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Le blog de Bernard SARLANDIE

Lettre de Sophie BINET au CRIF

28 Février 2026, 14:53pm

Publié par Bernardoc

Montreuil, 27/02/2026


Monsieur Yonathan ARFI
Président du Conseil représentatif des
institutions juives de France – CRIF
39, rue Broca
75005 PARIS


Monsieur le Président,

Nous avons découvert avec stupeur votre discours lors du 40e dîner du CRIF retranscrit sur votre site internet mettant violemment en cause la CGT :

« Parmi ces inquisiteurs des temps modernes, un syndicat fait preuve d’un zèle remarquable. Quand la CGT s’oppose à la tenue d’un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris, défend-t-elle les travailleurs ? Ou alors cultive-t-elle depuis le 7 octobre une idéologie faite de clientélisme et
d’aveuglement, jusqu’à l’apologie du terrorisme ? Une chose est sûre : à la CGT, on ne fait jamais la grève de la haine d’Israël ! »

Nous sommes extrêmement choqués de ces propos diffamatoires et infondés. La CGT a toujours été résolument engagée, avec toute la force de ses convictions et des valeurs qui la fondent, dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. A titre d’exemples, le 5 octobre 2023, nous avons rassemblé 400 militants et militantes de la CGT pour une journée consacrée à « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’extrême droite », lors de laquelle notre Institut d’Histoire Sociale a retracé sans complaisance l’histoire
des réactions du mouvement ouvrier à l’antisémitisme pour appeler les militants à la vigilance. Le RAAR était invité à s’exprimer lors de cette même journée, et nous nous associons très régulièrement à ses initiatives et actions pour dénoncer la montée de l’antisémitisme et du racisme.

Nous honorons également la mémoire des victimes juives de la Shoah, de la Nuit de Cristal nazie en participant chaque année à la commémoration organisée le 9 novembre par l’association Mémorial 98 et en organisant une visite du camp de concentration Natzweiler-Struthof avec des centaines de
militants.
C’est aussi dans cet objectif que nous avons initié, avec l’ensemble des organisations syndicales, en mars 2025, une campagne commune contre le racisme et l’antisémitisme sur les lieux de travail. A chaque fois, nous avons souhaité faire apparaître l’enjeu spécifique de la lutte contre l’antisémitisme, en étant très clairs face aux dérives actuelles. Rien ne peut justifier l’antisémitisme. Nous ajoutons qu’on ne lutte pas contre l’antisémitisme avec des racistes, pas plus qu’on ne lutte contre le racisme avec des antisémites.

On ne lutte pas contre l’antisémitisme en s’associant avec des partis d’extrême droite, fondés par des personnalités collaborationnistes et négationnistes et qui, malgré une tentative de normalisation, abritent toujours autant de discours antisémites.

Nous ne laisserons donc jamais remettre en cause l’engagement de la CGT, dirigée pendant 40 ans par d’anciens déportés et Résistants et notamment deux de ses secrétaires généraux Henri KRASUCKI et Georges SEGUY, et dont des milliers de militants payèrent de leur vie leur engagement dans la résistance, à commencer par les FTP-MOI.

Nous vous alertons solennellement : de la même manière que le conflit israélo palestinien ne doit jamais être instrumentalisé pour légitimer l’antisémitisme, les critiques sur les violations des droits humains par un gouvernement israélien ne doivent jamais être caricaturées d’antisémites.

Contrairement à ce que vous indiquez, la CGT a immédiatement condamné les attaques terroristes du 7 octobre et ses 1 200 victimes, mais aussi exigé la libération des otages et alerté sur la montée de l’antisémitisme.

Cependant, contrairement à votre organisation, nous dénonçons aussi sans relâche l’offensive militaire et la colonisation menées par Benyamin NETANYAHOU, ses près de 80 000 morts (dont 20 000 enfants) et plus
de 171 000 blessés civils. La Cour internationale de Justice a rendu un arrêt reconnaissant le risque plausible de génocide de la population palestinienne, et une commission d’enquête mandatée par le Conseil des droits de l’Homme de l'ONU a accusé de hauts responsables israéliens d'avoir poussé à commettre un génocide dans la Bande de Gaza.

La CGT refusera toujours la mise en concurrence des morts et des mémoires. Depuis sa création en 1895, la CGT s’est toujours engagée pour la paix. Comme la Confédération Syndicale Internationale qui rassemble 200 millions de travailleurs et 340 organisations syndicales, la CGT se bat pour
l’autodétermination de tous les peuples, Israéliens comme Palestiniens, et exige donc une solution à deux États appuyée sur le respect des résolutions de l’ONU, permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre durablement en paix et en sécurité. Contrairement à ce que prétendent vos propos, la CGT ne porte pas de « haine contre Israël » ni contre aucun autre pays d’ailleurs, mais dénonce fermement la politique de son gouvernement et refuse que les voix critiques à sa politique criminelle ne soient bâillonnées. La
CGT travaille avec de nombreux acteurs et notamment le syndicat palestinien PGFTU mais aussi avec Koach La Ovdim, syndicat israélien engagé pour la paix.
Contrairement à ce que vous écrivez, la CGT ne s’est pas opposée à la tenue d’un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël à Paris, mais s’est interrogée sur le deux poids deux mesures par rapport à la réaction à l’invasion Russe de l’Ukraine, qui s’est traduite par l’annulation de tous les concerts des orchestres russes. La CGT de la Philharmonie de Paris a donc demandé qu'a minima un propos de contextualisation soit tenu avant le concert, pour éviter qu’il ne serve à légitimer l’action du gouvernement
israélien à Gaza et en Cisjordanie.

Nous sommes profondément inquiets par le moment que nous vivons et par les basculements à l’œuvre, qui ont comme conséquence de banaliser l’extrême droite et d’occulter son caractère antisémite, négationniste, raciste et violent. La gravité de ce moment exige du sérieux et de la rigueur d’analyse. Il est temps de sortir de la fuite en avant de l’escalade guerrière, des anathèmes et des caricatures et de retrouver des lieux de dialogue respectueux. Le désaccord que nous avons, semble-t-il, sur la politique
menée par Benyamin NETANYAHOU, ne peut être balayé au prétexte d’un soi-disant antisémitisme ou d'une prétendue « haine d’Israël ».

Nous vous demandons donc de corriger immédiatement et publiquement vos propos.

Dans l’attente de votre retour,

Cordialement,


Sophie BINET,
Secrétaire Générale de la CGT

Et ce n’est pas fini...

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La campagne des municipales est ouverte.

27 Février 2026, 17:52pm

Publié par Bernardoc

Ce matin, en rentrant de ma séance de kiné, je croise dans ma rue deux hommes aux K-way bleu siglés Poulliat (le député que nous avons mis à la retraite, sans attendre ses 64 ans, il y a deux ans) qui, en attendant la réaction de notre voisine chez qui ils avaient sonné, tentent d’entamer la discussion avec moi ; j’y ai mis fin immédiatement en disant que je n’avais toujours pas digéré tout le mal qu’il avait fait pendant sept ans à l’Assemblée, la dernière expression en étant la retraite à 64 ans en précisant que si moi j’étais parti à 60 ans c’’était grâce à Mitterrand. J’ai quand même pris le programme car je n’ai aucune intention d’aller l’écouter.

De même je n’irai pas au meeting de la maire sortante : en 12 ans, toute la population a pu se rendre compte de l’évolution de la ville, qui a toutes les chances de se poursuivre dans le même sens. Et nous avons pu discuter un long moment à la maison avec deux colistiers.

En revanche, en rentrant des Landes hier soir, nous avons fait un saut pour écouter le troisième candidat, le moins connu. Dynamique, il semble connaître les dossiers et ne se cache pas d’être un homme de droite, bien que non encarté. Nous n’avons pas ressenti le sectarisme qui apparaît lorsque les partis quels qu’ils soient verrouillent le débat. Ce qui était surprenant, c’était la qualité du public : toutes les tendances politiques se retrouvaient au Forum : la droite, bien sûr, mais aussi d’anciens du NPA, du PG, du PS, d’anciens conseillers municipaux de la majorité comme de l’opposition, des militants associatifs, des votants LFI,… : une belle palette ! Les gens étaient-ils venus par curiosité ? Par soutien ? Il y avait sûrement les deux.

J’ai bien aimé la volonté exprimée par le candidat tête de liste : « Quand je serai maire... ». C’était le débat lorsque j’étais candidat aux départementales : mes camarades communistes disaient : « Si nous sommes élus... » alors que moi je suggérais : « Quand nous serons élus... »

La question a été posée : quelle position pour le second tour éventuel ? La réponse fut claire et nette : pas d’alliance. Il faut 10 % pour se maintenir, nous nous maintiendrons.

Et ce n’est pas fini...

 

 

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Le rêve brun d’un cordon sanitaire contre LFI

25 Février 2026, 17:17pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 25 février 2026

À la suite du meurtre de Quentin DERANQUE, l’extrême droite, LR, et une partie de la Macronie peaufinent désormais un front républicain renversé, qui viserait cette fois les insoumis et leurs éventuels alliés. Le RN pense détenir là la clé de son accession au pouvoir.

Pour la ministre de l’Égalité femmes-hommes, Aurore BERGE, l’affaire est entendue. Après la mort de Quentin DERANQUE, tabassé le 12 février par des militants antifascistes de la Jeune Garde, parmi lesquels des collaborateurs parlementaires du député La France insoumise Raphaël ARNAULT, LFI est un parti radioactif, « anti-France » et qui nécessite le déploiement d’un« cordon sanitaire ».

En l’espace de 48 heures, la macroniste aura donc employé une expression issue du vocabulaire de l’extrême droite antisémite pour diaboliser un parti de gauche, puis retourner complètement le concept de« cordon sanitaire », qui désigne normalement les stratégies partisanes de mise à l’écart de l’extrême droite des majorités parlementaires.

Dans un premier temps, c’est le Rassemblement national qui s’est engouffré dans la brèche, voyant dans la mort de Quentin DERANQUE l’opportunité rêvée de neutraliser définitivement le front républicain qui lui a toujours barré la route du pouvoir, voire de le retourner à son profit. « L’extrême gauche tue. (…) J’appelle à constituer un cordon sanitaire pour isoler LFI », a prôné le président du RN, Jordan BARDELLA, rejoint en cela par le président des « Républicains », Bruno RETAILLEAU, et le patron des députés LR, Laurent WAUQUIEZ. Éric CIOTTI, chef du parti satellite du RN, l’UDR, en a, lui, profité pour réactiver sa proposition formulée en 2024 de dissoudre administrativement LFI. Une telle convergence entre la droite traditionnelle et le RN s’inscrit dans la continuité de la consigne transmise par Bruno RETAILLEAU, en octobre 2025, lors d’une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne qui opposait l’UDR au PS : « Pas une seule voix à la gauche ». « On ne peut comprendre la séquence que nous vivons qu’en l’intégrant dans le processus en cours de convergence des droites, étant donné que c’est la seule option pour les classes bourgeoises de sortir de la crise d’ingouvernabilité », juge le sociologue de l’extrême droite Ugo PALHETA.

Le RN a bien compris que les choses s’accélèrent et fait désormais pression sur la Macronie qui, aux législatives de 2024, jouait encore le jeu du front républicain et avait retiré de nombreux candidats au profit de la gauche, y compris de LFI. La mort de Quentin DERANQUE permet désormais à Jordan BARDELLA d’affirmer qu’« Édouard PHILIPPE et Gabriel ATTAL ont ouvert les portes de l’Assemblée nationale aux pires nervis de l’extrême gauche ».

Les macronistes ont donc révisé leur stratégie, basculant pour les municipales des 15 et 22 mars prochains dans un« ni LFI ni RN » qui enterre le front républicain traditionnel. Pis, Aurore BERGE, encore elle, appelle désormais Jordan BARDELLA à retirer les candidats RN pour faire barrage aux insoumis : « Si vraiment il veut mettre en place le cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire : retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner et où il sait pertinemment que le RN n’a aucune chance », propose la ministre, sans qu’on sache vraiment de quelles villes elle veut parler – la liste des conquêtes possibles de LFI étant très courte. Reste que cette sortie, qui ne fait pas l’unanimité dans le camp présidentiel, revient à dire que les macronistes se satisferaient d’un accord de désistement pour faire barrage à la gauche. À front républicain renversé.

Le tout, dans un climat d’explosion des violences, des menaces et des dégradations visant l’ensemble de la gauche, des locaux de campagne, des militants des Jeunes communistes, des organisations syndicales – après le siège parisien de LFI, c’est la CGT Lyon qui a été menacée d’une attaque à la bombe, ce week-end. « Nous sommes à un moment de clarification politique,a déclaré le coordinateur national de LFI, Manuel BOMPARD. Il y a ceux qui tiennent bon face à l’offensive d’instrumentalisation de l’extrême droite et des groupuscules fascistes, et ceux qui la nourrissent. »

Le chef du mouvement insoumis cible sans le dire ceux qui, à gauche, se sont aussi essayés à l’exercice d’excommunication de LFI de« l’arc républicain », non sans arrière-pensées vis-à-vis des municipales ou de la présidentielle 2027. L’eurodéputé Raphaël GLUCKSMANN, candidat et hostile aux mélenchonistes de longue date, estime que « pour être la digue (contre l’extrême droite), il faut être absolument clairs sur le fait que nous n’avons pas d’alliance avec le moindre parti qui remet en cause les fondements démocratiques ». L’ex-président de la République François HOLLANDE annonce, lui, que« la relation avec LFI est terminée ». Quant au sénateur écologiste Yannick JADOT, il appelle les insoumis« à donner des gages pour montrer qu’ils sont encore dans l’arc républicain », après l’affaire Quentin DERANQUE.

L’essentiel des forces de gauche n’est fort heureusement pas dupe de la bascule en cours. « Dans quelques années, on regardera avec sidération cette période de quelques jours pendant lesquels la droite, la Macronie et (malheureusement) une partie de la gauche ont jeté à la rivière leur boussole morale et républicaine », a dénoncé sur X le député Génération.s Benjamin LUCAS-LUNDY. « Tout ne se vaut pas, renchérit le président du groupe des députés PS Boris VALLAUD, par ailleurs très critique de LFI. Ceux qui retournent le front républicain en son contraire, blanchissent l’extrême droite ou tiennent à équidistance le Rassemblement national et La France insoumise menacent gravement la République ». « LFI assume son lien avec la Jeune Garde et les écologistes sont antiviolents, mais de là à pointer La France insoumise comme si c’était le mal absolu… Nous, écologistes, avons connu cette accusation et on pourrait la connaître de nouveau »,a alerté le chef des sénateurs écolos Guillaume GONTARD, sur Public Sénat.

La fédération PCF du Rhône a dénoncé, dans un communiqué,« l’offensive médiatique qui vise à banaliser l’extrême droite et décrédibiliser les forces progressistes ».« S’il y a un cordon sanitaire à faire, c’est contre la vie chère, les bas salaires, les retraites à 900 euros, les hôpitaux publics exsangues, les classes sans prof, les agriculteurs qui se suicident, s’agace enfin le secrétaire national du PCF, Fabien ROUSSEL, dans une interpellation du camp présidentiel. À quelques jours des municipales, les maires comme les Français sont abandonnés. C’est vous qui dirigez le pays : alors avant de parler de cordon sanitaire, interrogez-vous. Que faites-vous pour défendre nos concitoyens ? »

Et ce n'est pas fini...

 

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Grève générale en Argentine : suivi « très important », revendique la grande centrale syndicale CGT

23 Février 2026, 13:10pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart du 19 février 2026

La grève générale jeudi en Argentine contre la réforme du travail portée par le président ultralibéral Javier MILEI a un suivi « très important », a affirmé un dirigeant de la CGT, première centrale syndicale du pays, à mi-chemin d’une grève de 24 heures qui affecte notamment les transports.

« Beaucoup ne seront pas d’accord, mais le niveau de suivi, d’accompagnement est impressionnant », a estimé, sur Radio con Vos, Jorge SOLA, co-secrétaire général de la CGT (péroniste, centre gauche), à l’origine de la mobilisation. Une grève « avec des niveaux de suivi comme il n’y en a jamais eu sous ce gouvernement », a-t-il insisté.

La grève illustre un regain de tension sociale, quatre mois après le succès électoral de l’ultralibéral Javier MILEI, sorti renforcé des législatives de mi-mandat d’octobre. Elle vise la réforme de dérégulation du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débat jeudi la Chambre des députés.

Le chef de cabinet des ministres (équivalent du Premier ministre) Manuel ADORNI a pour sa part dénoncé une grève « perverse », une « extorsion », car « pour autant que les gens aient envie de travailler, si on leur coupe le transport, ils ne peuvent pas ».

Plus que tout jeudi les transports aériens, ferroviaires, paralysés à l’image d’aéroports et gares vides, et les bus dans une moindre mesure, traduisaient un impact palpable de la grève de 24 heures, a constaté l’AFP en divers points de capitale.

Dans des rues moins animées qu’à l’habitude, mais au trafic de voitures plus dense, une très grande majorité de commerces, bars, restaurants étaient toutefois ouverts. Suggérant davantage une journée au ralenti, similaire à un samedi, qu’une paralysie.

La CGT n’a pas appelé à manifester jeudi, contrairement à plusieurs syndicats et des petits partis ou mouvements de gauche radicale. Plusieurs colonnes, éparses, ont convergé ainsi en début d’après-midi vers le parlement, à l’heure où devait débuter le débat des députés, a constaté l’AFP.

Une manifestation la semaine dernière, en plein débat sur cette loi au Sénat, avait donné lieu à de brefs mais violents heurts entre petits groupes de manifestants et police, à coups de jets de pierres et cocktails Molotov contre gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et canons à eau. Une trentaine de personnes avaient été interpellées.

Mardi, dans un communiqué au ton inhabituellement martial, le ministère de la Sécurité a mis en garde les journalistes afin de « préserver leur intégrité physique » lors la couverture des manifestations à venir. Il leur a recommandé de rester dans un endroit délimité, ou risquer une « mise en danger volontaire ».

Ce qui nous attend en France ? Pour mémoire, c’était les transports qui avaient attaqué et affaibli le gouvernement de Salvador ALLENDE ;

Et ce n’est pas fini...

 

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Amazon accusé de toutes parts de se livrer à de la répression syndicale

22 Février 2026, 20:34pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart 19 février 2026 (extraits)

Licenciements, pressions, discriminations : des militants CGT et Solidaires du géant de la logistique affirment être ciblés en raison de leur mandat. Ces derniers jours, élus syndicaux et militants de gauche ont dénoncé la situation prévalant dans plusieurs entrepôts.

Anthony SMITH était accompagné de la secrétaire de l’union départementale CGT de l’Oise ainsi que de militantes et militants locaux de LFI. Si le député européen avait bien reçu l’accréditation nécessaire pour entrer et était attendu, ce n’était pas le cas du reste de la délégation – Mediapart inclus. Pour elles et eux, pas d’entrée sur le site, « en raison de délais [de prévenance] trop courts ».

Anthony SMITH a préféré renoncer à sa visite et aller poursuivre l’échange avec les militantes et militants syndicaux dans leur local. « À Senlis comme sur les autres sites du groupe, nous sommes face à une omerta sur des relations sociales, gérées de manière très violente. Des situations de harcèlement et de discrimination syndicale m’ont été rapportées, je suis ici pour apporter mon soutien à des militants syndicaux courageux », explique le député européen.

Il rappelle que les lobbyistes d’Amazon, depuis 2024, sont interdits d’entrée au Parlement européen, faute d’avoir envoyé des responsables de niveau suffisant pour parler des conditions de travail dans ses entrepôts.

Interrogée par Mediapart, la firme de Jeff BEZOS affirme « respecter le droit de chaque salarié d’adhérer ou non au syndicat de son choix et traiter l’ensemble de [ses] collaborateurs de manière juste et équitable ». Comme l’a néanmoins raconté Mediapart plusieurs fois, pour les 25 000 salarié·es en CDI en France, mieux vaut ne pas s’engager dans une organisation syndicale considérée comme trop revendicative. Mieux vaut aussi ne pas s’approcher des militants, particulièrement quand on est cadre.

C’est ce que Mehdi* a vécu. Embauché en 2023 en tant qu’acheteur sur le site de Senlis, il a déjeuné peu après son arrivée avec Yassine BOUHADDA, secrétaire de la section CGT, qu’il connaît depuis le lycée. « Un de mes managers m’a dit que je ne devais pas “m’afficher avec des représentants du personnel”, ni montrer d’affinités avec eux », raconte-t-il.

Fin 2023, il est mis à l’épreuve par le biais d’un « plan de performance », technique managériale en vogue dans l’entreprise : il dispose de six mois pour démontrer qu’il a amélioré sa « communication verbale et non verbale ». Dans l’intervalle, il rate une promotion.

En mars 2024, son poste est supprimé. Après avoir écarté un licenciement économique, sa hiérarchie envisage un licenciement disciplinaire. Des échanges de courriels à différents niveaux hiérarchiques, que Mediapart a pu consulter, montrent une volonté d’accélérer la procédure car les élus CGT et CFDT ont alerté sur sa situation. La direction, qui qualifie le salarié de « proche des syndicats », craint qu’il prenne un mandat syndical et soit légalement protégé.

Le licenciement n’a pas lieu cette fois-là et, un an plus tard, Mehdi obtient la promotion qu’il sollicitait. Mais un responsable des ressources humaines du site indique alors à son manager qu’il devra signer un contrat avec une autre entité juridique, car il est « trop proche des RP [représentant·es du personnel – ndlr] ». « Au moins, en changeant d’entité, il ne pourra plus voter pour eux, donc ils arrêteront de [lui] tourner autour », peut-on lire dans un mail.

Finalement, Mehdi a été licencié en octobre 2025. Il conteste son licenciement aux prud’hommes, accusant Amazon de discrimination. Il a été débouté en première instance, mais son appel sera examiné en juin.

Un véritable plafond de verre se dessine aussi pour les représentant·es du personnel. Ali*, embauché en 2020 à Senlis et devenu cadre en 2021, a été élu de 2021 à 2024 suppléant au comité social et économique (CSE) pour la Confédération autonome du travail (CAT). Il est aussi proche de Karim BELKESSA, très actif secrétaire adjoint du CSE, passé de la CAT à la CFDT.

Ali affirme que lorsqu’il a postulé pour une promotion, la direction lui a demandé d’abandonner son mandat d’élu. Après des mois d’hésitation, il a accepté en septembre 2024. Sa promotion a lieu dans la foulée. Il a été licencié pour faute en décembre 2025, notamment en raison de « comportements managériaux inappropriés ».

Les syndicalistes encore en activité racontent aussi des pressions. Le 18 juin 2025, Yassine BOUHADDA a fait un malaise. « Celui-ci est intervenu après des échanges avec le directeur des ressources humaines, qui m’avait pris à part en amont d’une réunion, raconte le syndicaliste CGT. La veille, j’avais lancé une procédure pour danger grave et imminent (DGI) dans une zone de l’entrepôt et subi des pressions pour le lever. » Le caractère professionnel de l’accident, contesté par Amazon, a été reconnu par l’assurance-maladie. Le syndicaliste a été arrêté cinq mois.

À la suite de l’accident du travail de Yassine BOUHADDA, le CSE a participé à une enquête conjointe avec la direction portant sur des faits de discrimination syndicale et de harcèlement le visant. Les élus du personnel ont conclu que ces faits ont existé. La direction d’Amazon France a, elle, réfuté ces accusations. Le 12 février, le syndicaliste a saisi le conseil des prud’hommes, notamment pour discrimination syndicale et harcèlement discriminatoire en raison de son appartenance syndicale.

L’attitude hostile d’Amazon envers les syndicats ne se limite pas au seul site de Senlis. Jeudi 12 février, un rassemblement s’est tenu à l’initiative de l’union syndicale Solidaires devant le siège d’Amazon France, à Clichy (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la répression subie par les membres du syndicat dans plusieurs entrepôts.

Tatiana CAMPAGNE était sur place. Secrétaire du CSE de l’entrepôt de Lauwin-Planque (Nord) et élue au CSE central, elle a été licenciée en août 2025 pour faute grave, en raison de propos tenus sur une messagerie. Son licenciement a été validé par l’inspection du travail. Elle a saisi le ministère du travail pour le contester.

En 2020, en pleine pandémie de covid, Tatiana CAMPAGNE avait obtenu en justice la restriction de l’activité des entrepôts aux seules marchandises essentielles. « Après la crise sanitaire, j’ai vécu une véritable mise au placard. Avant de m’engager dans le syndicat, j’avais un poste à responsabilité, avec des tâches variées. J’ai été ensuite cantonnée au seul rangement d’articles, témoigne-t-elle. Après 2020, cette pression s’est accentuée. On m’a par exemple reproché des absences injustifiées, alors que j’étais sur le site. »

D’autres adhérents font l’objet de procédures de licenciement. « J’ai assisté l’un d’eux dans le cadre d’un entretien disciplinaire que les ressources humaines ont annulé par manque de faits le justifiant. Le salarié a tout de même reçu une lettre de licenciement pour faute grave, alors que l’entretien préalable n’a pas eu lieu et qu’aucun fait n’a été décrit », dénonce Rita, ex-élue Solidaires à Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Et ce n’est pas fini...

 

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Les déremboursements, le risque d’une médecine à deux vitesses

21 Février 2026, 17:50pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 18 février 2026

Comment rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale ? Cette question ressurgit chaque année à l’automne, à l’occasion des débats au Parlement autour de la rédaction du budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année à venir. Pour faire des économies, le gouvernement de François BAYROU avait proposé d’augmenter le montant et le plafond des franchises médicales, ce reste à charge que les patients payent de leur poche après remboursement par la Sécurité sociale et leur mutuelle. L’idée a été abandonnée par Sébastien LECORNU, face à l’opposition farouche de certains parlementaires. Une étude de la Drees, l’institut de statistique rattaché au ministère de la Santé, quantifie l’impact qu’aurait une telle baisse des remboursements - qui ne manquera pas de revenir dans le débat.

L’étude de la Drees compare plusieurs scénarios de déremboursement, tous « calibrés pour dégager 1 milliard d’euros d’économies ». Ce mécanisme peut prendre deux formes : soit la hausse du reste à charge - la somme déjà payée par chacun lorsqu’il consulte un praticien ou achète un médicament, soit la hausse du ticket modérateur, cette partie non prise en charge par la Sécurité sociale mais couverte par les complémentaires santé. Dans le premier cas, le patient débourse plus à chaque fois qu’il se soigne. Dans le second, sa mutuelle augmente ses tarifs pour continuer à prendre en charge ses soins.

La Drees révèle que le coût d’une hausse du ticket modérateur serait « partiellement mutualisé entre les assurés couverts par une complémentaire santé, car les primes d’assurance ne peuvent pas être directement fixées en fonction de l’état de santé ». Une mutualisation toutefois limitée, « car certaines complémentaires santé tarifient à l’âge ». Une hausse du ticket modérateur, « si la mesure porte sur des postes de dépenses principalement consommés par les personnes âgées, comme les médicaments », pourrait ainsi avoir un coût final bien plus important pour les personnes âgées.

Pour ce qui est d’une hausse des franchises et participations, envisagée par les gouvernements Barnier et Bayrou, les personnes en plus mauvaise santé seraient les plus pénalisées, « en raison de leur consommation plus élevée de soins », explique la Drees. À chaque paiement pour un acte ou un médicament, une franchise est ôtée du montant remboursable. Actuellement, « les franchises médicales sont plafonnées chaque année pour éviter un fardeau trop élevé pour certains ménages ». Relever ce plafond affecterait donc davantage « les ménages âgés ou en mauvaise santé qu’une hausse de leur montant unitaire, comme celle intervenue en 2024, car seuls les plus gros consommateurs de soins atteignent effectivement ces plafonds ».

Malgré l’exonération du ticket modérateur et des franchises pour les ménages modestes prévue par la complémentaire santé solidaire (C2S), l’effet d’un déremboursement serait « proportionnellement plus important » pour les Français les plus pauvres, prévient la Drees dans son étude. En effet, la C2S ne couvre pas l’ensemble des ménages les plus défavorisés, « en raison du non-recours ou de revenus légèrement supérieurs au seuil d’éligibilité ».

Ainsi, le coût de ces déremboursements serait « inférieur en euros » pour les plus pauvres, mais l’effort demandé, « rapporté à leur revenu », deux fois plus élevé que pour les ménages aisés. Un remboursement plus faible pourrait en outre se traduire par « une moindre observance des traitements prescrits ou par une diminution du nombre de consultations », contraignant alors certains Français, vivant à l’euro près, à renoncer à se faire soigner correctement.

Derrière l’illusion de la gratuité des soins et du miracle de la carte Vitale, la santé des Français représente une dépense publique importante : 80 % des frais de santé sont pris en charge par l’Assurance-maladie. Dans le PLFSS 2026, le plafond annuel pour les dépenses de santé (l’hôpital et la médecine de ville) a été fixé à 270 milliards d’euros. Au sein de la Sécurité sociale, l’Assurance-maladie est toutefois la branche avec le déficit le plus important (environ 17 milliards d’euros en 2025 et 14 milliards en 2026).

Et ce n’est pas fini...

 

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Promenade en Médoc.

20 Février 2026, 18:21pm

Publié par Bernardoc

Mercredi nous avons parié sur le beau temps et nous sommes allés voir l’état de notre mobile-home. Rien de spécial à part un nombre important de branchages dans le jardin. J’en ai ramassé un peu ainsi que pas mal de pignes.

Nous sommes ensuite allés déjeuner à Soulac puisque tout est fermé au camping et nous avons déambulé jusqu’à la plage où le vent était très fort et d’où on avait une superbe vue sur le phare de Cordouan.

En repartant nous avons poussé jusqu’à la plage du camping où la mer avait bien entamé le trait de côte.

C’est en revenant que nous avons ramassé une saucée, heureusement que nous étions en voiture !

Et ce n’est pas fini...

Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.
Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.
Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.
Promenade en Médoc.Promenade en Médoc.

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Matisse, Kahlo.

19 Février 2026, 12:47pm

Publié par Bernardoc

Cette fois-ci nous n’avons pas loupé l’expo aux Bassins des Lumières, nous y sommes allés dès la première semaine. C’était les vacances, donc beaucoup d’enfants qui n’avaient rien à cirer de l’expo et qui courraient partout. Ce n’est pas trop gênant, mais je me demande toujours comment ils font pour ne pas se rentrer dedans.

Nous sommes arrivés au milieu de la projection de Frida KAHLO et nous avons donc pu assister à Matisse, en entier et depuis le début. Je pense que c’est un des meilleurs spectacles, sans doute parce qu’il était très pédagogique avec des paroles du peintre qui nous expliquait l’évolution de sa création.

Comme d’habitude nous avons terminé par Le Cube, consacré aux créations numériques ; une première diffusion de lignes en mouvement (à déconseiller aux épileptiques) et une deuxième:Oniria, qui elle aussi était une des meilleures que nous ayons vues.

Une visite qui s’impose, mais couvrez-vous, il ne fait pas très chaud dans la base sous-marine.

Et ce n’est pas fini...

Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
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Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.
Matisse, Kahlo.

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Français, souviens-toi !

18 Février 2026, 19:10pm

Publié par Bernardoc

C’était il y a 82 ans, le 16 février 1944, la neige s’apprêtait à tomber sur ce coin perdu du Limousin, mais ce sont les SS et la Gestapo qui sont venus massacrer sur place 34 jeunes (ils avaient tous autour de 20 ans) maquisards qui organisaient la résistance autour du moulin de Pont Lasveyras. Et depuis 82 ans la population se mobilise pour lutter contre l’oubli.

Cette année il y avait un peu moins de drapeaux que d’habitude : j’en ai compté une bonne quarantaine alors que pour le 80ème anniversaire les marches n’étaient pas assez nombreuses pour les accueillir tous.

Comme les années précédentes, c’est le président de l’association du souvenir (maire de Beyssenac, de droite) qui a prononcé un discours hautement humaniste, dans lequel il n’y a rien à ajouter ni retrancher. En particulier, lorsqu’il a évoqué les nombreux conflits actuels, il a émis l’espoir que la France ne s’engage pas davantage en Ukraine.

Habituellement le député de la 3ème circonscription de la Dordogne (le Nontronnais) déposait une gerbe. La circonscription étant passé du Modem au RN, l’élue n’a pas osé se montrer, contrairement à ce qu’il s’est passé à Souge cette année.

La cérémonie fut émouvante, comme d’habitude, malgré la pluie intermittente et l’Auvézère qui menaçait d’envahir la place.

Et ce n’est pas fini...

Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !
Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !Français, souviens-toi !

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Candlelight.

15 Février 2026, 13:53pm

Publié par Bernardoc

C’était une première hier soir : un concert aux chandelles (naïvement je pensais qu’il se serait agi de vraies bougies) dans un lieu que nous ne connaissions pas : l’auditorium de la Cité du vin.

Dans un endroit pratiquement plein, belle performance du quatuor à cordes féminin Stretta, mais expérience à renouveler avec un spectacle d’un autre genre, au milieu de ces 3 500 lumignons.

Nous avions choisi de nous faire photographier au milieu des bougies, mais cela est à éviter.

Enfin, nous avons terminé la soirée juste à côté, aux Halles de Bacalan avec des crêpes originales.

Bref, une très bonne soirée après une après-midi avec l’ADMD.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

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