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Le blog de Bernard SARLANDIE

regards sur le monde

Ah ! La campagne bucolique…

11 Mars 2026, 14:42pm

Publié par Bernardoc

Hier matin, notre balade à vélo quotidienne, que nous avons reprise après plusieurs mois d’interruption suite aux intempéries hivernales, nous a conduits vers le « chemin nature » entre Mérignac et St Médard en Jalles. Le sol était bien égoutté, mais avant l’été il serait utile, pour ne pas dire indispensable, de reboucher les trous pour éviter des accidents.

C’était une balade fort agréable...

jusqu’à ce que nous arrivions près de la déchetterie de St Médard : visiblement certains ignoraient ( ? ) la présence de ce lieu et pensaient que les bois allaient intégrer leurs déchets et les faire disparaître. Malheureusement ce n’est pas le cas.

J’ignore si cet endroit est situé sur Mérignac ou St Médard, mais il mes semble que le traitement des déchets relève de la Métropole et les contrevenants, de la justice. Encore faut-il les retrouver. Je fais confiance à la police/gendarmerie pour que nos espaces verts ne soient pas transformés en dépotoirs.

Et ce n’est pas fini...

 

Ah ! La campagne bucolique…Ah ! La campagne bucolique…

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Incendies de batteries de vélo, de cigarette électronique ou de téléphone

8 Mars 2026, 20:24pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 7 mars 2026

Selon la Fondation Maif pour la recherche, le nombre d’incendies impliquant des batteries au lithium a été quasiment multiplié par six en France entre 2017 et 2024.

Alors que les départs de feu liés aux batteries au lithium se multiplient ces dernières années, France Assureurs a mené vendredi 6 mars, dans l’Eure, un test grandeur nature afin d’alerter sur les risques.

Un petit point jaune apparaît au centre de l’écran de la caméra thermique. A peine plus de 10 °C ambiant, pas de danger imminent pour les quelques batteries en lithium de vélos électriques disposées au centre d’un entrepôt de Vernon, dans l’Eure. Mais en quelques minutes seulement, le mercure s’emballe. La plaque chauffante préalablement installée pour le test fait effet. Le point devient une tâche. Le dégradé à l’écran passe du rouge au bleu. Il fait plus de 200 °C. Un léger panache de fumée, une explosion, puis une colonne de flammes se propage irrémédiablement. Le feu se répand batterie par batterie, comme inarrêtable. Un effet domino.

«L’emballement thermique est en marche, décrit Ronan Jezequel, directeur innovation et développement au Centre national de prévention et de protection (CNPP). C’est d’abord une évolution de la température exponentielle, des flammes, un boum, et enfin une torchère, c’est-à-dire un dégagement gazeux enflammé. Tout cela se déroule en à peine quelques secondes, d’où cette incapacité à intervenir et ces drames qui s’ensuivent.»

Et ce n’est pas fini...

 

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Catastrophes climatiques: pourquoi la France est si vulnérable ?

4 Mars 2026, 14:42pm

Publié par Bernardoc

In GEO

Entre 1900 et 2025, en Europe, la France est le pays qui a connu le plus grand nombre de catastrophes naturelles. En février 2026, le Service des données et études statistiques (SDES) constate une hausse des événements naturels très graves en France sur la période entre 2001 et 2024 par rapport à la seconde moitié du 20e siècle.

Inondations, tempêtes, feux de forêt… La France présente des risques naturels variés. Ces dernières années, le nombre d'événements naturels très graves a sensiblement augmenté, par rapport à la période allant de 1950 à 2000. Selon le Service des données et études statistiques (SDES), qui publie un rapport, "entre 2001 et 2024, la France en a connu en moyenne quatre par an, contre un seul par an dans la seconde moitié du 20e siècle".

Pour rappel, on parle d’événement naturel très grave lorsqu'il provoque au moins dix décès ou plus de 30 millions d’euros de dommages matériels, explique le site Notre Environnement, le portail gouvernemental sur les enjeux de l’environnement. Au niveau européen, la France est le pays le plus touché par ces événements. Entre 1900 et 2025, elle en a recensé 202, devançant l'Italie (185) et l'Espagne (122).

Comme l'explique le site Notre Environnement, différents facteurs peuvent expliquer cette hausse, parmi lesquels la diversité des événements, tels que les "inondations majoritaires, mais aussi les tempêtes, feux de forêt ou mouvements de terrain".

Le site pointe aussi une "plus grande exposition des régions françaises", notamment du fait de "la construction dans les zones inondables, l’étalement urbain, l’imperméabilisation des sols ou la concentration des activités sur les littoraux accentuent l’ampleur des dommages".

Le changement climatique joue également un rôle dans l'apparition de ces événements. "Les pluies intenses, les sécheresses ou les incendies, peuvent aussi être amplifiés par les effets du changement climatique, renforçant la fréquence ou la sévérité des épisodes", notent les auteurs.

Les inondations sont un défi majeur pour la France et sa population. En effet, selon le portail Notre Environnement, un Français sur quatre est exposé au risque d’inondation. En cause ? La présence d'environ 11 millions de logements en zones potentiellement exposées à l’inondation par débordement de cours d’eau, cela représente près de 18 millions de personnes. Les zones côtières sont également l'un des enjeux des événements climatiques majeurs. En effet, "1,5 million de personnes sont exposées au risque d’inondation par submersion marine".

Face à ce défi, différents leviers sont mis en place pour anticiper ou prendre en charge les zones sinistrées. Ainsi, "près de 6 000 communes font en moyenne l’objet d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle chaque année, soit environ une sur six en France", pour un coût estimé à 1,7 et 2 milliards d’euros, selon la Caisse Centrale de Réassurance. Les inondations (51,5 %) et la sécheresse (42,2 %) en représentent les neuf dixièmes.

Pour anticiper ces événements, mais aussi pour rendre les communes plus résilientes, plus de 12 500 d'entre elles sont couvertes par au moins un plan de prévention des risques naturels. "Ces documents précisent les zones où l’on peut construire, celles où des règles strictes s’appliquent et les mesures à respecter pour limiter les dégâts", notent les auteurs.

Et ce n’est pas fini...

 

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Amazon accusé de toutes parts de se livrer à de la répression syndicale

22 Février 2026, 20:34pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart 19 février 2026 (extraits)

Licenciements, pressions, discriminations : des militants CGT et Solidaires du géant de la logistique affirment être ciblés en raison de leur mandat. Ces derniers jours, élus syndicaux et militants de gauche ont dénoncé la situation prévalant dans plusieurs entrepôts.

Anthony SMITH était accompagné de la secrétaire de l’union départementale CGT de l’Oise ainsi que de militantes et militants locaux de LFI. Si le député européen avait bien reçu l’accréditation nécessaire pour entrer et était attendu, ce n’était pas le cas du reste de la délégation – Mediapart inclus. Pour elles et eux, pas d’entrée sur le site, « en raison de délais [de prévenance] trop courts ».

Anthony SMITH a préféré renoncer à sa visite et aller poursuivre l’échange avec les militantes et militants syndicaux dans leur local. « À Senlis comme sur les autres sites du groupe, nous sommes face à une omerta sur des relations sociales, gérées de manière très violente. Des situations de harcèlement et de discrimination syndicale m’ont été rapportées, je suis ici pour apporter mon soutien à des militants syndicaux courageux », explique le député européen.

Il rappelle que les lobbyistes d’Amazon, depuis 2024, sont interdits d’entrée au Parlement européen, faute d’avoir envoyé des responsables de niveau suffisant pour parler des conditions de travail dans ses entrepôts.

Interrogée par Mediapart, la firme de Jeff BEZOS affirme « respecter le droit de chaque salarié d’adhérer ou non au syndicat de son choix et traiter l’ensemble de [ses] collaborateurs de manière juste et équitable ». Comme l’a néanmoins raconté Mediapart plusieurs fois, pour les 25 000 salarié·es en CDI en France, mieux vaut ne pas s’engager dans une organisation syndicale considérée comme trop revendicative. Mieux vaut aussi ne pas s’approcher des militants, particulièrement quand on est cadre.

C’est ce que Mehdi* a vécu. Embauché en 2023 en tant qu’acheteur sur le site de Senlis, il a déjeuné peu après son arrivée avec Yassine BOUHADDA, secrétaire de la section CGT, qu’il connaît depuis le lycée. « Un de mes managers m’a dit que je ne devais pas “m’afficher avec des représentants du personnel”, ni montrer d’affinités avec eux », raconte-t-il.

Fin 2023, il est mis à l’épreuve par le biais d’un « plan de performance », technique managériale en vogue dans l’entreprise : il dispose de six mois pour démontrer qu’il a amélioré sa « communication verbale et non verbale ». Dans l’intervalle, il rate une promotion.

En mars 2024, son poste est supprimé. Après avoir écarté un licenciement économique, sa hiérarchie envisage un licenciement disciplinaire. Des échanges de courriels à différents niveaux hiérarchiques, que Mediapart a pu consulter, montrent une volonté d’accélérer la procédure car les élus CGT et CFDT ont alerté sur sa situation. La direction, qui qualifie le salarié de « proche des syndicats », craint qu’il prenne un mandat syndical et soit légalement protégé.

Le licenciement n’a pas lieu cette fois-là et, un an plus tard, Mehdi obtient la promotion qu’il sollicitait. Mais un responsable des ressources humaines du site indique alors à son manager qu’il devra signer un contrat avec une autre entité juridique, car il est « trop proche des RP [représentant·es du personnel – ndlr] ». « Au moins, en changeant d’entité, il ne pourra plus voter pour eux, donc ils arrêteront de [lui] tourner autour », peut-on lire dans un mail.

Finalement, Mehdi a été licencié en octobre 2025. Il conteste son licenciement aux prud’hommes, accusant Amazon de discrimination. Il a été débouté en première instance, mais son appel sera examiné en juin.

Un véritable plafond de verre se dessine aussi pour les représentant·es du personnel. Ali*, embauché en 2020 à Senlis et devenu cadre en 2021, a été élu de 2021 à 2024 suppléant au comité social et économique (CSE) pour la Confédération autonome du travail (CAT). Il est aussi proche de Karim BELKESSA, très actif secrétaire adjoint du CSE, passé de la CAT à la CFDT.

Ali affirme que lorsqu’il a postulé pour une promotion, la direction lui a demandé d’abandonner son mandat d’élu. Après des mois d’hésitation, il a accepté en septembre 2024. Sa promotion a lieu dans la foulée. Il a été licencié pour faute en décembre 2025, notamment en raison de « comportements managériaux inappropriés ».

Les syndicalistes encore en activité racontent aussi des pressions. Le 18 juin 2025, Yassine BOUHADDA a fait un malaise. « Celui-ci est intervenu après des échanges avec le directeur des ressources humaines, qui m’avait pris à part en amont d’une réunion, raconte le syndicaliste CGT. La veille, j’avais lancé une procédure pour danger grave et imminent (DGI) dans une zone de l’entrepôt et subi des pressions pour le lever. » Le caractère professionnel de l’accident, contesté par Amazon, a été reconnu par l’assurance-maladie. Le syndicaliste a été arrêté cinq mois.

À la suite de l’accident du travail de Yassine BOUHADDA, le CSE a participé à une enquête conjointe avec la direction portant sur des faits de discrimination syndicale et de harcèlement le visant. Les élus du personnel ont conclu que ces faits ont existé. La direction d’Amazon France a, elle, réfuté ces accusations. Le 12 février, le syndicaliste a saisi le conseil des prud’hommes, notamment pour discrimination syndicale et harcèlement discriminatoire en raison de son appartenance syndicale.

L’attitude hostile d’Amazon envers les syndicats ne se limite pas au seul site de Senlis. Jeudi 12 février, un rassemblement s’est tenu à l’initiative de l’union syndicale Solidaires devant le siège d’Amazon France, à Clichy (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la répression subie par les membres du syndicat dans plusieurs entrepôts.

Tatiana CAMPAGNE était sur place. Secrétaire du CSE de l’entrepôt de Lauwin-Planque (Nord) et élue au CSE central, elle a été licenciée en août 2025 pour faute grave, en raison de propos tenus sur une messagerie. Son licenciement a été validé par l’inspection du travail. Elle a saisi le ministère du travail pour le contester.

En 2020, en pleine pandémie de covid, Tatiana CAMPAGNE avait obtenu en justice la restriction de l’activité des entrepôts aux seules marchandises essentielles. « Après la crise sanitaire, j’ai vécu une véritable mise au placard. Avant de m’engager dans le syndicat, j’avais un poste à responsabilité, avec des tâches variées. J’ai été ensuite cantonnée au seul rangement d’articles, témoigne-t-elle. Après 2020, cette pression s’est accentuée. On m’a par exemple reproché des absences injustifiées, alors que j’étais sur le site. »

D’autres adhérents font l’objet de procédures de licenciement. « J’ai assisté l’un d’eux dans le cadre d’un entretien disciplinaire que les ressources humaines ont annulé par manque de faits le justifiant. Le salarié a tout de même reçu une lettre de licenciement pour faute grave, alors que l’entretien préalable n’a pas eu lieu et qu’aucun fait n’a été décrit », dénonce Rita, ex-élue Solidaires à Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Et ce n’est pas fini...

 

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Voeux

1 Janvier 2026, 11:03am

Publié par Bernardoc

BONA ANNADA

plan granada.

Si siam pas mai, que siguen pas mens !

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Triste réalité

30 Décembre 2025, 13:34pm

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche du 28 décembre 2025

Et ce n'est pas fini...

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Les plus aisés vivent treize ans de plus que les plus pauvres

16 Décembre 2025, 11:19am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 16 décembre 2025

Plus on est riche, plus on vit longtemps. C’est ce que confirme l’Insee dans une étude publiée lundi 15 décembre. Entre 2020 et 2024, les hommes parmi les 5 % les plus aisés atteignent 85 ans d’espérance de vie en moyenne, contre seulement 72 ans pour les 5 % les plus modestes, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, la différence est de 9 ans (88,7 ans contre 80,1 ans). L’écart de mortalité par âge est le plus marqué à 50 ans : les hommes les plus modestes ont un taux de mortalité sept fois supérieur à celui des hommes les plus aisés. Quant aux femmes les plus riches, elles vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes les plus pauvres. Ce sont toujours elles qui vivent plus longtemps que les hommes : dès lors que le niveau de vie est d’environ 1 500 € par mois, leur espérance de vie dépasse celle des hommes appartenant aux 5 % les plus riches. Toutes catégories confondues, l’espérance de vie progresse moins rapidement à mesure que le niveau de vie augmente : autour de 1 200 € par mois, chaque tranche supplémentaire de 100 € est associée à un gain d’espérance de vie de 0,8 an pour les femmes et 1 an pour les hommes. Ce gain tombe à seulement 0,1 an pour les femmes et 0,2 an pour les hommes lorsque le revenu atteint environ 3 000 € par mois.

Surtout, souligne l’Insee, l’écart entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés s’est creusé entre 2012-2016 et 2020-2024, augmentant l’espérance de vie de 0,4 an chez les femmes et de 0,3 an chez les hommes. Globalement, l’espérance de vie des 25 % les plus modestes diminue, tandis que celle des plus aisés continue de progresser. « Cet écart, qui augmente depuis le milieu des années 2010, s’explique en partie par l’épidémie de Covid-19, qui a touché de manière plus dure et plus violente les populations les moins aisées. Mais cela signifie aussi que d’autres causes de décès, encore mal identifiées, sont plus marquées selon le niveau social », explique Nathalie BLANPAIN, chargée d’études à l’Insee. Cet écart peut-il continuer à se creuser ? « Si l’on considère que l’augmentation observée entre 2020 et 2024 est en partie liée à l’épidémie de Covid-19, et que celle-ci fait désormais moins de victimes, il est possible que l’écart se réduise légèrement », répond Nathalie BLANPAIN.

De manière générale, les personnes les plus modestes vivent moins longtemps pour plusieurs raisons. Les difficultés financières peuvent limiter l’accès aux soins : 3,2 % des individus parmi les 20 % les plus pauvres déclarent avoir renoncé à des examens médicaux pour des raisons financières, contre 1,8 % de l’ensemble de la population. Le niveau de vie est également lié à d’autres facteurs socio-économiques qui influencent à leur tour l’état de santé. « On sait par exemple que les personnes aisées sont moins exposées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, tandis que les moins diplômés fument davantage », précise Nathalie BLANPAIN. Par ailleurs, le niveau de diplôme et la catégorie sociale influencent la capacité à accéder à l’information en matière de santé, à la comprendre et à l’utiliser pour préserver sa santé. « Enfin, il ne faut pas oublier que le faible niveau de vie peut être la conséquence d’une mauvaise santé, et non seulement sa cause. Une santé défaillante peut limiter la poursuite des études et la recherche d’un emploi », poursuit-elle.

L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF) permet également de mesurer l’ampleur des inégalités socio-économiques. « Elles pèsent sur tous les indicateurs de santé étudiés, et cela tout au long du gradient social. Plus on a de diplômes, une catégorie socio-professionnelle élevée et de ressources financières, moins on souffre de diabète, d’hypertension artérielle, ou d’insomnies, par exemple », explique Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Pour réduire ces inégalités, Stéphanie VANDENTORREN préconise un « universalisme proportionné » : « On applique une politique ou une intervention de santé de manière universelle, mais avec une intensité et des ressources adaptées aux besoins de chacun. » Cette approche est importante dès les premiers jours de la vie, car les inégalités se creusent dès l’enfance. « Plus on intervient précocement, plus le retour sur investissement sera important », ajoute-t-elle, rappelant qu’il est notamment essentiel d’adopter une approche transversale en agissant sur les déterminants sociaux structurels, comme les conditions de logement, d’accès à l’éducation et à l’emploi ou encore aux services de proximité.

Et ce n’est pas fini...

 

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De fortes inégalités dans l’état de santé des Français

15 Décembre 2025, 17:16pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 13 décembre 2025

Alcool, tabac, sommeil… Santé publique France a publié, jeudi, un baromètre fondé sur 35 000 adultes en 2024

De la naissance à la fin de vie, les inégalités socio-économiques pèsent sur les parcours de soins. On ne compte plus les alertes, de chercheurs comme de médecins, sur ces écarts qui touchent à la santé de la population, entre ses franges les plus aisées et celles qui le sont moins. L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF), rendue publique jeudi 11 décembre, permet d’en mesurer l’étendue.

Au total, 35 000 personnes, âgées de 18 à 79 ans, ont été interrogées, entre février et mai 2024, autour de 20 grands enjeux de santé publique, sur leurs habitudes de vie, leurs connaissances et la perception de leur état de santé.La photographie qui en ressort comporte des « nouvelles encourageantes » mais révèle aussi de « grands défis », ont fait valoir les porte-parole de SPF, jeudi.

« On observe l’existence d’inégalités socio-économiques de façon systématique pour l’ensemble des critères de santé étudiés », a rapporté, devant la presse, Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Dans le flot de statistiques diffusées, beaucoup l’attestent : si les personnes interrogées sont plus de deux sur trois (68 %) à déclarer une « bonne » ou une « très bonne » santé générale, le ratio atteint 82,5 % parmi les individus à l’aise financièrement, contre 50,4 % pour ceux qui déclarent une situation financière difficile.

Un changement de méthodologie dans la collecte des données, intervenu en 2024, ne permet pas de mesurer l’évolution dans le temps pour l’ensemble des paramètres. Reste que les inégalités en santé transparaissent, toujours, de manière criante. Tour d’horizon.

La prévalence du tabagisme continue de baisser depuis 2016, avec 24 % de fumeurs chez les 18-79 ans. Ils étaient 32 % à déclarer fumer en 2021, mais sur une tranche d’âge différente (18-75 ans). Quant au vapotage, 7,9 % des personnes sondées déclarent vapoter en 2024 (6,1 % quotidiennement), une tendance qui augmente depuis 2016.

Reste que le gradient social est très prégnant. Ainsi, la proportion de personnes qui fument quotidiennement est 2,1 fois plus élevée parmi les ouvriers que parmi les cadres (25,1 %, contre 11,8 %), et trois fois plus élevée parmi les personnes se déclarant en difficulté financière (30 %) que parmi celles qui se disent à l’aise financièrement (10 %).

A l’inverse, concernant l’alcool, c’est chez les catégories sociales les plus favorisées que la consommation apparaît le plus élevée. La part d’adultes dépassant les repères (pas plus de deux verres par jour, pas plus de dix par semaine et plusieurs jours sans alcool dans la semaine) est de 26 % parmi les diplômés, contre 19,3 % parmi ceux qui ont un niveau inférieur au baccalauréat ou qui sont non diplômés.

Point préoccupant, la sédentarité progresse : plus de 1 adulte sur 4 déclare passer plus de sept heures par jour en position assise, une prévalence supérieure à celle relevée en 2021. Les plus jeunes et les plus favorisés se disent les plus sédentaires.

Les Français dorment, en moyenne, sept heures et trente-deux minutes par vingt-quatre heures en 2024, soit une heure et demie de moins en cinquante ans. Et la qualité du sommeil semble s’être altérée depuis la crise sanitaire de 2020, alors même qu’une durée comprise entre sept et neuf heures pour les adultes est recommandée, rappelle l’agence sanitaire.

Un tiers des adultes souffrent d’insomnie, les femmes et les personnes plus défavorisées étant les plus touchées. Un peu plus d’un cinquième des répondants sont considérés comme de « courts dormeurs » (six heures ou moins). « Plus la situation financière déclarée est difficile, plus le sommeil semble se dégrader, tant en quantité qu’en qualité », souligne le baromètre. Autant de facteurs qui augmentent le risque de maladies et pèsent sur la santé mentale.

Sur la santé mentale, déclarée « grande cause nationale » en 2025, priorité politique reconduite en 2026, les enseignements rejoignent, sans surprise, ceux des nombreuses enquêtes préexistantes. En 2024, « 16 % des adultes ont vécu un épisode dépressif caractérisé, 1 adulte sur 20 a eu des pensées suicidaires », a rapporté Jean-Baptiste Richard, responsable des enquêtes chez SPF.

Là encore, les inégalités sont marquées : les personnes en difficulté financière sont trois fois plus nombreuses à déclarer ce type d’épisode que celles qui sont à l’aise financièrement (28,3 %, contre 9 %). Les femmes, les jeunes adultes et les personnes précaires ou isolées sont les plus ­concernés. Ainsi, souligne SPF, « une femme en contrat précaire (CDD, missions d’intérim, vacation, contrat d’apprentissage) sur dix déclare une tentative de suicide au cours de sa vie ». C’est un enchevêtrement de facteurs qui mène jusqu’aux idées ou tentatives de suicide. Parmi ceux qui sont évoqués,les contextes géopolitique, climatique, économique, le poids des réseaux sociaux…

Sur le sujet de la vaccination, qui revient régulièrement dans le débat public, notamment depuis le Covid-19, les données diffusées permettent des comparaisons dans le temps : en 2024, 80 % des personnes participant au baromètre se sont dites favorables à la vaccination. Le ratio peut sembler élevé, mais la baisse est marquée par rapport au début des années 2000 : ils étaient alors 90 % à se positionner en ce sens. Le recul s’observe quel que soit le niveau social, même si le gradient socio-économique pèse : l’adhésion vaccinale est plus élevée parmi les personnes diplômées ou aisées financièrement.

Autant d’éléments qui incitent de plus en plus à « des politiques ciblées, des actions de prévention », insiste Caroline SEMAILLE, directrice générale de SPF.

Et ce n’est pas fini...

 

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Handicap et emploi

21 Novembre 2025, 14:48pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 19 novembre 2025 (extraits)

Laurine, 23 ans, a des problèmes de dos et cherche un premier emploi de juriste. « Dans un forum spécialisé, c’est plus simple, car on sait que les entreprises sont handi-accueillantes. Quand j’ai fait des stages, j’attendais d’avoir signé le contrat pour demander un siège ergonomique et un peu plus de télétravail. »

Car le handicap peut faire peur aux recruteurs, comme le raconte Gabrielle, 22 ans, qui veut devenir animatrice en Ehpad et qui choisit de mentionner sa RQTH lors de ses candidatures. « J’ai eu quatre entretiens sans suite. Une fois, on m’a dit que je ne saurais pas gérer le stress des personnes âgées, c’est de la discrimination. »

La 29e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, du 17 au 23 novembre, est l’occasion de rappeler leurs difficultés dans le monde du travail. Mardi 18 novembre, les services statistiques du ministère du travail (Dares) et du ministère de la santé (Drees) publient une étude sur l’emploi s’appuyant sur trois définitions du handicap.

Les personnes déclarant au moins une limitation connaissaient un taux de chômage de 13 % en 2022, contre 8 % pour l’ensemble de la population. Ce taux montait à 17 % pour les personnes ayant une reconnaissance administrative (RQTH, invalidité…) et à 19 % en cas de restriction forte et durable dans leurs activités. Comme 85 % des handicaps se déclarent au cours de la vie, les jeunes de 15 à 24 ans ne représentent que 4 % des 3,2 millions de personnes ayant une reconnaissance administrative. Mais leur taux de chômage s’élève en moyenne à 28,2 % entre 2021 et 2024, contre 18,1 % pour l’ensemble des jeunes,selon des données de la Dares.

Patrick MAINCENT, vice-président de l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), chargé de l’emploi, estime que « la première difficulté est que très souvent, les jeunes en situation de handicap ont un niveau de formation moins élevé, a fortiori ceux que nous suivons ». Selon une note d’analyse publiée en septembre par France stratégie, les moins de 36 ans en situation de handicap ont 1,8 fois moins de chance d’être diplômés du supérieur que les jeunes « valides ». Cette enquête déplore une « mobilité sociale entravée », en espérant que la situation s’améliore sous l’effet du triplement du nombre d’élèves handicapés scolarisés depuis 2005.

Trouver sa voie prend du temps. Ainsi, Damien, 29 ans, a dû abandonner un CAP cordonnerie à cause de son hémiplégie. Orienté dans un établissement d’aide par le travail (Esat), il peinait à réaliser certains gestes en blanchisserie, ou à mémoriser toutes les procédures. Depuis avril 2024, il est employé polyvalent, en prestation dans une entreprise, encadré par un moniteur de l’Esat. « Le milieu protégé ne me convenait pas, car ça me faisait remonter mon handicap. Ici, je suis à ma place », affirme-t-il.

Si les Esat ont un statut particulier, dépendant du secteur médico-social, de nombreux dispositifs d’insertion existent. Les entreprises adaptées reçoivent des aides si elles embauchent plus de 55 % de personnes handicapées. Et les structures de plus de 20 salariés ont l’obligation d’en employer au moins 6 %, sous peine de verser une contribution, gérée par l’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et son équivalent pour public, le Fiphfp. En 2024, les entreprises privées n’en étaient qu’à 4 %, contre 5,9 % dans le public.

Ces fonds financent des adaptations de poste, du matériel, des accompagnements humains, des aides à l’apprentissage. « On constate une problématique d’accès aux droits : certains jeunes ne savent pas qu’ils sont en situation de handicap, comme les dyslexiques, d’autres ne veulent pas être stigmatisés, explique la directrice de l’Agefiph, Caroline DEKERLE. Sur les dispositifs, il n’y a plus rien à inventer, mais il faut une meilleure coordination pour savoir qui fait quoi. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Réalisme...hélas !

31 Août 2025, 11:36am

Publié par Bernardoc

in Sud ouest dimanche du 31 août 2025

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