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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le musée d'Hyères.

18 Septembre 2022, 19:54pm

Publié par Bernardoc

Je connaissais l'ancien musée, situé au-dessus de la bibliothèque, mais pas le nouveau situé dans les locaux de l'ancienne Banque de France, et donc plus visible puisqu'en centre-ville. On peut regretter la disparition de cette institution, mais je dois dire que l'adaptation à la nouvelle fonction a été remarquable, tout en préservant l'histoire du bâtiment.

Le rez-de-chaussée et le rez-de-jardin sont consacrés à une exposition temporaire, celle que j'ai visitée étant consacré à Georges BRAQUE, et notamment l’œuvre gravé. Quatre thèmes étaient représentés : Harmonies intérieures, Poésie grecque et métamorphoses, L'envol (celui qui m'a le plus touché) et Mouvements.

J'ai visité le musée un mardi après-midi, hors vacances scolaires et j'ai été agréablement surpris de rencontrer un nombre relativement important de visiteurs. Je ne vous étonnerai pas en vous révélant que la plupart avaient la même couleur de cheveux que moi, et en plus le musée propose un tarif vieux.

Je vais me contenter de vous présenter cette exposition et ce qu'il reste de la banque en quelques photos. Plus tard, l'exposition permanente.

Et ce n'est pas fini...

Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
Le musée d'Hyères.
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Le musée d'Hyères.
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Le musée d'Hyères.

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Une saison culturelle

17 Septembre 2022, 10:05am

Publié par Bernardoc

Reportée pour cause de canicule, c'est en plein vent qu'élues et salarié nous ont présenté sur le parvis de L'Entrepôt la saison culturelle haillanaise à venir. La maire a insisté sur le fait que la culture était partout, notamment sur les murs des bâtiments municipaux. Et je pensais que les murs de l'église qui servaient de décor à cette présentation méritaient bien eux aussi une couche de peinture.

Les deux spectacles pour lesquels nous avions déjà les billets furent ceux qui furent annoncés en premier par le directeur de L'Entrepôt, à savoir Les Goguettes et Gauvain SERS. Je m'étais réjoui de voir les premiers sur le catalogue car je les avais signalés il y a cinq ans au directeur après les avoir vus à Paris (voir mon article de blog en 2017). Quant à Gauvain, c'est le digne successeur de Renaud à ses débuts.

Il a été évoqué les différents festivals haillanais, à la qualité remarquable, mais auxquels nous ne pouvons participer qu'en pointillés, les dates étant trop souvent en conflit avec nos autres activités associatives.

On a évoqué un atelier théâtre au centre social, mais encore une fois, aucune mention n'a été faite du CTL, dont la section théâtre produit depuis des années (douze ans pour ce qui me concerne) entre trois et cinq spectacles de qualité au début juillet (depuis que le mois de juin nous a été interdit).

Alors, pour réparer cet oubli, ou plutôt cet ostracisme, venez clôturer la saison culturelle 2022-2023 et commencer vos scènes d'été les samedi 1er et dimanche 2 juillet 2023 à L'Entrepôt.

Et ce n'est pas fini...

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1 100 €de retraite minimale, de quoi s'agit-il ?

8 Septembre 2022, 15:05pm

Publié par Bernardoc

Fiche CGT

Durant la campagne présidentielle, et également après son élection, Emmanuel Macron reprend sa proposition d’une retraite minimale de 1 000 € pour une carrière complète en la mettant à jour.

Le montant serait porté à 85 % du Smic, comme c’était déjà prévu dans la tentative de réforme systémique, et comme la loi le prévoit depuis 2003 sans que cela n’ait jamais été mis en œuvre.

Minimum contributif ou minimum vieillesse ?

Il ne faut pas confondre le dispositif évoqué, qui est celui du minimum contributif (Mico), avec celui de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées, ex-minimum vieillesse) qui peut être obtenue à partir de 65 ans, sous conditions de résidence et de ressources.

L’Aspa est une prestation de solidarité nationale, correspondant au minimum social.

Son montant est de 916,78 € par mois pour une personne seule (1 423,31 € pour un couple), versé sous une forme différentielle : seule la différence entre ce montant et les revenus perçus et est effectivement versé (Aspa = 916,78 € - le montant des revenus perçus).

Il faut la demander pour pouvoir en bénéficier.

Elle est soumise à des conditions de résidence :

si l’on est de nationalité française, avoir son foyer permanent en France et y résider au moins six mois durant l’année civile ;

si l’on est d’une autre nationalité, être en situation régulière (situation pouvant varier selon les dispositions précisées dans la circulaire Cnav n° 2019-13 du 14 mars 2019 et la lettre ministérielle n° D-18-016446 du 7 août 2018), avoir son foyer permanent en France et y résider au moins six mois durant l’année civile (contrairement à ce que souhaitent faire croire certaines « fake news » provenant de l’extrême droite).

Elle est récupérable sur succession. L’actif net successoral (le patrimoine moins les dettes éventuelles) doit être inférieur à 39 000 € pour être exempté de cette récupération (100 000 € dans les départements et régions d’outre-mer).

Le Mico, ou minimum contributif, correspond à un dispositif de droit garanti sur cotisations.

Il est automatique dès lors que l’on a effectué une carrière complète, que l’on a liquidé toutes ses pensions de retraite, et que le total de celles-ci est inférieur à 1 273,76 € par mois.

Son montant est de 652,50 € par mois, et peut être porté à 713,11 € si l’on a effectivement cotisé au moins 120 trimestres dans sa carrière (il est ainsi opéré une distinction entre trimestres cotisés et trimestres assimilés).
Ce dispositif est appliqué sur la retraite de base, qui est automatiquement portée jusqu’à ce montant dans la limite du plafond.
Exemples pour une retraite monopensionnée, avec 120 trimestres cotisés, au régime général :

si la retraite complémentaire (Agirc-Arrco) est de 500 €, la pension de base au régime général est portée automatiquement à 713,13 € (500 € + 713,13 € = 1 213,13 €, soit inférieur au plafond de 1 273,76 €) ;

si la retraite complémentaire (Agirc-Arrco) est de 600 €, la pension de base au régime général est portée à 673,76 € (600 € + 673,76 € = 1 273,76 €, soit le plafond).

Alors, c’est quoi ces 1 100 € ?

Il s’agit en fait d’un montant théorique et symbolique correspondant à 85 % du Smic net : 1 302,64 € x 85 % = 1 107,24 €.

Aujourd’hui, ce montant est de 980 € !

Une personne née en 1959 et qui prendrait sa retraite cette année en ayant effectué toute sa carrière au Smic (41 années et 9 mois de cotisations) percevrait 980 € au titre du Mico. Ce montant correspond au total de la pension de base portée au Mico (713,11 €), plus la retraite complémentaire (266 €).

L’annonce à 1 100 €, que l’on suppose sur le Mico majoré, signifierait une amélioration de 120 € de retraite pour une carrière complète au Smic !
Mais dans les annonces présidentielles, cette augmentation a toujours été conditionnée à la concrétisation d’une réforme : le système unique à points il y a deux ans, ou le report de l’âge légal de départ à la retraite depuis la dernière campagne présidentielle. Cela implique que cette hausse ne pourrait être financée que par des économies réalisées ailleurs.
À titre d’illustration, pour l’exemple pris, la retraite complémentaire sur 43 annuités serait de 270 €, auxquels il faudrait potentiellement rajouter les droits directs supplémentaires obtenus par une amélioration de la retraite de base, en sachant que ce total resterait plafonné.

Plus parlant, la situation d’une personne née en 1973, qui sera touchée par la réforme Touraine portant la durée de cotisation à 43 annuités : la perspective d’une carrière complète au Smic implique une retraite complémentaire de 308 €.

Pour cette personne, un tiers de la hausse du Mico serait ainsi potentiellement financé par l’acquisition de droits supplémentaires liés à ses cotisations. L’interrogation peut d’ailleurs être ouverte sur le rôle que pourrait faire jouer l’État au régime complémentaire.

Éléments statistiques

La pension moyenne au régime général, tous compléments de pension confondus, est de 755 € (858 € pour les hommes et 674 € pour les femmes).
14 884 558 retraites sont en paiement au 31 décembre 2021, 92,6 % des personnes les percevant résident en France.

Au 31 décembre 2021, 4 839 081 retraités perçoivent le minimum contributif, soit 34,1 % de l’ensemble des retraités ayant un droit direct contributif au régime général.

La pension moyenne pour une carrière complète au régime général est de 1 133 €.

Le seuil de pauvreté est de 1 102 € par mois.

Et ce n'est pas fini...
 

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La semaine de quatre jours pour travailler plus.

7 Septembre 2022, 16:42pm

Publié par Bernardoc

C'est le titre d'un article du Monde aujourd'hui. Dans combien de temps cette question paraîtra-t-elle ridicule, comme la question du vote des femmes ou la majorité à 18 ans ?

La productivité a fait d'immenses progrès depuis le siècle dernier et la tendance a toujours été de diminuer le temps de travail : des 48 heures et deux semaines de congés payés aux 35 heures et cinq semaines de congés payés. Pourtant la production ne fait que croître, ce qui a pour effet d'engraisser de façon indue les actionnaires.

Au moment où le méprisant de la République nous parle de sobriété (pour qui ?), sans parler de décroissance, il est peut-être temps de penser à ralentir la croissance. N'oublions pas que nous avons épuisé les ressources de la terre au bout de six mois, et c'est une durée qui se raccourcit dangereusement chaque année.

Une meilleure répartition des richesses voudrait que le travail soit mieux rémunéré : que les entreprises passent à quatre jours et embauchent. Ce serait un progrès fabuleux pour la survie des retraites et de notre sécurité sociale issue des idées du Conseil National de la Résistance.

Certaines entreprises ont déjà opté pour ces horaires et n'ont eu aucun problème d'embauche.

Alors qu'attendent les patrons et les fonctions publiques pour commencer à appliquer ces belles résolutions ?

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Il y a CNR et cnr

6 Septembre 2022, 17:37pm

Publié par Bernardoc

Le Secrétaire général
Montreuil, le 5 septembre 2022

Monsieur le Président de la République,


Nous avons bien reçu votre courrier nous invitant à participer, le 8 septembre, à une réunion pour la mise en place d'un Conseil National de la Refondation.
Vous poursuivez la démarche qui est la vôtre depuis 5 ans consistant à nous convoquer dans des délais extrêmement courts sans en détailler le périmètre, les participants conviés, les modalités et la forme, ni les attendus de cette réunion. Cela se fait sans contact préalable avec vos conseillers ou le secrétariat général de l'Elysée. Ce sont des pratiques qui indiquent clairement un manque de respect vis-à-vis des organisations syndicales.
Les initiales CNR, ont plus qu'une portée symbolique pour la CGT. Le Conseil National de la Résistance auquel des dirigeants de la CGT ont largement participé, a permis d'élaborer un programme, qui portait le nom « Les jours heureux», durant l'occupation nazie de la France et sa mise en œuvre dès la libération. Ce programme ne fut pas seulement une réponse au fascisme et à la collaboration du gouvernement de Vichy mais bien le symbole de la résistance.

II fut construit, effectivement dans un cadre d'unité nationale sur la base d'avancées sociales considérables dans la suite du front populaire telles, la sécurité sociale et la retraite, la création des comités d'entreprise et de leurs prérogatives, la nationalisation d'entreprises industrielles comme RENAULT ou de l'électricité et du gaz, de la Banque de France et de grandes compagnies d'assurances, le statut de la fonction publique pour n'en citer que quelques-unes. L'énoncé de ces mesures, et les lois qui en découlent, sont aux antipodes du programme que vous portez depuis 2017 et des lois que vous avez mis en œuvre. L'utilisation du sigle CNR ressemble à de
l'usurpation sociale et historique, à de la communication dont nous ne pouvons être dupes .

Par ailleurs, nous refusons de siéger aux cotés de représentants d'extrême droite, de surcroit sous l'égide d'un CNR, car oui à la CGT, nous sommes toujours aussi déterminés à lutter partout contre les idées d'extrême droite, nous ne nous résoudrons jamais à désigner un peuple, une ethnie ou une religion comme responsable de tous les maux.

De plus, l'expérience de ces dernières années nous a montré que votre volonté d'écoute, maintes fois répétée, ne s'est jamais concrétisée. Les mots « concertation », « dialogue social» nécessitent la prise en compte de la diversité d'opinions et de propositions alternatives. Nous avons pu vérifier à maintes reprises que malgré l'opposition unanime du mouvement syndical
à certaines réformes comme l'assurance chômage par exemple vous êtes passé outre. Cela a encore été le cas cet été lors de la loi sur le pouvoir d'achat où la question des salaires a été purement ignorée du texte malgré nos multiples propositions.

Nous le constatons également lors des multiples conflits sociaux portant sur des questions sociales ou d'avenir industriel où l'état et ses représentants refusent d'intervenir et laissent la main libre au pouvoir des grands groupes et de la finance.

Force est notamment de constater d'ailleurs que les politiques publiques, n'ont rien à envier aux stratégies du CAC 40 avec la casse des services publics, les suppressions massives de postes de fonctionnaires à l'image de l'hôpital public ou de l'éducation nationale, créant ainsi des déserts dans de nombreux territoires et un sentiment justifié d'abandon pour de nombreuses populations.

Le véritable antidote à la crise démocratique réside dans la capacité de votre gouvernement à prendre en compte les aspirations des citoyennes et des citoyens, à s'attaquer aux inégalités.

D'autres en ont fait l'expérience à l'occasion du grand débat et des cahiers de doléances ou encore lors de la convention citoyenne pour le climat.
Il existe par ailleurs des institutions, le CESE au niveau national, les CESER au niveau régional, qui ont toute légitimité, par leur composition, pour analyser et proposer des solutions alternatives à de nombreux problèmes. Rarement, les rapports proposés par la 3ème chambre de la République, ont fait l'objet d'une prise en compte législative. Au contraire, la dernière réforme que vous avez initiée et mise en œuvre a considérablement modifié les prérogatives du CESE, faisant en sorte qu'il soit un outil au service du ouvoir exécutif, le privant encore plus de son autonomie d'actions et de prospectives.

Faut-il vous rappeler que la CGT a fait des propositions afin de mieux coordonner les travaux du CESE avec ceux du Sénat et de I' Assemblée nationale avec là encore, une surdité totale du gouvernement.
Enfin, vos récentes déclarations sur la fin de l'abondance ont particulièrement indigné des dizaines de millions de personnes. D'une part, celles qui vivent sous le seuil de pauvreté parce que privées d'emplois, précaires, retraitées ou salariées pauvres, se sont senties blessées d'être mis au niveau de quelques milliardaires. D'autre part, l'inaction des gouvernements successifs sur le dérèglement climatique comme la casse des services publics, des transports publics, la libéralisation du marché de l'énergie ou la poursuite des délocalisations industrielles, ne peut être imputée à la responsabilité de la population. II n'est pas possible de toujours demander plus de sacrifices à celles et ceux qui subissent déjà au quotidien, les conséquences du dérèglement climatique.

Notre démocratie a certes besoin d'évoluer afin que l'avis des citoyens dans la cité comme dans les entreprises, soit mieux pris en compte. Mais des outils existent déjà pour la faire progresser.

Il faut avant tout en avoir la volonté politique.

Pour toutes ces raisons, nous ne participerons pas à votre réunion, le 8 septembre à l'Elysée.

Plus que des mots, des sermons à l'encontre des citoyens et citoyennes visant souvent à les culpabiliser, nous attendons des actes, qui répondent aux urgences sociales et environnementales, aux attentes du monde du travail et de la jeunesse, exprimées dans les mouvements sociaux, ou les marches pour le climat.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l'expressionde mes respectueuses salutations.

Philippe MARTINEZ
Secrétaire général de la CGT

Et ce n'est pas fini...

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Engageons les villes à soutenir le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires

5 Septembre 2022, 15:48pm

Publié par Bernardoc

C'est avec un très grand plaisir que nous saluons l'arrivée de Bordeaux dans la liste des signataires de notre Appel des villes pour soutenir le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires. Une signature réalisé, lors d'une cérémonie, le 6 août à l'occasion de la commémoration du drame de Hiroshima. 

Soixante quatre villes françaises (519 dans le monde) ont signé cet Appel pour montrer leur opposition aux armes nucléaires.

Mais, nous avons besoin de vous pour engager de nouvelles villes, pour ouvrir le débat, faire pression sur les élue·e·s. Qui de mieux que vous pour solliciter votre Maire ? Oui, vous avez le pouvoir de changer les choses en soumettant une demande de signature de l'Appel à votre Maire. 

Chaque nouvelle signature nous permet de progresser dans notre campagne sur la necessité d'engager un vaste débat public afin de remettre en cause cette politique de disuasion nucléaire.

Vous trouverez ici sur cette page des documents pour engager la démarche et surtout nous sommes à votre écoute pour vous accompagner jusqu'à la cérémonie de signature.

Vous connaissez vos conseillers municipaux, votre maire, adressez-lui un courrier - email (généralement disponible sur le site des mairies).

Alors, la prochaine ville sera-t-elle la vôtre ?

Alors, LE HAILLAN ? CHICHE ?

Et ce n'est pas fini...

 

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A propos d'un manifeste

4 Septembre 2022, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Depuis ce matin la radio nous bassine avec un « manifeste » dont l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur, ancien député socialiste, ancien militant chez les jeunes radicaux de gauche...Bernard CAZENEUVE serait à l'initiative.

Je n'ai pas lu le texte, qui ne m'intéresse pas, mais je me suis intéressé aux signataires (il paraît qu'ils sont 400).

D'où viennent-ils ? Majoritairement de Bretagne, de Normandie, de la région Occitanie (Delga) et de Dordogne (en force, hélas!). Ils sont complétés par un petit contingent de l'est.

Qui sont-ils ? Des « anciens » (c'est le terme qui apparaît le plus souvent après leur signature) quelque chose, maires, conseillers généraux, voire ministres. Parmi ceux-ci un ancien ministre de Centrafrique (!!!) et trois ministres dont je suis tout à fait incapable de dire le poste qu'elles ont occupé : Hélène GEOFFROY, Ségolène NEUVILLE, Clotilde VALTER ; ça vous dit quelque chose à vous ? Il y a aussi une syndicaliste CFDT retraitée, ce qui n'est pas surprenant.

Certains apparaissent comme militants ou dirigeants d'organisations, organisations sûrement très confidentielles car mon moteur de recherche ne les référencie pas : IAG (dont je doute fort qu'il s'agisse de l'inégalité arithmético-géométrique) et POLLEN que je ne trouve pas en politique.

Nous avons donc là un rassemblement de vieux Macron-compatibles (tel Gilles SAVARY) qui ne sont vraiment pas aptes à nous conduire vers l'avenir que nous souhaitons.

Et ce n'est pas fini...

 

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"Collégiens casse-couilles"

3 Septembre 2022, 17:20pm

Publié par Bernardoc

Titre du livre d'un collègue paru en janvier 2022

A comme Absence

Ève (6e), fille de parents adeptes du ski hors période scolaire :

"Monsieur, je ne serai pas là la semaine prochaine, mais ma mère elle ne veut pas écrire de mot parce qu’elle ne veut pas se retrouver dans votre prochain livre !"

B comme Boomerang

Mounia (4e) me fait remarquer :

"La prof de français, elle dit toujours qu’on peut mieux faire, mais elle aussi, elle pourrait mieux faire !"

C comme Coronavirus

Allan (5e) ne perd pas le nord :

"Monsieur, si on fait pas nos devoirs pendant le confinement, comment ils vont faire, les profs, pour nous coller ?"

D comme Drague

Roméo, accompagné de sa Juliette – tous deux en 3e  – me demande s’ils peuvent sortir du collège durant la récréation :

"C’est juste pour discuter tranquille, m’sieur ! Parce que dans la cour, c’est interdit de s’embrasser !"

E comme Éducation

Faustine (6e) se sent offensée :

"Madame Taitehôte, elle m’a même pas dit bonjour. Elle manque carrément d’éducation, elle !"

F comme Fatigue

La déléguée des 4e B a quitté son cours pour venir me faire part de son désarroi :

"Monsieur ! Il y a madame Ronflette qui s’est endormie pendant notre contrôle ! Qu’est-ce qu’on doit faire ?"

G comme Grève

Aïssa, mécontente que les enseignants de 3e A soient – une fois de plus – tous présents :

"Les profs, ils devraient faire grève chacun leur tour. Comme ça, toutes les classes en profiteraient au lieu que ce soit toujours les mêmes !"

H comme Honte

Au lendemain d’une réunion "animée" dans mon bureau avec ses parents, Basile (4 e) vient s’excuser :

"Faut pas faire attention à ce que vous a dit mon père hier. Quand il a bu, il raconte n’importe quoi"

I comme Incontrôlable

Myriam (4e), exclue de cours, est assise face à moi. Je lis le rapport de l’enseignante et éclate : "Quoi ?! Tu danses sur la table pendant le cours ? Mais tu te fiches du monde, Myriam !

    • Désolée, monsieur, mais c’est la prof ! Elle nous a dit qu’elle sera pas là demain, alors, j’ai pas pu m’en empêcher !"

J'ai envie d'en rajouter une :

T comme théâtre

Je vais pousser une gueulante dans une classe signalée comme particulièrement dissipée. A la récréation, une élève de cette classe vient dans mon bureau et me demande si je faisais du théâtre. Moi : non ; pourquoi ? Elle : parce que vous avez été très bon tout à l'heure !

Et ce n'est pas fini...

 

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Les 10 mesures phares de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat

2 Septembre 2022, 14:50pm

Publié par Bernardoc

Le projet de loi du gouvernement portant sur les mesures urgentes censées protéger le pouvoir d’achat ne dit rien sur les questions centrales du moment : salaires, Smic, minima de branches, et ce paquet de mesures est du saupoudrage au regard du niveau d’inflation actuel (5,2% sur un an) et futur (entre 8 et 10% d’ici la fin de l’année 2022). On n’attendait rien du gouvernement et nous sommes servis !

Quel que soit le secteur ou le territoire, dans le privé comme dans le public, les luttes se multiplient, et les principales revendications des travailleurs portent sur l’augmentation générale des salaires. La CGT met tout en œuvre pour les développer et les faire converger. De plus en plus de ménages peinent à boucler les fins de mois, les étudiants et les retraités sont de plus en plus nombreux à solliciter les associations caritatives pour remplir leur frigo, les emplois précaires en lieu et place des emplois en CDI ou à statuts ne permettent pas de vivre dignement et de se projeter dans l’avenir.

Pour la CGT, il est urgent de prendre des décisions fortes en faveur de l’augmentation générale des salaires, des minima sociaux, du Smic et du pouvoir d’achat. Pour cela nous proposons 10 mesures phares, comme alternatives au projet de loi :

  1. Un Smic à 2000 € bruts (15 € de l’heure)  pour répondre aux besoins élémentaires incompressibles. Une augmentation automatique de toutes les grilles de salaires dans les branches, les entreprises et les administrations dès lors que le Smic est réévalué (revendication CGT d’une échelle mobile des salaires). L’augmentation du point d’indice dans la fonction publique pour rattraper toutes les années de gel. L’ouverture ou la réouverture immédiate des négociations salariales dans les branches, les entreprises et administrations pour l’augmentation générales des salaires ;

  2. L’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes pour éradiquer durablement cette discrimination. Nous demandons des sanctions vis-à-vis des entreprises ne respectant pas cette obligation. Selon l’Insee, l’écart de salaire demeure à 28,7% ;

  3. La reconnaissance des diplômes dès l’embauche, le paiement de la qualification à la même hauteur, quel que soit le secteur dans lequel on travaille ;

  4. Un revenu de remplacement pour tous les privés d’emploi au minimum au niveau du Smic. Actuellement, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé ;

  5. L’augmentation des pensions des retraités avec un niveau minimum égal de 2 000€ brut ;

  6. Une allocation d’autonomie pour les étudiants et les jeunes en recherche d’un premier emploi et une augmentation des salaires pour les apprentis ;

  7. L'encadrement à la baisse des loyers et le plafonnement de la quittance (loyer + charges) à 20% du revenu des ménages ;

  8. La baisse de la TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité, notamment l’alimentaire et l’énergie ;

  9. La baisse des prix des carburants, en ponctionnant sur les revenus du capital des entreprises multinationales du secteur pétrolier ;

  10. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales et fiscales ainsi que le conditionnement des aides publiques aux entreprises.

    Et ce n'est pas fini...


 

 

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Ils ne sont pas rentrés.

1 Septembre 2022, 10:56am

Publié par Bernardoc

Article de Camille BAUER dans L'Humanité du 1er septembre 2022

Les oubliés de l’école de la République

Jassem ISSOUF est un élève modèle : bac scientifique avec près de 19 de moyenne, premier prix de concours d’éloquence, puis prépa mathématiques.« Un parcours exemplaire, mais une exception à Mayotte »,souligne le grand gaillard de 24 ans qui se souvient encore comment, à son entrée au lycée, on lui avait expliqué :« Tu n’auras pas de place. Elles sont réservées aux Français. »

Ce « mur du refus », il n’est pas le seul à s’y heurter. Selon le décompte du collectif #EcolePourTous, au moins 100 000 enfants sont encore privés de scolarité en France. Et encore, ces estimations datent d’avant la crise du Covid, qui a été particulièrement ravageuse pour ces enfants éloignés de l’école et qui ont payé cher l’absence de continuité pédagogique. Leurs profils sont tous liés à une instabilité due à leur statut ou leur origine, qu’ils soient issus de la communauté des gens du voyage, habitants de bidonvilles et de squats, notamment dans les territoires d’outre-mer, hébergés dans des hôtels sociaux ou mineurs étrangers isolés.

Sur le plan légal, la situation s’est pourtant améliorée. L’article 16 de la loi sur l’école de la confiance adoptée en juillet 2019 et la circulaire le mettant en place ont rappelé aux maires leur obligation d’inscrire à l’école tout enfant présent sur leur territoire, quel que soit son statut.« Malgré cela, il y a encore aujourd’hui des maires qui refusent cette inscription pour des raisons discriminatoires, au prétexte par exemple que les familles sont dans l’incapacité de fournir une attestation de domicile »,dénonce Anina CIUCIU, la marraine du collectif qui, en tant que Rom de Roumanie, a elle aussi dû se battre pour avoir accès à l’école et devenir l’avocate qu’elle est aujourd’hui. Pour obtenir le droit à l’école, de nombreuses familles sont encore contraintes de saisir la justice en urgence.

Au-delà du refus d’inscription, les obstacles sont nombreux. Ritchy THIBAULT, qui a brillamment décroché son bac, évoque par exemple le racisme qu’il a rencontré à l’école en tant que membre de la communauté des gens du voyage et les risques de décrochage scolaire liés à cet ostracisme. Avec le collectif, il appelle l’éducation nationale à mettre en place des formations à la non-discrimination et à embaucher plus de médiateurs sociaux pour accompagner ces élèves et leur famille.« Aujourd’hui, pour 80 000 enfants comme moi, la seule solution proposée est le Cned, qui se contente d’envoyer des cartons sans aucun support pédagogique, alors qu’on est dans des familles éloignées, depuis des décennies, de l’institution scolaire »,souligne-t-il.

L’instabilité ou l’absence de logement est pour beaucoup le premier obstacle à une scolarité continue. Chaque expulsion, chaque changement de lieu entraîne un risque de rupture, ce qui conduit le collectif à demander la mise en place d’une « trêve scolaire », sur le modèle de la trêve hivernale, pour offrir aux enfants le minimum de stabilité nécessaire à la poursuite de leurs études. Solennel, Ritchy THIBAULT en appelle au ministre de l’Éducation nationale, Pap NDIAYE, pour« ne plus laisser aucun enfant aux portes de l’école de la République ».

Et ce n'est pas fini...

 

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