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Le blog de Bernard SARLANDIE

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Vigilance et action.

3 Mars 2026, 14:22pm

Publié par Bernardoc

In La Tribune du 28 février 2026

Le danger de l'extrême droite n'a jamais été aussi présent. Son projet ne se cache plus : remettre en cause les équilibres démocratiques, fragiliser les droits fondamentaux et imposer une vision autoritaire de la société.

Partout où elle gouverne, le même bilan : justice sous contrôle, presse muselée, syndicats et associations entravés, droits sociaux laminés, droits des femmes attaqués, urgence climatique niée. Ce n'est pas de la politique, c'est un système qui détruit méthodiquement ce que des générations ont construit. Les élections municipales à venir constituent un tournant décisif. 

La mairie, c'est la première porte de la République. C'est là que se joue concrètement l'égalité : le logement accessible ou hors de prix, les transports qui fonctionnent ou pas, l'école qui reste ouverte, la crèche, les lieux culturels de proximité, le bon fonctionnement de la démocratie locale, le service public qui résiste…

Confier cette première porte à l'extrême droite, c'est laisser entrer ceux qui veulent refermer la République sur elle-même. C'est accepter que l'égalité, la solidarité et le vivre-ensemble reculent dans nos propres rues.

L'extrême droite ne sort pas de nulle part. Elle se nourrit du déclassement, des territoires abandonnés, du travail qui ne paie plus, des services publics qui ferment. Elle grandit aussi lorsque le débat public se laisse enfermer dans ses thèmes, lorsque la stigmatisation, souvent traversée par le racisme, l’emporte sur la recherche de solutions.

Mais rien n'est joué. Les mobilisations de ces derniers mois l'ont démontré : ce pays refuse le pire. Des millions de personnes restent attachées à la démocratie, à la justice sociale, aux libertés. Cette force existe. Elle attend des perspectives concrètes, pas des discours creux.

Faire barrage à l'extrême droite ne peut se limiter à des déclarations de principe. Cela exige des réponses concrètes aux urgences qui fracturent le pays : redonner du sens au travail, agir pour les salaires, les minimas sociaux et le pouvoir d’achat, protéger les plus précaires, investir dans les services publics, lutter contre les inégalités territoriales, accompagner les transitions industrielles et écologiques, renforcer la démocratie locale et sociale.

Les forces républicaines ont la responsabilité de présenter des projets clairs et crédibles, en prise avec les réalités vécues par les habitantes et les habitants. C’est par la cohérence des choix, la lisibilité des positions et la capacité à répondre aux urgences sociales et territoriales que l’extrême droite peut être durablement contenue.

Les élections municipales se jouent aussi dans la clarté des choix, en particulier au second tour. Face à l’extrême droite, l’ambiguïté n’est pas une option. Les électrices et les électeurs ont besoin de repères lisibles, de positions assumées et de refus explicites de toute complaisance avec les partis d’extrême droite. La responsabilité républicaine impose de ne laisser aucun doute sur le fait que l’extrême droite ne peut être un partenaire, ni direct ni indirect, de la gestion de nos communes.

Dans chaque territoire, nous alerterons, mobiliserons et interpellerons les candidates et candidats aux élections municipales. Nous leur demanderons comment ils entendent défendre concrètement la démocratie, la cohésion sociale et l'égalité des droits, et quelle part ils prendront dans la lutte contre l'extrême droite.

L’extrême droite avance là où l’on renonce à la justice sociale, aux services publics et à la démocratie. Lui faire barrage ne se décrète pas. Cela se construit. Maintenant. 

Les signataires : 

Marylise LEON, Secrétaire générale de la CFDT ; Sophie BINET, Secrétaire générale de la CGT ; Najat Vallaud-Belkacem, Présidente de France Terre d’Asile ; Cécile DUFLOT, Directrice générale d’Oxfam France ; Bruno MOREL, Président d’Emmaüs France ; Nathalie TEHIO, Présidente de la LDH ; Dominique SOPO, Président de SOS Racisme ; Laurent ESCURE, Secrétaire général de l’UNSA ; Caroline CHEVE, Secrétaire générale de la FSU ; Julie FERRUA et Murielle GUILBERT, Co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires ; Patricia COLER, Déléguée générale de l’UFISC ; Régis BALRY, Directeur National du CEMEA ; Joséphine DELPEYRAT, Déléguée générale d’Animafac ; Sophie DESCARPENTRIES, Coprésidente de FRENE, réseau français d’éducation à la nature et à l’environnement ; Anne FERAY, Coprésidente du MRAP ; Tatiana FORMET, Représentante légale du Mouvement national Peuple et Culture ; Enzo GARCIA, Président d’Erasmus Student Network France ; Antoine GATET, Président de France Nature Environnement ; Nicolas GAVRILENKO, Président de l’UFAL ; Monique Guyot-Bernit, Présidente de la Cimade ; Hania HAMIDI, Secrétaire générale de l’UNEF ; Yannick HERVE, Coordinateur national 1001 territoires Pour la fraternité ; Evanne Jeanne-Rose, Président de l’Union Nationale pour l’Habitat Jeunes (UNHAJ) ; Ugo JOLY, Président de Concordia ; Hélène LACASSAGNE, Présidente de La Ligue de l’Enseignement ; Aurore LALOUX, Présidente des Jeunes Européens – France ; Armel Le Coz, Co-président de Démocratie ouverte ; Anne MAZE, Présidente de l’Association des Ludothèques Françaises ; Olivier MORZELLE, Président d’ATD Quart Monde ; Daniel MOSMANT, Administrateur d’URHAJ Île-de-France ; Suzanne NIJDAM, Présidente de la FAGE ; Roland NIVET, Secrétaire national et porte-parole national du Mouvement de la paix ; Céline PIQUES, Porte-parole d’Osez le Féminisme ; Suzy ROJTMAN, Porte-parole du Collectif national pour les Droits des Femmes ; François SAUTEREY, Coprésident du MRAP ; Arnaud TIERCELIN, Coprésident du CNAJEP

 

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Lettre de Sophie BINET au CRIF

28 Février 2026, 14:53pm

Publié par Bernardoc

Montreuil, 27/02/2026


Monsieur Yonathan ARFI
Président du Conseil représentatif des
institutions juives de France – CRIF
39, rue Broca
75005 PARIS


Monsieur le Président,

Nous avons découvert avec stupeur votre discours lors du 40e dîner du CRIF retranscrit sur votre site internet mettant violemment en cause la CGT :

« Parmi ces inquisiteurs des temps modernes, un syndicat fait preuve d’un zèle remarquable. Quand la CGT s’oppose à la tenue d’un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris, défend-t-elle les travailleurs ? Ou alors cultive-t-elle depuis le 7 octobre une idéologie faite de clientélisme et
d’aveuglement, jusqu’à l’apologie du terrorisme ? Une chose est sûre : à la CGT, on ne fait jamais la grève de la haine d’Israël ! »

Nous sommes extrêmement choqués de ces propos diffamatoires et infondés. La CGT a toujours été résolument engagée, avec toute la force de ses convictions et des valeurs qui la fondent, dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. A titre d’exemples, le 5 octobre 2023, nous avons rassemblé 400 militants et militantes de la CGT pour une journée consacrée à « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’extrême droite », lors de laquelle notre Institut d’Histoire Sociale a retracé sans complaisance l’histoire
des réactions du mouvement ouvrier à l’antisémitisme pour appeler les militants à la vigilance. Le RAAR était invité à s’exprimer lors de cette même journée, et nous nous associons très régulièrement à ses initiatives et actions pour dénoncer la montée de l’antisémitisme et du racisme.

Nous honorons également la mémoire des victimes juives de la Shoah, de la Nuit de Cristal nazie en participant chaque année à la commémoration organisée le 9 novembre par l’association Mémorial 98 et en organisant une visite du camp de concentration Natzweiler-Struthof avec des centaines de
militants.
C’est aussi dans cet objectif que nous avons initié, avec l’ensemble des organisations syndicales, en mars 2025, une campagne commune contre le racisme et l’antisémitisme sur les lieux de travail. A chaque fois, nous avons souhaité faire apparaître l’enjeu spécifique de la lutte contre l’antisémitisme, en étant très clairs face aux dérives actuelles. Rien ne peut justifier l’antisémitisme. Nous ajoutons qu’on ne lutte pas contre l’antisémitisme avec des racistes, pas plus qu’on ne lutte contre le racisme avec des antisémites.

On ne lutte pas contre l’antisémitisme en s’associant avec des partis d’extrême droite, fondés par des personnalités collaborationnistes et négationnistes et qui, malgré une tentative de normalisation, abritent toujours autant de discours antisémites.

Nous ne laisserons donc jamais remettre en cause l’engagement de la CGT, dirigée pendant 40 ans par d’anciens déportés et Résistants et notamment deux de ses secrétaires généraux Henri KRASUCKI et Georges SEGUY, et dont des milliers de militants payèrent de leur vie leur engagement dans la résistance, à commencer par les FTP-MOI.

Nous vous alertons solennellement : de la même manière que le conflit israélo palestinien ne doit jamais être instrumentalisé pour légitimer l’antisémitisme, les critiques sur les violations des droits humains par un gouvernement israélien ne doivent jamais être caricaturées d’antisémites.

Contrairement à ce que vous indiquez, la CGT a immédiatement condamné les attaques terroristes du 7 octobre et ses 1 200 victimes, mais aussi exigé la libération des otages et alerté sur la montée de l’antisémitisme.

Cependant, contrairement à votre organisation, nous dénonçons aussi sans relâche l’offensive militaire et la colonisation menées par Benyamin NETANYAHOU, ses près de 80 000 morts (dont 20 000 enfants) et plus
de 171 000 blessés civils. La Cour internationale de Justice a rendu un arrêt reconnaissant le risque plausible de génocide de la population palestinienne, et une commission d’enquête mandatée par le Conseil des droits de l’Homme de l'ONU a accusé de hauts responsables israéliens d'avoir poussé à commettre un génocide dans la Bande de Gaza.

La CGT refusera toujours la mise en concurrence des morts et des mémoires. Depuis sa création en 1895, la CGT s’est toujours engagée pour la paix. Comme la Confédération Syndicale Internationale qui rassemble 200 millions de travailleurs et 340 organisations syndicales, la CGT se bat pour
l’autodétermination de tous les peuples, Israéliens comme Palestiniens, et exige donc une solution à deux États appuyée sur le respect des résolutions de l’ONU, permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre durablement en paix et en sécurité. Contrairement à ce que prétendent vos propos, la CGT ne porte pas de « haine contre Israël » ni contre aucun autre pays d’ailleurs, mais dénonce fermement la politique de son gouvernement et refuse que les voix critiques à sa politique criminelle ne soient bâillonnées. La
CGT travaille avec de nombreux acteurs et notamment le syndicat palestinien PGFTU mais aussi avec Koach La Ovdim, syndicat israélien engagé pour la paix.
Contrairement à ce que vous écrivez, la CGT ne s’est pas opposée à la tenue d’un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris, mais s’est interrogée sur le deux poids deux mesures par rapport à la réaction à l’invasion Russe de l’Ukraine, qui s’est traduite par l’annulation de tous les concerts des orchestres russes. La CGT de la Philharmonie de Paris a donc demandé qu'a minima un propos de contextualisation soit tenu avant le concert, pour éviter qu’il ne serve à légitimer l’action du gouvernement
israélien à Gaza et en Cisjordanie.

Nous sommes profondément inquiets par le moment que nous vivons et par les basculements à l’œuvre, qui ont comme conséquence de banaliser l’extrême droite et d’occulter son caractère antisémite, négationniste, raciste et violent. La gravité de ce moment exige du sérieux et de la rigueur d’analyse. Il est temps de sortir de la fuite en avant de l’escalade guerrière, des anathèmes et des caricatures et de retrouver des lieux de dialogue respectueux. Le désaccord que nous avons, semble-t-il, sur la politique
menée par Benyamin NETANYAHOU, ne peut être balayé au prétexte d’un soi-disant antisémitisme ou d'une prétendue « haine d’Israël ».

Nous vous demandons donc de corriger immédiatement et publiquement vos propos.

Dans l’attente de votre retour,

Cordialement,


Sophie BINET,
Secrétaire Générale de la CGT

Et ce n’est pas fini...

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Français, souviens-toi !

18 Février 2026, 19:10pm

Publié par Bernardoc

C’était il y a 82 ans, le 16 février 1944, la neige s’apprêtait à tomber sur ce coin perdu du Limousin, mais ce sont les SS et la Gestapo qui sont venus massacrer sur place 34 jeunes (ils avaient tous autour de 20 ans) maquisards qui organisaient la résistance autour du moulin de Pont Lasveyras. Et depuis 82 ans la population se mobilise pour lutter contre l’oubli.

Cette année il y avait un peu moins de drapeaux que d’habitude : j’en ai compté une bonne quarantaine alors que pour le 80ème anniversaire les marches n’étaient pas assez nombreuses pour les accueillir tous.

Comme les années précédentes, c’est le président de l’association du souvenir (maire de Beyssenac, de droite) qui a prononcé un discours hautement humaniste, dans lequel il n’y a rien à ajouter ni retrancher. En particulier, lorsqu’il a évoqué les nombreux conflits actuels, il a émis l’espoir que la France ne s’engage pas davantage en Ukraine.

Habituellement le député de la 3ème circonscription de la Dordogne (le Nontronnais) déposait une gerbe. La circonscription étant passé du Modem au RN, l’élue n’a pas osé se montrer, contrairement à ce qu’il s’est passé à Souge cette année.

La cérémonie fut émouvante, comme d’habitude, malgré la pluie intermittente et l’Auvézère qui menaçait d’envahir la place.

Et ce n’est pas fini...

Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !

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Nous sommes la CGT.

5 Février 2026, 17:14pm

Publié par Bernardoc

N’étant plus contraint par les répétitions théâtrales, j’ai pu rester un jour de plus à Paris pour assister au « Meeting pour les libertés » organisé à Montreuil. 2 000 militants étaient attendus, mais en réalité 2 500 QR-codes ont été contrôlés. Nous étions deux représentants de l’USR33 : Mireille et moi. Des jeux de lumières éclairaient le patio Georges SEGUY.

Avec Guillaume MEURICE, qui avait revêtu une chasuble CGT sur son costume, comme maître des cérémonies, la soirée s’annonçait bien.

J’ai préféré monter à la cafétéria pour être assis ; le problème était que la sonorisation était défaillante ; certains camarades préférant utiliser leur téléphone pour entendre ce qu’il se disait sur la chaîne You tube de la confédération.

En alternance il y avait des artistes et des représentants d’associations amies (LDH, SAF, SM,…). Deux interventions remarquables : Jacques TOUBON (qui avait revêtu ses habits, non pas de ministre chiraquien, mais d’ancien Défenseur des droits) et Monique PINCON-CHARLOT. Marilyse LEON, secrétaire générale de la CFDT avait envoyé un témoignage vidéo de soutien qui fut copieusement hué. Sophie BINET est alors intervenue en faisant scander « Tous ensemble, tous ensemble... », ce qui lui a permis d’accueillir le président de la CFE-CGC qui fut aussi chahuté mais qui a tenu bon et qui a terminé main dans la main et poing levé avec Sophie.

Puis vint l’appel d’un certain nombre de condamnés (pas tous puisqu’il y en a plus de 1 000) qui montèrent à la tribune, chacun avec un drapeau à la main. Et la dernière fut notre secrétaire générale qui fit un discours combatif en disant que nous ne laisserons rien passer, prévoyant même, si j’ai bien compris, une action de « name and shame », c’est à dire la publicité de tous les patrons voyous.

La soirée se termina en chansons avec Les Goguettes (en trio mais à deux) rejoints par Gauvain SERS.

Ça fait du bien de telles soirées : on en ressort motivés pour les combats à venir, qui s’annoncent rudes.

Et ce n’est pas fini...

Nous sommes la CGT.

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Célébration.

31 Janvier 2026, 18:20pm

Publié par Bernardoc

Normalement, c’est le 21 janvier, mais cette année c’était aujourd’hui que les copains de la Libre Pensée avaient décidé d’organiser le repas à la tête de veau qui fête le raccourcissement de Louis CAPET le 16ème qui débouchera sur l’avènement de la République. Comme nous le faisons chaque année quand nous sommes libres, c’est avec plaisir que nous y participons. Surprise cette année, il y avait plusieurs jeunes qui égayaient un peu les cheveux blancs.

Après l’apéro et le discours du président girondin, toujours plein de références historiques, il était temps de passer à table. Le repas était très bon et le repas est l’occasion de nombreux échanges. Des citations républicaines ont été distribuées que les convives se sont fait un plaisir de déclamer avant que je me lève et fasse chanter à tous les convives Le drapeau rouge.

Maintenant, le prochain rendez-vous se situera après les municipales pour le traditionnel repas de cochonailles lors du vendredi dit « saint ». Ce sera moins loin, puisque nous serons à Mérignac.

Et ce n’est pas fini...

Célébration.
Célébration.Célébration.Célébration.

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Convivialité amapienne.

21 Janvier 2026, 10:16am

Publié par Bernardoc

Hier soir, je faisais marchand, c’est à dire que j’accompagnais les Amapiens qui venaient remplir leurs petits paniers. Je ne sais pas si mon coup de gueule de l’an dernier avait été lu, mais hier soir il n’y en a eu qu’un seul qui pensait qu’un bonsoir n’était pas nécessaire.

C’était une assez grosse distribution : outre les légumes, il y avait les œufs, les agrumes, les pommes, les kiwis, sans oublier les pains et pâtisseries.

C’était la grande foule, bienheureusement à l’abri du vent dans la salle du Forum. Rien à voir avec le squelettique marché du vendredi après-midi.

Pour mémoire, à l’AMAP haillanaise on peut également se fournir en viandes, poissons, noix, café, fleurs,...Et la seule condition, outre une modeste adhésion, est de tenir trois permanences annuelles lors des distributions de légumes. On peut également être sollicités deux fois un quart d’heure pour déplacer les serres au printemps et l’été pour désherber les carottes qui remplissent nos paniers actuellement.

Quelles belles occasions de tisser du lien social !

Et ce n’est pas fini...

Convivialité amapienne.Convivialité amapienne.

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Contexte

29 Décembre 2025, 11:38am

Publié par Bernardoc

 Début novembre, en cette année de célébration des 120 ans de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, Charlie hebdo publie début novembre un hors série qui déclenche fin décembre un tollé, suite à un dessin illustrant un article nulle part mentionné. Curieux décalage dans la date de réaction, à croire que plus personne ne s'intéresse à ce qui a trait à la laïcité, ce dont hélas, je suis de plus en plus persuadé.

 Afin d'éclairer les multiples contempteurs qui jadis proclamaient "Je suis Charlie", voici le texte qui encadrait le dessin.

 Quant à moi, je reste toujours Siné.

Et ce n'est pas fini...

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La laïcité ? On s’en fout !

5 Décembre 2025, 20:18pm

Publié par Bernardoc

Le samedi 9 décembre 1905 était publiée la loi de séparation des Églises et de l’État. Il y aura 120 ans mardi prochain. Ce principe constitutionnel, pilier de notre République avait déjà été envisagé lors de la Révolution (Condorcet) ; il avait été mis en œuvre par la Commune (Édouard VAILLANT), et repris par Jules FERRY.

Depuis 120 ans cette loi reconnaît la liberté absolue de conscience, c’est à dire le droit de croire ou de se fier à la Raison. Comme dirait Iannis RODER : « C’est une double émancipation : du politique débarrassé de toute tutelle d’un dogme religieux ; du religieux, libéré de tout asservissement au politique. »

La laïcité j’y suis tombé dedans tout petit quand j’accompagnais mon père, cuisinier, dans les escaliers de la Goutte d’Or à Paris pour faire signer la pétition contre la loi Debré. C’est pour cela que j’y attache une importance fondamentale.

Ayant fait toute ma carrière dans l’Éducation nationale, je pensais qu’un ciné-débat autour de ce thème pouvait intéresser les collègues, surtout que dans chaque école se trouve affichée au vu de tous la charte de la laïcité. C’est pour cela que j’avais donné l’information à l’ensemble des établissements scolaires de ma commune.

Nous nous sommes retrouvés à neuf dans L’Entrepôt, et je ne peux croire que les deux réunions électorales de droite qui se déroulaient en même temps aient absorbé tous les spectateurs potentiels de ce film vieux de vingt ans qui n’a pas pris une ride.

J’espère qu’il y aura plus de monde pour assister à la plantation d’un arbre de la laïcité mardi par l’école de mes petits-enfants, car c’est vraiment à l’école LAÏQUE que cette éducation peut se faire. Et n’oublions pas ce que disait Aristide BRIAND, le rapporteur de la loi : « La loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi. »

Et ce n’est pas fini...

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On ne fera pas taire la CGT et sa secrétaire générale !

3 Décembre 2025, 15:27pm

Publié par Bernardoc

La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa Secrétaire générale, Mme Sophie BINET, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association "Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance", présidée par Mme Sophie de Menthon. RTL est également mis en examen en tant que diffuseur des propos.

On reproche à Sophie BINET ses propos tenus lors de son intervention sur RTL le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c'est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. »

Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j'ai envie de dire : les rats quittent le navire ».

Il va sans dire que cette déclaration était une image, reprenant une expression populaire bien connue visant à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.

La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon de la part d’un lobby patronal, financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard STERIN. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des plus grandes organisations syndicales du pays. Empêcher un syndicat de dénoncer les pratiques patronales c’est l’empêcher de jouer son rôle et porter directement atteinte aux libertés syndicales. Cette tentative manifeste de judiciariser la critique sociale et de détourner le débat public illustre une nouvelle fois la volonté de certains lobbys patronaux au service des plus riches pour faire taire les voix qui dérangent.

La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail.

Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral de la CGT en 2 ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales.

Et ce n’est pas fini...

 

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Liberté d'informer.

28 Novembre 2025, 20:22pm

Publié par Bernardoc

Christophe GLEIZES, journaliste

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou jugera en appel Christophe GLEIZES, journaliste français condamné à sept ans de prison pour avoir exercé son métier. L'Alliance de la presse d'information générale appelle au respect de la liberté d'informer et à la fin de la criminalisation du travail journalistique.

Le 3 décembre 2025, la cour d'appel de Tizi-Ouzou examinera le dossier de Christophe GLEIZES, journaliste français spécialisé dans le football, condamné en première instance à sept ans de prison ferme. Les faits qui lui sont notamment reprochés : avoir été en contact avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie dans le cadre de son travail pour les magazines So Foot et Society. Un acte journalistique qualifié d' "apologie du terrorisme" par les autorités algériennes.

Christophe GLEIZES est journaliste. Cela suffit. Lorsqu'un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, qu'il travaille pour la presse quotidienne, un magazine, un média en ligne, qu'il soit permanent ou indépendant, nous devons tous nous mobiliser.

Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit. Le journalisme consiste à recueillir des informations, y compris auprès de personnes ou d'organisations controversées. Qualifier cette démarche de " terrorisme " revient à nier la nature même du métier et à menacer la liberté d'informer, garantie par les conventions internationales. Un reporter qui interroge un responsable sportif n'est pas complice de ses positions : il fait son travail.

Les relations entre la France et l'Algérie traversent une période difficile. Mais les tensions diplomatiques ne doivent jamais se traduire par l'emprisonnement de journalistes. La liberté de la presse ne peut être prise en otage. Nous appelons au respect du droit d'informer, indépendamment des contextes politiques, et à ce que les procédures judiciaires garantissent un examen équitable et impartial des faits.

Le 3 décembre, la cour d'appel aura l'occasion de reconnaître que Christophe GLEIZES n'a commis aucun crime. Nous espérons qu'il pourra retrouver ses proches et reprendre son travail.

Au-delà de ce cas, nous rappelons notre engagement constant en faveur de tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Aujourd'hui, la profession se tient aux côtés de Christophe GLEIZES, journaliste. Elle attend du gouvernement français qu'il fasse de ce dossier une priorité de ses échanges avec les autorités algériennes, et elle espère que la cour d'appel reconnaîtra le 3 décembre ce que nous savons tous : Christophe GLEIZES n'a fait que son métier.

Tribune publiée par l'Alliance de la presse d'information générale et cosignée par les organisations suivantes :

Signataires :

  • Alliance de la presse d'information générale

  • Fédération Nationale de la Presse d'Information Spécialisée (FNPS)

  • Syndicat des Éditeurs de la Presse Magazine (SEPM)

  • Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil)

  • Reporters Sans Frontières (RSF)

  • Syndicat National des Journalistes (SNJ)

  • FASAP FO : FOMEDIAS – SGJ

  • CFDT-Journalistes

  • SNJ-CGT

Diffusée dans les 309 titres de l'Alliance de la presse d'information générale le 26/11/2025

Et ce n’est pas fini...

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