusion lundi prochain à 19 heures.

Et ce n'est pas fini...

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Un nouveau recul scandaleux.

13 Décembre 2022, 10:49am

Publié par Bernardoc

Formation : les salariés vont devoir contribuer

Le gouvernement a déposé, samedi, un amendement visant à réformer le CPF Titre dans Le Monde du 13 décembre 2022.

 

Le président de la startupneichone continue de nous ramener au siècle dernier.

Lorsque j'ai commencé ma carrière de prof (en 1977), la formation continue n'existait pas. Si l'on voulait se former, c'était à nos frais et pendant les vacances. J'ai eu l’occasion de participer plusieurs fois à de telles formations sous l'égide de l'AFEF (Association Française des Enseignants de Français).

Puis est arrivée la victoire de la gauche en 1981, et la reconnaissance que la formation de base ne pouvait pas suffire pendant les 37,5 années suivantes (oui, c'était la durée d'engagement des fonctionnaires et l'arrivée de la retraite à 60 ans!). J'en ai largement profité en tant que stagiaire, puis dans la dernière partie de ma carrière en tant que formateur occasionnel. On ne parlait pas encore de cabinets de conseils à l'époque et on faisait confiance aux ressources de l'administration.

Parallèlement se mit en place également le congé d'éducation ouvrière (12 jours par an) et j'ai utilisé mon quota sans complexe pendant des années, et je dois dire que les formations syndicales que j'ai reçues, à la FEN d'abord, puis à la CGT, m'ont énormément enrichi (non, pas matériellement !) et ont constitué un complément indispensable dans mon évolution professionnelle. Peut-être les jeunes collègues feraient-ils bien de se syndiquer eux aussi...

Et ce n'est pas fini...

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Contre les 65 ans, les syndicats renouent avec l’union sacrée

12 Décembre 2022, 12:49pm

Publié par Bernardoc

Emmanuelle SOUFFI in Le JDD du 11 décembre 2022

 

De mémoire d’observateur, on n’avait pas constaté pareil front commun depuis très longtemps. Face au recul de l’âge de départ en retraite, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU ont de concert brandi, lundi dans un communiqué commun, la menace de grèves et manifestations en janvier, et ce dès la deuxième quinzaine, « si le gouvernement demeure arc-bouté sur son projet ». L’intersyndicale se réunira jeudi, jour de la présentation de la réforme des retraites par la Première ministre, Élisabeth Borne, pour organiser sa riposte.

Cet hiver, les numéros un des cinq centrales pourraient donc bien défiler côte à côte, l’exécutif n’entendant pas renoncer à la mère de toutes les réformes. « C’est un projet validé par les Français lors de la présidentielle et débattu durant la campagne, rappelle Marc Ferracci, député Renaissance. Un gouvernement se doit de tenir ses engagements. » Et une réforme des retraites qui n’engendre pas son lot de cortèges dans la rue n’en est pas une…

Comme en 2010, lors du passage de l’âge de départ de 60 à 62 ans, centrales réformistes et contestataires s’allient pour dénoncer un nouveau report, à 65 ans cette fois. « Il est très rare que les syndicats fassent tous le même constat et répètent que c’est inadmissible, tempête Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Ça devrait faire réfléchir le gouvernement. Mais non ! Emmanuel Macron n’a pas changé, il a une obsession dogmatique et veut prouver qu’il tient bon sur une réforme emblématique. »

Contrairement à l’époque de la réforme conduite par le gouvernement Fillon, le contexte interne aux centrales contribue à durcir leurs positions. Réélu en juin à la tête de la CFDT, Laurent Berger n’a pas de mandat pour accepter un énième allongement de la durée de vie active. Impossible donc pour Élisabeth Borne d’obtenir son soutien, contrairement à 2019, lors des débats sur la création d’un système universel. D’autant que, ayant prévenu qu’il quittera son poste avant son terme, le secrétaire général de la centrale réformiste n’a rien à perdre à se montrer ferme avec l’exécutif. Philippe Martinez, lui aussi, est sur le départ ; il passera le flambeau au printemps. Et après des mobilisations infructueuses sur le pouvoir d’achat, le cégétiste se verrait bien tirer sa révérence avec une fronde réussie sur les retraites.

Dans ces conditions, les choix du gouvernement alimentent la convergence des luttes. Pour amadouer la CFDT, l’exécutif a lancé en octobre un cycle de discussions qui s’est achevé vendredi sur un constat d’échec. « Vous avez déjà vu des concertations qui servent à quelque chose ? raille Philippe Martinez. C’est de la communication ! » Laurent Berger n’en pense pas moins, « agacé » d’avoir été convoqué jeudi à Matignon alors que les échanges au ministère du Travail n’étaient pas terminés. Tout comme son homologue de la CFE-CGC: « Il n’y a rien à négocier, comme d’habitude », tance François Hommeril.

Des mesures de compensation sont certes envisagées, comme la création d’un index senior, l’intégration du port de charges lourdes et des postures difficiles comme critères de pénibilité, ou la hausse du minimum contributif à 1 200 euros… Mais pas de quoi faire passer la pilule des 65 ans. « Techniquement, ça ne tient pas la route et, socialement, c’est injustifié », clame le leader de la CFECGC. Balayée également, l’option d’un passage à 64 ans envisagée par l’exécutif pour déminer les futurs blocages. « Que ce soit 65 ou 64 ans, c’est non, tranche Cyril Chabanier, président de la CFTC, qui propose une hausse des cotisations partagée entre employeurs et employés. On ne nie pas le déficit, mais il n’a pas à être comblé par les seuls salariés. » Le gouvernement n’envisageant pas le retrait de son projet, le conflit contre des syndicats unis devient une certitude. Ne lui reste plus qu’à parier sur son enlisement.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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