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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Moqueries, insultes et incivilités « se banalisent » dans les établissements scolaires

8 Novembre 2025, 10:53am

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 4 décémbre 2025

Une série d’indicateurs montre une nette dégradation, avec des enseignants souvent pris pour cibles. La relation avec les parents, notamment, se tend.

Les études se succèdent et se complètent pour faire état d’une dégradation du climat scolaire et d’une montée des incivilités, voire des violences, dans l’éducation nationale. Dernier en date : le baromètre annuel de l’Autonome de solidarité laïque, paru en octobre. Cette structure, qui propose un accompagnement juridique à près de 500 000 enseignants, fait état d’une augmentation de 23 % du nombre des dossiers qu’elle traite depuis cinq ans. « Les tensions entre les personnels de l’éducation d’une part, les familles, les élèves d’autre part, tendent à se banaliser. Autrefois isolées, elles deviennent progressivement structurelles », décrypte Sylvie Guyot, secrétaire générale de l’association.

Parmi les 12 000 dossiers reçus par l’association en 2024-2025, 3 500 concernent des diffamations et des dénonciations calomnieuses. Un chiffre qui a bondi de 176 % en cinq ans. Près de 20 % des dossiers ont par ailleurs trait aux agressions physiques ou verbales.

Dès juillet 2024, la médiatrice de l’éducation nationale alertait sur l’« agressivité montante » dont le personnel de l’éducation faisait l’objet et sur la « dégradation de la relation entre l’école et les familles ».

Que je suis heureux d’être à la retraite !

Et ce n’est pas fini...

 

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Un appel d'Amnesty international.

3 Septembre 2025, 19:09pm

Publié par Bernardoc

Pourquoi l’éducation est un outil puissant ?

Septembre est là, avec sa liste de résolutions, de projets, d’idées et d’envies d’agir. Et, en même temps, septembre est là, avec une liste interminable de réalités brutales dans le monde et d'atteintes aux droits humains : discriminations, répressions, discours de haine, violences faites aux femmes, aux enfants, aux minorités…

Le bilan est sombre, mais tout n’est pas perdu ! Nous avons encore le pouvoir d’agir. Découvrez une force discrète mais redoutablement puissante pour résister : l’éducation aux droits humains (EDH).

Parce qu’elle ouvre les yeux. Parce qu’elle donne les clés pour comprendre les mécanismes d’oppression, déconstruire les préjugés et faire naître un esprit critique. Parce qu’elle favorise un changement profond des attitudes, et offre la possibilité aux personnes d’agir, de parler, de transmettre.
Se questionner, comprendre, connaître, changer de paradigme, c’est ça la force de l’EDH. Et non, l’EDH n’est pas juste “des infos, des cours ou des textes de lois”.

C’est une démarche vivante, collective, pour faire grandir la justice, le respect et la dignité.

C’est apprendre à dire NON aux discriminations et OUI à la solidarité.

C’est cultiver la résistance dans les esprits.

C’est en ce sens qu’elle constitue un levier essentiel d’action pour Amnesty International France.

Alors oui : plus d’éducation, moins de violations des droits humains !

Et ce n’est pas fini...

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Allocation de rentrée scolaire : un statu quo qui n’est plus tenable

26 Août 2025, 16:33pm

Publié par Bernardoc

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est une prestation familiale sous fortes conditions de ressources versée depuis 1974 aux familles d’enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans. Elle est modulée en trois tranches, selon l’âge des enfants, depuis 2008.

Elle a été versée le 19 août à plus de 3 millions de familles très modestes. Près de la moitié des familles bénéficiaires sont des familles monoparentales, et plus de 8 familles monoparentales sur 10 avec enfants scolarisés la perçoivent.

L’Insee vient d’annoncer une hausse sans précédent du taux de pauvreté en 2023, atteignant un niveau jamais observé depuis qu’il est mesuré. La moitié de cette hausse est constitué de familles monoparentales, et plus d’un tiers des familles monoparentales sont considérées comme pauvres.

Toutes les enquêtes réalisées montrent que le montant de l’allocation de rentrée scolaire est effectivement dépensé pour couvrir les frais de fournitures scolaires, de cantine ou d’habillement. Et pour cause, la gratuité de l’école est loin d’être une réalité, et les dépenses liées à la scolarité pèsent fortement sur les budgets des familles.

L’ARS est donc une prestation familiale essentielle.

Mais elle doit être améliorée, car en l’état, elle souffre de lacunes importantes (versement seulement à partir de 6 ans, non prise en compte des coûts importants supportés par les familles pour les élèves des filières techniques et professionnelles), et, d’année en année, son montant diminue en euros constants et sa sélectivité augmente, alors que c’est déjà la prestation familiale soumise aux plus fortes conditions de ressources.

C’est pourquoi l’Union des familles laïques demande :

  • que l’ARS soit revalorisée pour compenser la baisse observée ces dix dernières années en euros constants ;

  • que le versement de l’ARS soit étendu aux enfants de 3 à 6 ans scolarisés, en cohérence avec l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans depuis la rentrée 2020 ;

  • que l’ARS soit augmentée pour la tranche 15 – 18 ans et majorée pour les élèves de l’enseignement professionnel et technologique ;

  • une correction de l’effet plafond observé ces 20 dernières années avec une augmentation de 20 % des plafonds de ressources.

L’Ufal rappelle aussi sa ferme opposition à la transformation de l’ARS en « chèque de rentrée ».

Le Premier ministre vient d’annoncer sa volonté d’année blanche pour les prestations sociales en 2026. Ce n’est pas en augmentant la pauvreté et en compromettant les conditions de scolarité des enfants des familles modestes que le pays se redressera, l’Ufal prendra part au combat social pour s’y opposer.

Et ce n’est pas fini...

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Syntaxe.

6 Août 2025, 11:41am

Publié par Bernardoc

« Accueil des nouvelles et nouveaux habitants ». Cette phrase figure sur les panneaux d’affichage municipaux.

Il y a quelque chose qui me chiffonne dans cette formulation : quelles nouvelles allons-nous accueillir ? Des bonnes, j’espère. A moins que « nouvelles » ne soit pas un nom et que, comme « nouveaux », l’épithète s’applique à la gent féminine qui arrive sur la commune. Mais alors, il aurait fallu mettre le nom que qualifiait l’adjectif, c’est à dire « habitantes ». Sinon, « nouveaux habitants » aurait amplement suffi, terme générique qui englobe l’ensemble des résidents (y compris les trans!) comme lorsqu’on parle des droits de l’Homme, ce qui ne veut pas dire que les femmes en soient exclues.

Il me semble que la communication municipale a abandonné l’écriture prétendument « inclusive », ce qui est une bonne chose mais je crois en l’éducation populaire et notamment aux vertus de l’exemplarité.

Ce n’est qu’une modeste réflexion d’un ancien prof de lettres qui s’est évertué pendant une quinzaine d’années à enseigner les règles de la langue française à des élèves qui avaient été en échec au collège et qui arrivaient, ne soyons pas modeste outre mesure, un peu grâce à moi, à obtenir de bons résultats à leur examen final.

Et ce n’est pas fini...

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Pass culture

23 Février 2025, 09:51am

Publié par Bernardoc

In Questions de classes(s) du 16 février 2025

Un vent de panique a peu à peu envahi les établissements scolaires : la part collective du pass culture est en effet brutalement coupée d’ici la fin de l’année scolaire, car l’État a décidé d’en récupérer une partie. En effet le budget prévu était de 97 millions, il a été décidé sous la pression de la Cour des comptes qu’il n’y aurait plus que 72 millions et encore, il faudra attendre septembre où 22 millions seront à disposition. Et ce, sans crier gare. 

Cela implique donc que de nombreux projets mis en place par les équipes enseignantes et les référent.es culture tombent à l’eau. En bout de chaîne, c’est aussi une déflagration pour le secteur culturel déjà impacté par des politiques d’austérité. 

La part collective du Pass culture sert à financer des projets culturels, artistiques, mémoriels dans les établissements mais aussi au sein de structures culturelles. Les budgets des établissements étant déjà très contraints et les dotations diverses très diminuées, les collectivités territoriales ayant réduit leur part culturelle, des projets sont purement abandonnés. 

Les élèves déjà éloigné.es des centre-villes et de la culture légitime de par leur origine sociale ou géographique, comme celles et ceux de REP ou de milieux ruraux sont particulièrement touché.es. 

C’est une gestion brutale et autoritaire encore une fois de l’Éducation nationale qui survient là. Rappelons-le, c’est une question d’émancipation par la culture et d’ouverture d’esprit qui est ici remise en cause, c’est une démocratisation culturelle qui est entravée et des élèves qui en sont privés. 

C’est aussi un mépris des équipes pédagogiques et des enseignant.es qui ont dû prendre du temps pour monter des projets pour leurs élèves et pour comprendre l’usine à gaz de la plateforme numérique Adage. Cette plateforme a privatisé l’accès à de l’argent public, a généré des profits pour son propriétaire et a été ouverte sans politique culturelle claire ni démocratique. Il aurait fallu allouer des budgets fléchés aux établissements scolaires dans le cadre de l’autonomie. Encore une riche idée libérale de Macron lancée en 2021. 

Par ailleurs, dans une trumpisation inquiétante, la ministre de la culture a annoncé que l’un des spectacle son et lumière du Puy du Fou était lui éligible au Pass culture. C’est scandaleux. Le copinage et la collusion sont ici à l’œuvre, car Macron n’a jamais caché son soutien à cette entreprise issue des milieux très conservateurs catholiques vendéen. C’est bien révélateur : la culture commune et sa démocratisation sont réduites à peau de chagrin, mais le divertissement clinquant, anti-révolutionnaire et réactionnaire est lui « open bar ». 

Face à cet énième mépris, mobilisons-nous ! 

Et ce n’est pas fini...

 

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Unesco : l’éducation à Cuba favorise la paix et le développement durable

20 Février 2025, 09:39am

Publié par Bernardoc

In La lettre de Cuba Coopération France du 20 février 2025

La sous-directrice générale de l’Unesco pour l’éducation, Stefanía GIANNINI, a reconnu la contribution du système éducatif cubain à la paix et au développement durable, et a remercié l’île d’avoir partagé aujourd’hui son expérience pédagogique. Dans un message vidéo diffusé lors de l’ouverture du 19e Congrès international Pédagogie 2025, la représentante de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a souligné la valeur de cet événement pour l’élaboration de stratégies dans le domaine de l’éducation.

Madame Giannini a également affirmé que l’éducation « est l’outil le plus puissant pour la justice et la paix » et que, dans ce domaine, l’île des Caraïbes est un gage d’équité, d’inclusion et de coopération internationale.

Selon elle, l’Unesco fournit des informations et des connaissances qui permettront aux nations de mettre en œuvre l’Agenda 2030 de l’ONU en termes de systèmes éducatifs inclusifs et résilients qui contribuent à la promotion d’une paix durable.

La veille, au Palais des congrès de La Havane, la ministre cubaine de l’Éducation, Naima TRUJILLO, a souligné l’importance stratégique de ce secteur pour le développement durable, avec la justice et l’inclusion sociale.

L’éducation est un droit de l’homme qui donne du pouvoir et de l’autonomie aux autres, consacré par l’Organisation des Nations unies (ONU), a déclaré la responsable du secteur lors de la séance d’ouverture de l’événement, à laquelle ont participé le président cubain Miguel Díaz-Canel et le premier ministre Manuel MARREROo.

Mme Trujillo a invité les professionnels de l’éducation de 32 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et des États-Unis, qui se réunissent jusqu’au 13 février au Palais des congrès, à résoudre les problèmes et les défis sociaux qui se posent dans chaque pays.

Elle a notamment cité l’accès équitable au développement technologique, à la connaissance, à l’innovation, à la technologie et à ses effets sur les processus de production, afin qu’ils soient durables et en harmonie avec l’environnement.

La ministre a exhorté les participants à renforcer l’engagement et l’action pour « soutenir et améliorer les systèmes éducatifs pour le bien des générations présentes et futures », en se basant sur « la connaissance et le développement des qualités, des valeurs et des capacités des individus », qui déterminent le développement d’un pays.

Dans ce contexte, elle a souligné les efforts et le dévouement des enseignants cubains qui, malgré les complexités de la nation caribéenne, défendent les normes élevées de son système éducatif, qui est universel et gratuit pour tous et à tous les stades de la vie.

L’expérience éducative de l’île est confirmée par des dizaines de milliers de personnes dans 30 pays qui ont été alphabétisées grâce à la méthode d’enseignement « Yo, sí puedo » (Oui, je peux), expression de la vocation de solidarité de la Révolution cubaine, a déclaré la ministre.

À l’issue de la cérémonie d’ouverture, le président Díaz-Canel a visité des espaces d’exposition sur les résultats du travail éducatif dans les provinces et le lien avec les entreprises partenaires.

Et ce n’est pas fini...

 

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Heureux enfants !

15 Février 2025, 16:07pm

Publié par Bernardoc

J’étais invité ce matin à l’inauguration de la nouvelle école maternelle de Tresses, baptisée Pauline RECLUS KERGOMARD. Le choix du nom est fort judicieux puisque cette native de Ste Foy la Grande, pédagogue émérite, fut à l’origine de la création des écoles maternelles.

Il y avait foule à cette inauguration. Outre les personnalités et les élus, se pressaient les parents et les grand-parents (vu la couleur des cheveux!), les enfants bien entendu, le conseil municipal des enfants,…J’ai pris plaisir à rencontrer mon ami Jacques DESBORDES, dont j’avais été vice-président lorsqu’il présidait les PEP33.

 Après un accueil avec café et viennoiseries, pendant une heure nous avons pu déambuler librement dans les différents locaux et la belle cour aménagée, visite égayée par quatre artistes circassiens remarquables.

Puis ce fut la découverte de la plaque par les jeunes élus accompagnés par Najat VALLAUD BELKACEM, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale. Grosse surprise pour moi qui n’était pas au courant de sa venue.

Les discours officiels, en commençant par celui du maire Christian SOUBIE, qui salua la présence du Président « honoraire » des Palmes académiques de Gironde, se succédèrent, incluant même un discours impromptu de l’ancienne ministre (à la place de celui de la sénatrice). Le sous-préfet déclara qu’il s’agissait sans doute de la plus belle école du département, inscrite dans la transition écologique. Personnellement, c’est la première fois que j’entendais parler de fenêtre à triple vitrage.

Comme toute inauguration qui se respecte, elle se termina par l’apéritif de l’amitié.

Et ce n'est pas fini...

Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
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Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !

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Triste état de l'enseignement élémentaire à Paris

12 Février 2025, 10:06am

Publié par Bernardoc

In l’Humatinale du 12 février 2025 (extraits)

À la rentrée prochaine, Paris supporterait 110 suppressions de poste et près de 200 fermetures de classe en primaire. Avec la dégradation des conditions d’exercice des directeurs d’école, ces annonces suscitent la colère.

Quand certains mettent en avant les 4 000 suppressions de poste prévues au projet de budget 2025 pour l’Éducation nationale et finalement évitées, la réalité du terrain vient rappeler que cela ne suffira pas pour que l’école remonte la pente.

Le 11 février, 60 % des enseignants parisiens étaient en grève, et 170 écoles fermées.

Les syndicats et les organisations de parents d’élèves demandent instamment la révision de la « carte scolaire », qui, pour la rentrée 2025, prévoit de faire payer un lourd tribut aux élèves parisiens : sur 470 suppressions de poste sur le plan national, la capitale en subirait à elle seule 110, soit près du quart.

Sortie sous les huées d’une école du 11e arrondissement qu’elle avait prévu de visiter le même jour, la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, tentait de justifier ces coupes par « une baisse démographique importante à Paris ».

De fait, la capitale paie son tribut aux prix de l’immobilier devenus fous, qui poussent les familles – même aisées – à s’éloigner quand les naissances les obligent à trouver un logement plus grand. Selon le rectorat, elle a perdu plus de 33 000 élèves sur les quinze dernières années, et les prévisions pour la rentrée prochaine font état d’une nouvelle perte de 3 200 élèves. Selon la ministre, il est donc logique que cela se reflète sur « l’allocation des moyens » d’enseignement.

La logique des familles et des enseignants n’est évidemment pas la même. Sous une pancarte aux couleurs de l’association de parents d’élèves du 20e arrondissement, qu’il copréside, Julien Pamart prend un exemple : « L’année dernière, l’école Pelleport a subi une fermeture de classe. Depuis, cela ne fonctionne plus : on se retrouve avec des classes à double niveau en déséquilibre complet, avec 5 élèves de CP et 21 élèves de CE1. »

Un cas loin d’être isolé aujourd’hui, et que les près de 200 fermetures annoncées ne feraient qu’aggraver. Tout comme les situations de classes de maternelle à 27 élèves, dont certains porteurs de handicap nécessitent une prise en charge particulière : « On manque déjà d’AESH pour aider les enfants les plus fragiles, reprend Julien Pamart, mais dans ces conditions on ne pourra pas demander aux enseignants de leur apporter l’accompagnement nécessaire. »

Comme si cela ne suffisait pas, à toutes ces difficultés vient s’ajouter la décision de mettre fin au dispositif spécial de décharge d’enseignement pour les directrices et directeurs d’école. Depuis 1982, elles et ils bénéficient d’une décharge complète dès lors que l’école compte au moins cinq classes – alors que, dans le reste du pays, il faut une école à 12 classes pour en bénéficier.

Pourtant, la Mairie de Paris propose de reprendre à sa charge le coût (estimé à 116 millions d’euros l’an dernier) de ces décharges supplémentaires. « Les directeurs d’école font un travail administratif très lourd, qu’ils ne pourraient pas faire dans les mêmes conditions s’ils n’étaient pas déchargés », a argué la maire de paris, Anne Hidalgo.

« Un travail énorme et épuisant qui semble échapper au ministère », ironise tristement, devant le rectorat, Damien, enseignant à l’école élémentaire toute proche Rampal, en rappelant que c’est précisément ce que dénonçait en 2019 Christine Renon, directrice à Pantin (Seine-Saint-Denis), dans la lettre laissée derrière elle après son suicide dans le hall de son école.

Et ce n’est pas fini...

 

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Malgré le blocus...

10 Janvier 2025, 09:28am

Publié par Bernardoc

Le Panama et Cuba réaffirment leur engagement en faveur de l’alphabétisation

In La lettre hebdo de CubaCoopérationFrance

du 9 janvier 2025

Les autorités du Panama et de Cuba ont convenu d’un accord de coopération pour assurer la continuité du projet d’alphabétisation « Bougez pour le Panama », qui, depuis sa mise en œuvre en 2007, a réussi à apprendre à lire et à écrire à quelque 83 000 personnes dans le pays.

Avec la signature de la ministre du Développement social, Beatriz Carles et de l’ambassadeur de la République de Cuba, Víctor Manuel Cairo Palomo, l’accord est prolongé, pour continuer à utiliser la méthode cubaine « Yo, Sí Puedo », qui applique une méthodologie simple qui permet aux personnes analphabètes d’apprendre à lire et à écrire dans seulement 65 cours.

Jusqu’à présent, en 2024, environ 1 160 personnes ont appris à lire et à écrire grâce à l’installation d’environnements de classe dirigés par des enseignants bénévoles.

La ministre Carles a remercié l’ambassadeur pour la collaboration de la République de Cuba, soulignant sa volonté de mettre en œuvre la méthode pratique qui a contribué à réduire les taux d’analphabétisme dans tout le pays. En outre, elle a indiqué que, d’ici 2025, de nouvelles alliances sont en cours de développement dans le but de continuer à réduire les chiffres.

Pour sa part, l’Ambassadeur Cairo s’est montré optimiste quant aux résultats obtenus par le Panama et a réitéré sa volonté de continuer à travailler en coordination avec le Gouvernement. Il a également souligné que le programme d’alphabétisation est aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD), puisqu’il favorise l’inclusion et lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Pendant ce temps, Marijulia BARRIA, directrice de l’alphabétisation au MIDES, a expliqué que le programme autonomise les citoyens et leur offre des opportunités de développement ; et a souligné le rôle fondamental des enseignants bénévoles, qui sont pour la plupart des parents ou des voisins de personnes analphabètes.

Selon le MIDES, plus de 10 000 enseignants bénévoles ont participé au projet.

« Muévete por Panamá, Yo Sí Puedo » est un programme d’alphabétisation de base qui enseigne aux élèves à lire et à écrire en 65 cours, emmenant les participants du connu (les chiffres) à l’inconnu (les lettres).

Le programme permet également aux participants de s’intégrer dans le système éducatif et du travail grâce à une alliance que le MIDES a établie avec le ministère de l’Éducation nationale (MEDUCA), l’Institut national de la formation professionnelle et de la formation pour le développement humain (INADEH) et l’entreprise privée.

Et ce n’est pas fini...

 

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La Grand-Messe des Escrocs

19 Décembre 2024, 09:13am

Publié par Bernardoc

Enseignements Privés / Enseignement Public

(ici la règle du pluriel a toute son importance.)

 

« Jésus disait : Aimer. L’église dit : Payer. » Victor Hugo.

 

Les mots du poète n’ont rien perdu de leur force, mais il est plus que temps de réactualiser la conscience du promeneur cégétiste égaré au milieu des cynismes du libéralisme ambiant. Aujourd’hui, le pèlerin cégétiste est convié à la célébration d’une messe d’action de grâce demandée par les directions diocésaines et la direction des enseignements privés, à dominante catholique de 97 %. Il s’agit bien de remercier le dieu libéralisme de pouvoir puiser dans les caisses de l’État, et, sans contrôle, jouer avec de l’argent qui ne lui appartient pas depuis 1905 .

Notre pèlerin cégétiste s’installe sur l’une des chaises du fond. Il sait qu’il n’est pas le bienvenu, mais il s’en fout, il a trop besoin de savoir jusqu’où va la dilapidation de son argent. Le bâtiment gris et angoissant se nomme Notre Dame des Entourloupes, érigé au bout du boulevard du Mépris des Services Publics. Une géométrie incontournable place depuis la Loi Debré de 1959 les différentes instances autour du coffre fort central. Dans le Chœur, quelques vieux prêtres s’assoupissent, ils savent qu’ils ne sont plus très importants dans la pratique des additions et des multiplications. Cela fait longtemps que la soutane a été remplacée par la cravate club.

Dans la nef, par l’importance des sommes versées, s’installent, dans les premiers rangs, les « généreux » donateurs de la puissance publique : l’État et les collectivités territoriales ( régions et mairies). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’enseignement privé qui accueille 17% d’élèves (plus de deux millions d’élèves en France) est financé à 75 % par la République Française. Investissement annuel en 2022 de 8 milliards d’Euros qui représente 13,9 % de la dépense publique en matière d’éducation.

Derrière eux, beaucoup plus discret, le Patronat, le doigt sur la couture du carnet de chèques, certains sont parfumés à l’eau bénite, prêts pour les bonnes œuvres pédagogiques : pour toi du neuf en informatique, pour toi une nouvelle salle de sports, pour toi le malchanceux au milieu d’un quartier populaire le matériel usagé du premier établissement cité. « Ah ces dames patronnesses qui reconnaissent leurs pauvres à grand-messe ! » Le grand Jacques BREL, avec ses mots désabusés est plus que le bienvenu dans ce tableau effrayant. Les visiteurs cégétistes ne sont pas au bout de leurs surprises et s’interrogent maintenant sur l’identité sociale de celles et ceux qui composent les derniers rangs.

Voici enfin « les cochons de payants » : les parents d’élèves. Ils ont choisi « pour le meilleur de leur enfant » la réalité d’un établissement privé. C’est ici qu’il faut expliquer le pluriel du sur-titre. A la différence de l’enseignement public gratuit et accessible pour toutes et tous, les écoles, collèges, lycées du privé sont payants et opèrent une sélection à l’entrée. Le mot sélection ne doit pas faire peur, mais il désigne une intrusion malsaine dans le « privé » économique et social de chaque famille. Dans le meilleur des cas, l’analyse de la feuille d’impôt est de mise. Ainsi les parents demandeurs se verront proposer une « tranche » de scolarité mensuelle adaptée à leurs revenus. Résultat des courses : les établissements de l'Enseignement catholique sont financés, aux trois quarts, par l'État et les collectivités territoriales et refusent tout contrôle de la fonction publique sur leurs moyens de gestion. Ben voyons !

Rappel historique : en 1984, le parti socialiste, par la proposition de la Loi Savary, voulut mettre fin à cette injustice. Cette proposition de loi visait à intégrer l’enseignement privé dans le service public d’éducation, ce que demande encore et toujours les personnels cégétistes du privé. La droite s’est mobilisée en masse : 500 000 « catholiques » se sont retrouvés dans la rue, pas n’importe laquelle, devant le château de Versailles. Ça ne s’invente pas. Depuis la grand-messe pour le dieu coffre-fort est célébrée chaque jour pour justifier des dépenses avec le fric qui est normalement destiné à l’enseignement public. Un jour, si la CGT retrousse ses manches républicaines, un jour peut-être, cessera le bruit des cloches de la grand-messe des escrocs.

Laurent BENOIT

Au nom du Collectif Retraités Éducation Nationale pour la Région Nord.

Et ce n’est pas fini...

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