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Le blog de Bernard SARLANDIE

Journal d’une Gazaouie

30 Novembre 2025, 14:00pm

Publié par Bernardoc

in Libération du 30 novembre 2025 (extraits)

«La force, ce n’est pas seulement survivre au danger, c’est continuer de soigner, d’apporter de l’espoir»

Nour Z. Jarada vit à Gaza depuis toujours. Pour «Libération», cette psychologue de Médecins du monde raconte son quotidien dans l’enclave palestinienne.

Je vous écris depuis mon lit, dans ma maison, à Gaza. Vous ne pouvez imaginer ce que ce détail anodin représente pour moi. C’est l’une de ces banalités du quotidien que l’on tient pour acquise. Et pourtant, chaque minute que je passe allongée ici me submerge d’une gratitude immense et presque coupable d’être encore là. Je regarde autour de moi, et la stupéfaction m’envahit. Après deux ans de guerre interminable et impitoyable, deux ans au cours desquels nous avons goûté à toutes les formes de souffrance possibles, je peux enfin le reconnaître : je suis une survivante.

Lorsque le cessez-le-feu a été déclaré en octobre, nous avons tous regardé les images. Poignées de mains, sourires forcés et embrassades, comme une mise en scène au cinéma. Le monde applaudissait. Des appels arrivaient de toutes parts : des félicitations pour la paix retrouvée, des louanges pour la sécurité rétablie. Et pourtant. Je n’éprouvais rien. Nous étions en état de sidération, comme si cette nouvelle parvenait à un peuple déjà vidé par la peur et par la perte. Une cérémonie, une signature ou encore une conférence de presse allaient-elles effacer ce que nous avions subi ? Pouvaient-elles soulager nos cœurs de ces années de terreur ? Non. La mémoire ne s’efface pas dès que les obus cessent de tomber. Elle est gravée. Elle est éternelle.

En tant que psychologue, je reconnais la paralysie qui suit un traumatisme bien trop long. Après avoir subi des menaces incessantes, l’esprit se replie. Il verrouille toutes les émotions prêtes à nous submerger. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est un mécanisme naturel de survie.

Le cessez-le-feu a offert quelques mesures concrètes : un premier échange de prisonniers, des promesses d’aide humanitaire. Mais, même si les bombardements se sont tus, le silence n’a pas étouffé toutes les violences. Celles qui continuent de nous meurtrir : les attaques isolées, les civils encore blessés et tués. Autant de rappels qu’ici, toute trêve est aussi fragile que du papier.

L’ampleur des pertes humaines reste encore à quantifier. Des dizaines de milliers sont morts et des milliers d’autres ont disparu, engloutis sous les ruines. Des familles cherchent désespérément le nom d’un proche dans des listes interminables de disparus. La majorité de la population de Gaza erre, déplacée et déracinée. Sans toit, sans nourriture, sans soins.

Depuis la trêve, nous avons vu ressurgir les vivants. Des prisonniers amaigris, vacillants, les yeux perdus à la recherche de proches qui n’existent plus. Et puis, reviennent aussi les corps, marqués par la torture et l’abandon. Des mères reconnaissent leurs enfants à des reliques minuscules : une bague, une cicatrice, une chemise brûlée. Ces scènes ont balayé ce qui restait de notre foi dans les grands discours du droit international et sa liturgie soignée des droits humains.

On nous répète que la guerre est terminée. Mais les jours d’après ne sont qu’une succession d’autres batailles : des batailles pour l’eau, le pain, les médicaments. La guerre s’est peut-être arrêtée sur le papier, mais la destruction nous encercle : des maisons éventrées, des écoles transformées en refuges improvisés, et des hôpitaux qui tiennent à peine debout. Ceux qui célèbrent à l’étranger peuvent-ils nous dire comment nous allons reconstruire nos vies ? Où dormirons-nous, que mangerons-nous ? Comment renaître quand tout ce qui rendait la vie possible a été réduit en poussière ?

Revenir à Gaza début novembre a été un choc et un réconfort. J’avais attendu, incertaine que la guerre soit vraiment terminée. L’exil nous avait vidés de notre force, de nos économies, de notre espoir. Mais en y revenant, j’ai marché dans les rues avec un regard neuf. Gaza reste d’une beauté bouleversante. Une beauté forgée dans la ténacité : des gens déblayent les ruines de leurs maisons à mains nues. Des voisins accueillent les déplacés les bras ouverts. Des enfants reprennent le chemin de l’école, improvisée sous des tentes. Tandis que les effluves d’un restaurant se répandent à nouveau dans l’air, comme une célébration farouche de la vie.

Mais en même temps, les marques de ce que nous avons perdu sont partout. Pendant la guerre, des centaines, des milliers de nos jeunes sont partis à la faveur d’une évacuation ou grâce à des bourses d’études, ne serrant contre eux que leurs papiers et leur chagrin. Ce sont des esprits brillants, acharnés, en quête d’éducation et de sécurité. Mais leurs cœurs, eux, n’ont jamais franchi la frontière. Ils sont déchirés entre l’espoir d’un avenir meilleur et la crainte d’un départ vers un exil sans retour.

Chez Médecins du monde, nous sommes revenus préparer la réouverture de nos cliniques dans le nord de Gaza, dont un grand nombre a été endommagé ou réduites à néant pendant la guerre. Nous continuons de soigner les corps meurtris et les âmes ravagées, tout en répondant aux besoins urgents malgré les ressources insuffisantes.

Nous, Gazaouis, comptons soigneusement les morts, les disparus et les orphelins. Chaque chiffre est une vie, une histoire, un monde de souffrance. Nous n’oublions pas : chaque nom, chaque visage reste gravé dans nos cœurs, tel un souvenir des vies brisées et du fardeau que nous portons.

Au cœur de cette douleur, nous décelons l’extraordinaire : la ténacité, la générosité, la solidarité, le sacrifice, et cet amour indestructible pour notre terre. Nous partageons ce que nous avons, même quand nous ne possédons presque rien. Nous bâtissons des écoles de fortune et préservons la dignité, même au cœur du deuil et de la reconstruction. Ces gestes ne sont pas négligeables. Ce sont les pierres angulaires pour bâtir notre guérison et le refus de sombrer dans le désespoir.

Cette guerre a fait jaillir des forces en moi que je ne soupçonnais pas. J’ai découvert que je pouvais résister et patienter, que je pouvais offrir de l’aide tout en portant le poids du deuil. J’ai appris à réconforter ceux que j’aime tout en disant adieu à des amis. J’ai vu des collègues risquer leur vie chaque jour, et des enfants, qui, malgré la faim et la peur, parvenaient encore à créer des instants de joie. La force, ça n’est pas seulement survivre au danger. C’est continuer de soigner, d’apporter de l’espoir et de protéger la dignité au milieu du chaos.

On me demande souvent : «Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis le 9 octobre ?» La réponse est simple et complexe à la fois. Certes, les combats se sont calmés par endroits et l’aide humanitaire commence à peine à atteindre certains secteurs. Mais l’essentiel demeure inchangé : nous restons dans une situation d’urgence humanitaire, des quartiers entiers n’existent plus qu’à l’état de décombres, les points de passage demeurent incertains.

Des milliers de familles attendent toujours des nouvelles de leurs disparus. Le cessez-le-feu n’a pas mis fin à notre lutte quotidienne. Il ne marque que le début d’une lente guérison, de la reconstruction des vies brisées, du deuil de ceux qui ne reviendront jamais. Le monde parle d’«après-guerre». Pour nous, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme de survie, une nouvelle étape de résilience dans une vie qui doit continuer.

Et ce n’est pas fini...

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Les arts du CTL.

29 Novembre 2025, 18:24pm

Publié par Bernardoc

Comme tous les deux ans, le CTL mettait à l’honneur l’ensemble de ses quinze sections. En entrant dans la salle du Forum, on ne pouvait qu’être ébloui par l’ensemble des objets exposés, de la couture à la peinture, en passant par les loisirs créatifs, sans oublier l’informatique et tous les autres. Trois des sections ont animé cette biennale : la danse, la couture avec son défilé de mode, et le théâtre qui a présenté des extraits du spectacle de juillet dernier.

Le CTL, association qui fêtera ses 75 ans l’année prochaine, est décidément une institution indispensable pour permettre le développement des arts et de la culture populaires dans notre cité. Puisse-t-elle enfin être reconnue comme telle dans ces deux domaines.

Et ce n’est pas fini...

Les arts du CTL.
Les arts du CTL.Les arts du CTL.
Les arts du CTL.Les arts du CTL.
Les arts du CTL.Les arts du CTL.

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Liberté d'informer.

28 Novembre 2025, 20:22pm

Publié par Bernardoc

Christophe GLEIZES, journaliste

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou jugera en appel Christophe GLEIZES, journaliste français condamné à sept ans de prison pour avoir exercé son métier. L'Alliance de la presse d'information générale appelle au respect de la liberté d'informer et à la fin de la criminalisation du travail journalistique.

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou examinera le dossier de Christophe GLEIZES, journaliste français spécialisé dans le football, condamné en première instance à sept ans de prison ferme. Les faits qui lui sont notamment reprochés : avoir été en contact avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie dans le cadre de son travail pour les magazines So Foot et Society. Un acte journalistique qualifié d' "apologie du terrorisme" par les autorités algériennes.

Christophe GLEIZES est journaliste. Cela suffit. Lorsqu'un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, qu'il travaille pour la presse quotidienne, un magazine, un média en ligne, qu'il soit permanent ou indépendant, nous devons tous nous mobiliser.

Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit. Le journalisme consiste à recueillir des informations, y compris auprès de personnes ou d'organisations controversées. Qualifier cette démarche de " terrorisme " revient à nier la nature même du métier et à menacer la liberté d'informer, garantie par les conventions internationales. Un reporter qui interroge un responsable sportif n'est pas complice de ses positions : il fait son travail.

Les relations entre la France et l'Algérie traversent une période difficile. Mais les tensions diplomatiques ne doivent jamais se traduire par l'emprisonnement de journalistes. La liberté de la presse ne peut être prise en otage. Nous appelons au respect du droit d'informer, indépendamment des contextes politiques, et à ce que les procédures judiciaires garantissent un examen équitable et impartial des faits.

Le 3 décembre, la cour d'appel aura l'occasion de reconnaître que Christophe GLEIZES n'a commis aucun crime. Nous espérons qu'il pourra retrouver ses proches et reprendre son travail.

Au-delà de ce cas, nous rappelons notre engagement constant en faveur de tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Aujourd'hui, la profession se tient aux côtés de Christophe GLEIZES, journaliste. Elle attend du gouvernement français qu'il fasse de ce dossier une priorité de ses échanges avec les autorités algériennes, et elle espère que la cour d'appel reconnaîtra le 3 décembre ce que nous savons tous : Christophe GLEIZES n'a fait que son métier.

Tribune publiée par l'Alliance de la presse d'information générale et cosignée par les organisations suivantes :

Signataires :

  • Alliance de la presse d'information générale

  • Fédération Nationale de la Presse d'Information Spécialisée (FNPS)

  • Syndicat des Éditeurs de la Presse Magazine (SEPM)

  • Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil)

  • Reporters Sans Frontières (RSF)

  • Syndicat National des Journalistes (SNJ)

  • FASAP FO : FOMEDIAS – SGJ

  • CFDT-Journalistes

  • SNJ-CGT

Diffusée dans les 309 titres de l'Alliance de la presse d'information générale le 26/11/2025

Et ce n’est pas fini...

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De la liberté à la persécution…

27 Novembre 2025, 10:54am

Publié par Bernardoc

Témoignage recueilli par Amnesty international
Zahra* est étudiante à Kaboul. Elle prend le bus ou le taxi collectif chaque matin pour se rendre à l’université. Elle fait du sport, et aime retrouver ses amies pour discuter joyeusement autour d’un thé. Une vie d’étudiante des plus normales, qui lui permet de rêver à une belle carrière. Nous sommes en 2021.
Mais le 15 août de cette même année, les regards du monde entier se braquent sur l’Afghanistan : les forces armées américaines et de l’OTAN se retirent.

20 après, les Talibans ont repris le pouvoir.
Très vite, ils commencent à harceler les étudiantes au sein des campus. Ils restreignent leurs libertés, contrôlent leurs comportements, leurs choix de vêtements et leurs opportunités. Puis le couperet tombe : il sera désormais interdit pour une fille d’étudier au-delà de la 6e. Les rêves de Zahra s’effondrent.

Quelques mois seulement après l’arrivée des Talibans au pouvoir, Zahra est violemment arrêtée en pleine rue. Son crime : être sortie sans « mahram », chaperon masculin.

En prison, Zahra est détenue dans des conditions inhumaines. Elle est torturée et frôle la mort :

 
« [Les Talibans] ont commencé à m’administrer des décharges électriques [...] sur les épaules, le visage, le cou, partout où ils pouvaient [...] Ils me traitaient de prostituée [et] de garce [...] Celui qui tenait le pistolet a dit "Je vais te tuer et personne ne pourra retrouver ton corps." »
L’histoire que Zahra a confiée aux équipes d'Amnesty international montre l’urgence de défendre et d’aider la lutte des femmes afghanes dont les vies et droits ont basculé depuis le retour des Talibans. Persécutées, harcelées, réprimées, elles se battent au quotidien, dans leur pays, ou en exil, pour faire valoir leurs droits. Ensemble, nous pouvons faire entendre les voix des femmes que le régime essaie d’étouffer.
Et ce n'est pas fini...

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Une belle balade bordelaise

26 Novembre 2025, 19:07pm

Publié par Bernardoc

 

La traditionnelle sortie d'automne de l'AMOPA nous a fait découvrir les nouveaux quartiers Bacalan/Bastide/Belcier. Enfin, pas vraiment nouveaux, mais considérablement transformés.

 Le point de rendez-vous était devant la Cité du vin et nous avons ensuite marché devant les sentes qui séparent les différents ilôts d'habitation, découvert un hôtel surprenant où l'on entre par un silo et traversé les Halles de Bacalan, où l'on peut déguster de la cuisine locale.

 Un car nous attendait pour nous faire traverser l'eau par le pont Chaban jusqu'au dernier pont construit, le pont Simone Veil qui nous ramènera vers Belcier surmonté par la MECA. Petite marche à pied qui nous conduira jusqu'aux anciens abattoirs (contemporains du stade Lescure) dédiés maintenant à la cuisine du monde.

 Mini trajet en car jusqu'à la rue Amédée St Germain, difficilement reconnaissable puisque piétonnière et complètement réaménagée.

 Le dernier parcours en car se terminera devant "Le jardin pêcheur", notre restaurant qui a la particularité d'employer 80% de travailleurs en situation de handicap.

 Et, s'il faisait bien froid ce matin, le soleil était bien présent.

Et ce n'est pas fini... 

Une belle balade bordelaise
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Concert de saison.

24 Novembre 2025, 18:40pm

Publié par Bernardoc

 

NB : l'église sera chauffée !

Et ce n'est pas fini...

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Une page se tourne...

23 Novembre 2025, 19:01pm

Publié par Bernardoc

 Et elle se tourne après la cinquième représentation de notre spectacle de 2024. Quel plaisir de pouvoir jouer un spectacle plusieurs fois et avec un succès qui ne s'est jamais démenti ! Quelle fierté d'avoir été sélectionnés pour participer à un festival de plus ! Quelle gratitude pour la municipalité de St Germain du Puch qui met gracieusement la salle à notre disposition et qui paie la SACD !

 Eh oui, cette représentation était la dernière, notre troupe ayant éclaté pour cause de mutation professionnelle, retraite ou éloignement. Mais nous avons déjà réservé une date pour nous retrouver autour d'une bonne table et maintenir le lien forgé en travaillant ensemble.

 La troupe des Tamalous évolue ; je suis depuis l'an dernier le plus ancien membre, mais  de nouveaux comédiens nous ont rejoints et le travail a repris en prévision d'un nouveau spectacle.

 

Et ce n'est pas fini...

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Vive la paix !

22 Novembre 2025, 00:14am

Publié par Bernardoc

Motion de la conférence UFR du 21 novembre


La conférence nationale de l’UFR FERC CGT réunie du 19 au 21 novembre a été saisie de l’information suivante d’une extrême gravité. Fabien MANDON, Chef d’Etat major des armées, s’est adressé au congrès des maires de France pour leur demander, devant une situation internationale qui
se dégrade « de préparer la population aux futurs conflits, pour que le pays soit prêt, d’ici 3-4 ans et qu’il ait la force d’âme d’accepter le risque de perdre ses enfants, de souffrir économiquement ».

Il précise que les maires sont le meilleur relai pour s’adresser aux habitants et qu’ils leur revenaient de libérer, pour d’éventuels mouvements de troupe, des espaces tels que des écoles, des logements, des crèches !

Matignon a publié, sur internet, la nécessité de se munir d’un kit de survie qui prépare les français à un conflit armé : stocker 6 litres d’eau par personne, une trousse de secours, une radio à piles,…..

Et Macron décide la livraison de 100 rafales à Zelenski coutant près de 10 milliards d’euros.

La conférence nationale de l’UFR FERC-CGT condamne cette manipulation par la peur et affirme :

- Nous n’acceptons pas qu’on touche à nos enfants et petits-enfants,

- Nous n’acceptons pas ces préparatifs à la guerre,

- Nous n’acceptons pas la guerre

Pas un sou pour les marchands de canons.

Pas un sou pour la guerre.

Ce que nous voulons c’est de l’argent pour l’école, pour les hôpitaux, pour tous les besoins sociaux.

La conférence nationale réaffirme sa solidarité avec les peuples du monde entier qui aspirent tous à vivre en paix.

Et ce n’est pas fini...

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Handicap et emploi

21 Novembre 2025, 14:48pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 19 novembre 2025 (extraits)

Laurine, 23 ans, a des problèmes de dos et cherche un premier emploi de juriste. « Dans un forum spécialisé, c’est plus simple, car on sait que les entreprises sont handi-accueillantes. Quand j’ai fait des stages, j’attendais d’avoir signé le contrat pour demander un siège ergonomique et un peu plus de télétravail. »

Car le handicap peut faire peur aux recruteurs, comme le raconte Gabrielle, 22 ans, qui veut devenir animatrice en Ehpad et qui choisit de mentionner sa RQTH lors de ses candidatures. « J’ai eu quatre entretiens sans suite. Une fois, on m’a dit que je ne saurais pas gérer le stress des personnes âgées, c’est de la discrimination. »

La 29e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, du 17 au 23 novembre, est l’occasion de rappeler leurs difficultés dans le monde du travail. Mardi 18 novembre, les services statistiques du ministère du travail (Dares) et du ministère de la santé (Drees) publient une étude sur l’emploi s’appuyant sur trois définitions du handicap.

Les personnes déclarant au moins une limitation connaissaient un taux de chômage de 13 % en 2022, contre 8 % pour l’ensemble de la population. Ce taux montait à 17 % pour les personnes ayant une reconnaissance administrative (RQTH, invalidité…) et à 19 % en cas de restriction forte et durable dans leurs activités. Comme 85 % des handicaps se déclarent au cours de la vie, les jeunes de 15 à 24 ans ne représentent que 4 % des 3,2 millions de personnes ayant une reconnaissance administrative. Mais leur taux de chômage s’élève en moyenne à 28,2 % entre 2021 et 2024, contre 18,1 % pour l’ensemble des jeunes,selon des données de la Dares.

Patrick MAINCENT, vice-président de l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), chargé de l’emploi, estime que « la première difficulté est que très souvent, les jeunes en situation de handicap ont un niveau de formation moins élevé, a fortiori ceux que nous suivons ». Selon une note d’analyse publiée en septembre par France stratégie, les moins de 36 ans en situation de handicap ont 1,8 fois moins de chance d’être diplômés du supérieur que les jeunes « valides ». Cette enquête déplore une « mobilité sociale entravée », en espérant que la situation s’améliore sous l’effet du triplement du nombre d’élèves handicapés scolarisés depuis 2005.

Trouver sa voie prend du temps. Ainsi, Damien, 29 ans, a dû abandonner un CAP cordonnerie à cause de son hémiplégie. Orienté dans un établissement d’aide par le travail (Esat), il peinait à réaliser certains gestes en blanchisserie, ou à mémoriser toutes les procédures. Depuis avril 2024, il est employé polyvalent, en prestation dans une entreprise, encadré par un moniteur de l’Esat. « Le milieu protégé ne me convenait pas, car ça me faisait remonter mon handicap. Ici, je suis à ma place », affirme-t-il.

Si les Esat ont un statut particulier, dépendant du secteur médico-social, de nombreux dispositifs d’insertion existent. Les entreprises adaptées reçoivent des aides si elles embauchent plus de 55 % de personnes handicapées. Et les structures de plus de 20 salariés ont l’obligation d’en employer au moins 6 %, sous peine de verser une contribution, gérée par l’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et son équivalent pour public, le Fiphfp. En 2024, les entreprises privées n’en étaient qu’à 4 %, contre 5,9 % dans le public.

Ces fonds financent des adaptations de poste, du matériel, des accompagnements humains, des aides à l’apprentissage. « On constate une problématique d’accès aux droits : certains jeunes ne savent pas qu’ils sont en situation de handicap, comme les dyslexiques, d’autres ne veulent pas être stigmatisés, explique la directrice de l’Agefiph, Caroline DEKERLE. Sur les dispositifs, il n’y a plus rien à inventer, mais il faut une meilleure coordination pour savoir qui fait quoi. »

Et ce n’est pas fini...

 

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A vos agendas !

20 Novembre 2025, 14:26pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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