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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

La pétition contre la « présomption de légitime défense » pour les policiers dépasse les 500 000 signatures

10 Juillet 2026, 10:26am

Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 10 juillet 2026

Le seuil requis de 500 000 signatures vient d’être dépassé. La pétition contre la proposition de loi pour instaurer la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service devrait donc pouvoir être discutée à l’Assemblée nationale.

Mon modeste blog (avant-hier, le 8 juillet) est fier d’avoir contribué à la diffusion de cette pétition républicaine.

Moins de deux semaines : c’est le temps qu’il a fallu à la pétition « Contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », lancée le 26 juin, pour atteindre 500 000 signatures. Elle rejoint donc celles s’opposant aux lois Duplomb puis Yadan. 500 000 signatures, le seuil nécessaire pour que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale puisse décider d’organiser un débat en séance publique.

La proposition de loi portée par Les Républicains fait beaucoup réagir, notamment à gauche, depuis son adoption le 7 juillet 2026. Le texte instaure la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service. Le succès de cette pétition devrait donner lieu à un débat dans l’hémicycle. Ce qui n’a pu être entièrement fait à l’Assemblée nationale lors du vote du 7 juillet 2026, le gouvernement ayant déclenché l’article 44 de la Constitution pour avorter l’examen du texte.

La discussion dans l’hémicycle n’est pas contraignante, c’est-à-dire qu’elle ne donne pas lieu à un vote. Néanmoins elle permet de visibiliser le débat. Comme dans le cas de la pétition contre la loi Duplomb qui avait atteint plus de deux millions de signatures. Celle s’opposant à la loi Yadan a été classée par la commission des Lois et n’a donc pas donné lieu à une discussion, le texte ayant été retiré en avril dernier.

La gauche, uniformément opposée au texte instaurant une sorte de « permis de tuer » aux policiers, avait vivement réagi ce mardi 7 juillet à l’instar de la communiste Elsa FAUCILLON à la tribune de l’assemblée nationale : « Quand la force publique tue, la République doit garantir la justice. Pas organiser l’impunité. »

De même, La France Insoumise, opposée au texte, rappelle la paternité frontiste de cette mesure et appelle à la mobilisation pour aller plus loin que les 500 000 signatures : « cette loi de Jean-Marie LE PEN bafoue TOUS les principes républicains ! La bataille n’est pas terminée, signez la pétition avant qu’elle ne soit enterrée ! »

Difficile de savoir quand aura lieu la discussion sur le sujet à l’Assemblée nationale. Le débat dans l’hémicycle sur la loi Duplomb avait eu lieu 7 mois après le dépassement des 500 000 signatures.

Et ce n’est pas fini...

 

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Bercy rate son rendez-vous avec les syndicats de fonctionnaires

9 Juillet 2026, 11:36am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 9 juillet 2026

La rentrée s'annonce tendue dans la fonction publique. Faute d'avoir obtenu un geste pour les 5,9 millions d'agents qu'ils défendent, les syndicats ont quitté avant son terme la réunion de mercredi matin sur les salaires que leur avait proposée le ministre de l'Action et des Comptes publics, David AMIEL, maintenant leur appel à mobilisation du 29 septembre.

Après un report de cette rencontre prévue lundi du fait de l'examen de la motion de censure des Écologistes à l'Assemblée nationale, David AMIEL espérait « renouer » le dialogue sur cette question sensible, tout en sachant très bien qu'il ne pourrait pas satisfaire les revendications des huit organisations représentatives (CFDT, FO, Unsa, CGT, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP).

Au lendemain d'un comité d'alerte des finances publiques durant lequel il a été annoncé 3 milliards d'économies supplémentaires, le ministre n'a d'ailleurs pas omis de rappeler l'impossibilité de toute mesure générale faute de marges de manœuvre budgétaires. Une hausse de 1 % du point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération dans la fonction publique, coûterait 2,4 milliards d'euros pour les trois versants, a-t-il fait valoir durant la réunion.

Pour mémoire, les dernières revalorisations du point d'indice ont eu lieu en juillet 2022 (+3,5 %) et en juillet 2023 (+1,5 %). Rien de tel à l'horizon. En lieu et place, les syndicats se sont « contentés » de trois mesures, de portée de plus ou moins long terme, mais qui dépendent en partie du sort du projet de budget 2027.

Il s'agit, primo, d'une amélioration des conditions de classement susceptible de bénéficier à 30.000 agents de l’État via une majoration de points d'indice ou d'une meilleure prise en compte de l'expérience. En partie déjà annoncée, la deuxième mesure porte sur une hausse des taux de promotions qui vont être étendus à d'autres catégories. A plus longue échéance, enfin, le ministre a proposé d'ouvrir à la rentrée une concertation pour cibler des mesures indiciaires en début de carrière. « Le problème qui nourrit le malaise porte sur la reconnaissance de l'expérience. Le mérite ne paye pas assez », souligne-t-on dans l'entourage de David AMIEL pour justifier les mesures annoncées. L'indemnité différentielle versée pour rattraper les hausses du SMIC ne permet plus de restaurer une dynamique de carrière, ajoute-t-on.

De fait, les chiffres avancés par le collectif de hauts fonctionnaires « Sens du service public » traduisent la smicardisation de la fonction publique. Un agent de catégorie C, par exemple avec dix-neuf ans d'ancienneté, ne gagne que 39 euros bruts par mois de plus que le salaire minimum légal, avance son président, Johan THEURET, par ailleurs directeur général de la métropole de Rennes et ancien président de l'association des DRH des grandes collectivités.

Même s'ils n'ont pas rejeté les mesures annoncées, les syndicats sont restés sur leur faim. « Le compte n'y est pas, même sur une mesure générale qui aurait pu porter sur autre chose que le seul point d'indice », a réagi Laure REVEL pour la CFDT. S'il ne voit pas de raison de boycotter la concertation proposée par David AMIEL, le syndicat estime, en l'état actuel de sa compréhension de ce que le ministre a mis sur la table, que ce n'est pas de nature à résoudre structurellement le problème du décrochage par rapport au SMIC.

« Acte manqué ! Le gouvernement ne prend pas la mesure de la situation », a critiqué Luc FARRE pour l'Unsa. Le syndicat rappelle aussi la suspension de la garantie individuelle de pouvoir d'achat et la baisse de 10 points du traitement indiciaire pendant les congés de maladie.

« Le gouvernement ne veut rien entendre et continue de regarder ailleurs », a renchéri Caroline CHEVE, secrétaire générale de la FSU citée par l'AFP. Même constat pour Christian GROLIER de FO : « Aucune mesure générale, aucune mesure pour 2026, aucune mesure pour les versants territoriaux et hospitaliers. Il n'y a rien ! » a-t-il dénoncé de même source.

Même si certains d'entre eux devaient encore en référer en interne, les syndicats vont maintenir leur « appel à mobilisation » lancé le 24 juin dernier « avec manifestations, intégrant la perspective d'une grève » le 29 septembre prochain.

Et ce n’est pas fini...

 

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Urgent.

8 Juillet 2026, 10:54am

Publié par Bernardoc

       Le permis de tuer vient d'être accordé à la police par l'Assemblée. Avant qu'elle revienne du Sénat, rejoignez les centaines de milliers de citoyens et signez la pétition ci-dessous
 

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Exténués, les écoutants du 115 de Paris veulent poursuivre leur grève cet été

7 Juillet 2026, 11:06am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 7 juillet 2026

Les employés du Samu social de Paris sont en grève depuis le 23 juin pour dénoncer la suppression de places d’hébergements dans un contexte déjà saturé.

« Une fois, j’ai passé une heure au téléphone avec un monsieur qui était devant un hôpital et menaçait de fusiller tout le monde si je ne lui trouvais pas une place pour la nuit. » Léna (tous les prénoms ont été changés), est écoutante sociale au 115 de Paris. Elle fait partie de la soixantaine de salariés du Samu social qui réceptionnent les 3 000 appels quotidiens émis depuis la capitale. « L’appel s’est transformé en négociation, pendant que mes supérieurs appelaient la police. »

Sarah, une de ses collègues, opine : « Récemment, j’ai eu un monsieur, il appelait du métro, et quand je lui ai dit que je n’avais pas de nuit pour lui, il m’a assuré qu’il allait sauter. Il attendait un hébergement depuis tellement longtemps… » La jeune femme sourit tristement : « Le réseau hôtelier est tellement saturé qu’on passe notre temps à dire non aux personnes qui nous appellent. On reçoit entre 2 000 et 5 000 appels par jour. Or on n’a qu’une trentaine de places à offrir aux personnes seules, et plus aucune pour les familles. On se retrouve à prioriser les priorités. »

Depuis le 23 juin, Léna, Sarah, et une quinzaine d’autres écoutants sociaux ont déserté le plateau d’accueil téléphonique du 115 de Paris. Au total, une cinquantaine de salariés sont en grève. Organisée à l’appel de la CGT, cette mobilisation vise à dénoncer la suppression de 1 200 nuitées hôtelières, qui vont conduire à des remises à la rue et à la dégradation de leurs conditions de travail.

C’est une réunion, le 10 juin dernier, qui a fait déborder la coupe déjà bien pleine des salariés du 115. La direction leur a annoncé que le quota de nuitées, fixé à 17 177 par jour à Paris, avait largement été dépassé pour 2026. « Nous sommes obligés de refuser des personnes très prioritaires, comme des femmes enceintes, parce que les places sont occupées depuis janvier par des personnes moins prioritaires, hébergées depuis le plan grand froid. L’État nous a demandé de réétudier ces situations », expose Vanessa BENOIT, directrice du Samu social de Paris. Les salariés se voient alors informés que le nombre de nuitées va être réduit, et ils comprennent que cela sera à eux d’appeler les familles du plan grand froid pour les prévenir qu’elles doivent libérer leur place. D’après la CGT, cette réunion a choqué les équipes : « En 48 heures, le taux d’appels décrochés est passé d’environ 40 % à 9 %, sous l’effet combiné des arrêts de travail et de l’absentéisme », constate Jordan BERNARD, secrétaire général de ce syndicat au Samu social.

« Nous sommes les oreilles de la rue. Notre travail, c’est de sortir des gens de la rue, pas de les y remettre ! », s’indigne Julien, un autre écoutant gréviste. « On ne leur a jamais demandé d’appeler ces familles », affirme de son côté Vanessa BENOIT en insistant : « Ce n’est pas ce qui est attendu d’eux. »

Petites mains des services sociaux, les écoutants du 115 sont en première ligne face à la détresse du public précaire qui compose ce numéro d’urgence actif sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Côté usager, appeler le 115, c’est la garantie d’une longue attente et d’une réponse souvent négative. De l’autre côté du combiné, c’est tout un système qui se heurte au manque structurel de places d’hébergement.

Divisés en trois groupes (matin, après-midi et nuit), les écoutants ont le choix entre deux postes : le « front », où il faut gérer chaque appel en attente en cinq minutes ; et le « back », une seconde ligne où sont orientées les personnes avec d’autres besoins que l’hébergement et où la conversation peut durer plus longtemps. « On est à la fois psy, assistant sociaux et conseillers d’orientation… Il faut être polyvalent. C’est un beau métier, mais au final, le plus dur, c’est de devoir gérer l’impuissance : face à la grande précarité, les solutions sont insuffisantes », souligne Amanda, écoutante du matin. « Je suis usée, mais je continue pour les usagers. Si je pars, qui va-t-il leur rester pour les épauler et les soutenir ? », souffle Sarah, en estimant que la durée moyenne des CDI au 115 de Paris est de quatre mois.

Le jeudi 2 juillet, un nouveau préavis de grève a été déposé pour tout l’été, alors que les besoins d’hébergement d’urgence dans la capitale risquent d’augmenter en cas de nouvelle canicule. Les écoutants sociaux espèrent obtenir une reconnaissance de leur expertise des publics précaires, une revalorisation de leur salaire, des temps de débrief entre équipes, et une meilleure prévention des risques psychosociaux. Les négociations autour d’un protocole de sortie de grève sont toujours en cours.

Et ce n’est pas fini...

 

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Courtoisie.

6 Juillet 2026, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Il y a vingt ans que j’ai quitté Mérignac en étant muté sur Le Haillan. C’était Michel SAINTE-MARIE le maire et j’ai toujours eu d’excellents rapports avec lui. Il entretenait une proximité bienveillante avec le milieu de l’Education nationale. En arrivant au collège Paul LANGEVIN, je découvris que la 1ère adjointe était une ancienne collègue avec qui nous avions bossé au moins trois ans ensemble au CET/LEP de Blanquefort. Cette année-là, il y avait une double élection et on manquait d’assesseur. Elle me proposa d’en être, et finalement je me retrouvai président du bureau de vote de mon secteur, ce qui permit aux parents de voir le Principal dans son engagement citoyen. Lors de mon arrivée à Mérignac, j’allai saluer le maire, et je fis de même lors de mon départ, chose bien naturelle. Il fut agréablement surpris car il me révéla que tout le monde ne le faisait pas. Quelques mois plus tard, je le croise dans le tramway. Dès qu’il en eût fini avec son téléphone, je m’approchai pour le saluer, et comme j’étais debout, il se leva pour discuter avec moi. J’ai trouvé ce geste d’une élégance rare.

Une fois à la retraite, alors que je présidais les palmes académiques, j’organisais ma première assemblée générale à Mérignac, où la Maison des Associations nous fut mise gracieusement à disposition. Le maire, Alain ANZIANI, invité, s’excusa de son retard et fit un vrai discours républicain. Depuis, l’AMOPA-Gironde est référencée à Mérignac et pendant le covid cette commune a été en contact régulier avec moi.

Lors de l’hommage suite à son décès, je n’ai croisé qu’un militant du PS haillanais, mais je ne connais pas tout le monde.

Le maire actuel, Thierry TRIJOULET, continue dans la ligne de ses prédécesseurs, et lors des derniers vœux, j’étais heureux de voir le nombre de gens qui ne m’avaient pas oublié.

 

Au Haillan, c’est différent ; j’y ai pourtant été élu, mais depuis la fin de mon mandat, j’ai l’impression d’être devenu un citoyen de seconde zone, et je dois dire que l’ostracisme dont j’ai souffert depuis cette date ne s’est pas amélioré avec le changement de majorité.

Suis-je en trop sur la commune ?

Et ce n’est pas fini...

 

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Il y a dix ans, le Brexit ou le populisme au pouvoir

3 Juillet 2026, 14:47pm

Publié par Bernardoc

In Sauvons l’Europe du 3 juillet 2026

Vieux d’une décennie, le référendum britannique sur l’Europe du 23 juin 2016, suivi du Brexit le 31 décembre 2020, restent l’incarnation la plus aboutie d’une « alter-vérité » l’emportant dans les urnes, puis des effets délétères à long terme d’un populisme lorsqu’il accède au pouvoir. Dix ans après leur vote, les citoyens britanniques de toutes tendances politiques estiment que la décision de quitter l’UE a eu un impact « négatif » sur leur pays. Qu’il s’agisse du coût de la vie (66% d’opinions négatives), de l’état de l’économie (65%), des opportunités pour les jeunes (57%), y compris même concernant la lutte contre l’immigration clandestine (56%). Lorsqu’on leur demande d’identifier les principaux avantages du Brexit, la réponse la plus fréquente est : « Je ne sais pas ». En parallèle, la vie politique ne s’en est pas trouvée « ressourcée », ballotée entre fantasme et réalité. La récente démission du Premier ministre travailliste Keir STARMER est la sixième en à peine dix ans. Tous ont quitté Downing Street, laminés et défaits, avant même la fin attendue de leur mandat.

La campagne pro-Brexit s’était matérialisée au travers du fameux bus rouge de Boris JOHNSON sillonnant le pays avec la promesse : « Nous versons 350 millions de livres sterling chaque semaine à l’UE, finançons plutôt notre NHS ». Dès l’annonce de leur victoire, les leaders du Brexit avouaient sans vergogne avoir menti. Leur promesse ne pourrait pas être tenue. Ce bus rouge n’était rien de plus qu’un mirage, celui d’une restauration narcissique et matérielle pour les exclus du Thatchérisme et du Blairisme.

En fait, le référendum de 2016 avait surtout soldé une fracture territoriale et sociale de plus de 30 ans. Durant les années 1980, Margaret THATCHER avait brutalement détruit l’univers industriel et minier britannique. « La décennie Tony BLAIR » avait ensuite concentré et policé la richesse au profit de l’Angleterre des « inclus », oubliant l’autre Angleterre. Enfin, David CAMERON avait institutionalisé l’austérité budgétaire, particulièrement des services publics. Du coup l’Angleterre des « exclus » avait voté massivement (70%) pour le Brexit.

A moins d’un an de la présidentielle française, « la vérité du Brexit » vient d’être crûment rappelée sur Euronews par Michel BARNIER, notre monsieur Brexit. Une vérité à destination des futurs Blair et Cameron du scrutin français : « Aucune démocratie ne peut ignorer durablement les inquiétudes populaires. Le vote britannique a exprimé des colères réelles : le sentiment d’un déclassement économique, l’impression d’une mondialisation sans protection, la fermeture d’usines et de services publics, l’affaiblissement des territoires ruraux et industriels… Ces inquiétudes existent partout en Europe. Les nier ou les mépriser serait une faute politique. »  Se « régaler » des turpitudes d’un populisme n’efface jamais les conditions de son arrivée au pouvoir !

Et ce n’est pas fini...

 

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Le patronat bloque la revalorisation des allocations chômage

2 Juillet 2026, 10:15am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 1er juillet 2026

Les syndicats n'ont pas réussi à infléchir la position du patronat lors d'un conseil d'administration de l'Unédic mardi matin. Il faut remonter à 2016 pour retrouver pareille situation.

Malgré l'inflation, les allocations chômage ne seront pas revalorisées au 1er juillet. Réuni mardi matin, le conseil d'administration de l'Unédic n'a pas réussi à se départager entre le camp syndical favorable à un coup de pouce pour compenser en partie la hausse des prix et celui, patronal, du statu quo, a annoncé le régime d'assurance-chômage. Comme chaque année, les partenaires sociaux essayent de trouver un compromis.

Arguant de la forte inflation, les représentants des syndicats ont mis au vote une résolution de hausse de 2,41 %, correspondant à celle récente du SMIC. Opposant la situation dégradée des finances de l'Unédic, les représentants du patronat sont, eux, restés collés à 0 %.

Résultat : 25 voix pour, 25 voix contre. Les montants journaliers actuels (32,13 euros pour l'allocation minimale sauf à Mayotte, où elle est de 16,05 euros) sont donc maintenus. Cette décision n'est pas inédite, a rappelé l'Unédic, puisque ce fut le cas en 2016.

La dernière revalorisation remontait au 1er juillet 2025 (+0,5 %). Mi-octobre 2025, les partenaires sociaux qui pilotent le régime Agirc-Arrco avaient déjà échoué à revaloriser les retraites complémentaires.

Pour la CGT, Denis GRAVOUIL a fustigé le mandat de négociation « totalement fermé » du patronat et le résultat du vote qui en a suivi. « C'est comme si on déclarait une équipe gagnante à l'issue d'un match nul sans jouer les prolongations », a-t-il critiqué, même s'il n'a pas été surpris. De fait, les organisations d'employeurs avaient tenté d'inclure les économies dégagées d'une non-revalorisation lors de la dernière réforme de l'assurance-chômage, qui a abouti à un tour de vis sur les ruptures conventionnelles.

« Notre mandat était de 0 % », confirme Eric CHEVEE pour les Entrepreneurs (ex-CPME), qui souligne néanmoins que la majorité des demandeurs d'emploi indemnisés alternent périodes de travail et de chômage durant lesquelles ils bénéficient de la revalorisation du salaire minimum légal. Au Medef, on met en avant le contexte économique « marqué par une remontée de l'inflation et une dégradation des finances publiques », mais aussi l'endettement toujours très élevé du régime d'assurance-chômage, plus de 60 milliards d'euros au dernier comptage.

Pour rappel, les demandeurs d'emploi ne bénéficient pas tous d'allocations, notamment quand ils n'ont pas travaillé suffisamment ou s'ils ont une activité à temps partiel. Au quatrième trimestre 2025, la Dares a recensé 2,65 millions d'inscrits à France Travail indemnisés sur un total de 7,5 millions, toutes catégories confondues. L'allocation moyenne mensuelle versée était de 1.040 euros.

Et ce n’est pas fini...

 

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Canicule.

30 Juin 2026, 14:12pm

Publié par Bernardoc

In France 24 le 26 juin 2026

Sophie BINET visitait vendredi une crèche et un hôpital dans le Val d'Oise et a rapporté des températures de 32°C dans la section des bébés de la crèche et de 36°C dans le service gériatrie de l'hôpital, en l'absence selon elle de "plan canicule" dans ces structures.

Elle a salué le dévouement des agents des services publics "payés au lance-pierre" qui "tiennent les services publics à bout de bras dans les périodes de crise", au risque de leur propre santé.

"Nous alertons depuis le début en disant que la chaleur tue et qu'il faut prendre des mesures et là, c'est avec une énorme colère que nous constatons que les mesures ne sont pas prises", a-t-elle dit à l'AFP, dénonçant une absence d'anticipation aggravée par la fragilisation des services publics par "des politiques d'austérité depuis des années".

La numéro un de la CGT fait état de trois morts au travail depuis mercredi. Selon la fédération CGT verre et céramique, l'un d'eux est celui d'un sous-traitant, un travailleur tchèque de 60 ans qui "intervenait en toiture pour une entreprise allemande" à Mers-les-Bains (Somme).

La CGT demande "l'arrêt de tous les travaux en extérieur l'après-midi dès lors qu'il y a une alerte rouge", a insisté Sophie BINET, ce que seuls certains préfets ont mis en œuvre lors de cette canicule.

Sophie BNET demande également que des "températures maximum" figurent dans le code du travail.

La secrétaire générale de la CGT souhaite en outre que la France aille à la COP31 qui doit se tenir l'automne prochain "avec un mandat de combat contre les multinationales et contre tous les lobbies des industries fossiles pour limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre".

Et ce n’est pas fini...

 

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Vacances : tribune

23 Juin 2026, 10:20am

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 20 juin 2026

En 2026, nous fêtons les 90 ans des congés payés et les 80 ans des comités d’entreprise. C’est une occasion majeure de rappeler que le tourisme, les vacances, le temps libre sont d’abord un progrès social. Avant d’être un objet de commerce, les vacances sont le résultat d’une conquête du temps libre qui ne se réduit pas à la reconstitution de la force de travail.

Libérer le temps, quelle belle ambition ! Nourri des dynamiques et des utopies des mouvements d’éducation populaire, le temps libéré a été l’objet d’investissements symboliques et pratiques forts. Ils lui ont donné une portée d’émancipation, de transformation sociale, d’accès à la citoyenneté, terreau du tourisme social.

L’utopie, dans sa concrétisation, s’est souvent heurtée à des réalités sociales, politiques ou encore économiques qui ne lui ont pas permis de tenir toutes ses promesses : seuls 60 % des Français parviennent à partir en vacances au moins une fois par an, un chiffre que l’on peine à dépasser. Force est de constater toutefois qu’elle a permis au temps libre d’être celui du brassage social, de l’expérience du commun comme de l’altérité : un temps de cohésion.

C’est un rappel nécessaire lorsqu’on comprend que la parole de l’État se réduit aujourd’hui à l’invitation à la montée en gamme, pour une clientèle à fort pouvoir d’achat et internationale. Les vacances ne sont plus saisies politiquement, mais sont réduites à un enjeu de balance des paiements, à un produit qu’il faut « prémiumiser » : il s’agit de passer de « la quantité à la valeur », nous dit-on. La polysémie du terme valeur prend alors une tournure cynique : le tourisme pour tous n’en aurait plus ! La première destination touristique mondiale ne peut se satisfaire d’un tourisme prospère si une partie de ses habitants demeure privée de l’accès au départ.

Certes, la philanthropie mobilise ces derniers temps, et des plateformes de réservation financent des dispositifs d’aide à travers des fonds de dotation. Cela peut être une bonne chose, et les associations qui utilisent le départ en vacances comme point d’appui pour leur action sociale voient là un soutien bienvenu. Mais les sommes en jeu n’ont rien à voir avec l’évitement de l’impôt par ailleurs développé par des entreprises dont les bénéfices sont déclarés dans des paradis fiscaux.

Les effets sur le nombre de départs resteront marginaux. D’autant que certains de ces fonds de dotation, sous le couvert d’études pour agir sur les freins aux départs, proposent une levée des contraintes qui s’imposent aux plateformes d’intermédiation. L’action sociale devient support de lobbying en faveur de la dérégulation. Des dispositifs comme ceux portés par l’Agence nationale des Chèques-Vacances sont au contraire des outils précieux, mais l’agence ne peut compenser à elle seule tous les autres renoncements.

Les colonies de vacances sont un indicateur éclairant des dynamiques en cours. Alors que près de 5 millions d’enfants ne partent pas en vacances, nos jeunes citoyennes et citoyens ne sont-ils pas les victimes d’une politique sans vision d’avenir ? La mainmise du ministère des finances sur les politiques éducatives et sociales accentue les difficultés des acteurs des séjours éducatifs et rend de plus en plus complexe leur engagement pour notre jeunesse.

Nous avons besoin d’une politique équilibrée qui permette le départ du plus grand nombre et qui garantisse la mixité sociale, la découverte d’environnements sociaux, culturels mais aussi naturels sur l’ensemble du territoire. Le loisir, notamment des plus jeunes, doit sortir des seules logiques de marché et bénéficier d’un projet social et solidaire, condition de notre cohésion sociale.

Pourquoi la question du tourisme et des vacances, même envisagée du seul point de vue de la balance des paiements, doit-elle se penser comme un secteur sans soutien public, contrairement à l’automobile ou l’industrie pharmaceutique, par exemple ? Pourquoi le tourisme social n’est-il plus perçu comme un enjeu d’action publique ? Il est pourtant porté par des opérateurs à la gestion désintéressée, qui contribuent à faire société par l’accueil en mixité de tous les publics, à développer les territoires par la diversité de leurs implantations en zones littorale, de montagne mais aussi rurale et de moyenne montagne. Pourquoi alors que l’accès aux vacances est, année après année, un révélateur des polarisations grandissantes de notre société, source d’un ressentiment dangereux pour notre démocratie, celui-ci voit-il ses moyens sans cesse diminuer ?

Nous, signataires de cette tribune, demandons à l’État et à l’ensemble des opérateurs publics de considérer les acteurs des vacances, des loisirs, de la culture, de l’action sociale, du tourisme – et ceux du tourisme social en premier lieu : les comités sociaux et économiques, les organisations syndicales – comme des partenaires essentiels avec lesquels se mobiliser pour faire voler en éclats le plafond de verre du taux de départ en vacances. En 1936, la France a reconnu que le temps libéré était une conquête sociale majeure. En 2026, le défi n’est plus seulement de garantir le droit aux congés, mais de rendre effectif le droit aux vacances.

Nous refusons qu’elles deviennent un privilège. Donnons-nous une ambition collective à la hauteur de cet héritage : faire en sorte que chaque enfant, chaque famille, chaque citoyen puisse accéder à ce temps essentiel de découverte, de repos, de culture et de rencontre. Parce qu’une société qui permet à toutes et tous de partir est une société qui investit dans sa cohésion, sa démocratie et son avenir.

Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT ; Colombe BROSSEL, sénatrice de Paris (groupe Socialiste, écologiste et républicain, SER), présidente de Vacances ouvertes ; Gilles CAIRE, maître de conférences en sciences économiques à l’université de Poitiers ; Cécile CUKIERMAN, sénatrice de la Loire, présidente du groupe Communiste républicain citoyen et écologiste-Kanaky au Sénat ; Michelle DEMESSINE, présidente de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air, ancienne secrétaire d’Etat au tourisme ; Benoît HAMON, président d’ESS France, ancien ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire ; Florence HEROUIN-LEAUTEY, députée de la Seine-Maritime (groupe Socialistes et apparentés), membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale ; Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe Socialiste, écologiste et républicain au Sénat ; Rémy KNAFOU, géographe, professeur émérite à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; Martine PINVILLE, présidente de VVF, présidente de l’UCPA, ancienne ministre du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire.

Et ce n’est pas fini...

 

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Face à la course aux armements : paix, justice, solidarités !

22 Juin 2026, 18:40pm

Publié par Bernardoc

 Attac, le 21 juin 2026

À eux seuls, les 7 pays du G7 concentrent plus de 50% des dépenses militaires mondiales. Ce n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. D’autres choix sont possibles : redistribution des richesses, solidarité, autodétermination des peuples, justice sociale et climatique, droits fondamentaux, démocratie réelle.

C’est le message que nous avons porté le 14 juin aux côtés de dizaines de milliers de personnes venues de toute l’Europe et du monde, à Genève face au G7 mais également à Bruxelles lors de la manifestation « Stop ReArm Europe ». Revivez en images ici ces deux manifestations internationales.

Avec plusieurs associations, nous avons également écrit une lettre ouverte au président de la République pour demander l’interdiction de la présence des entreprises israéliennes d’armement au salon Eurosatory qui avait lieu cette même semaine, et pour interdire immédiatement tout nouveau transfert d’armes et de biens à double usage à destination d’Israël.

La concurrence entre les impérialismes aiguise les conflits mondiaux, provoquant morts et déplacements de populations. Les appels au réarmement se multiplient et les pays les plus riches tournent leurs économies vers la guerre. Les dépenses militaires atteignent des records. Ces financements vont de pair avec des coupes drastiques dans les budgets sociaux et écologiques. La militarisation de la société favorise également l’autoritarisme et les valeurs d’extrême-droite.

Dans cette note nous rendons compte de l’augmentation des dépenses militaires dans le monde, en Europe et en France :

  • > en 2025 les dépenses militaires mondiales ont atteint le niveau record de 2 887 milliards de dollars (2460 milliards d’euros), marquant ainsi la onzième année consécutive de croissance ;

  • > les investissements militaires des 27 États membres de l’UE ont augmenté de 14 % en 2025, pour atteindre 739 milliards d’euros ;

  • > en France, le budget de la défense est le deuxième poste de dépenses de l’État. La Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 prévoit de consacrer 413,3 milliards d’euros aux armées sur sept ans, soit une hausse de 40% par rapport à la LPM précédente ;

  • > le gouvernement a soumis en avril 2026 au Parlement une actualisation de la LPM proposant d’allouer 36 milliards d’euros supplémentaires à la défense.

L’industrie de l’armement joue un rôle central dans cette surenchère guerrière : non seulement elle en bénéficie directement, mais elle contribue à l’impulser, et ses carnets de commande battent des records. Elle dépense des millions en lobbying pour avoir un accès privilégié aux décideur·es et capter les milliards des programmes de défense européens. Les grands groupes influencent aussi la dérégulation en cours au niveau de l’Union européenne, affaiblissant des protections (environnement, droits humains) au nom de la compétitivité et des intérêts stratégiques.

Nous avons besoin aujourd’hui d’un mouvement fort, solidaire, féministe et internationaliste qui place la justice sociale, la politique de paix et la responsabilité écologique au centre de ses préoccupations et s’oppose à la politique de militarisation. Notre message : les armes engendrent des crises, pas la paix – la course aux armements doit cesser !

Et ce n’est pas fini...

 

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