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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Macron réélu = 5 bonnes raisons de continuer la lutte !

6 Mai 2022, 17:18pm

Publié par Bernardoc

  Si le programme écologique délirant de l’extrême droite a été évincé le 17 avril dernier, la victoire d’Emmanuel Macron n’augure rien de bon tant son programme sur le nucléaire est effrayant sur les plans démocratique, écologique, sécuritaire ainsi qu’en terme de gestion de nos finances publiques ou de sûreté de la population. Le quinquennat qui s’annonce semble bien sombre pour l’écologie… mais tout espoir n’est pas perdu ! Voici 5 raisons qui doivent nous motiver à continuer la lutte.

Raison 1 : Pour la première fois, le nucléaire a été au cœur des Présidentielles
Raison 2 : Les discours fallacieux des candidats pro-nucléaires ont été réfutés

Raison 3 : Des engagements fermes pour la sortie du nucléaire ont été pris pendant la campagne

Raison 4 : La lutte s’organise pour contrer les projets de construction de nouveaux réacteurs
Raison 5 : Les Parlementaires peuvent changer la donne !

Et ce n'est pas fini...


 

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Guerre en Ukraine : résolution de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

2 Mai 2022, 17:36pm

Publié par Bernardoc

Toutes les guerres violent les droits humains. C’est aussi ce qui ressort de la récente invasion de l’Ukraine par la Russie. En temps de guerre, les États ne protègent pas leurs citoyens et le droit international humanitaire et le droit international des droits humains sont violés. Les crimes commis à l’occasion de la guerre en Ukraine doivent faire l’objet d’une enquête approfondie, mettant en évidence la responsabilité individuelle et celle de l’État dans leur exécution.

La FIDH ne peut rester indifférente et se tient solidaire de ceux qui appellent universellement à la fin de la guerre et au respect des droits humains dans des conditions difficiles partout dans le monde.

Ainsi la FIDH exhorte le Gouvernement de la Fédération de Russie à :
 cesser immédiatement les hostilités et rechercher la paix ;

 établir des couloirs de passage sûrs et dégagés et autoriser, sans restriction, l’accès à l’aide humanitaire indépendante et au monitoring des droits humains ;

 fournir une assistance humanitaire aux civil.e.s touchés par le conflit et une protection aux civils en danger ;

 retirer ses troupes et les groupes armés appuyés par elle de l’ensemble du territoire ukrainien internationalement reconnu ;

 mettre immédiatement fin à toute violation des droits humains internationaux et du droit humanitaire en Ukraine ;

 mettre immédiatement fin au harcèlement, y compris judiciaire, contre les journalistes et défenseur.e.s des droits humains et procéder à la libération immédiate de celles et ceux arbitrairement détenus ;

- garantir, en toutes circonstances, les droits à la liberté d’expression, de réunion et d’association, tels qu’ils sont consacrés par le droit international relatif aux droits humains, et notamment par les articles 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La FIDH appelle le Gouvernement ukrainien à :

- ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et mettre son droit interne en conformité avec le droit international pénal, en finalisant la procédure d’adoption de la loi no. 1164-IX ;

 respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains.

La FIDH appelle tous les États à :

 appliquer le droit international relatif aux droits humains et le droit international humanitaire en toutes circonstances ;

 faciliter un passage sûr et sans entrave vers des destinations à l’intérieur et à l’extérieur de l’Ukraine et l’accès à la protection internationale pour toutes les personnes fuyant le conflit, sans distinction ni discrimination fondée sur la nationalité, l’origine ethnique, la religion, la langue, le genre ou encore de la couleur de leur peau ;

 ouvrir des enquêtes en vue de poursuivre les auteurs de crimes internationaux devant les tribunaux nationaux sur la base de la compétence universelle - aux États qui n’ont pas de compétence universelle, à modifier leur droit pénal pour y inclure cette possibilité - ;

- soutenir, tant politiquement que financièrement, les libertés des organisations de la société civile et des défenseur.e.s des droits humains en Ukraine, en Russie, au Bélarus et dans les pays touchés par le conflit, afin de leur garantir l’accès aux ressources nécessaires pour faire face à l’urgence humanitaire, notamment en contournant les administrations nationales qui sont responsables des violations, qui ne travaillent pas pour prévenir et punir ces violations ou qui ne gèrent pas la crise ;

La FIDH appelle les États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, à coopérer avec la CPI et à la soutenir financièrement pour toutes les situations de crimes internationaux, en contribuant à son budget général plutôt qu’en lui allouant des fonds pour des situations spécifiques.

Et ce n'est pas fini...

 

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En est-on rendus là ?

29 Avril 2022, 11:52am

Publié par Bernardoc

« La Société des Nations est très efficace quand les moineaux crient, mais plus du tout quand les aigles attaquent ». Mussolini

Dans l’entre-deux-guerres, trois pays (l’Allemagne nazie, ainsi que le Japon en 1933, et l'Italie en 1937) quittent la SDN.

 

 « J'appelle à un cessez-le-feu mondial immédiat aux quatre coins du monde. » Antonio GUTERRES, secrétaire général de l'ONU, le 4 avril 2020 !

Cette dernière déclaration, pleine de bon sens, avait été prononcée au moment du pic de la pandémie, soit bien avant le conflit européen actuel.

 

Le bombardement de Kyiv par l'armée russe alors que le secrétaire de l'ONU était sur place est une véritable provocation : Putin se situe ainsi dans la droite ligne fasciste mussolinienne. Combien de temps la Russie va-t-elle encore rester au sein de l'ONU ? La prochaine fois y aura-t-il une frappe chirurgicale plus précise pour tenter d'éliminer le représentant de la plus grande organisation internationale ? L'ONU a-t-elle vécu ? Le monde a-t-il déjà tout oublié et se prépare-t-il à accélérer sa disparition ?

Habituellement, je suis plutôt optimiste (j'avais espéré qu'il y ait une alternative pour le deuxième tour de nos élections présidentielles!), mais là, je commence à douter, et même à avoir peur.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Des transports fossiles à diminuer… mais soutenus

27 Avril 2022, 17:18pm

Publié par Bernardoc

Extrait d'un article de Nicolas Desquinabo

Plus de 90 % des transports consomment du pétrole et sont responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (seul secteur en hausse depuis 1990). Ceci expose la France à plusieurs problèmes majeurs :

  • une forte dépendance stratégique auprès de pays parmi les moins sûrs (ex-URSS, Moyen-Orient, Golfe du Niger, etc.) ;

  • une perte économique allant de 30 à 60 Mds € par an pour les seuls transports, soit la grande majorité du déficit commercial et l’équivalent d’au moins 500 000 emplois « perdus » ;

  • des dommages sanitaires divers, en particulier 4 000 morts/an liés aux accidents et au moins 50 000 morts/an liés aux pollutions des véhicules thermiques.

Objectifs : réduire la consommation des moyens de transport et augmenter la part « modale » des transports « non fossiles » avec comme cibles :

  • 25 % des voyages (en « voyageurs x km ») en transports collectifs non aériens en 2020 (contre 18 % en 2008), en augmentant les infrastructures de transports collectifs (trains, trams, bus en voie propre) ;

  • 25 % des marchandises (en « tonnes x km ») en ferroviaire et fluvial en 2022 (contre 13 % en 2008).

Les résultats sont très décevants. En effet : 

Les « inversions » : quasiment rien pour le ferroviaire, sur-soutien du fret routier et malus dérisoires ne sont pas la solution.

Et ce n'est pas fini...


 

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Carte blanche ?

25 Avril 2022, 11:25am

Publié par Bernardoc

Ca y est, le méprisant de la République est reparti pour un dernier tour. Je m'attends au pire, car même si nous l'« obligeons », je l'imagine mal changer d'attitude, surtout s'il a un parlement à sa botte. La radio vient d'annoncer que c'est lui qui validerait les candidatures de son parti pour les législatives ; donc cela serait surprenant qu'il accepte de voir plusieurs têtes (des frondeurs ? Ahahah!).

Avant même d'annoncer sa candidature, il nous avait parlé des « Jours heureux » sans donner la référence historique, et surtout sans dire que depuis qu'il sévissait il s'appliquait à détruire ce que nos valeureux prédécesseurs avaient construit.

Assez inquiet entre les deux tours, il avait dit que « nos vies valent mieux que leurs profits », mais bien entendu, cela n'a rien à voir avec la suppression de l'ISF. Toute honte bue et sans citer ses sources, il nous annonce une planification écologique afin de bâtir un avenir en commun. Comme s'il allait appliquer une politique sociale pour ce second quinquennat !

Alors oui, effectivement, votons pour imposer la mise en place de ces idées aux législatives...dans l'UNITE !

Et ce n'est pas fini...

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Violences contre les élus : pourquoi il faut répondre d’urgence à ce nouveau malaise démocratique

20 Avril 2022, 10:52am

Publié par Bernardoc

In la newsletter du JDD (extraits)

 Jean-Baptiste Juillard, professeur agrégé de philosophie, doctorant en philosophie et théorie politique à Sorbonne Université, analyse le nouveau climat de violence visant les élus politiques et appelle à « réfléchir aux conditions de leur légitimité effective ».

À la fin du XIXe siècle, la France connut une vague d’attentats anarchistes, dont les deux événements paroxystiques furent la bombe lancée par Auguste Vaillant le 9 décembre 1893 dans la Chambre des députés, qui ne fit aucun mort, et l’assassinat du président de la République Sadi Carnot à Lyon le 24 juin 1894, par Sante Geronimo Caserio. Si la radicalité de cette violence paraît lointaine, et l’anarchisme moins en vue, les représentants politiques sont encore la cible de violences.

Dans le contexte du débat sur le passe vaccinal, nous avons ainsi assisté à une « multiplication » de menaces extrêmement violentes proférées contre des parlementaires de la majorité, à une échelle rarement observée par le passé. La députée LREM Aurore Bergé a de ce fait appelé à la constitution d’un « front commun contre la violence dans le débat public ». Quelque temps auparavant, à l’été 2019, le maire de Signes, Jean-Mathieu Michel, trouvait la mort , renversé par la camionnette d’un maçon qui avait été rappelé à l’ordre par l’élu alors qu’il déposait illégalement sur la voie publique des encombrants.

Un an après cet événement tragique, c’est le maire de Portbail, Francis d’Hulst, qui fut victime d’une agression physique alors qu’il rappelait l’interdiction de campement sauvage. Ces faits interpellent et étonnent d’autant plus que le mandat de maire est le seul à bénéficier d’un niveau de confiance supérieur à 50 % dans la population française, d’après les données du baromètre de la confiance politique Sciences Po – Cevipof.

En 2020, 1 276 agressions ont eu lieu sur des élus locaux

En réaction à ces événements, plusieurs parlementaires se sont emparés du sujet. En octobre 2019, le sénateur Philippe Bas a remis un rapport d’information « Sur les menaces et agressions auxquelles sont confrontées les maires », à partir de la consultation de 10,90 % des maires de France ou assimilés, soit 3812 élus, lesquels déclarent à 92 % avoir été victimes de violences physiques ou verbales, allant de l’incivilité à l’agression physique caractérisée.

En avril 2021, les députés Naïma Moutchou et Philippe Gosselin ont été rapporteurs d’une mission sur les « entraves opposées à l’exercice des pouvoirs de police des élus municipaux » dans le but d’améliorer la sécurité des élus locaux. D’après les chiffres du rapport, issus du ministère de l’Intérieur, en 2020, 1 276 agressions ont eu lieu sur des élus locaux en France, dont 505 agressions physiques, ce qui représente un triplement du volume des faits par rapport à l’année précédente. Les autres agressions courantes sont des outrages, des atteintes au domicile ou encore des dégradations de véhicules.

S’il convient de réagir rapidement avec des mesures juridiques adéquates et opérationnelles, il est aussi nécessaire de comprendre cette augmentation massive à la lumière de l’évolution de la place de l’élu et des transformations de la légitimité en démocratie. S’agit-il d’un problème conjoncturel ou structurel, amené à se déployer encore à l’avenir ?

Le sacre de l’élu

La violence envers les élus est non seulement inacceptable sur le plan moral et répréhensible sur le plan pénal, mais elle est aussi et surtout difficilement compréhensible sur le plan politique.

Comment en effet peut-il y avoir violence sur la personne qui a reçu l’onction du suffrage universel dans une démocratie ? L’élu est le pivot du système représentatif, dont Benjamin Constant a montré dans un fameux discours sur la « Liberté des Anciens comparée à celle des Modernes » (1819) qu’il était historiquement le mieux à même de préserver nos libertés.

Élire, c’est choisir et investir une personne d’un pouvoir, certes limité et temporaire, mais réel et effectif, exercé au nom de l’intérêt général. Ce faisant, le statut d’élu, dans l’imaginaire culturel et symbolique, est nécessairement associé à un respect spécifique, qu’illustre notamment le port cérémoniel de l’écharpe, aux couleurs du drapeau. Les parlementaires jouissent d’une immunité, qui vaut pour les opinions et les votes exprimés dans le cadre de leur mandat, et n’est bien évidemment pas une protection pour les infractions qu’ils commettraient dans leur vie privée. Les mandats locaux ont été de plus en plus encadrés à la faveur de la décentralisation.

L’âge de la « désélection »

Légitimé par l’histoire, protégé par un statut, assisté par des collaborateurs, entretenu par des indemnités, l’élu devrait pouvoir exercer son mandat en toute tranquillité, au-delà des contestations et controverses qui animent la vie démocratique. Comment expliquer dès lors cette forme de désacralisation de l’élu ?

Dans un livre intitulé La Contre-démocratie  Pierre Rosanvallon, historien et ancien professeur au Collège de France, s’intéresse à « la politique à l’âge de la défiance ». Nous serions entrés dans une démocratie de sanction, où le rejet se manifesterait plus visiblement et directement que l’adhésion à un projet.

C’est en effet un véritable changement de nature de l’élection auquel nous assistons selon Pierre Rosanvallon, puisqu’il ne serait plus désormais tant question de choisir que « de procéder à des éliminations », d’où le terme employé de « désélection » (II, 3. La politique négative). Analyser le système politique exige de prendre en considération les actes d’empêchement, dans la mesure où le corps civique se scinde en plusieurs groupes qui portent la contestation par des actions ciblées. En parallèle de l’apathie politique qui produit un « consentement par défaut », il y aurait à l’œuvre un « pouvoir d’empêchement » exercé par un « citoyen négatif », c’est-à-dire un citoyen qui s’oppose et dit non. La participation à la vie politique serait désormais devenue « essentiellement hostile », dominée par le désaveu et ses expressions diverses.

L’indispensable combat politique

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a contribué à la popularité d’une formule selon laquelle un bon élu local est « à portée d’engueulade » et doit en un sens le rester pour être au plus près des réalités. L’expression, très parlante, a même été reprise par le président de la République après la gifle qu’il a reçue en juin 2021 lors d’un déplacement dans la Drôme. Le chef de l’État appelait alors à distinguer l’expression d’une colère légitime, de la haine et de la violence qui n’ont pas leur place en démocratie.

Il existe bien un combat politique, comme le veut l’expression commune, mais trouve-t-il encore véritablement à s’exprimer ? La philosophe Chantal Mouffe considère que le triomphe d’une vision libérale excessivement et illusoirement consensuelle du politique se fait au détriment des oppositions parfois radicales qui devraient pouvoir s’exprimer en démocratie. Elle défend ainsi une vision « agonistique » du politique, terme issu du grec agôn qui renvoie au conflit et à la lutte.

Cela suppose de reconnaître une véritable légitimité à son adversaire. Dans une démocratie plurielle, reposant sur de véritables oppositions, l’opposant est à la fois combattu et reconnu, celui-ci « ne sera pas considéré comme un ennemi à abattre mais comme un adversaire dont l’existence est légitime et doit être tolérée. » A-t-on encore des ennemis ? Oui, répond la philosophe, qui propose de réserver le terme pour désigner ceux qui « mettent en question les bases mêmes de l’ordre démocratique », comme elle l’écrit dans La politique et ses enjeux  (1994).

Redonner de la légitimité : contrôle, représentativité, refondation

Comment redonner de la légitimité aux élus ? En mettant en place un contrôle renforcé de la délégation de pouvoir, par exemple la procédure de révocation en cours de mandat, portée par La France insoumise. On se souvient que Rousseau, au chapitre VII de ses Considérations sur le gouvernement de Pologne, plaidait déjà pour le mandat impératif, qui consiste à demander aux élus d’agir conformément à des instructions prédéfinies, comme remède au « mal terrible de la corruption ». Or, la Constitution de la Ve République rejette le mandat impératif (article 27) au profit du mandat représentatif.

Une autre piste de réflexion de fond est l’amélioration de la représentativité, comme le propose Pierre Rosanvallon dans Le Parlement des invisibles  (2014). En intégrant les discours et vécus des citoyens les plus éloignés de la vie politique, il serait possible de dépasser le sentiment d’abandon et le rejet des élus qui s’y associe. L’idée d’introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, afin d’offrir une meilleure représentation politique, est d’ailleurs fréquemment évoquée dans le débat public, mais toujours pas réalisée.

Dans L’ange et la bête. Mémoires provisoires  (2021), le ministre de l’Économie et des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, décrit le mouvement des « gilets jaunes » comme une véritable « crise de régime », révélant « l’obsolescence de nos institutions », source de colère et de contestation. D’où l’idée d’entreprendre un travail de refondation de celles-ci, afin de répondre à ce nouveau malaise démocratique.

Quoi qu’il en soit, l’un des défis à venir de la démocratie française sera assurément de réfléchir aux conditions de la légitimité effective des élus, au-delà du vote même, afin de retrouver le chemin d’une démocratie animée mais apaisée.

Et ce n'est pas fini...

 

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Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

14 Avril 2022, 09:51am

Publié par Bernardoc

« Référendum, proportionnelle... Macron tente un rattrapage sur les institutions »

Titre d'un article de Libé Matin

Eh bien non, ce n'était pas une élection par tacite reconduction, comme aurait aimé le sortant. Après cinq ans de mépris et de mauvaise élection en 2017 (cf. abstentions, blancs et nuls) il a agi comme si toutes les voix qu'il avait recueillies étaient pour la suppression de l'ISF, l'amputation des APL, l'augmentation de la CSG (+ 20%), la dégradation des conditions d'indemnisation pour les privés d'emploi, le gel des salaires (à ne pas confondre avec les primes) et des pensions, la tentative (avortée) de réforme des retraites, la casse du baccalauréat, la proportionnelle oubliée malgré les promesses faites à Bayrou...

Le seul point positif, à mon avis, fut la gestion de la crise sanitaire...une fois dépassés les mensonges du début.

Maintenant, quand il sera réélu pour son deuxième et dernier quinquennat, il aura les mains entièrement libres pour poursuivre la casse des conquis sociaux mis en place par le CNR (« Les jours heureux »). Il n'aura pas de bilan à défendre, ni de réélection à envisager : il peut donc raconter n'importe quoi pendant dix jours, cela ne l'engage à rien.

Et ce n'est pas fini...

 

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Merci Mesdames

8 Mars 2022, 09:07am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Des gens radicalisés à l’hôpital ?

6 Mars 2022, 23:15pm

Publié par Bernardoc

Propos recueillis par Jean-Loup Adenor

Un nouveau front ? Le président de l'Association des médecins urgentistes de France et chroniqueur à Charlie Hebdo et Siné Mensuel Patrick Pelloux a remis, jeudi 3 mars, au gouvernement un rapport sur la prévention et la lutte contre la radicalisation des agents exerçant au sein des établissements de santé. Sept ans après l'attentat de Charlie Hebdo, il a déroulé à Marianne ses conclusions et plaidé pour une prise de conscience de l'urgence de la situation.

Marianne : Pourquoi vous a-t-on confié cette mission sur la radicalisation en milieu hospitalier ?

Patrick Pelloux : Depuis l'attentat de Charlie, je suis resté extrêmement attentif à l'application de la laïcité dans le système de santé. En fait, j'ai été alerté fin 2019 de dérives dans le service de radiologie d'un hôpital à Orléans, le médecin faisait dire la prière trois fois par jour aux soignants de son équipe. J'ai fait remonter l'information à Katia Julienne, la directrice générale de l'offre de soins au ministère des Solidarités et de la Santé. C'est elle qui s'est renseignée et m'a rapidement dit qu'il y avait une situation à traiter dans le monde de la santé. Disons les choses clairement : un problème avec l'islam politique.

« Aujourd'hui, parler de ces problèmes, c'est être raciste. Or, ce rapport souligne les dérives religieuses, il n'a rien à voir avec les "races". »

En France, un travail considérable a été réalisé par le ministère de l'Intérieur, par le ministère des Transports, ainsi que dans le ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais dans le domaine de la santé, rien n'avait encore été fait. On m'a donc proposé cette mission : rendre compte de la situation et proposer des solutions. On a conduit un important travail bibliographique et quelque 70 auditions qui ont été très riches.

Et qu'a fait apparaître ce travail ?

D'abord et c'est vraiment important de l'entendre : oui, le radicalisme et le prosélytisme religieux à l'hôpital sont un vrai sujet en France. Tous les interlocuteurs qu'on a eus nous disent que jusqu'aux années 1980-1990, c'était un phénomène inexistant. Les étudiants en médecine étaient plutôt chez SOS racisme, Médecins sans frontière, ce genre d'engagements là. Au milieu des années 1990, la question du voile surgit à l'hôpital comme ailleurs dans la société, on commence à se poser la question de la présence des religions et même de certaines dérives sectaires dans le milieu hospitalier.

Ce qu'il faut également comprendre, c'est que le personnel qui travaille à l'hôpital est d’une profonde tolérance et très résilient. Alors quand ils se retrouvent face à ce type de dérives, que ce soit, dans l'islam ou chez les catholiques ou les protestants, ils ne réagissent pas forcément. Pendant nos auditions, une aide-soignante d'un hôpital de l'Ouest nous a confié qu'un de ses collègues, musulman intégriste, faisait du prosélytisme auprès de ses collègues, tâchant de les convertir. Personne ne savait quoi faire : les directeurs des agences régionales de santé (ARS) estiment souvent que le sujet est trop complexe, sulfureux. Évidemment, depuis des années une partie de la gauche et des militants islamistes ont œuvré à inverser la problématique : aujourd'hui, parler de ces problèmes, c'est être raciste. Or, ce rapport souligne les dérives religieuses, il n'a rien à voir avec les « races ».

Certains territoires sont-ils plus touchés que d'autres ?

Les territoires où l'on manque de mixité sociale, dans le nord et le sud du pays. On y trouve un certain entrisme, notamment d'un islam conservateur. Aux Antilles, alors que beaucoup se sont étonné que des médecins participent aux manifestations anti-vaccination, personne n'a pointé le rôle des églises évangéliques qui ont fait un véritable coup contre la vaccination !

Et quels sont les dérives et les dangers qu'on vous a fait remonter ?

La première expression de ces radicalisations dans le personnel hospitalier, extérieur ou chez les aumôniers, c'est le sexisme et l’homophobie, avant l’antisémitisme, qui n'est jamais très loin derrière. Ce genre de problèmes conduit des médecins à refuser de soigner ou d'utiliser certaines techniques, un phénomène heureusement encore très marginal. On a notamment eu le cas d'un médecin qui a refusé de faire une transplantation d'organe car c'était haram. Autre exemple : le cas d'un étudiant en médecine qui refusait catégoriquement de soigner les femmes, mais qui lui était membre d'un groupe à tendance sectaire sioniste. On sait que certains médecins refusent l'accès à l'avortement en surdatant la grossesse…

C'est tout simplement ce qu'on appelle un refus de soin et c'est pour ça qu'il faut à tout prix réaffirmer le principe de laïcité dans le milieu hospitalier. Il faut arrêter l’angélisme et réagir dans ce milieu comme nous avons déjà commencé à réagir dans l'éducation ou le sport.

Vous placez la réaffirmation de la loi de 1905 sur la laïcité comme préconisation première pour prévenir ces problèmes, pourquoi ?

Le sujet du radicalisme est intimement lié à celui de la laïcité. On pense que c'est un principe acquis et définitif mais c'est une idée usée, notamment à l'hôpital. Pourquoi ? Peut-être d'abord parce qu'on a redonné la parole aux religions sur les questions qui relèvent du domaine de la santé – l'avortement, la procréation médicalement assistée, la fin de vie… Ensuite aussi parce que l'islam politique et conservateur a gagné du terrain en France.

« Si on ne fait pas attention, on peut se retrouver avec des gens très dangereux, radicalisés, à l’hôpital. »

Alors oui, l'une de nos préconisations, c'est de faire signer à toutes les personnes travaillant à l'hôpital une charte de la laïcité, quel que soit leur statut, leur grade, leur rôle. Je suis très heureux que les organisations syndicales me suivent sur cette initiative.

On constate malheureusement chez les jeunes générations une réinterprétation du principe de laïcité dite « ouverte » ou « inclusive »…

C'est vrai, certains jeunes ont une vision aménagée de la laïcité. Dans les facultés de médecine, on trouve beaucoup d'étudiantes – et beaucoup des converties – qui militent notamment pour le voile et qui ont souvent des éléments de langage fournis par des associations cultuelles.

Il y a aussi la question des médecins étrangers appelés en renfort pour travailler en France.

Ces prochaines années, on va faire venir des milliers de médecins étrangers pour répondre à la crise du personnel à l'hôpital. Je regrette qu'on n'augmente pas le numerus clausus pour former des jeunes ici et qu'on préfère piller les ressources humaines de l'étranger. Mais cette décision interroge surtout le rapport de ces médecins, dont certains viennent de pays où l'islam est la religion officielle, à la laïcité française.

Diriez-vous que l'hôpital est une cible aujourd'hui pour les groupes religieux fondamentalistes ou prosélytes ?

Oui, évidemment que l'hôpital est une cible ! Regardez Baraka City, une association humanitaire dissoute par le gouvernement pour sa proximité avec des milieux islamistes, ils avaient pignon sur rue à l'hôpital ! N'oubliez jamais que le principal moyen d'action de Daech en Syrie, c'était l’accès aux soins gratuits pour les populations. La santé gratuite, ce n’est pas rien ! Zineb El Rahzoui, qui a traduit des lettres politiques des Frères musulmans, a montré que leur objectif, surtout en France, était d'utiliser le système de protection sociale et de conquérir le système hospitalier.

Il faut le comprendre et l'analyser pour pouvoir se défendre ; et augmenter la compétence et la vérification des associations cultuelles habilitées à intervenir en milieu hospitalier car nous manquons de vigilance. Il faut une mobilisation pour garantir aux malades l'accès aux soins dans un environnement protégé du prosélytisme, du fondamentalisme et des dérives sectaires. Aujourd'hui, l'hôpital est très en retard : on vient seulement de nommer des référents laïcité dans les hôpitaux et les ARS. Si on ne fait pas attention, on peut se retrouver avec des gens très dangereux, radicalisés, à l’hôpital.

Allez-vous poursuivre ce travail à l'extérieur de l'hôpital ?

C'est exact ! Des médecins libéraux m'ont contacté en m'expliquant qu'ils rencontraient de plus en plus de problèmes avec leur patientèle et des environnements de plus en plus communautarisés. Il y a aujourd'hui un sujet global sur l'ensemble du sanitaire médico-psycho-social.

Espérons que ce rapport ne va pas être vilipendé par la Libre Pensée, la LDH et la Ligue de l'enseignement, comme elles avaient dénigré le dernier rapport Obin sur l'école.

Et ce n'est pas fini...

 

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Macron se représente.

3 Mars 2022, 18:04pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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