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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Un quart de ses agents envisage de quitter la fonction publique

5 Mai 2026, 00:29am

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 4 mai 2026

L’heure n’est pas à la fête chez les fonctionnaires. Interrogés par la CFDT dans le cadre de son étude annuelle sur « l’État du travail ­ en France », les agents publics sont d’humeur sombre. Les deux premiers mots qui leur viennent en tête pour ­décrire leur état d’esprit du moment sont l’inquiétude et la lassitude. Malgré un attachement « profond et massif » à la fonction publique, le tableau dressé par les fonctionnaires et les contractuels n’est pas reluisant.

71 % d’entre eux dénoncent un ­manque de moyens humains, 65 % un manque de moyens financiers et 59 % un manque de moyens matériels. Autant de lacunes qui pèsent sur leurs conditions de travail, et entretiennent une grogne sourde dans un secteur où l’absentéisme est un fléau qui a coûté 15 milliards d’euros à l’État en 2022, rappelait un rapport de l’Inspection générale des finances. « On nous demande de faire toujours plus avec toujours moins… Moins d’agents, c’est moins de service public, et ça renforce la pression sur le terrain, où se faire insulter ou menacer est devenu courant », se désole Anthony TRAMOY, agent des routes au sein d’un conseil départemental. Au manque de bras s’ajoute une réalité nouvelle : celle de la vio­lence rencontrée au quotidien par les fonctionnaires en contact avec du ­public. Face à ce constat, près d’un quart des agents envisage tout bonnement de claquer la porte.

Alors que moins de la moitié recommanderaient à leurs enfants de suivre la voie du fonctionnariat, le risque s’accroît de voir la fonction publique continuer à s’enliser dans une crise d’attractivité dont elle ne parvient pas à se tirer. « Parfois, j’ai l’impression qu’on est une espèce en voie de disparition », lance Pauline VIRY. Pour autant, cette aide-soignante dans un Ehpad public avoue « comprendre pourquoi les candidats ne se bousculent pas à la porte des écoles d’aides-soignants et d’infirmiers, entre les plannings qui changent, la charge physique et mentale, le manque de ­personnel et les salaires qui ne suivent pas ». Si les questions de management, de reconnaissance de la part de la hiérarchie ou des conditions de travail sont centrales dans le mal-être des agents, la première raison invoquée pour justifier leur désir de quitter les rangs de la fonction publique est celle du salaire, que bien des fonctionnaires jugent en inadéquation avec leurs missions.

Les syndicats le répètent d’ailleurs à l’envi : les salaires sont le nerf de la guerre pour répondre aux difficultés du secteur public à attirer la jeunesse. Il faut dire que l’argument de l’emploi à vie ne fait plus recette, dans un pays où les citoyens ont une opinion très médiocre des services publics. Seuls 44 % en ont une bonne image, selon le dernier baromètre de l’Institut Paul ­Delouvrier. De quoi dissuader de rejoindre les rangs de la fonction publique.

Mais pour Marie-Christine Caraty-Quiquet, présidente de la Fédération des services publics de la CFE-CGC, « l’attractivité passe par la rémunération ». Or, le point d’indice qui détermine le niveau de rémunération des fonctionnaires est gelé depuis plusieurs années maintenant. De quoi entretenir les difficultés à recruter qui risquent de s’aggraver ; Marylise LEON, la secrétaire générale de la CFDT rappelle que « 2 millions d’agents partiront à la ­retraite à court terme ». « On gèle les ­rémunérations. Donc peu de gens s’inscrivent aux concours de la fonction publique, donc on est en sous-effectif partout, donc le ­travail devient de plus en plus ­difficile. Et ça devient compliqué pour les jeunes d’avoir une image favorable de la fonction publique », résume Marie-Christine ­Caraty-Quiquet. Un paradoxe, alors que le nombre de fonctionnaires ne cesse d’augmenter depuis vingt ans en ­France, atteignant bientôt les 6 millions.

Dans un pays où les finances publiques sont dans un état déplorable, les chances d’un déblocage généralisé ­restent maigres, malgré l’ouverture d’un groupe de travail avec le gouvernement sur la question mi-avril. Les ­organisations syndicales y ont demandé un geste de la part de l’exécutif, notamment pour soutenir les agents publics qui subissent la hausse des prix du ­carburant. Au-delà de la seule rému­nération, les questions de l’avancée des carrières et la refonte de grilles sala­riales de plus en plus tassées patinent, alors que « les progressions de carrière ne représentent parfois plus que quelques euros par mois », s’alarmait récemment Luc FARRE, le secrétaire général de ­l’Unsa-fonction publique. La Cour des comptes elle-même s’est penchée sur la question, suggérant d’introduire ­davantage de mérite dans la rémunération des agents, dont les trois quarts perçoivent des gratifications « totalement indépendantes de leur manière de servir ». Mais alors que les sages de la Rue Cambon suggèrent d’introduire une composante liée à la performance dans la rémunération des agents, non seulement pour plus d’efficacité mais aussi comme outil de management et d’attractivité, les syndicats ne veulent pas en entendre parler. Et martèlent la nécessité de privilégier des mesures ­générales. « Tout est une question de moyens, et donc de volonté politique », assène Lysiane BENABANT, professeur des écoles en Moselle.

Dans un tel contexte, l’absence de ministre dédié à la fonction publique ne facilite pas l’avancée des chantiers ­attendue par les syndicats. Depuis le dernier remaniement et la promotion de David AMIEL de ministre délégué à ­ la Fonction publique à ministre de ­l’Action et des Comptes publics, les fonctionnaires sont en effet orphelins. Une situation que « regrette » Marylise LEON rappelle que « le fait d’avoir un ministre dédié, c’est une considération ». Et un moyen non négligeable de faire avancer les dossiers. « Je ne suis pas sûre qu’on mesure les conséquences d’une absence de ministre. Est-ce que cela sera synonyme d’arbitrages plus longs ? C’est à craindre », reconnaît Laure REVEL, secrétaire générale de la CFDT-fonctions publiques.

En l’absence de ministre, les fonctionnaires craignent que le traitement des dossiers de fond ne soit renvoyé aux calendes grecques - après l’élection présidentielle. D’autant que les premières discussions autour du budget ont déjà démarré, avec la perspective de voir « les fonctionnaires n’être traités que comme des lignes budgétaires », ­anticipe un syndicaliste. Aujourd’hui toujours confiés aux soins de David AMIEL, les fonctionnaires craignent pour leur sort, agacés d’être rattachés à Bercy et donc « d’abord vus comme une dépense ». Il faut dire que dans la fonction publique d’État, par exemple, la masse salariale a encore gonflé de 1,5 % en 2025 après + 6,3 % en 2024 et + 5 % en 2023… et de + 24,7 % depuis 2017. Toujours est-il qu’« avoir un même ­ensemble qui traite et des fonctions ­publiques et des comptes publics laisse craindre que l’un prenne un peu plus le pas sur l’autre », glisse Marylise LEON, avant de lâcher dans un sourire entendu : «Je vous laisse deviner lequel. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Espagne, régularisation et hypocrisie européenne

4 Mai 2026, 18:24pm

Publié par Bernardoc

In Sauvons l’Europe du 4 mai 2026

L’Europe a un problème avec l’immigration. Mais elle a peut-être un problème plus grave encore : son incapacité à parler de l’immigration autrement qu’à travers la panique, l’hypocrisie ou l’intérêt partisan.

L’Espagne a décidé de régulariser plus de 500 000 personnes déjà présentes sur son sol avant décembre 2025. Le dispositif annoncé par Madrid doit leur ouvrir un titre de séjour d’un an ainsi que le droit de travailler sur l’ensemble du territoire espagnol. Ce choix n’est pas tombé du ciel : il s’inscrit dans une séquence politique et civique longue, portée notamment par l’initiative Regularizacion. Ya, validée au Parlement espagnol par 310 voix contre 33 après une mobilisation de plus de 900 organisations.

Aussitôt, une partie de la droite européenne a voulu transformer cette décision en mise en danger de l’espace Schengen. Le procédé est connu : on efface les réalités économiques, sociales et humaines pour ne garder qu’un signal anxiogène. Pourtant, les faits résistent.

D’abord, il ne s’agit pas d’un appel d’air abstrait, mais de la mise en règle de personnes déjà là. En Espagne, le nombre de personnes en situation irrégulière était estimé à 700 000 en 2024 par Funcas, dans un pays où le nombre total d’immigrés dépassait déjà 8,8 millions. Les arrivées irrégulières spectaculaires, notamment par les Canaries ou les côtes méditerranéennes, représentent une part beaucoup plus réduite : environ 140 000 personnes sur les cinq dernières années, selon l’article de Juan Antonio FERNANDEZ CORDON. La disproportion entre la réalité numérique et l’alarmisme politique est manifeste.

Ensuite, les opinions publiques elles-mêmes sont moins hystériques qu’on ne le dit. Dans le baromètre du CIS de juillet 2025, l’immigration n’arrive plus qu’au huitième rang des problèmes cités comme principaux pour l’Espagne, avec 4% de mentions. Plus encore, seuls 22% des répondants évoquent l’immigration comme problème pour l’Espagne ou pour eux-mêmes dans l’ensemble des questions ouvertes, et à peine 0,7 % de l’échantillon la considèrent à la fois comme le principal problème du pays et comme leur principal problème personnel. Autrement dit : le « grand problème » migratoire est d’abord un objet de construction politique.

Quand Giorgia MELONI, en Italie, autorise à l’été 2025 près de 500 000 entrées de travailleurs étrangers sur trois ans afin de répondre aux pénuries de main-d’œuvre, la droite continentale parle de pragmatisme, de souveraineté, de pilotage des flux. Quand Pedro SANCHEZ régularise des personnes déjà présentes, souvent déjà au travail, la même famille politique feint de découvrir une menace pour l’Europe. Or, dans les deux cas, une vérité s’impose : les économies européennes ont besoin de travail humain, et elles l’ont trop longtemps dissimulé derrière une rhétorique identitaire.

La différence n’est donc pas entre la fermeté et le laxisme. Elle est entre deux récits.

Le récit de la droite radicale consiste à tenir ensemble deux affirmations contradictoires : d’un côté, dire que l’immigration irrégulière est insupportable ; de l’autre, profiter silencieusement de la force de travail étrangère lorsque l’agriculture, le bâtiment, l’hôtellerie, les services à la personne ou le soin en ont besoin. Le cas italien l’a montré avec éclat. Le cas espagnol le montre à son tour, mais avec plus de franchise : mieux vaut reconnaître une réalité sociale, ouvrir des droits, faire entrer dans la légalité, plutôt que laisser prospérer l’ombre, le travail dissimulé et la concurrence déloyale.

Le récit que la gauche européenne devrait assumer est plus simple, plus solide et plus honnête. Une régularisation n’est pas l’abolition des frontières. Ce n’est pas non plus un geste naïf. C’est un acte d’ordre républicain. Régulariser, c’est identifier, protéger, faire cotiser, faire respecter le droit du travail, réduire les zones grises où prospèrent les marchands de peur et les employeurs sans scrupules. C’est remettre de la loi là où l’hypocrisie a installé du silence.

Il faut aller plus loin : la question n’est pas seulement nationale, elle est européenne. L’Union ne survivra pas politiquement en laissant prospérer cette comédie où chacun dépend du travail immigré tout en dénonçant l’immigration chez son voisin. Une Europe sérieuse doit pouvoir distinguer l’asile, la maîtrise des frontières, les besoins démographiques, les besoins productifs, l’intégration sociale et la lutte contre les trafics. Tout mélanger ne produit qu’une chose : du ressentiment électoral.

L’Espagne, sur ce point, met le débat européen face à lui-même. Elle rappelle que la première responsabilité d’un gouvernement n’est pas d’exciter les fantasmes, mais d’administrer le réel. Et le réel, aujourd’hui, est connu : dans un pays où près d’un habitant sur cinq est immigré, la société ne s’effondre pas ; elle travaille, elle vieillit, elle a besoin de droits clairs et d’institutions solides. Ce qui menace l’Europe n’est pas la régularisation de personnes déjà présentes. Ce qui la menace, c’est l’incapacité persistante de ses responsables à parler vrai.

Car enfin, que veut-on ? Une Europe qui exploite en silence puis moralise en public ? Ou une Europe capable de tenir ensemble la frontière, le droit, le travail et la dignité ?

La vraie faute politique n’est pas de régulariser. La vraie faute consiste à n’accepter l’immigration que lorsqu’elle sert discrètement l’économie, puis à la dénoncer dès qu’un gouvernement de gauche décide de lui donner un statut, des règles et des droits.

On ne défend pas l’Europe en criant au chaos chaque fois qu’un État membre choisit la légalité contre le déni. On la défend en refusant les mensonges commodes, et en construisant une politique migratoire enfin adulte.

Et ce n’est pas fini...

 

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Sophie BINET (CGT) exhorte le gouvernement à inscrire "au plus vite" la loi vie chère outre-mer à l'Assemblée

2 Mai 2026, 11:17am

Publié par Bernardoc

In France 24 le 29 avril 2026

Évoquant une "situation de crise structurelle" dans les territoires ultramarins, où les prix des produits alimentaires sont jusqu'à 40% plus élevés que dans l'Hexagone, Mme Binet a critiqué le gouvernement qui "se permet d'enterrer le projet de loi vie chère, qui ne comportait déjà pas grand-chose".

"Ce projet de loi doit être inscrit à l'agenda parlementaire le plus vite possible et son contenu doit être considérablement renforcé pour enfin agir sur les points centraux", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse au siège de la centrale syndicale.

Parmi les priorités citées par Mme Binet figurent la convergence sociale à Mayotte, "l'application de toutes les conventions collectives dans les territoires d'outre-mer", le "plafonnement des marges et un démantèlement des oligopoles", ainsi qu'une conditionnalité des aides publiques aux entreprises.

Initié par l'ex-ministre Manuel VALLS et adopté sans enthousiasme en octobre 2025 par le Sénat, qui le jugeait trop timide, le texte n'a toujours pas été déposé à l'Assemblée nationale.

En février, la ministre des Outre-mer Naïma MOUTCHOU avait indiqué que l'examen du texte était reporté car il devait "être musclé encore davantage". Elle avait évoqué un examen en "juin-juillet", voire à la rentrée parlementaire en septembre.

Présentée comme une "urgence" par le Premier ministre Sébastien LECORNU, la lutte contre la vie chère est une priorité pour les habitants des territoires ultramarins et a été au cœur des manifestations qui ont secoué la Martinique à l'automne 2024.

Selon l'Insee, l'écart de prix pour les produits alimentaires peut atteindre 42% entre les départements et régions d'outre-mer et la France hexagonale.

Cette conférence de presse marquait le lancement d'un "socle syndical commun pour une action coordonnée" entre la CGT et ses confédérations de Martinique, La Réunion et Mayotte, qui dénoncent une "continuité des rapports coloniaux de dénonciation économique, sociale et territoriale".

Et ce n’est pas fini...

 

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Fonction publique : les syndicats demandent le retrait d'un texte encadrant les autorisations spéciales d'absence

30 Avril 2026, 11:20am

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 30 avril 2026

Les syndicats représentatifs dans la fonction publique ont réclamé mardi le retrait d'un projet de décret du gouvernement sur les autorisations spéciales d'absence, et le mettent en garde contre la poursuite de «politiques de régression sociale et budgétaire». La tension est montée d'un cran à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil commun de la fonction publique, une instance du dialogue social entre syndicats et administration.

Dans un communiqué publié mardi, l'intersyndicale de la Fonction publique, qui rassemble les huit organisations représentatives, a encore demandé au gouvernement de renoncer à «passer en force» et de retirer un projet de décret sur les autorisations spéciales d'absence contre lequel elles s'étaient majoritairement exprimées le 9 avril. Les autorisations spéciales d'absence peuvent être accordées à des agents par leur employeur dans certains cas (grossesse, parentalité, décès), mais elles sont jusqu'ici accordées en l'absence de cadre harmonisé, et le Conseil d'État avait enjoint au gouvernement de clarifier les règles.

Mais le projet de décret présenté pour avis aux syndicats est loin de faire l'unanimité. Ils dénoncent notamment la mise en place d'une liste limitative d'absences spéciales autorisées qui compromet la négociation de droits plus favorables pour les agents au niveau local. Concrètement, certaines pratiques plus favorables pourraient être supprimées avec l'instauration d'un tel cadre, redoutent-ils.

Les organisations syndicales réclament l'ouverture de négociations sur le sujet afin de «sécuriser les dispositifs plus favorables existants, sortir les situations familiales lourdes (deuil, garde d'enfant, handicap, PMA, adoption, grossesse) de l'arbitraire des “nécessités de service” et tenir compte des réalités de vie des agents», selon le communiqué commun. Alors que «les négociations sur l'égalité professionnelle piétinent», et surtout après que les syndicats ont claqué la porte d'un groupe de travail sur les rémunérations il y a deux semaines, le sujet des autorisations spéciales d'absences pourrait faire office de catalyseur.

«Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP mettent aussi en garde sur l'ensemble des dossiers actuels (...)» et «alertent sur la poursuite de ces politiques de régression sociale et budgétaire qui ne pourra que renforcer la colère des agents et possiblement aboutir à la perspective de mobilisations dans la fonction publique». Les syndicats n'ont pas précisé la forme que ces éventuelles «mobilisations» pourraient prendre.

Et ce n’est pas fini...

 

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Après les municipales, le «mercato» des «DGS» dans les mairies

29 Avril 2026, 14:53pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 29 avril 2026

Après l’installation des nouveaux maires à l’issue des élections, un autre ballet s’enclenche, celui des «DGS». Ces directeurs généraux des services, bras droits administratifs des élus, peuvent en effet, particulièrement en cas d’alternance politique, décider de changer de collectivité. Et si ce «mercato territorial» a déjà commencé, ce n’est que le début. Selon un dirigeant de cabinet de recrutement spécialisé interrogé, les nominations n’interviendront «véritablement qu’en juin, et s’étaleront jusqu’à l’année prochaine, voire dans les deux ans à venir», le temps d’assurer une transition entre les mandats.

«On commence à être sollicités depuis deux mois, mais plus par les candidats eux-mêmes que par les collectivités, relate Antoine Gimenez, directeur de Citéa Consultants, implanté à Paris. Pour eux, il est temps de bouger, car cela leur permet de monter en compétences en évoluant sur des communes plus grandes. Ils veulent gérer des enjeux budgétaires et managériaux plus importants.» «En fonction des partis politiques, il y a des sensibilités, sur le social ou sur l’écologie par exemple. Un DGS a lui aussi ses sensibilités, et va vouloir travailler plus sur une compétence que sur une autre », indique de son côté Julien GALIVEL, gérant du cabinet Parcours public RH, basé à Nantes.

Et ce n’est pas fini...

 

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Défendons le 1er mai !

28 Avril 2026, 16:51pm

Publié par Bernardoc

in Médiapart du 22 avril 2026 (extraits)

A Liévin, le 1er mai est traditionnellement l’occasion pour les syndicats d’être reçus en mairie, pour la remise des cahiers de doléances. La cérémonie, qui permet également aux unions syndicales locales de se rassembler pour célébrer la mémoire des travailleurs et des travailleuses du bassin minier, n’aura pas lieu cette année : le maire Rassemblement national (RN), Dany PAIVA, élu au mois de mars, a décidé de la supprimer.

La décision n’a rien d’original : Dany PAIVA, ancien chargé de communication de la mairie voisine d’Hénin-Beaumont, ne fait qu’appliquer les recettes du maire Steeve BRIOIS, qui avait pris la même décision au cours de son premier mandat, à partir de 2016.

Selon France Inter, la mairie comptait également annuler le dépôt de gerbe sur la stèle rendant hommage aux quarante-deux mineurs morts en 1974 dans un accident, qui a lieu à l’occasion de la cérémonie. Un moment symbolique dans cette ville, une des plus importantes du bassin minier, qui cultive sa mémoire ouvrière depuis la fermeture des puits dans les années 1970.

La page Facebook de la ville a rapidement publié un démenti, assurant que le dépôt de gerbe aurait bien lieu. Plusieurs commentaires accusant la mairie de « mépriser les revendications des travailleurs » en refusant de recevoir les syndicats ont été rapidement supprimés par les administrateurs de la page. Sous la publication, un adjoint du maire a même tenté de justifier cette décision en expliquant que les syndicats « ont soutenu les trois derniers présidents de la République ».

« C’est déplorable et lamentable, s’indigne Nadège POLY, secrétaire générale de l’Union locale CGT de Liévin. On a de grandes luttes dans la région, le textile, la métallurgie, l’automobile, la mine… Non seulement ils ne respectent pas les syndicats qui représentent les travailleurs, mais en plus ils ne font pas ce devoir de mémoire, ils renient l’histoire de la région et de ses luttes. »

Dans un communiqué, l’union départementale CGT du Pas-de-Calais a également répondu à l’édile : « Le 1er-Mai nous appartient. À nous travailleuses et travailleurs. La CGT a plus d’adhérents que votre parti et nous sommes là depuis cent trente et un ans, sans avoir changé de nom ou de logo. Nous sommes apartisans, mais jamais apolitiques. »

« On est tous d’extrême gauche pour eux, c’est exactement ce que dit Steeve BRIOIS à Hénin-Beaumont aussi », grince Djelloul KHERIS, agent municipal de la ville voisine et syndiqué chez SUD. Menacé de révocation par le maire qui lui reproche des « conflits d’intérêts » et d’avoir témoigné dans un « documentaire politisé », il revendique de ne pas abandonner le terrain à l’extrême droite.

« C’est symbolique, même si le maire ne nous ouvre pas les portes, on est toujours devant l’hôtel de ville pour la fête des travailleurs, raconte-t-il à Mediapart. Tant qu’on aura la force et le courage, car ce n’est pas facile, il faut continuer à lutter. Si on accepte de partir parce qu’ils ne veulent pas de nous, c’est perdu. Tous les camarades sont les bienvenus à Hénin-Beaumont. »

Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) du département, Thierry COULOMBEL a vu le RN conquérir la ville de Liévin, bastion du PS depuis un siècle. Contacté par Mediapart, il s’insurge de cette remise en cause d’une tradition bien ancrée. « Le fait de revoir le protocole du 1er-Mai en supprimant la partie revendicative, de dialogue avec le monde du travail, est un scandale absolu, explique-t-il. Ça dit bien où se positionne le RN. Il n’est pas du côté de ceux pour qui le travail peut être une souffrance. »

Effarée mais « malheureusement pas surprise », la sénatrice communiste du département, Cathy APOURCEAU-POLY, partage le constat : « C’est une attaque contre le monde du travail, et contre l’histoire de cette ville. Dire que le 1er-Mai est un rassemblement de syndicalistes d’extrême gauche, c’est n’importe quoi.»

Son collègue sénateur socialiste Jérôme DARRAS, candidat malheureux battu par Dany PAIVA, a réagi par communiqué, dénonçant « une disqualification délibérée de l’ensemble du mouvement syndical et donc des travailleurs qu’il représente », et une « ignorance profonde de l’histoire de Liévin ». Faute de cérémonie locale, les syndicalistes de Liévin pourront donc fêter le 1er-Mai dans la ville voisine d’Avion, dirigée par les communistes depuis les années 1930, ou rejoindre le rassemblement d’Hénin-Beaumont devant la mairie. 

Et ce n’est pas fini...

ns le 1er mai !

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Ce n'est pas avec la droite qu'on vit mieux !

27 Avril 2026, 18:44pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Que serions-nous sans lui ? Que ferions-nous sans elle ?

26 Avril 2026, 18:07pm

Publié par Bernardoc

 

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La CGT Cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

23 Avril 2026, 11:58am

Publié par Bernardoc

L'info d'ici, ici Limousin du 22 avril 2026


La SNCF et la Région envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots alerte et s'oppose à toute fermeture de guichets. Ils étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

La SNCF et la région Nouvelle-Aquitaine envisagent la suppression des guichets dans certaines gares du Limousin. La CGT cheminots lance une alerte et s'oppose à toute réduction des horaires voire fermeture de guichets. Ce plan, suspendu le temps des municipales grâce à un moratoire obtenu par les syndicats, doit être relancé prochainement. Les cheminots de la CGT étaient mobilisés mardi matin à la gare des Bénédictins à Limoges et dans d'autres communes du Limousin pour inviter les voyageurs à signer une pétition contre ce projet.

Gilets sur le dos, tracts à la main, les cheminots défendent ce qui est pour eux un service essentiel, Loïc GEYL, secrétaire général CGT Cheminots à Limoges, fustige. "On nous oppose systématiquement le changement des usages. Effectivement, le numérique maintenant a pris une grande part dans l'achat de son billet, mais un guichet c'est pas seulement l'achat d'un billet".

Car au-delà de la vente, les guichetiers ont une véritable mission d'accompagnement et de conseil. C'est ce que défend Nathalie CASAS. Elle travaille justement à la vente et est militante CGT. "C'est un lien essentiel pour les voyageurs pour se retrouver dans des gares qui peuvent être un peu des lieux hostiles. On a peur que ça déshumanise les gares."

Tout juste au sorti du train, Pierre a signé la pétition. Ces guichets, il les trouve indispensables. "Moi je trouve ça dommage d'enlever ce genre de choses, parce que pour nous c'est plus pratique pour plein de choses, pour les abonnements". Les gares ciblées par les premières projections sont surtout les plus petites. Pourtant, pour Sarah, c'est dans celles-là qu'il y en a le plus besoin. "C'est là où il y a peut-être le plus de manque d'informations et que les gens ont peut-être le moins de facilité pour prendre les tickets."

Gérard a lui aussi signé, mais il est presque résigné face à la montée du "tout numérique". "C'est toujours dommage quand on supprime des services évidemment... en fait on apprend à se débrouiller sans." Mais il nuance. "Il faut quand même pas supprimer les humains partout, parce que les machines elles ont des limites aussi."

Des évolutions qui ne datent pas d'hier, d'après la militante CGT Nathalie CASAS. "Ça fait 21 ans que je travaille en gare de Limoges et j'ai connu une époque où, même la nuit, la gare était ouverte, il y avait des trains qui passaient. On voit bien que la tendance est à l'économie sur les salariés, sur le dos des salariés et c'est un service moindre pour les usagers." Avec le soutien des voyageurs, les agents mobilisés espèrent bien réussir à préserver ce contact humain.

Selon les premiers plans amorcés avant le moratoire, les gares concernées pourraient notamment être Aixe-sur-Vienne, Le Dorat, Nexon, Saint-Junien, Saint-Sulpice-Laurière et Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne et Allassac, Égletons, Objat ou encore Pompadour en Corrèze.

Saint-Yrieix, la gare de mes vacances quand j’étais petit : on y arrivait en micheline après avoir changé de train à Limoges. Et quand on commence à fermer les guichets, la fermeture de la gare n’est pas loin ; les exemples sont nombreux en Aquitaine. Mais nous aurons la LGV Bordeaux-Toulouse, ce qui fait une belle jambe aux habitants d’Objat ou de Pompadour.

Et ce n’est pas fini...

 

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Pour la CGT, le travail le 1 er-Mai ne doit pas revenir par la fenêtre

21 Avril 2026, 14:07pm

Publié par Bernardoc

D’après L’Humanité du 20 avril 2026

Au mépris de la représentation populaire, Sébastien LECORNU a tranché :« Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir (avec leurs salariés) ce 1er mai 2026 », a-t-il déclaré vendredi, à la sortie d’une réunion avec des représentants de ces professions. Seules conditions : que les salariés « soient payés double » et que ce dispositif s’inscrive dans le cadre du « volontariat ».

Le premier ministre avait promis d’apporter « une solution négociée, sécurisante et pragmatique » pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er-Mai, après avoir renoncé à réunir une commission mixte paritaire sur la proposition de loi adoptée au Sénat en juillet et déposée à l’Assemblée par Gabriel ATTAL. Le texte prévoyait l’autorisation de travail le 1er Mai pour 1,5 million de salariés. Le groupe Renaissance était parvenu à faire adopter une motion de rejet afin de le renvoyer plus rapidement en CMP, pour une entrée en vigueur dès cette année.

À entendre Matignon, ces annonces constituent un « passe-droit » : « Une instruction sera donnée aux services de l’État pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés », rappelant que cet « engagement du gouvernement n’est que sur les professions indépendantes et les artisans ».

« Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi », a par la suite précisé un communiqué. Sébastien LECORNU a par ailleurs rappelé qu’un projet de loi serait présenté cette année pour « cadrer » le travail le 1er Mai à partir de 2027. Ce projet renverra à une « discussion sociale par branche » et permettra de « faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double », a-t-il détaillé.

Pour la CGT, qui se félicite d’avoir « gagné son retrait » avec l’intersyndicale, « la proposition de loi de Gabriel ATTAL est la pire attaque contre le 1er Mai depuis qu’il existe ; pas question qu’elle revienne par la fenêtre ». Cette journée est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé. Le travail est strictement encadré ce jour-là, autorisé seulement dans les secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter, et les salariés doivent être payés double. « La loi sur le 1er Mai date de 1947, elle fonctionne depuis quatre-vingts ans, il n’y a aucune urgence à la modifier. Cette journée internationale des droits des travailleurs est chômée et payée dans de très nombreux pays. Qu’en serait-il de l’image de la France si ce conquis social était ainsi balayé ? » interroge la CGT. Le Bordelais Raymond LAVIGNE doit se retourner dans sa tombe !

Se rappelant qu’il existe des députés et des sénateurs, Sébastien LECORNU précise qu’« il appartiendra au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords. Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027 ». « D’autres discussions auront lieu pour les différentes branches », a aussi annoncé le premier ministre, qui s’est engagé« à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin ».

Et ce n’est pas fini...

 

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