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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

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Faire payer les retraités rapporterait bien moins que prévu

30 Septembre 2026, 11:24am

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Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 29 septembre 2026

Ils ne savent pas encore à quelle sauce ils vont être mangés mais une chose est sûre : les retraités seront mis à contribution. En amont de la présentation du budget prévue ce jeudi 1er octobre, Sébastien LECORNU a confirmé dans nos colonnes que les Français à la retraite devront participer à l’effort l’an prochain, mais le premier ministre n’a pas tranché entre les deux méthodes mises sur la table : la désindexation d’une partie des pensions ou la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. Une note de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée ce lundi chiffre les rendements de ces mesures et leurs conséquences socio-économiques.

La première mesure étudiée, la ­désindexation, consiste à ne pas ­revaloriser les pensions de retraite de base le 1er janvier sur l’inflation, comme le prévoit la loi chaque année (les pensions ont augmenté de + 0,9 % en 2026, + 2,2 % en 2025 et + 5,3 % en 2024). ­Cette mesure permet de réduire la ­facture pour les finances publiques, sans augmenter les recettes. Avant Sébastien LECORNU, ses prédécesseurs François BAYROU et Michel BARNIER ont déjà voulu recourir à ce levier, avant de renoncer face à la fronde des parlementaires. ­Selon l’IPP, avec une inflation estimée à 2,5 % en 2026 - sur laquelle serait calculée la revalorisation pour 2027 - cette mesure aurait l’effet direct « le plus fort » pour les régimes de retraite, avec un gain de 6,6 milliards d’euros.

Pour autant, l’IPP souligne que « la baisse des pensions diminue les revenus primaires des ménages, donc les recettes d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux », comme la CSG ou la CRDS. En réduisant la capacité financière des ­retraités, l’État rabote donc ses propres recettes. Cette désindexation conduit par ailleurs à l’accroissement de « certaines dépenses sociales (minimum vieillesse, aides au logement) », note l’étude. Le gain net pour l’ensemble des finances publiques serait in fine de 5,2 milliards d’euros. Ce scénario se base cependant sur la désindexation de toutes les pensions de retraite, des plus petites aux plus élevées. Or, Sébastien LECORNU a prévenu que « les petites ­retraites seront protégées ». En fonction de la barre où serait mis le curseur d’une « petite » retraite (2 000 ou 3 000 euros), le rendement attendu pour les caisses publiques est plus faible encore.

L’IPP démontre en effet que « le rendement budgétaire décroît rapidement avec le seuil retenu ». En ne désindexant que les pensions supérieures à 3 000 euros, le gain pour l’État serait de 1,2 milliard d’euros, contre 2,8 milliards si les pensions de plus de 2 000 euros ne sont pas indexées. Un rendement bien plus faible qui s’explique par le fait que la majorité des ­Français ont aujourd’hui une petite ­retraite. Selon la Drees, le service de la statistique rattaché au ministère de la Santé, la pension moyenne de droit ­direct brut s’élevait à 1 620 euros en 2023 et seuls 8 % des retraités reçoivent plus de 3 000 euros bruts par mois.

Une autre piste d’économies qui ­revient chaque année dans le débat ­public, et que Matignon n’a pas manqué de reprendre à son compte, est la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités depuis 1978. Ils peuvent en effet réduire de 10 % de leur revenu imposable chaque année, dans la limite de 4 439 euros par foyer. Selon l’IPP, supprimer la totalité de cette niche fiscale rapporterait 5,4 milliards d’euros à l’État. Ce serait d’ailleurs la piste « au rendement net le plus élevé ». Une mesure « globalement progressive », détaille l’étude, car « l’avantage fiscal supprimé étant concentré sur les foyers imposables, les pertes relatives croissent avec le niveau de vie ». Les plus petites retraites, moins imposables, seraient alors moins mises à contribution, mais les aides au ­logement diminueraient pour les plus modestes, car elles sont calculées sur le revenu après abattement.

L’IPP assortit toutefois son analyse d’une mise en garde, notamment ­vis-à-vis du levier du montant des pensions. L’institut affirme que la ­désindexation complète « produit un profil anti-redistributif ». Ainsi, « les pertes relatives (de revenu), comprises entre 0,8 % et 1,5 % dans la moitié la plus modeste, décroissent ensuite le long de la distribution, jusqu’à 0,4 % pour le vingtième le plus aisé ». Les plus pauvres ­seront donc bien plus affectés par une désindexation, car la pension de base représente une part plus faible du revenu des ménages aisés, lesquels disposent d’autres revenus (retraite complémentaire, rentes, etc.). Ces deux ­mesures auraient alors pour conséquence de pénaliser les seniors les moins bien lotis, sauf si, là encore, le gouvernement décide en définitive de conserver l’abattement fiscal pour les plus petites retraites.

En plus du risque qu’elles font peser sur les plus modestes, la désindexation ou la suppression de l’abattement fiscal de 10 % sont en outre des mesures ­« récessives », selon le Conseil d’orientation des retraites (COR). Cet organisme, rattaché à Matignon, estime qu’une sous-indexation des retraites, parce qu’elle réduit le revenu des ménages - leur pouvoir d’achat étant de facto amoindri face à la hausse des prix - ­entraînerait « une contraction de la consommation, un ralentissement de l’activité (- 0,1 point) et un recul de l’emploi à court terme (environ 10 000 postes) ». Parmi les mesures examinées par le COR, seule l’augmentation de l’âge de départ est jugée « expansive », car elle permettrait de créer des emplois, d’augmenter les recettes fiscales et de décaler le versement des pensions des seniors qui continueraient de travailler. Un sujet qui ne manquera pas d’animer les débats entre les candidats à l’élection présidentielle d’avril et mai 2027.

Et ce n’est pas fini...

 

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Vers une grève d’ampleur des fonctionnaires

28 Septembre 2026, 10:51am

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Publié par Bernardoc

In Aujourd’hui du 25 septembre 2026

L’automne sera chaud. Au moins sur le front social. Alors que des appels à manifester le 17 octobre contre la hausse des carburants se multiplient sur les réseaux sociaux, l’intersyndicale de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC et Fédération autonome) ouvrira le bal mardi.

C’est le gel annoncé du point d’indice en 2027, censé faire économiser 2 milliards d’euros sur les 54 annoncés par Sébastien LECORNU, qui cristallise la colère. Car cet indicateur, qui sert à calculer le salaire de base des fonctionnaires, n’a été revalorisé que quatre fois (2016, 2017, 2022 et 2023) sur les quinze dernières années. « Les agents publics ont perdu plus de 6 % de pouvoir d’achat depuis juillet 2023 et plus de 15 % en dix ans », explique Natacha POMMET, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.

L’intersyndicale demande donc « une revalorisation significative » de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation. Mais aussi le rétablissement du versement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat, un mécanisme suspendu depuis 2024 qui permettait de compenser la perte de pouvoir d’achat de chaque agent sur quatre ans.

Sans oublier la refonte des grilles indiciaires : avec les différentes hausses du smic, nombreuses sont celles qui commencent en dessous. Plus de 862 000 agents publics perçoivent ainsi un salaire de base inférieur à 1 478 € net, leur rémunération ne repassant au-dessus du salaire minimum que grâce au versement d’une indemnité compensatoire. « Quand on veut trouver de l’argent, on en trouve, pointe Gaëlle MARTINEZ, déléguée générale de l’union syndicale Solidaires-Fonction publique. On n’a pas à s’excuser de demander à être payé correctement ! »

Certains représentants syndicaux craignent par ailleurs que d’autres mesures d’économies sur la fonction publique soient dans la besace dans le gouvernement. « Le risque, c’est qu’en plus du gel des rémunérations, ils décident d’un gel des promotions et des avancements, une année blanche en quelque sorte », dit Christian GROLIER, secrétaire général de la fédération FO des fonctionnaires. « Et l’autre risque, ajoute-t-il, c’est qu’ils utilisent une disposition statutaire de la loi de transformation de la fonction publique de 2019, jamais utilisée jusqu’ici, qui est le détachement d’office. » Dans ce cas-là, certaines missions de service public seraient confiées au privé et les fonctionnaires qui accomplissaient ces tâches seraient détachés sur un CDI de droit privé.

Principale manifestation des 155 assemblements déjà recensés, le cortège parisien doit s’élancer à 14 heures, mardi, de République jusqu’à Nation. Il doit être rejoint à Bastille par le cortège des sapeurs-pompiers parti de la place d’Italie.

Rappel : à Bordeaux c’est 12h30 à République

Et ce n’est pas fini...

 

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La pénurie de logements à louer gagne du terrain

24 Septembre 2026, 11:59am

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Publié par Bernardoc

In Le Monde du 23 septembre 2026 (extraits)

La crise du logement qui frappe la France affecte désormais quasiment toutes les catégories sociales, bien au-delà des étudiants et des personnes en situation de précarité.

« La situation continue de se dégrader, relève Thomas LEFEBVRE, vice-président data de Seloger. En raison des prix qui, malgré les mécanismes d’encadrement existant, ont augmenté de 2,5 % sur l’année au niveau national, mais surtout parce que l’offre locative est au plus bas. » Il juge même la situation « catastrophique à Paris », où il enregistre « de 30 % à 40 % de logements en moins [disponibles] sur le marché aujourd’hui par rapport à la période pré-Covid-19. Cela devient une loterie pour avoir un appartement ». « Sur Paris intra-muros, nous avons seulement 0,56 % de notre patrimoine disponible à la location », confirme Steve LAURENT, directeur location et développement de la gestion locative chez Foncia. Le réseau, pourtant l’un des plus importants du marché, ne dispose actuellement que de 55 logements à louer dans la capitale.

Résultat : un afflux de candidats à la moindre mise en ligne d’une annonce pour un appartement. Sur le site de PAP, un deux-pièces de 30 mètres carrés dans le 10e arrondissement de Paris, à 997 euros par mois, a suscité 1 717 prises de contact, et un micro deux-pièces de 20 mètres carrés à 984 euros par mois dans le 17e arrondissement, plus de 2 100. En Île-de-France comme dans les grandes métropoles, les agents immobiliers avouent ne laisser en ligne leurs annonces que quelques heures. « Sinon, c’est impossible de faire le tri »,souligne Jennifer de l’agence Aura Immobilier des Lilas (Seine-Saint-Denis).

Les professionnels de l’immobilier identifient trois causes principales à cette pénurie : la hausse des taux d’intérêt depuis 2022, qui bloque les acheteurs potentiels, la fin du dispositif Pinel, qui permettait sous certaines conditions aux propriétaires bailleurs ayant acheté dans le neuf de défiscaliser une partie de leurs revenus locatifs, et la sortie petit à petit du marché des passoires thermiques, les logements classés G et F par le diagnostic de performance énergétique (DPE) des bâtiments, de nombreux propriétaires ayant préféré vendre que de les mettre aux normes. La Fédération des promoteurs immobiliers a alerté, de son côté, début septembre, sur des réservations de logements neufs au plus bas. Signe que la situation ne devrait pas s’arranger dans le futur.

« Le rendement locatif n’est plus très bon pour les propriétaires. Par conséquent, on a moins d’investisseurs, on a plus d’immobilisation des appartements pour travaux en raison du DPE et avec la hausse des taux, les gens déménagent moins parce qu’ils ne peuvent pas acheter », décrypte David EMSALEM, directeur d’une agence Century 21 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans le parc social comme dans le parc privé, les taux de rotation, la part de locataires quittant leur logement au profit de nouveaux, sont au plus bas, aggravant la pénurie d’offres.

« Nous traversons la pire crise du logement que notre pays ait connue depuis la fin de la seconde guerre mondiale », a jugé le ministre de la ville et du logement, Vincent JEANBRUN, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, mercredi 16 septembre, en amont de l’examen du projet de loi, prévu en novembre, qui entend notamment relancer la construction par un « choc d’investissement et de simplification », et ainsi remettre des logements sur le marché. Dans le même esprit, le ministre a donné son nom à un nouveau dispositif de défiscalisation de l’investissement locatif, lancé en février. Le DPE sera par ailleurs à nouveau assoupli à compter de janvier 2027, ce qui devrait permettre, selon le gouvernement, de maintenir 300 000 logements dans le parc locatif dans les prochaines années. De son côté, la Mairie de Paris, qui s’est battue contre les logements saisonniers de type Airbnb, mise aujourd’hui sur la forte hausse de la taxe sur les logements vacants, décidée en juillet, pour remettre 20 000 biens sur le marché.

En attendant, les locataires composent avec la disette. A 50 ans, Sarah est contrainte de quitter le joli 72 mètres carrés avec « la plus belle vue, sur tout Paris », où elle vit avec ses jumeaux de 11 ans et une colocataire, dans le 20e arrondissement. Sa propriétaire a décidé de vendre. Après s’être ruée sans succès sur les applis de location, c’est « à l’ancienne », en passant la porte d’une agence, qu’elle a trouvé un deux-pièces de 43 mètres carrés au cinquième étage d’un immeuble du 19e arrondissement de Paris, près de la porte des Lilas, pour 1 300 euros par mois.

La moitié du salaire de cette guide touristique – 2 400 euros net par mois, auxquels s’ajoutent 200 euros de la Caisse d’allocations familiales – va passer dans son loyer. Or la plupart des propriétaires demandent des revenus égaux à trois fois le montant du loyer. Autant dire qu’elle « a triché », reconnaît-elle : « On s’entend bien avec mon ex, nous avons présenté le dossier comme si nous étions encore ensemble. » Il a fallu également que sa sœur se porte caution.

« Ici, j’ai mesuré, je peux mettre deux lits pour mes enfants,affirme Sarah, en poussant la porte d’une petite chambre encore nue. Moi, je dormirai dans la pièce principale, j’ai l’habitude. » Elle s’estime chanceuse d’avoir trouvé un logement vide. « La plupart des annonces concernaient des meublés. A 50 ans, on a des affaires, c’est compliqué de se projeter dans un meublé », explique-t-elle.

« On a plus d’offres de meublés que [d’offres] vides pour des raisons fiscales et la possibilité de les récupérer tous les ans, confirme David EMSALEM. Cela crée un inconfort sérieux pour les familles. » Les propriétaires louant un bien meublé peuvent être exonérés de tout ou partie de leurs revenus locatifs, ce qui n’est pas le cas pour un logement vide. Et les meublés sont loués sous des baux d’un an, contre trois ans au minimum.

Les baux à mobilité, qui échappent à l’encadrement des loyers, se développent également, notamment dans les zones touristiques. « On a de plus en plus de propriétaires qui font des baux de neuf ou dix mois et, en juillet-août, ils font de la location saisonnière », explique Coralie SANCHEZ, de l’agence Century 21 de Port Marianne, à Montpellier.

Car les tensions dépassent désormais l’Ile-de-France. Lyon, Nice, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Lille…Presque toutes les grandes métropoles sont concernées, et même certaines villes moyennes, comme Angers, Aix-en-Provence ou Reims. La crise se fait ressentir dans « tous les territoires attractifs », résume Corinne JOLLY, la présidente de la plateforme de mise en relation entre particuliers PAP.

Cuisinier à la retraite, Thierry KRETZ cherche à quitter le logement qu’il occupe depuis dix ans à Strasbourg, où il est confronté à un problème de moisissures. « J’ai postulé pour un deux-pièces, mais on me l’a refusé parce que je ne gagne pas trois fois le loyer. Il ne me manquait que 50 euros pourtant », raconte le sexagénaire, qui touche 1 780 euros par mois de retraite. Il envisage de s’éloigner de Strasbourg « parce qu’un deux-pièces, c’est impossible pour moi, c’est toujours autour de 600 euros ».

Face à de telles tensions sur le marché locatif, de plus en plus de foyers se tournent vers le logement social, « y compris des salariés qui étaient dans une logique d’achat », note Nadia BOUYER, la directrice générale d’Action Logement, organisme œuvrant à l’accès au logement social des salariés. La hausse des taux d’intérêt les a privés de la possibilité d’emprunter. En Île-de-France, le nombre de demandeurs auprès de l’organisme a augmenté de 5 % en 2025 par rapport à 2024, et il a explosé de 20 % depuis 2022.

Sur le premier semestre, la demande sur l’ensemble des logements sociaux a progressé de 2,71 % en Île-de-France et de 1,5 % sur le plan national, selon l’Union sociale pour l’habitat, qui fédère l’ensemble des bailleurs sociaux. Sur toute la France, 2,9 millions de foyers étaient en attente d’un logement social, fin 2025. Seule une demande sur sept est satisfaite.

Et ce n’est pas fini...

 

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MARCHE NATIONALE CONTRE LE « PERMIS DE TUER »

18 Septembre 2026, 11:34am

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Publié par Bernardoc

Depuis plusieurs années, l’État de droit recule par étapes. La proposition de loi instaurant pour les forces de l’ordre une présomption d’usage légitime de l’arme ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus.

Elle marque une rupture.

Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public, sans aucun avis du Conseil d’État et avec un débat réduit au minimum.

Ce n’est plus seulement une manière de faire la loi, c’est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne se limitent pas à la remise en cause de nos droits, elles s’ancrent dans la société quand la violence d’État est encouragée, non contrôlée démocratiquement et légitimée en soi. C’est exactement ce que ce texte propose.

Depuis l’entrée en vigueur de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne.

Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore.

Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.

Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre cette proposition de loi. Sept cent trente mille citoyens ont dit non.

Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu’aucune discussion n’ait lieu. Refuser d’entendre 730 000 citoyens n’est pas une maladresse institutionnelle, c’est un choix politique antidémocratique.
Cette pétition n’était pas un aboutissement, elle était un point de départ.

Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l’usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s’arrête donc pas avec cette pétition, il commence.

Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L’un cherche à inscrire l’exception dans la loi. L’autre refuse qu’elle devienne la norme.
Le 20 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue.

La CGT appelle toutes et tous à rejoindre les marches sur l’ensemble du territoire contre cette loi dangereuse pour l’avenir de notre démocratie !

A Bordeaux

Rendez-vous SAMEDI 19 à 14 heures

Place de la Bourse.

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Petit rappel historique

16 Septembre 2026, 09:33am

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Publié par Bernardoc

in Aperçus 2ème quadrimestre 2026

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Encore Cuba.

15 Septembre 2026, 12:39pm

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Publié par Bernardoc

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Vivre dignement.

14 Septembre 2026, 10:01am

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Publié par Bernardoc

"Les cahiers de doléances exigent toujours une réponse". Extrait du rapport du Ceser-NA de mars 2026.

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Quelques nouvelles de France-Cuba.

13 Septembre 2026, 18:08pm

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Publié par Bernardoc

Certains ont pu s’étonner de constater l’absence de notre association au Forum, où elle était présente depuis des décennies. Eh bien c’est que le comportement de notre municipalité n’a rien à envier à celles siglées « RN » (évolution normale quand on vient de la gauche, puis du macronisme) : comme nous n’avions pas touché de subvention depuis 2014, nous avons simplement été virés. Mais le maire ne s’est pas mouillé, il a laissé faire un chef de service, qui n’était absolument pas au courant au mois de juin de ce qui allait nous arriver. Bien entendu, aucun contact de courtoisie avec le Président : juste un simple courriel. Alors ne vous étonnez pas, vous ne nous verrez pas non plus au Haillan est dans la place, le stand, à côté des Fuseaux d’Aliénor a été attribué à quelqu’un d’autre.

Notre association humanitaire déplore cette entrave à nos activités. Au moment où le peuple cubain, dont les réussites en éducation et en médecine -entre autres-, malgré un blocus qui dure depuis plus de 60 ans, est en train d’être poussé à bout par les mesures de Trump et ses suppôts, il est regrettable qu’à notre petit niveau nous soyons empêchés d’apporter notre aide solidaire. Et je pense que Trump n’a rien à faire du soutien de la mairie du Haillan.

Donc, hier, l’association s’est réunie pour envisager ses actions à venir. Ont été retenues : notre présence au congrès des retraités à Mérignac, une conférence universitaire sur l’état de Cuba aujourd’hui, un moment festif avec chants et salsa, un stand sur un marché (nous ne solliciterons pas une place sur celui du Haillan), continuer la collecte de matériel scolaire, d’hygiène et de médicaments pour alimenter un conteneur qui partira de Bordeaux à destination de l’île assiégée.

Si vous avez des idées ou des propositions, n’hésitez pas à nous rejoindre.

Et ce n’est pas fini...

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La France doit agir d'urgence pour éviter le décrochage de sa jeunesse

11 Septembre 2026, 17:36pm

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Publié par Bernardoc

In Challenges du 9 septembre 2026 (extrait)

Le chiffre devrait susciter un électrochoc. Cet été, le taux de chômage des jeunes a atteint 20,7 % en France, largement au-dessus de la moyenne européenne (15,1 %) et très loin des bons élèves comme l’Allemagne (7,2 %) ou les Pays-Bas (8,6 %). Certes, l’indicateur porte uniquement sur les actifs, soit un peu plus de 40 % des 15-24 ans. Il n’en reste pas moins un signal d’alerte sur la faiblesse persistante de l’insertion des jeunes sur le marché du travail tricolore. « Et cela ne va pas s’arranger dans les prochains mois, prévient Yannick L’HORTY, professeur d’économie à l’université Gustave Eiffel (Seine-et-Marne), car les juniors sont les premiers touchés par le ralentissement économique actuel. » Une mauvaise conjoncture qui justifie plus que jamais l’injonction lancée par le président du Medef, Patrick MARTIN, à faire de la jeunesse la priorité des priorités.

Les difficultés des jeunes ne s’arrêtent pas à la recherche d’un premier emploi. Elles sont aussi sociales. Quelque 18,6 % des 18-29 ans vivent sous le seuil de pauvreté, contre 15,4 % de l’ensemble de la population et 9,9 % des plus de 75 ans. Le logement est devenu l’un des symboles de cette précarité. Selon les données de la Fondation pour le logement, 433 000 jeunes adultes habitent chez un proche faute de pouvoir s’offrir eux-même un toit. Ce qui alimente un cercle vicieux, puisque 30 % assurent avoir déjà renoncé à un job à cause d’un problème de logement.

Plus inquiétant encore : parmi les 15-24 ans, près de 900 000 demeurent en dehors du système, ni en emploi, ni en études, ni en formation. Soit 11 % de décrocheurs dans cette tranche d’âge, ce qui place la France au quatrième rang des pires pays européens. « C’est un sujet majeur, souligne Olivier REDOULES, économiste. Car si l’on ne fait rien, on va se retrouver avec des cohortes de jeunes exclus durablement du marché du travail. »

Les causes du mal sont profondes. Il y a d’abord les carences du système éducatif français, qui voit ses performances en mathématiques et lecture régresser et peine à faire réussir les élèves des familles les plus pauvres. Des tendances malheureusement confirmées par les derniers résultats de l’enquête internationale Pisa.

À cela s’ajoute un mode d’orientation souvent défaillant. « L’accès à l’information sur les métiers qui embauchent et les filières d’avenir est quasiment inexistant dans les collèges et les lycées », déplore Olivier REDOULES. Et le décalage entre les formations et les besoins des entreprises perdure. Tout particulièrement dans l’industrie, où près de 141 000 postes pourraient rester non pourvus d’ici à 2030, selon l’OCDE.

Et ce n’est pas fini...

 

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Encore une réussite attalo-philippo-macronienne.

10 Septembre 2026, 15:06pm

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Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 10septembre 2026 (extraits)

La précarité s’incruste en France

Revenus insuffisants, privations, vie à découvert…Le 20ème baromètre du Secours populaire français, publié ce jeudi, dresse un état des lieux qui s’assombrit.

Un accident de la vie et tout peut basculer. Les récents incendies l’ont tragiquement rappelé. Ce jeudi 10 septembre, le Secours populaire français (SPF) dévoile sa nouvelle édition du baromètre Ipsos sur la pauvreté – précarité en France et en Europe. Réalisée auprès de 10 000 adultes dans dix pays, l’étude dresse un état des lieux. « Les résultats dessinent un panorama aussi sombre que celui des années 2022-2024,marqué par des revenus insuffisants, des privations qui s’aggravent et une précarité qui s’installe durablement, en France comme partout en Europe », note le SPF.

Plus d’un quart des Français sont concernés (26 %), tandis que la part de ceux qui estiment avoir une« bonne situation » atteint son plus bas niveau depuis 2022 (15 %). Parmi les personnes en situation de précarité, trois sur quatre évoquent des revenus insuffisants (77 % contre 71 % en 2025). Ils ne sont qu’un Français sur deux à parvenir à mettre de l’argent de côté, et seulement« un peu ». Un tiers peinent à boucler leur budget, et deux sur dix vivent à découvert (18 %, en hausse de 3 points par rapport à l’année précédente).

Cette précarité touche aussi les travailleurs : pour quatre Français sur dix (40 %), les revenus ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des dépenses, une tendance en forte hausse après une amélioration l’an dernier (ils étaient 30 % en 2025 et 38 % en 2024). Sans grande surprise au regard de ces résultats, cette année, les renoncements pour raisons financières augmentent. Les loisirs et les sorties arrivent en tête. Ils sont 73 % à déclarer n’avoir pas pu faire de sorties ou avoir de loisirs en famille à cause d’une situation financière difficile (contre 64 % en 2025). Et 50 % expliquent avoir eu froid, mais ne pas avoir augmenté le chauffage du domicile. De même, trois Français sur dix n’ont pas pu couvrir leurs besoins alimentaires et ont dû renoncer à des soins. Et quatre sur dix redoutent de ne pas pouvoir payer leur loyer ou rembourser leur crédit immobilier.

En 2026, la précarité énergétique frappe toujours plus fort, relève le baromètre : 12 millions de Français souffrent du froid et/ou des fortes chaleurs. Face aux factures d’énergie et au coût du carburant, ils sont un quart à avoir dû renoncer à des dépenses essentielles, comme l’alimentation et la santé au cours des douze derniers mois. Pourtant, ils s’efforcent de réduire leurs dépenses : 76 % ont mis en place au moins une action pour réduire le montant de leur facture d’énergie, et 60 % plusieurs, comme couper le chauffage dans certaines pièces, limiter la température à moins de 18 °C, ne pas utiliser le four, prendre moins souvent des douches ou les prendre froides…Pour eux, le froid pèse nettement sur leur santé : fatigue accrue, mais aussi troubles du sommeil…Que l’on retrouve en période de fortes chaleurs.

Et ce n’est pas fini...

 

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