Una istòria occitana.
Chaque année, j’essaie de participer à au moins une activité proposée par le festival occitan de Bordeaux, et hier soir ce fut la première pour cette année : l’avant-première du film qui donne le titre à cette chronique. Et après l’AG départementale du PG, cela faisait du bien.
Une seule déception : le film ne répond pas vraiment à ce qu’annonce son titre : il s’agit en fait d’une histoire de la chanson occitane et des difficultés pour la faire (re)vivre à notre époque. Pourtant « le chant sublime la langue » nous est-il dit, mais il a fallu la retrouver cette langue que nos (grands)parents ont refusé de nous transmettre par amour, car ils étaient persuadés que la réussite ne passerait que par le français. Et je me suis totalement retrouvé là-dedans, moi qui était bilingue jusqu’à l’âge de douze ans, et à qui ma famille a cessé de m’adresser la parole en occitan sous prétexte que j’étais le premier de la famille à aller au lycée.
J’ai découvert tout un tas de nouveaux groupes occitans punk ou hard rock dont j’ignorais l’existence. Il manquait cependant une province : l’Auvergne, que le réalisateur a bien essayé d’assimiler au Limousin, mais ce n’est pas passé !
Ce film de 52 minutes passera le samedi 17 octobre à 15h20 sur F3.
La soirée se prolongeait ensuite par une bonne demi-heure de chansons des troubadours, accompagnées à la harpe et à la vielle à archet ou à la guitare turque et se clôturait par une table ronde avec les différents protagonistes : réalisateur, chanteur, Alem SURRE GARCIA (auteur), directeur du festival, représentant de F3.
Bref, une très riche soirée culturelle.
Photos du chanteur et des participants sous le lien :
Et ce n’est pas fini…