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Le blog de Bernard SARLANDIE

J'ai signé ; et vous ?

17 Novembre 2020, 13:04pm

Publié par Bernardoc

Cher Père Noël,

Cette année, nous prenons l’engagement d’un #NoëlSansAmazon.

En 2020, chaque jour, l’urgence sociale et écologique s’est rappelée à nous. La crise sanitaire que nous traversons a déjà eu des conséquences dramatiques en France : des milliers d’emplois ont disparu, le chômage atteint 9% et un million de personnes ont basculé dans la pauvreté. Cette situation inédite est la conséquence directe de nos modes de production, mondialisés, et de notre consommation de ressources naturelles, déraisonnée. Pour sortir de cette crise, il nous faut retrouver deux choses : notre souveraineté nationale et européenne, et notre esprit de solidarité. C’est promis, Père Noël : à partir de maintenant, nous allons tous faire plus d’efforts.

Et nous commencerons par cette bonne résolution : cette année, nous fêterons #NoelSansAmazon. Pour les fêtes, nous nous engageons à n’acheter aucun cadeau sur cette plateforme.

Nous ferons sans. Sans cette entreprise prédatrice des emplois (1 emploi créé chez Amazon, c’est entre 2,2 et 4,6 emplois détruits sur nos territoires), prédatrice du commerce, prédatrice des terres (en comptant les entrepôts Amazon actuellement en projet, l’entreprise occupera à elle seule 2 000 000 m2 de terres en France, soit l’équivalent de 185 terrains de football !), prédatrice des aides publiques, utilisatrice des infrastructures publiques sans participer à leur financement. Sans cette entreprise qui s’exonère de ses impôts en France et dans tant d’autres de nos voisins européens, ne paie même pas la TVA tout en réalisant un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros rien qu’en France. Sans cette entreprise qui dit aider les petites entreprises françaises à vendre plus, quand elle applique une commission de 15% sur chaque vente et que les entreprises françaises ne représentent que 4,7% des 210 000 vendeurs enregistrés sur Amazon.fr.

Alors, privilégions nos commerces de proximité, ceux des centres-villes et des centres-bourgs. Le confinement nous obligera peut-être aussi à recourir, plus que d’habitude, à des commandes en ligne. Heureusement, il existe des solutions alternatives à Amazon, pour un e-commerce responsable, tels des dispositifs de “click & collect” connectés aux commerçants locaux, des plateformes locales d’achat en ligne. Il y a aussi des entreprises qui misent sur l’économie circulaire pour proposer en ligne des produits recyclés ou reconditionnés, à la fois moins chers et plus responsables. Sans compter les produits d’occasion, le “Do it yourself” (“Faites-le vous-même”), la réutilisation de matériaux usagés à des fins d’artisanat ou de création. De quoi trouver son bonheur parmi la profusion d’alternatives.

Mais en signant cette pétition, que voulons-nous, surtout, au pied de notre sapin ? Des lois. Des lois qui interdisent la construction de nouveaux entrepôts géants. Des lois qui mettent fin à la concurrence déloyale et à l’injustice fiscale entre les mastodontes du numérique et les commerces physiques et de proximité. Des lois qui mettent à égalité les géants des plateformes et les librairies et commerces du coin. Des lois qui punissent les brigands du numérique qui abusent de nos données personnelles, et qui leur imposent l’interopérabilité pour ne pas enfermer l’utilisateur dans leur monopole. Des lois qui protègent mieux ses employés. Des lois qui permettent enfin de taxer les profits immenses d’Amazon et dont le produit pourrait abonder un fonds exceptionnel pour le maintien des commerces de proximité. Des lois utiles à notre économie plutôt qu’à accroître encore davantage la fortune déjà délirante de Jeff Bezos (plus de 200 milliards de dollars soit le PIB de la Grèce), qui bondissait de 30 % durant les trois mois de la  première vague. Et surtout, surtout, des dirigeants politiques qui osent lui faire face, qui osent mener la bataille contre ces immenses entreprises qui s’arrogent une puissance supérieure à celle des États et des organisations internationales. Par leur laissez-faire, ces dirigeants en sont aujourd’hui les complices.

Pour que Noël reste la plus belle des fêtes de fin d’année, continuons d’en faire un moment de convivialité, de partage et de solidarité. Nous en avons bien besoin.

Bon courage pour ta distribution annuelle (et merci d’avance pour les cadeaux) !

https://noelsansamazon.wesign.it/fr

Et ce n'est pas fini...

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Liberté en danger !

16 Novembre 2020, 11:53am

Publié par Bernardoc

Avec l'article 24 de la loi « Sécurité Globale »

Un nouveau délit-bâillon contre la liberté d’informer:

l’interdiction de la diffusion d’images de policiers !

Rassemblement

Mardi 17 novembre 2020 à 18h

Parvis des droits de l'homme à Bordeaux.

Le nouveau délit que vise à créer la proposition de loi Sécurité Globale interdira toute diffusion, soi-disant malveillante, d’images non-floutées de policiers ou de gendarmes.

Son objectif réel de restreindre le droit des journalistes et de la presse, et plus largement le droit d’informer, notamment des observateurs et observatrices ou des simples citoyens et citoyennes. Derrière cette proposition de loi, il s’agit d’empêcher la dénonciation des violences policières que les images professionnelles et amateurs ont permis de révéler ces dernières années.

Cette disposition, censée viser la protection des policiers, est disproportionnée par rapport à la réalité de la menace qui pèserait sur eux.

La protection des forces de l’ordre, objectif légitime dans une société démocratique, est déjà assurée dans le Code pénal et la loi de 1881 qui sanctionnent le cyberharcèlement, la provocation à la commission d’un crime ou d’un délit et les menaces de commettre un délit ou un crime.

La condition posée à la constitution du délit, relatif au but de porter atteinte à l’intégrité « physique ou psychique » des policiers ou gendarmes est un leurre. Derrière l’intégrité psychique, notion vague, se cache en réalité toute image qui dérangerait les forces de l’ordre, à commencer par celles qui font état de violences commises par elles.

Ce nouveau délit permettrait d’interpeller tout journaliste ou toute personne qui filme et est soupçonnée de diffuser en direct une opération de police, de le placer en garde à vue et de l’envoyer devant un tribunal en saisissant son matériel professionnel. Seul le tribunal sera à même de déterminer si l’intention malveillante est établie. Le mal serait déjà fait. Un simple soupçon de diffusion malveillante servira ainsi mettre en place des procédures baillons ou d’intimidation.

Ces procédures auront tout de procédures-baillons. Elles dissuaderont les personnes qui voudraient dénoncer les atteintes aux droits humains de le faire. La vidéo est pourtant le seul outil de protection contre ces violences commises par ceux qui doivent en protéger.

Nous appelons donc à la suppression pure et simple de cette disposition.

Nos organisations se rassembleront dans le respect des règles sanitaires le mardi 17 novembre 2020, premier jour du vote à l'Assemblée de ce texte, à 18h sur le Parvis des droits de l'Homme, à Bordeaux.

Signataires :

L’Observatoire girondin des libertés publiques (OGLP), Ligue des droits de l’Homme (Bordeaux et Gironde), Libre Pensée Fédération de la Gironde, FSU 33, SAF Bordeaux, AC! Gironde, Club de la presse de Bordeaux- Nouvelle Aquitaine, CFDT-Journalistes, SNJ-CGT 33, La Clé des Ondes, Collectif Macadam Press, Greenpeace Bordeaux, Amnesty International Bordeaux, Union Juive française pour la Paix - Aquitaine, Collectif Bienvenue.

Et ce n'est pas fini...

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Manif pour défendre l'éducation à domicile.

15 Novembre 2020, 14:53pm

Publié par Bernardoc

C'est le titre d'un article de Sud Ouest dimanche. Et ils étaient apparemment 200, ce qui signifient qu'au moins une centaine d'enfants subissent ce déni d'éducation sociale.

Ceci ne peut que me révolter, moi qui doit tout à l'école de la République, à qui j'ai tenté de rendre pendant quatre décennies ce qu'elle m'avait apporté. Qu'est-ce que ça veut dire ce refus de socialisation ? Comment peut-on faire des citoyens responsables en refusant qu'ils se confrontent à la réalité de la vraie vie ? Comment peut-on développer toutes ses facultés en ne quittant pas le cocon familial ? Car bien entendu, je suppose que pour les protéger des influences extérieures, il n'est pas non plus concevable de les faire participer à un sport collectif, ni de les conduire à intégrer un orchestre. Le tennis, peut-être ? On est seul et séparé de l'autre par un filet. Le piano à queue, qui permet de maintenir une certaine distance avec les autres, pourrait être l'instrument autorisé.

Mais j'y vois surtout une revendication de classe : quand deux parents sont obligés de bosser dur pour payer le loyer et les charges d'un logement trop petit, ils ne revendiquent sûrement pas de vouloir instruire leurs enfants à la maison.

J'ai été confronté une seule fois à ce problème. Un parent d'élève, pourtant enseignant public, a refusé l'affectation de son enfant dans le collège que je dirigeais et n'hésitait pas à l'emmener au fond de sa classe lorsqu'il ne pouvait pas faire autrement. Finalement, l'administration a cédé et le môme est allé dans le collège choisi par son père. Je l'avais un peu mal pris à l'époque.

Ce qui m'étonne, c'est que ce soit ce président qui prenne cette décision, qui va dans le sens du collectif, alors que depuis qu'il était ministre ce qu'on entendait c'était la réussite personnelle en écrasant les autres, plutôt que l'émulation coopérative.

Et ce n'est pas fini...

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UNE CAMPAGNE INDÉCENTE

14 Novembre 2020, 15:33pm

Publié par Bernardoc

Ne touchez pas au pouvoir d’achat des retraités

Une vilaine musique se fait entendre régulièrement : avant la pandémie les retraités étaient présentés comme des privilégiés dans un contexte de chômage des jeunes notamment. Comme s’ils étaient responsables de cette situation. Au sortir de la période de confinement, des « experts » ont affirmé que l’arrêt des activités du pays avait été décidé pour « protéger les anciens », et qu’il fallait donc qu’ils acceptent de se sacrifier en retour, alors que neuf personnes décédées pendant la pandémie sur dix sont des retraités de plus de 65 ans.

À la veille de la discussion à l’Assemblée du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le rapport de Laurent Vachey, remis au gouvernement, préconise une augmentation de la CSG, l’augmentation des impôts par la réduction de moitié de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite et par la hausse de la CASA.

Ainsi il serait « juste » de réduire les revenus des retraités sous prétexte que leurs pensions n’auraient pas été entamées durant la crise sanitaire. C’est oublier que leurs revenus ont largement été réduits par la hausse de la CSG, le gel des pensions et des complémentaires, la non revalorisation des pensions qui n’ont pas suivi le coût de la vie : ces dernières douze années, les prix ont augmenté de 13 % et les pensions nettes seulement de 8,60 %. Un rapport officiel constate même que le niveau de vie moyen des personnes en retraite a diminué de plus de 3 % entre 2017 et 2018. En réalité, depuis l’arrivée du Président E. Macron, les pensions ont perdu 5,5 % de pouvoir d’achat !

« Il n’existe pas d’exemple d’une économie qui ait redémarré grâce à l’austérité. » Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. C’est pourtant ce qu’ont fait Emmanuel Macron et ses prédécesseurs. Le PLFSS 2021, présenté par le gouvernement veut imposer 4 milliards d’économies sur le budget de l’hôpital public. Certains hôpitaux sont déjà saturés, les soignants n’en peuvent plus, les urgences sont débordées. Les retraités, considérés comme fragiles, seraient les principales victimes de ces mesures.

Mais l’austérité ne s’applique pas à tout le monde.

Des milliards sont distribués aux entreprises, ou plutôt à leurs actionnaires, alors que le Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité fait état d’une explosion des dividendes chez les 0,1 % les plus fortunés, après la suppression de l’ISF et l’abaissement de la fiscalité sur le capital.

Les dividendes ont augmenté de 60 % en 2018, pour atteindre 23,2 milliards d’euros ! La pauvreté s’étend, mais la fortune des 0,1 % de Français les plus aisés a augmenté d’un quart depuis 2017.

Ce dont le pays a besoin c’est d’un plan de relance du pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Ce n’est pas le moment de réduire leur pouvoir d’achat !

Ils en ont besoin pour eux et leur famille, notre économie en a besoin, car ils ne sont pas seulement des consommateurs utiles à l’économie, ils participent à hauteur de 8 % à la production de richesses en France.

Souvent, ils aident financièrement leurs enfants, petits enfants touchés par le chômage. Leur contribution à la vie sociale est décisive dans cette période de crise sanitaire et économique.

 

SIGNONS MASSIVEMENT LA CARTE PÉTITION UNITAIRE

http://chng.it/5HDCZ4JrQh

REJOIGNEZ LES RETRAITÉS CGT

http://www.ucr.cgt.fr/adhesion.php

Et ce n'est pas fini...

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Un bien triste constat.

13 Novembre 2020, 12:40pm

Publié par Bernardoc

Extrait du monde.fr du 13 novembre 2020
Etre fonctionnaire, un métier qui n’attire plus la jeunesse

Le désaveu paraît sans appel. Les concours de la fonction publique de l’Etat n’attirent plus les jeunes. En vingt ans, le nombre de candidats a fortement chuté : de 650 000 en 1997, ils n’étaient plus que 228 000 en 2018. Le record de 1988 (200 000 candidats) n’est ainsi plus très loin. Or, dans le même temps, le nombre de postes offerts, malgré des fluctuations, est globalement resté stable, s’établissant en moyenne à quelque 40 000 postes par an. Quant au nombre de jeunes diplômés, donc de candidats potentiels, il a, lui, augmenté…

La situation est d’autant plus préoccupante, en effet, que, mécaniquement, la sélectivité baisse. En 1997, chez les fonctionnaires d’Etat, dix-sept candidats se présentaient au concours pour un poste. Aujourd’hui, ils ne sont plus que six. « Un mouvement de fond » qui touche les trois fonctions publiques (Etat, hôpital, collectivités locales), selon Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS et chercheur au Cevipof.

Comment expliquer ce désintérêt persistant ? Par le niveau de salaire, d’abord. Les fonctionnaires ne sont pas assez payés, souligne Estelle Piernas, secrétaire nationale de la FSE-CGT. En progression constante jusqu’en 2010, leur rémunération de base stagne depuis lors. Tant et si bien, précise la responsable syndicale, que, « aujourd’hui, il est parfois difficile de vivre de son traitement. Certains ont des fins de mois difficiles. On est bien loin de l’image du fonctionnaire qui travaille peu et profite bien ».

Cette situation, qui concerne singulièrement les agents les moins qualifiés, affecterait aussi les hauts fonctionnaires. L’un d’eux, par exemple, évoque « une perte de pouvoir d’achat incroyable » au fil des années.

Fonctionnaire, servir l'Etat et les services publics de la République, est-ce une surprise si les jeunes n'y pensent pas ? Depuis au moins une vingtaine d'années, on ne parle plus de bien collectif, mais d'enrichissement individuel, seul critère apparent de réussite pour tous ceux quio nous dirigent. Il faut dire que les nombreuses privatisations ne sont pas encourageantes non plus. A quoi bon passer un concours pour être sous-payé en contrepartie (?) de la sécurité de l'emploi, si c'est pour se retrouver sous statut privé quand le gouvernement l'aura décidé,..et de rester sous-payé, bien entendu ?

J'ai passé 41 ans dans la fonction publique (même si j'avais signé pour 37,5 annuités) et je ne regrette pas un instant de ce que j'y ai accompli : défense des valeurs de la République et participation au bien-être général de nos concitoyens par l'Education.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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La Sécu, elle est à nous !

12 Novembre 2020, 15:14pm

Publié par Bernardoc

Lettre aux députés, sénateurs et groupes parlementaires

(extraits)

Madame, Monsieur,

                              Nous venons de prendre connaissance du projet de loi pour le financement de la Sécurité sociale 2021 et nous constatons que la santé n’est toujours pas une priorité malgré les apparences.

Face à la crise sanitaire historique que nous connaissons, on pouvait légitimement attendre que ce PLFSS engage une véritable stratégie de rupture, à la mesure des enjeux fondamentaux auxquels nous sommes confrontés, et conformément aux engagements pris le 12 mars 2020 par le Président de la République lors de son « adresse aux Français ».

Mais, sans grande surprise, nous sommes une fois de plus devant un PLFSS qui s'inscrit dans la continuité des politiques menées depuis de nombreuses années qui ont conduit à la catastrophe sanitaire que nous connaissons avec, pour conséquence, une crise économique et sociale désastreuse pour l'ensemble de la population.

Alors que le nombre de malades atteints par la Covid-19 augmente, le système de santé, et plus particulièrement l'hôpital, n'a pas la capacité d'assurer pleinement ses missions par manque de moyens. En effet, le manque de personnels et par conséquent de lits ouverts ne permet pas d'assurer à la fois la prise en charge des patients habituels et ceux atteints par le Coronavirus.

Le Ségur de la santé, qui occupe une part importante de ce PLFSS, n'a répondu ni aux attentes des retraités et des salariés ni aux besoins de la population. Si le gouvernement a été obligé de lâcher une augmentation de 183 € nets par mois, il n’en reste pas moins que cela ne répond qu’en partie aux revendications des hospitaliers en particulier en termes d’embauche massive de personnels.

Le PLFSS 2021 introduit une participation forfaitaire via le forfait patient urgence (FPU), qui remplace l’actuel ticket modérateur proportionnel pour les patients en cas de passage aux urgences non suivi d’hospitalisation. Le Gouvernement doit renoncer à ce projet scandaleux.

Ainsi que le Gouvernement l'avait annoncé, le PLFSS engage la création d'une 5e branche dédiée à la perte d'autonomie, en individualisant les financements alloués à la CNSA.

Cela confirme nos craintes déjà exprimées. D'une part, aucun financement nouveau n'est dégagé. On opère simplement un transfert de ressources provenant pour l'essentiel de la branche maladie et de la branche famille. D'autre part, le fait que ce financement repose à 90 % sur la CSG confirme la logique d'étatisation de cette 5e branche, dont la gestion sera également étatisée via la CNSA, et dont la « gouvernance » ne repose en rien sur la démocratie sociale qui fonde la gestion de la Sécurité sociale.

La perte d’autonomie (qui englobe le handicap) ne doit pas être séparée de la santé, ne doit pas être en dehors de la branche maladie. Le droit à l'autonomie doit être pris en charge au titre de la maladie dans le cadre de la Sécurité sociale avec un financement par la cotisation sociale.

Il est indispensable de développer les recettes de la Sécurité sociale en supprimant les 80 à 90 milliards d’euros d'exonérations et exemptions de cotisation sociale.

La vie, la santé, le bien-être ne sont pas des dettes. La protection sociale non plus, c’est juste ce qui nous permet une vie juste et solidaire, pour retrouver ensemble nos jours heureux.

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en nos sincères salutations.

Paris, le 9 novembre 2020

Olivier Jouchter (UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)

Didier Hotte (UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)

Jacqueline Valli (UNAR-CFTC, 45 rue de la Procession, 75015 Paris)

Daniel Delabarre (UNIR CFE-CGC, 59 rue du Rocher, 75008 Paris)

Marylène Cahouet (FSU, 104 rue Romain Rolland, 93260 Les Lilas)

Gérard Gourguechon (UNIRS-Solidaires, 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris)

Marc Le Disert (FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)

Francisco Garcia (Ensemble & Solidaires - UNRPA, 47 bis rue Kléber, 93400 St Ouen)

Michel Deniault (LSR, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil)

Et ce n'est pas fini...

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Aux fusillés pour l'exemple.

11 Novembre 2020, 11:19am

Publié par Bernardoc

"Ils sont là, pour avoir jeté l'arme fumante sur les champs de combat pleins d'effroyables cris, quand les monstres sans nom qu'enrichit la tourmente aboyaient à la mort comme d'affreux bandits. " Eugène BIZEAU (poète anarchiste mort à 106 ans en 1989)

Pouvait-on trouver meilleure citation pour commencer l'expression de l'UPF, section française de l'Internationale des Résistants à la Guerre, fondée à Londres en 1921 ?

En effet, la réhabilitation des fusillés pour l'exemple n'est toujours pas acquise, loin s'en faut, et c'est la raison pour laquelle, depuis 2007, nous sommes présents avec nos associations amies pour réclamer justice. 3 Français sur 4 sont d'ailleurs favorables à cette réhabilitation.

Pourquoi ces 727 victimes sont - elles toujours considérées comme des parias ? 44 ont été assassinées en septembre 1914, 57 en octobre, 200 au cours des 5 premiers mois du conflit, sans compter les "disparus ", victimes d'exécutions sommaires, sans même un simulacre de jugement. C'est que la justice militaire était guidée par des préoccupations disciplinaires et non par le souci de rendre une justice équitable, comme le prouvent les mises en scène macabres du début...sans beaucoup d'effet dissuasif si l'on pense aux mutineries massives de 1917.

Car on parle bien de soldats, mais quid des généraux, bien tranquilles à l'arrière pour diffuser leurs ordres meurtriers? N'auraient -ils pas mérité d'être traînés au tribunal eux aussi ? Le seul qui y a eu droit, c'est Pétain, mais beaucoup plus tard et pour une autre guerre,

Un de ces martyrs, le lieutenant Gustave HERDUIN l'a clairement exprimé dans sa dernière lettre à sa femme, avant son exécution : "J'ai ma conscience tranquille, je veux mourir en commandant le peloton d'exécution devant mes hommes qui pleurent...Crie, après ma mort, contre la justice militaire. Les chefs cherchent toujours des responsables. Ils en trouvent pour se dégager."

Mais qui nous dit que de tels faits ne vont pas se reproduire ? C'est pour cela que l'UPF continue de populariser la "Proposition de loi pour le désarmement unilatéral de la France", signée entre autres par un ancien sénateur girondin, Marc BOEUF. Dans l'exposé des motifs, il est dit : "LE XXIème SIÈCLE SERA CELUI DU PARTAGE OU DE LA SOLIDARITÉ OU SERA CELUI DES GENOCIDES...Le désarmement doit devenir une réalité...IL Y VA DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PAIX MONDIALE ". Et parmi les 9 articles, je vais citer le premier et le cinquième :

1. La France procèdera dans le délai le plus bref à la destruction ou à la transformation de tous ses armements et engins de guerre, ainsi qu'à la dissolution de toutes les armées de terre, de mer et de l'air.

5. Une partie de l'ancien budget de la Défense nationale sera consacrée à l'amélioration du sort des catégories les plus défavorisées de la population et ensuite à certains secteurs prioritaires : écoles, hôpitaux, notamment.

Ainsi ces vers de Victor HUGO, tirés des "Chansons des rues et des bois" deviendraient caducs:

"Depuis six mille ans la guerre

Plaît aux peuples querelleurs

Et Dieu perd son temps à faire

Les étoiles et les fleurs”.

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

 

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Au sujet d'une candidature.

10 Novembre 2020, 11:54am

Publié par Bernardoc

Après MLP, JLM vient de « proposer » sa candidature pour la présidence de la République. La troisième fois sera-t-elle la bonne, comme elle le fut pour Mitterrand et Chirac ? On verra bien.

J'avais activement participé à sa première campagne en 2012, car le nouveau souffle que ce tribun, issu du parti qu'il avait créé et dans lequel je militais alors, représentait un formidable espoir pour la gauche. Espoir douché, et je m'étais rabattu sur hollande au deuxième tour, on a vu ce que ça a donné.

Toujours adhérent du PG, j'avais laissé le mouvement gazeux de LFI faire la campagne. Mais j'avais voté JLM aux deux tours. Le vote blanc n'étant pas reconnu, j'avais choisi le vote nul, mais qui voulait dire quelque chose.

Maintenant, je me pose des questions concernant cette troisième candidature, même si elle est soutenue par ces illustres hommes de gauche que sont Robespierre et Jaurès (via Marianne). Si en règle générale les interventions insoumises (comme les communistes) sont remarquables à l'assemblée, il y a d'autres attitudes qui me dérangent. Je veux parler des reniements qui font des bulles dans ce mouvement gazeux. A un moment JLM s'était engagé à ne plus mettre un genou à terre et on l'a vu singer les étatsuniens lors d'une manif. On l'a vu aussi participer à une manifestation où « Allah akbar » était largement scandé ; par des racisés ? Terme affreux dans lequel il s'empêtre au lieu de prôner l'universalisme laïque et républicain.

Mitterrand avait écrit, à propos de la V° République qu'il s'agissait d' un « Coup d'état permanent », ce qui ne l'a pas empêché d'être le président qui a fait le plus long mandat de cette République et de s'y sentir bien. JLM, grand admirateur de Mitterrand, fera-t-il de même ? Déjà, sa façon de se présenter, entre parfaitement dans le cadre gaullien : la rencontre du peuple (qu'il veut fédérer) avec un homme. Alors, si ça marche, y aura-t-il vraiment une constituante ? J'avoue que j'ai des doutes.

Alors, JLM aura-t-il ma voix parmi les cinq ou six candidats de gauche qui se présenteront, je n'en suis pas sûr actuellement et ce sera vraiment par défaut. En revanche, L'avenir en commun est un excellent programme (si l'on exclut le service militaire) et les futurs candidats députés ont des chances de recevoir mon suffrage.

Et ce n'est pas fini...

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Une intéressante expérience.

9 Novembre 2020, 15:58pm

Publié par Bernardoc

Ce matin j'ai enregistré la bande sonore d'un film réalisé par un Chinois et co-produit par Arte. Il s'agit d'un conte philosophique, assez noir, inspiré entre autres par les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Je n'ai vu que quelques images du film et l'enregistrement se faisait donc uniquement à partir du texte. Il y a eu plusieurs prises, le preneur de son me demandant parfois de relire avec une intention différente, tout cela, bien entendu, avec un matériel professionnel qu'il avait apporté à la maison (lui avait une autorisation de mobilité professionnelle).

Nous sommes deux à avoir fait cet enregistrement, la production choisira la voix qui lui semblera la plus adéquate. Si je suis choisi, un autre enregistrement sera réalisé en studio afin d'éviter tous les parasites audios.

C'était donc la première fois que je me livrais à ce genre d'exercice et je dois dire que c'était assez épuisant. Chapeau à ceux qui doublent les films !

Ah oui, j'oubliais une chose. Dans sa volonté d'universalité, le réalisateur souhaitait que ce texte soit lu en ESPERANTO, même si lui-même n'est pas (encore) espérantiste.

Quel beau rêve d'espoir !

Maintenant je m'attaque à des rétro-traductions de chansons de Brassens, étape indispensable avant la publication de notre livre bilingue des chansons de Brassens.

Et ce n'est pas fini...

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Le sursaut américain.

8 Novembre 2020, 15:35pm

Publié par Bernardoc

Il y a 4 ans j'avais mis une affiche sur FB : « Trump élu, tous les espoirs sont permis pour Macron ». En effet, je voyais une certaine ressemblance entre ces deux personnes sorties de nulle part, mais mises en avant par le monde de la finance afin de tenter d'avoir un appui au sommet pour les aider à s'enrichir encore plus. Apparemment, ils ont parfaitement réussi leur contrat, les dividendes n'ayant jamais été distribués avec autant de générosité que pendant leur temps à la tête de l'état. En contrepartie, bien entendu, la pauvreté s'est aussi grandement développée.

Un mouvement « Nous sommes les 99% » s'est développé, estimant que la caste des riches était numériquement inférieure aux classes moyennes ou populaires, pour ne pas dire pauvres.

Ce qui vient de se passer aux USA, montre qu'ils n'avaient pas tort et que, même si les trumpistes ont augmenté leur nombre de voix, les autres ont fait de même et en plus grand nombre. Résultat : Trump, accident de l'histoire, est viré !

Ne serions-nous pas capables de faire la même chose en France ? C'est ce que j'ai voulu dire en disant que « Les étatsuniens nous montrent le chemin ». Sommes-nous encore capables de réagir et d'imposer une autre politique ? Il y a quelques années on parlait de révolution citoyenne par les urnes ; n'est-il pas temps de s'y préparer ?

On avait eu cette réaction lorsque nous avions viré Sarkozy, mais on avait eu tort de s'arrêter après le deuxième tour, et de ne pas faire comme nos aïeuls en '36 et de continuer dans les entreprises pour obtenir les réformes auxquelles nous aspirions. Résultat, cinq ans de politique de droite sous l'étiquette socialiste et la mise en selle de Macron.

Alors, pensons-y en 2022 : allons voter et continuons la lutte ensuite pour aller vers « Les jours heureux » que nous espérons depuis 1945.

Et ce n'est pas fini...

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