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Le blog de Bernard SARLANDIE

Fonction publique : les syndicats demandent le retrait d'un texte encadrant les autorisations spéciales d'absence

30 Avril 2026, 11:20am

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 30 avril 2026

Les syndicats représentatifs dans la fonction publique ont réclamé mardi le retrait d'un projet de décret du gouvernement sur les autorisations spéciales d'absence, et le mettent en garde contre la poursuite de «politiques de régression sociale et budgétaire». La tension est montée d'un cran à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil commun de la fonction publique, une instance du dialogue social entre syndicats et administration.

Dans un communiqué publié mardi, l'intersyndicale de la Fonction publique, qui rassemble les huit organisations représentatives, a encore demandé au gouvernement de renoncer à «passer en force» et de retirer un projet de décret sur les autorisations spéciales d'absence contre lequel elles s'étaient majoritairement exprimées le 9 avril. Les autorisations spéciales d'absence peuvent être accordées à des agents par leur employeur dans certains cas (grossesse, parentalité, décès), mais elles sont jusqu'ici accordées en l'absence de cadre harmonisé, et le Conseil d'État avait enjoint au gouvernement de clarifier les règles.

Mais le projet de décret présenté pour avis aux syndicats est loin de faire l'unanimité. Ils dénoncent notamment la mise en place d'une liste limitative d'absences spéciales autorisées qui compromet la négociation de droits plus favorables pour les agents au niveau local. Concrètement, certaines pratiques plus favorables pourraient être supprimées avec l'instauration d'un tel cadre, redoutent-ils.

Les organisations syndicales réclament l'ouverture de négociations sur le sujet afin de «sécuriser les dispositifs plus favorables existants, sortir les situations familiales lourdes (deuil, garde d'enfant, handicap, PMA, adoption, grossesse) de l'arbitraire des “nécessités de service” et tenir compte des réalités de vie des agents», selon le communiqué commun. Alors que «les négociations sur l'égalité professionnelle piétinent», et surtout après que les syndicats ont claqué la porte d'un groupe de travail sur les rémunérations il y a deux semaines, le sujet des autorisations spéciales d'absences pourrait faire office de catalyseur.

«Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP mettent aussi en garde sur l'ensemble des dossiers actuels (...)» et «alertent sur la poursuite de ces politiques de régression sociale et budgétaire qui ne pourra que renforcer la colère des agents et possiblement aboutir à la perspective de mobilisations dans la fonction publique». Les syndicats n'ont pas précisé la forme que ces éventuelles «mobilisations» pourraient prendre.

Et ce n’est pas fini...

 

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Après les municipales, le «mercato» des «DGS» dans les mairies

29 Avril 2026, 14:53pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 29 avril 2026

Après l’installation des nouveaux maires à l’issue des élections, un autre ballet s’enclenche, celui des «DGS». Ces directeurs généraux des services, bras droits administratifs des élus, peuvent en effet, particulièrement en cas d’alternance politique, décider de changer de collectivité. Et si ce «mercato territorial» a déjà commencé, ce n’est que le début. Selon un dirigeant de cabinet de recrutement spécialisé interrogé, les nominations n’interviendront «véritablement qu’en juin, et s’étaleront jusqu’à l’année prochaine, voire dans les deux ans à venir», le temps d’assurer une transition entre les mandats.

«On commence à être sollicités depuis deux mois, mais plus par les candidats eux-mêmes que par les collectivités, relate Antoine Gimenez, directeur de Citéa Consultants, implanté à Paris. Pour eux, il est temps de bouger, car cela leur permet de monter en compétences en évoluant sur des communes plus grandes. Ils veulent gérer des enjeux budgétaires et managériaux plus importants.» «En fonction des partis politiques, il y a des sensibilités, sur le social ou sur l’écologie par exemple. Un DGS a lui aussi ses sensibilités, et va vouloir travailler plus sur une compétence que sur une autre », indique de son côté Julien GALIVEL, gérant du cabinet Parcours public RH, basé à Nantes.

Et ce n’est pas fini...

 

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Défendons le 1er mai !

28 Avril 2026, 16:51pm

Publié par Bernardoc

in Médiapart du 22 avril 2026 (extraits)

A Liévin, le 1er mai est traditionnellement l’occasion pour les syndicats d’être reçus en mairie, pour la remise des cahiers de doléances. La cérémonie, qui permet également aux unions syndicales locales de se rassembler pour célébrer la mémoire des travailleurs et des travailleuses du bassin minier, n’aura pas lieu cette année : le maire Rassemblement national (RN), Dany PAIVA, élu au mois de mars, a décidé de la supprimer.

La décision n’a rien d’original : Dany PAIVA, ancien chargé de communication de la mairie voisine d’Hénin-Beaumont, ne fait qu’appliquer les recettes du maire Steeve BRIOIS, qui avait pris la même décision au cours de son premier mandat, à partir de 2016.

Selon France Inter, la mairie comptait également annuler le dépôt de gerbe sur la stèle rendant hommage aux quarante-deux mineurs morts en 1974 dans un accident, qui a lieu à l’occasion de la cérémonie. Un moment symbolique dans cette ville, une des plus importantes du bassin minier, qui cultive sa mémoire ouvrière depuis la fermeture des puits dans les années 1970.

La page Facebook de la ville a rapidement publié un démenti, assurant que le dépôt de gerbe aurait bien lieu. Plusieurs commentaires accusant la mairie de « mépriser les revendications des travailleurs » en refusant de recevoir les syndicats ont été rapidement supprimés par les administrateurs de la page. Sous la publication, un adjoint du maire a même tenté de justifier cette décision en expliquant que les syndicats « ont soutenu les trois derniers présidents de la République ».

« C’est déplorable et lamentable, s’indigne Nadège POLY, secrétaire générale de l’Union locale CGT de Liévin. On a de grandes luttes dans la région, le textile, la métallurgie, l’automobile, la mine… Non seulement ils ne respectent pas les syndicats qui représentent les travailleurs, mais en plus ils ne font pas ce devoir de mémoire, ils renient l’histoire de la région et de ses luttes. »

Dans un communiqué, l’union départementale CGT du Pas-de-Calais a également répondu à l’édile : « Le 1er-Mai nous appartient. À nous travailleuses et travailleurs. La CGT a plus d’adhérents que votre parti et nous sommes là depuis cent trente et un ans, sans avoir changé de nom ou de logo. Nous sommes apartisans, mais jamais apolitiques. »

« On est tous d’extrême gauche pour eux, c’est exactement ce que dit Steeve BRIOIS à Hénin-Beaumont aussi », grince Djelloul KHERIS, agent municipal de la ville voisine et syndiqué chez SUD. Menacé de révocation par le maire qui lui reproche des « conflits d’intérêts » et d’avoir témoigné dans un « documentaire politisé », il revendique de ne pas abandonner le terrain à l’extrême droite.

« C’est symbolique, même si le maire ne nous ouvre pas les portes, on est toujours devant l’hôtel de ville pour la fête des travailleurs, raconte-t-il à Mediapart. Tant qu’on aura la force et le courage, car ce n’est pas facile, il faut continuer à lutter. Si on accepte de partir parce qu’ils ne veulent pas de nous, c’est perdu. Tous les camarades sont les bienvenus à Hénin-Beaumont. »

Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) du département, Thierry COULOMBEL a vu le RN conquérir la ville de Liévin, bastion du PS depuis un siècle. Contacté par Mediapart, il s’insurge de cette remise en cause d’une tradition bien ancrée. « Le fait de revoir le protocole du 1er-Mai en supprimant la partie revendicative, de dialogue avec le monde du travail, est un scandale absolu, explique-t-il. Ça dit bien où se positionne le RN. Il n’est pas du côté de ceux pour qui le travail peut être une souffrance. »

Effarée mais « malheureusement pas surprise », la sénatrice communiste du département, Cathy APOURCEAU-POLY, partage le constat : « C’est une attaque contre le monde du travail, et contre l’histoire de cette ville. Dire que le 1er-Mai est un rassemblement de syndicalistes d’extrême gauche, c’est n’importe quoi.»

Son collègue sénateur socialiste Jérôme DARRAS, candidat malheureux battu par Dany PAIVA, a réagi par communiqué, dénonçant « une disqualification délibérée de l’ensemble du mouvement syndical et donc des travailleurs qu’il représente », et une « ignorance profonde de l’histoire de Liévin ». Faute de cérémonie locale, les syndicalistes de Liévin pourront donc fêter le 1er-Mai dans la ville voisine d’Avion, dirigée par les communistes depuis les années 1930, ou rejoindre le rassemblement d’Hénin-Beaumont devant la mairie. 

Et ce n’est pas fini...

ns le 1er mai !

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Ce n'est pas avec la droite qu'on vit mieux !

27 Avril 2026, 18:44pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Que serions-nous sans lui ? Que ferions-nous sans elle ?

26 Avril 2026, 18:07pm

Publié par Bernardoc

 

Et ce n'est pas fini...

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C'est la lutte...

25 Avril 2026, 18:56pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Un monde à refaire.

24 Avril 2026, 16:49pm

Publié par Bernardoc

Je viens de participer aux corrections du Concours National de la Résistance et de la déportation dont le thème cette année était : "La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)". Et coïncidence, j’étais en train de terminer de lire le livre que Claire DEYA a publié en 2024 qui est en plein dans le sujet.

L’épisode se déroule à la toute fin de la guerre dans la Provence maritime autour de Hyères, insuffisamment décrite pour qu’on puisse situer les lieux avec précision. Il s’agit de déminer les plages avec une équipe de volontaires et des prisonniers allemands qui ne doivent cependant pas être mis en danger. Il y a des descriptions de mines d’une précision incroyable (c’est un peu lassant à la fin d’ailleurs) et de ce qu’il faut faire pour les désamorcer. Mais c’est également l’occasion de décrire des amitiés qui se forgent à proximité du danger qui est bien présent comme en témoigne un drame.

A cela se greffent des souvenirs dans les camps nazis et plusieurs histoires d’amour qui ne se terminent pas comme prévu et espéré. Mais le titre est fort bien choisi : le monde à refaire, c’est l’Europe, et c’est ce qui alimente l’espoir d’un futur pacifié, illustré par le premier bal populaire après la capitulation de l’Allemagne nazie.

L’année prochaine, le thème du CNRD est :  « Les étrangers dans la Résistance ». En fonction du ministre de l’éducation nationale qui sera en place, ce thème risque de faire grincer des dents.

Et ce n’est pas fini...

 

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La CGT Cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

23 Avril 2026, 11:58am

Publié par Bernardoc

L'info d'ici, ici Limousin du 22 avril 2026


La SNCF et la Région envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots alerte et s'oppose à toute fermeture de guichets. Ils étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

La SNCF et la région Nouvelle-Aquitaine envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots lance une alerte et s'oppose à toute réduction des horaires voire fermeture de guichets. Ce plan, suspendu le temps des municipales grâce à un moratoire obtenu par les syndicats, doit être relancé prochainement. Les cheminots de la CGT étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges et dans d'autres communes du Limousin pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

Gilets sur le dos, tracts à la main, les cheminots défendent ce qui est pour eux un service essentiel, Loïc GEYL, secrétaire général CGT Cheminots à Limoges, fustige. "On nous oppose systématiquement le changement des usages. Effectivement, le numérique maintenant a pris une grande part dans l'achat de son billet, mais un guichet c'est pas seulement l'achat d'un billet".

Car au-delà de la vente, les guichetiers ont une véritable mission d'accompagnement et de conseil. C'est ce que défend Nathalie CASAS. Elle travaille justement à la vente et est militante CGT. "C'est un lien essentiel pour les voyageurs pour se retrouver dans des gares qui peuvent être un peu des lieux hostiles. On a peur que ça déshumanise les gares."

Tout juste au sorti du train, Pierre a signé la pétition. Ces guichets, il les trouve indispensables. "Moi je trouve ça dommage d'enlever ce genre de choses, parce que pour nous c'est plus pratique pour plein de choses, pour les abonnements". Les gares ciblées par les premières projections sont surtout les plus petites. Pourtant, pour Sarah, c'est dans celles-là qu'il y en a le plus besoin. "C'est là où il y a peut-être le plus de manque d'informations et que les gens ont peut-être le moins de facilité pour prendre les tickets."

Gérard a lui aussi signé, mais il est presque résigné face à la montée du "tout numérique". "C'est toujours dommage quand on supprime des services évidemment... en fait on apprend à se débrouiller sans." Mais il nuance. "Il faut quand même pas supprimer les humains partout, parce que les machines elles ont des limites aussi."

Des évolutions qui ne datent pas d'hier, d'après la militante CGT Nathalie CASAS. "Ça fait 21 ans que je travaille en gare de Limoges et j'ai connu une époque où, même la nuit, la gare était ouverte, il y avait des trains qui passaient. On voit bien que la tendance est à l'économie sur les salariés, sur le dos des salariés et c'est un service moindre pour les usagers." Avec le soutien des voyageurs, les agents mobilisés espèrent bien réussir à préserver ce contact humain.

Selon les premiers plans amorcés avant le moratoire, les gares concernées pourraient notamment être Aixe-sur-Vienne, Le Dorat, Nexon, Saint-Junien, Saint-Sulpice-Laurière et Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne et Allassac, Égletons, Objat ou encore Pompadour en Corrèze.

Saint-Yrieix, la gare de mes vacances quand j’étais petit : on y arrivait en micheline après avoir changé de train à Limoges. Et quand on commence à fermer les guichets, la fermeture de la gare n’est pas loin ; les exemples sont nombreux en Aquitaine. Mais nous aurons la LGV Bordeaux-Toulouse, ce qui fait une belle jambe aux habitants d’Objat ou de Pompadour.

Et ce n’est pas fini...

 

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Mourir à l’usine...quand on est élève.

22 Avril 2026, 19:17pm

Publié par Bernardoc

L’hécatombe continue : 5 l’an dernier et déjà un cette année. Pourtant l’Éducation nationale s’obstine : il faut bien occuper les élèves quand les profs ne sont pas disponibles. Et on oblige les candidats à faire des « lettres de motivation » pour indiquer pourquoi ils aimeraient absolument passer quelques jours dans cette entreprise dont on leur a dit le plus grand bien et qu’ils rêvent d’intégrer par la suite. Lettre à envoyer à un maximum d’entreprises, bien entendu ! FOUTAISES que tout cela !

De mon temps de collégien ou lycéen, cela n’existait pas ; au début de ma carrière de prof, on initiait les « Séquences Éducatives en Entreprise ». Si ma mémoire est bonne, il s’agissait de deux semaines au cours de la dernière année. On en est bien loin maintenant : l’État se décharge un maximum de l’éducation, considérant que l’entreprise apporte autant de savoirs que ceux dispensés par les enseignants.

Mais il n’y a pas que les élèves qui sont concernés : au cours de l’évolution de ma carrière, j’ai dû effectuer deux semaines « en entreprise » lors de mon stage de CPE, et un mois lors de mon stage de personnel de direction.

Mon stage de CPE se déroulait en Lot-et-Garonne et j’avais envoyé une « lettre de motivation » et un projet au journal départemental Le petit Bleu. Le journal me répondit qu’il pouvait m’accueillir...deux ans et demi plus tard. Je me suis donc tourné, avec appui bien sûr, vers le comité départemental du tourisme ou j’ai bullé pendant quinze jours, mais en visitant le département.

Pour mon stage de « perdir » j’étais à Bordeaux et je fis des démarches auprès de la CGFTE à qui j’exposais mon projet. Ils me demandèrent photo, CV,...Deux semaines avant le début prévu, n’ayant rien reçu, je les recontacte pour m’entendre dire (par une certaine Nadia KHELIFA – 34 ans après je n’ai pas oublié le nom) qu’ils n’étaient pas intéressés et qu’ils espéraient que mes autres demandes auraient plus de succès. Naïvement je n’avais fait que cette demande. Fort heureusement j’avais une collègue dont le mari était numéro 2 à la SNCF Aquitaine, et il me concocta un stage en moins d’une semaine, me proposant de faire un bilan des relations entre l’E.N. et l’entreprise. Les cheminots que je rencontrais me demandaient s’ils pouvaient dire la vérité ou s’ils devaient l’édulcorer. Ma réponse fut que j’attendais la vérité. Eh bien la voici : un seul établissement (le plus près de la gare) assurait un suivi efficace et effectif de ses élèves ; 25 % les visitaient de temps en temps, 25 % effectuaient un suivi téléphonique et 50 % ne se manifestaient pas.

Alors, est-il judicieux de continuer dans cette voie avec tous les dangers qui se révèlent régulièrement ?

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Pour la CGT, le travail le 1 er-Mai ne doit pas revenir par la fenêtre

21 Avril 2026, 14:07pm

Publié par Bernardoc

D’après L’Humanité du 20 avril 2026

Au mépris de la représentation populaire, Sébastien LECORNU a tranché :« Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir (avec leurs salariés) ce 1er mai 2026 », a-t-il déclaré vendredi, à la sortie d’une réunion avec des représentants de ces professions. Seules conditions : que les salariés « soient payés double » et que ce dispositif s’inscrive dans le cadre du « volontariat ».

Le premier ministre avait promis d’apporter « une solution négociée, sécurisante et pragmatique » pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er-Mai, après avoir renoncé à réunir une commission mixte paritaire sur la proposition de loi adoptée au Sénat en juillet et déposée à l’Assemblée par Gabriel ATTAL. Le texte prévoyait l’autorisation de travail le 1er Mai pour 1,5 million de salariés. Le groupe Renaissance était parvenu à faire adopter une motion de rejet afin de le renvoyer plus rapidement en CMP, pour une entrée en vigueur dès cette année.

À entendre Matignon, ces annonces constituent un « passe-droit » : « Une instruction sera donnée aux services de l’État pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés », rappelant que cet « engagement du gouvernement n’est que sur les professions indépendantes et les artisans ».

« Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi », a par la suite précisé un communiqué. Sébastien LECORNU a par ailleurs rappelé qu’un projet de loi serait présenté cette année pour « cadrer » le travail le 1er Mai à partir de 2027. Ce projet renverra à une « discussion sociale par branche » et permettra de « faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double », a-t-il détaillé.

Pour la CGT, qui se félicite d’avoir « gagné son retrait » avec l’intersyndicale, « la proposition de loi de Gabriel ATTAL est la pire attaque contre le 1er Mai depuis qu’il existe ; pas question qu’elle revienne par la fenêtre ». Cette journée est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé. Le travail est strictement encadré ce jour-là, autorisé seulement dans les secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter, et les salariés doivent être payés double. « La loi sur le 1er Mai date de 1947, elle fonctionne depuis quatre-vingts ans, il n’y a aucune urgence à la modifier. Cette journée internationale des droits des travailleurs est chômée et payée dans de très nombreux pays. Qu’en serait-il de l’image de la France si ce conquis social était ainsi balayé ? » interroge la CGT. Le Bordelais Raymond LAVIGNE doit se retourner dans sa tombe !

Se rappelant qu’il existe des députés et des sénateurs, Sébastien LECORNU précise qu’« il appartiendra au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords. Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027 ». « D’autres discussions auront lieu pour les différentes branches », a aussi annoncé le premier ministre, qui s’est engagé« à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin ».

Et ce n’est pas fini...

 

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