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Le blog de Bernard SARLANDIE

regards sur le monde

A méditer.

4 Mars 2021, 17:58pm

Publié par Bernardoc

J'ai reçu ça

Une voiture électrique est tout simplement ruineuse, et c'est même bien pire que cela !

Non seulement le coût de la recharge sur les bornes des différents réseaux (Ionity et les autres) sera BEAUCOUP plus cher que maintenant, mais ce sera la même chose pour les bornes de recharge "privées", chez soi ou dans les copropriétés !

Et tout cela est évident ! Car, ce dont les politiques se sont bien gardé de nous parler, c'est la manière par laquelle ils comptent récupérer les milliards des taxes TIPP, puisqu'il faudra bien compenser pour l'Etat la perte de la taxe sur l'essence et le diesel (37 à 40 milliards d'euros par an). Mais "gouverner c'est prévoir", et tout est prévu, étudié et annoncé dans les milieux de l'énergie !

Ce n'est pas comme les masques, ... mais ça avance masqué !

La taxe "TIPP" sur les Produits Pétroliers a changé de nom : elle est devenue taxe intérieure de consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) : pas idiot en soi car c'est bien l'énergie qu'il faut économiser et la nuance a son importance !!

Le fameux compteur Linky, qu'on nous a imposé n'est pas seulement destiné, comme il est dit officiellement, à faire du télé relevé des consommations mais aussi à mieux contrôler et identifier la consommation d'électricité.

Son "INDEX Inactif 5" inutilisé actuellement (parmi d'autres), sera capable d'identifier à quel "objet roulant" il fournit son énergie par la prise spécifique ou par la durée de la charge des batteries sur une prise standard, pour appliquer automatiquement un tarif "adapté" !

Les naïfs du véhicule électrique qui croient qu'ils vont continuer à payer 2€ leur plein d'électrique vont déchanter !

Même en se branchant sur une prise classique 240V / 16A, la charge durant près de 12h, le compteur Linky saura la détecter et il sera difficile d'échapper à la taxation spéciale de l'énergie. D'ailleurs les futurs véhicules électriques ne permettront sans doute plus l'utilisation de prises classiques.

Il semblerait même que des tarifs soient déjà prévus : sur cet Index Inactif 5, le kWh ne coûterait pas 0.79€ comme le kWh sur bornes publiques aujourd'hui, mais 1.35€ !

Comme une petite voiture électrique, genre Zoé, consomme environ 20 kWh aux 100 km, c'est 27€ les 100km que cela coûterait, soit l'équivalent de ....18L d'essence aux 100km ! Avec 27€ une Clio essence (5 à 6 litres / 100km) fait plus de 300km... Intéressant système, n'est-ce pas ?

Peut-être que ces informations sont alarmistes, mais même à 0.8€ le kWh, tarif actuel dans certains réseaux, à 20kWh/100km c'est encore 16€/100km, soit l'équivalent de plus de 10 litres d'essence...

C'est trop cher ! Le contribuable descendra dans la rue ! Qu'à cela ne tienne, on pourra immédiatement appliquer une petite baisse sur ce prix, et sans frais, applicable "informatiquement", du jour au lendemain au fin fond de la France, et le contribuable dira merci ! Ah.... Vive le monde digital, une bénédiction pour les impôts !

Ce qui est sûr, c'est que, quel que soit le montant de ces taxes, on peut être certain qu'elles seront fixées au maximum tolérable, qu'elles ne conduiront pas à un coût d'utilisation moindre que ce qu'accepte pour rouler le contribuable aujourd'hui, et que l'automobiliste n'a pas fini de se faire saigner. D'autant qu'elles seront ajustables à volonté !

Autre exemple, ils pourraient appliquer un tarif différent pour un véhicule hybride rechargeable, reconnu par le Linky et nettement moins écolo qu'une électrique, donc le taxer plus fortement au kWh !

Et on ne parle là que de l'énergie utilisée en roulage. Aujourd'hui, il faut 3 à 4 fois plus d'énergie pour fabriquer un véhicule électrique et ses batteries, qu'un véhicule thermique. C'est ça le progrès ? Pour les bobos parisiens, peut-être...

N'oublions pas non plus les temps d'attente et autres contraintes : refroidissement de la batterie avant la charge, trouver une borne libre en état de fonctionnement, posséder une carte d'abonnement compatible avec la borne, durée de la charge.

Alors... La voiture électrique, un piège à cons ?

Est-ce un complot ? En tous cas, ce sont des arguments qui viennent s'ajouter, par exemple, aux problèmes de fabrication des batteries et de l'exploitation des jeunes enfants qui vont gratter pour trouver les « terres rares » nécessaires.

Et ce n'est pas fini...

 

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Laisse entrer la nature.

2 Mars 2021, 17:06pm

Publié par Bernardoc

J'ai de plus en plus de mal à supporter cette pub, qui apparemment va se prolonger jusqu'au 3 avril. Financée par France Bois Forêt, qui est une fondation émanant de la filière bois, la publicité nous vante chaque soir des habitations improbables loin d'être à la portée de toutes les bourses. Le vocabulaire utilisé est simple et semble nous inviter à construire le même genre de logement. Je ne demanderais pas mieux, mais qui pourra m'aider à financer une telle maison ? Je n'ai pas de mécène, alors je pense que je vais attendre la prochaine offre gouvernementale de la maison à 1 €.

Ah bon, ce n'est pas prévu ? Alors peut-être plutôt que de tenter de nous faire rêver, nous les 99%, ne faudrait-il pas mieux s'orienter vers des maisons plus simples, tout aussi écologiques, mais accessibles à tous les mal (ou non) logés dont le nombre décidément ne faiblit pas ?

Une chose intéressante cependant : lorsque les bâtiments sont destinés à une collectivité pour accueillir la population locale (devrais-je dire « territoriale » comme c'est la mode?) de la petite enfance jusqu'aux vieux (je suis allergique au mot « senior ») : bravo aux initiateurs qui n'hésitent pas à offrir le meilleur aux citoyens concernés !

Et ce n'est pas fini...

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Ce fut un des fleurons du service public.

25 Février 2021, 18:14pm

Publié par Bernardoc

Extrait d'un entretien avec Nicolas JOUNIN (sociologue, auteur d'un livre « Le Caché de la Poste »)dans Libération du 24 février 2021
«Définir la tournée d’un facteur par des algorithmes est un moyen brutal de couper à toute discussion»

Trois heures, quarante-trois minutes et cinquante-neuf secondes, c’est la durée d’une tournée de facteur, calculée par un logiciel.

Tous les deux ans, on vise à une hausse de la productivité. Ce qui se traduit à chaque fois par une augmentation de la charge de travail et par une diminution des effectifs. Des tournées sont supprimées pour être réparties sur les tournées restantes. Il arrive aussi qu’on fragmente le travail. Alors que traditionnellement, un facteur fait d’abord, au bureau de poste, le tri du courrier qu’il doit distribuer avant de partir en tournée, de plus en plus de réorganisations divisent le travail, certains postiers ne font plus que du tri et d’autres que de la distribution, c’est une perte d’autonomie et de responsabilité dans son travail. Avant, il pouvait y avoir une transmission d’expérience entre deux collègues qui se succédaient sur une même tournée. Aujourd’hui, c’est plus difficile car les tournées sont plus fréquemment renouvelées. On ne peut ni mémoriser pour le long terme ni transmettre.

 

C'est sans doute une explication au fait que le facteur préfère laisser un avis de passage dans ma boîte aux lettres plutôt que de sonner à ma porte.

Et ce n'est pas fini...

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Les oiseaux en hiver.

23 Janvier 2021, 11:40am

Publié par Bernardoc

« Elle met du vieux pain sur son balcon, pour attirer les moineaux, les pigeons ». Ce qu'évoque cette chanson de Jean-Jacques GOLDMAN, c’est un moment tranquille et apaisé, sur une petite place de village :

un vieil homme souriant, ravi de donner ses quignons de la semaine aux oiseaux des alentours. Les oiseaux se pressent autour de lui, ils se précipitent sur les petites miettes dans un battement d’ailes.
On croirait qu’ils se connaissent. « Comme cet homme est touchant !», se disent les passants en le regardant. 

Mais, « nourrir » un oiseau, ça n’est pas que lui remplir l’estomac : l’oiseau picore ce qu’on lui donne, certes, parce que l’amas de mie de pain gonfle dans son petit estomac et l’aide à se sentir repus.
Mais il n’obtient aucun des nutriments dont il a besoin pour vivre : vitamines, protéines, minéraux.

Imaginez un peu : à l’état sauvage l’oiseau se nourrit surtout de graines complètes, pleines de fibres : avoine, maïs, tournesol, millet… 
Ce que certains leur distribuent dans les parcs et squares, ce sont des farines transformées, salées, mélangées avec des levures, des agents de traitement, des conservateurs, du sucre.

Pas très difficile d’imaginer le résultat sur le long terme…

- La dénutrition s’installe chez les oiseaux, à force d’excès de glucides et de carences
- Leur foie, qui n’est pas adapté à digérer ces substances, se dégrade petit à petit

- Les grosses quantités de sel altèrent leurs fonctions cérébrales et bloquent le fonctionnement de leurs reins…

- Si le pain est mouillé il devient le terrain favori des bactéries : salmonellose, botulisme…

Il faut aussi penser aux nids des oiseaux où ils rapportent miettes et morceaux de pain : ils deviennent des nids à bactéries, qui se transmettent à leurs petits !

Nourrissez- les autrement !

On l’apprend aux enfants, qui adorent ça aussi : aller donner à manger aux oies, aux canards, déposer quelques miettes pour les moineaux ou pour les poules.

La majorité des ornithologues s’accorde même à dire que ce n’est pas une mauvaise chose de le faire, surtout en hiver où les graines, fruits et baies se font plus rares et nos amis ont bien du mal à trouver eux-mêmes de bonnes sources de nourriture.

Mais faites-le avec les bons aliments ! Ceux qu’il leur faut : graines et boules de graisse.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Les avantages du compteur Linky.

17 Janvier 2021, 18:12pm

Publié par Bernardoc

In Planet conso aujourd'hui.

Ils sont nombreux à rejeter le compteur intelligent d'Enedis et c'est aussi le cas d'Arnaud. Cet abonné avait déjà fait part de son mécontentement dans nos colonnes. En janvier 2020, il dénonçait déjà une "incitation à la consommation".  Aujourd'hui, il revient pour Planet sur les points qui l'agacent le plus depuis l'installation de ce nouveau dispositif.

"Enedis explique que le compteur Linky permet une meilleure maîtrise de sa consommation. C'est peut-être vrai, mais je ne suis pas convaincu qu'on soit mieux informés depuis. Mieux maîtriser sa consommation, ça sous entend d'avoir le nez en permanence rivé sur son compteur, ce que je ne fais pas à titre personnel. Et je ne suis pas sûr que la majorité des Français le fassent…", commence-t-il d'abord, estimant que l'appareil posé chez lui n'est pas plus intuitif que ne l'était l'ancien compteur à aiguilles.

"Sur son site, EDF fournit plus d'informations, c'est vrai. On peut par exemple observer sa consommation journalière et dresser un comparatif demi-heure par demi-heure. Cependant, ce n'est pas sans coût : avant d'en arriver là, il faut remplir son profil. C'est presque aussi détaillé que l'inscription sur un réseau social, tant Enedis cherche à en savoir sur nous…", déplore cet utilisateur déçu, pour qui les données personnelles ont une réelle valeur.

"Je ne peux dire que je partage toutes les inquiétudes des mouvements anti-Linky. Je vis en appartement, dans un immeuble, et je suis donc déjà bombardé par les ondes. Qu'elles viennent de chez moi ou de chez mes voisins, elles sont omniprésentes. Je ne suis pas sûr qu'un compteur connecté y change grand chose. De la même façon, je n'ai encore eu à craindre de départ de feu…", souligne d'abord notre abonné, avant de revenir sur ce qui est plus susceptible de le déranger. 

"En revanche, je comprends très bien les questions qu'ils se posent sur l'utilisation de nos données. On ne sait pas quelle utilisation Enedis en fait. Je constate simplement qu'au moment de l'installation, j'ai commencé à être démarché par des sociétés concurrentes d'EDF. Visiblement, elles avaient récupéré mes informations personnelles. Soit Enedis les a vendues, soit elles ont simplement appris que mon quartier allait être équipé…Je ne sais pas", s'interroge-t-il.

Autre problème ? Linky ne lui a pas permis de réaliser les économies attendues. "J'ai installé mon compteur en hiver du coup, mécaniquement, cela n'a pas engendré de baisse visible de mon budget électricité, d'autant plus que c'est grâce à elle que je chauffe mon logement. Cependant, je n'ai pas fait d'économie significative par rapport à l'année d'avant. Je reste persuadé que ce n'est pas Linky qui permet de dépenser moins, mais bien les conclusions que tout un chacun tire sur sa consommation…", affirme l'usager, qui soulève une autre question : "En vérité, qui profite de ce nouveau compteur ? Je ne suis pas sûr qu'il ait été installé en pensant à nous. Peut-être qu'Enedis et les techniciens chargés de les relever en bénéficient davantage que les utilisateurs…"

Lors de sa dernière intervention, il blâmait les coupures de courant récurrentes, à chaque fois qu'il utilisait de concert son four et sa machine à laver. La situation ne semble pas s'être améliorée. "Je ne peux pas dire que je suis satisfait du compteur Linky. Depuis la dernière fois, mon électricité a été coupée à au moins trois reprises. Contrairement aux anciens compteurs à aiguille, ce nouvel appareil n'a aucune tolérance pour des pics de consommations pourtant très ponctuels. Quant à Enedis…ils nous invitent juste à passer à un abonnement plus onéreux", s'offusque-t-il encore.

Finalement, le titre est peut-être mal choisi !

Et ce n'est pas fini...

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Bon appétit !

9 Janvier 2021, 17:31pm

Publié par Bernardoc

Quelques chiffres tirés du dernier numéro de Valeurs Mutualistes ;

    • 1 décès sur 5 dans le monde est lié à une mauvaise alimentation (bien plus que les morts du tabagisme) ;

    • En 4 ans la part des Français qui ont mangé bio au moins une fois par semaine est passée de 37 à 47% (certains grâce aux repas scolaires) ;

    • En 2018 plus des 2/3 des consommateurs s'intéressaient à l'impact de leur alimentation sur leur santé, 61% à son impact sur l'environnement ;

    • 45% des gens achètent du bio pour préserver l'environnement, 59% pour leur santé ;

    • Une augmentation des aliments ultra-transformés augmente d'autant le risque de cancer, du sein en particulier ;

    • 1/3 des Français sont en surpoids ;

    • Mais surtout, dans notre riche pays, ¼ de la population limite ses repas pour passer la fin du mois.

Vous voyez, mes camarades mutualistes que ça vaut le coup de sortir notre revue de l'enveloppe !

Et ce n'est pas fini...

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Mémoire.

8 Janvier 2021, 09:23am

Publié par Bernardoc

C'était au début du siècle, ma mère avait 81 ans, je lui avais souhaité son anniversaire le matin au téléphone, faute de pouvoir le faire en « présentiel » (le mot n'existait pas à l'époque). L'après-midi nous étions allés chercher Maeva à l'Itep car elle avait rendez-vous chez le psychiatre. En repassant devant le collège Paul Langevin que je dirigeais à l'époque, elle se mit dans une de ces colères dont elle avait le secret. Pourquoi ce souvenir me reste-t-il précisément en mémoire ? Il y avait une émission spéciale que j'écoutais sur l'autoradio : nous étions le 11 septembre 2001.

2015, c'était la grande époque du Front de Gauche ; j'étais candidat PG pour les élections départementales et nous étions en négociation au siège de la Fédération du PCF pour établir les têtes de liste. A la fin de la discussion, Sébastien, le secrétaire fédéral voit une annonce sur son téléphone : « Il y a eu une fusillade à Charlie, ça a fait mal ». Je n'ai pas lâché mon téléphone dans le bus qui me ramenait à la maison : nous étions le 7 janvier 2015.

Deux dates qui viennent s'ajouter, outre les anniversaires, aux dates de mes 17 déménagements pour me permettre de me repérer sans trop d'hésitations sur le cours de ma vie.

Et ce n'est pas fini...

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Le vrai sens des mots.

4 Janvier 2021, 14:20pm

Publié par Bernardoc

Inspiré par le titre d'un article de Marianne (que je n'ai pas lu).

« Neutraliser » : empêcher d'agir, rendre inoffensif.

Ce terme est souvent utilisé en cas d'intervention policière face à un acte de violence. Dans la plupart des cas, lorsqu'on dit que l'auteur des faits a été « neutralisé », ne nous voilons pas la face (aucune allusion pseudo-religieuse), cela veut dire qu'il a été abattu.

Bien sûr, on peut penser qu'il en a fini de nuire et qu'il ne recommencera plus. Mais pourquoi ne pas dire alors qu'il a été abattu ? Est-ce parce qu'en France, Etat de droit, la peine de mort a été abolie le 18 septembre 1981 ? Et abattre un être humain, quels qu'aient pu être les délits commis, ne revient-il pas à rétablir une peine de mort « sauvage » ?

En règle générale, nul ne plaindra cette victime supplémentaire, même si cela s'apparente beaucoup à la loi du talion. Mais quid de la justice alors ? Un procès a une valeur éducative (contrairement à la peine de mort qui n'a jamais servi d'exemple pour les malfaisants) qui n'exclut pas les sanctions méritées, comme vient de le démontrer un récent procès.

Lors du dernier attentat de Nice, l'assassin a été blessé avant d'être arrêté et soigné. Serait-ce parce que les intervenants étaient des policiers municipaux qui ont agi d'eux-mêmes sur le champ, sans attendre d'ordre venant d'une autorité supérieure ? En tous cas, bravo à eux pour cet acte de bravoure.

Et ce n'est pas fini...

 

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Le Chat dit tout.

1 Janvier 2021, 00:07am

Publié par Bernardoc

Merci Geluck.

Et ce n'est pas fini...

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Projet de développement des énergies renouvelables à Cuba

26 Décembre 2020, 15:52pm

Publié par Bernardoc

Malgré le blocus, Cuba poursuit ses efforts d'autonomie.

Extrait de la lettre hebdomadaire de Cuba coopération France du 24/12/20

 

Dans le cadre du Plan national de développement économique et social de Cuba pour 2030, le pays aspire à augmenter la part des énergies renouvelables sur son réseau électrique à 24%. La France contribue à ce projet au travers de l’Agence Française de Développement.

Pour atteindre cet objectif, les ajouts de capacité suivants ont été proposés : 755 MW de centrales à biomasse (bioélectrique) ; 700 MW de parcs solaires photovoltaïques ; 633 MW d’énergie éolienne ; et 56 MW de petite production hydroélectrique.

Actuellement, il y a 67 fermes photovoltaïques à Cuba, avec 13 autres en construction, ce qui ajoutera environ 42 MW à la capacité électrique installée existante. À l’heure actuelle, la production photovoltaïque contribue à environ 1,15% de la consommation d’énergie globale à Cuba, avec une capacité totale de 157 MW. En 2019, la production solaire atteignait 241442 MWh. Afin de produire 1 MW d’énergie solaire, il est nécessaire d’installer plus de 600 000 panneaux dans tout le pays.

Aujourd’hui, il y a quatre parcs éoliens à Cuba construits à titre expérimental avec une capacité globale de 11,5 MW, tandis qu’il y a 13 nouveaux projets en différentes phases d’exécution. Parmi les projets en cours de mise en œuvre, trois ont des investissements publics, neuf des investissements étrangers et un est toujours en négociation. Il y en a 10 en phase de préparation, ce qui portera la capacité globale à 375 MW.

Le potentiel hydroélectrique de Cuba n’est pas très important en raison de l’absence de rivières et de réservoirs riches. Aujourd’hui, 147 centrales hydroélectriques sont en service d’une capacité globale de 68,3 MW, tandis que deux centrales hydroélectriques de 4 MW sont en construction et on prévoit d’ériger 13 autres centrales d’une capacité totale de 10,1 MW. En outre, d’autres projets sont en cours d’exécution dans des sites identifiés à fort potentiel hydroélectrique, qui permettent d’atteindre les 56 MW supplémentaires prévus dans le programme de Cuba.

L’utilisation de la biomasse représentera environ 14% de la production totale d’électricité à partir de sources renouvelables, qui proviendra de la construction de 19 adjacents bioélectriques au même nombre de sucreries. Il est prévu de remplacer les systèmes de production d’électricité des sucreries dont la capacité de production de sucre est la plus élevée, afin de produire de l’électricité à partir du bioélectrique, en utilisant la biomasse comme combustible. Le bioélectrique génère l’énergie et la vapeur nécessaires à l’usine de sucre tout en recevant le carburant (bagasse de canne à sucre) et le condensat nécessaire pour fonctionner de l’usine de sucre. Le surplus d’électricité généré peut être vendu à la société d’État Union Eléctrica (UNE), récupérant ainsi l’investissement et promouvant la culture de la biomasse boisée dans le but d’étendre la production d’électricité en basse saison. Pour rendre la bioélectrique efficace, la culture de la biomasse de canne à sucre dans tout le pays sera augmentée. Récemment, le premier bioélectrique érigé à Cuba, qui est situé à côté de la sucrerie de Ciro Redondo dans la province de Ciego de Ávila, a été synchronisé avec le réseau national. Il s’agit d’une centrale électrique à biomasse de 60 MW avec deux chaudières capables de consommer chaque jour environ 2 100 tonnes de bagasse et 1 200 à 1 500 tonnes de marabout. On estime que l’usine permettra d’économiser environ 100 000 barils de pétrole par an et de réduire les émissions de dioxyde de carbone d’environ 300 tonnes par an. Cette bioélectrique devrait fournir environ 50% de la demande d’électricité de la province, alors qu’elle produit à un rendement d’environ 157 kWh par tonne de canne à sucre transformée par la sucrerie. Il générera environ 391 GWh par an, dont environ 300 GWh seront vendus à l’UNE. Aujourd’hui, deux bioélectriques de 20 MW sont en construction à Cuba. Le premier est près de la sucrerie Jesus Rabí dans la province de Matanzas, et le second est adjacent à l’usine sucrière Hector Rodriguez dans la province de Villa Clara. Les bioélectriques devraient consommer du marabout et de la biomasse forestière de juin à novembre, et de la bagasse de canne à sucre de décembre à mai, ce qui permettra un fonctionnement en moyenne de 300 jours par an. Autrement dit, le bioélectrique fonctionnera non seulement pendant la saison de récolte de la canne à sucre, consommant la bagasse accumulée pendant celle-ci, mais aussi dans le reste du temps prévu à partir de la disponibilité de la biomasse boisée. Pour cela, environ 89 200 hectares ont été identifiés à ce jour pour promouvoir la culture de la biomasse forestière. Le programme bioélectrique de Cuba, en plus d’avoir un impact définitif sur le processus de production de sucre et de fournir une énergie propre au bouquet énergétique du pays, aura également un impact positif sur l’environnement, favorisant ainsi l’accès à une énergie renouvelable sûre, durable et moderne.

Le programme de Cuba promeut également l’installation de lampes, de lumières et d’ampoules à technologie LED ainsi que l’utilisation et l’utilisation de radiateurs solaires, de cuisines à induction, de pompes photovoltaïques, d’usines de biogaz et de biodigesteurs. 

Et ce n'est pas fini...

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