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Le blog de Bernard SARLANDIE

Solena malfermo.

9 Août 2018, 09:57am

Publié par Bernardoc

Le dimanche matin nous avions rendez-vous au Coliseu dos Recreios, salle de concerts conçue par des architectes français à la fin du XIX° siècle. Nous avions repéré les lieux la veille au soir, mais en y allant le matin avec nos badges, un Portugais se met à nous parler en espéranto dans le métro, nous disant qu'il avait appris la langue seul il y avait bien longtemps, mais il ignorait tout du congrès. C'est vrai que Lisbonne ne ressemblait pas à Hanoï dont les avenues annonçaient l’événement par un nombre impressionnant de kakemonos en vietnamien et en espéranto. Sur les quelques 1 600 congressistes, plus de 1 300 s'étaient rendus dans cette belle salle.

Tous les congrès commencent de la même façon, avec à la tribune le président (actuellement Mark FETTES), entouré de tout le bureau qui nous est présenté. C'est avec une très agréable surprise que nous découvrîmes parmi les membres Ĝojo, notre accompagnatrice vietnamienne de 2012, qui venait à l'époque de commencer l'étude de l'espéranto et qui est donc maintenant la présidente de la structure mondiale des jeunes espérantistes (TEJO). Contrairement à Cuba ou Hanoï, il n'y avait pas à Lisbonne de représentant du gouvernement, et c'est donc une succession de rapports sur les activités de l'année écoulée qui nous fut présentée. Cette séance fut interrompue par un intermède musical de fadistes de Coimbra, reconnaissables à leurs capes noires. Hommage fut rendus aux disparus depuis le dernier congrès, certains étaient même déjà inscrits à celui-ci (une dizaine). Intéressante intervention, par traduction et voix interposées, d'Audrey AZOULAY, la directrice générale de l'Unesco, tout en faveur de la belle idée qu'est l'espéranto. Lorsqu'elle était ministre socialiste de la culture, je ne me souviens pas de l'avoir entendu, ne serait-ce qu'une fois faire la moindre allusion à cette langue qui permet la compréhension mutuelle entre les peuples (je vous rappelle que 73 pays étaient représentés à Lisbonne) sans transmettre d'idéologie sous-jacente.

La dernière phase fut les salutations des représentants de tous ces pays, chacun y mettant une touche originale. Et, pour la 103ème fois, cette ouverture se clôtura par l'hymne espérantiste : La Espero, écrit et composé par Zamenhof lui-même, l'initiateur de cette langue en 1887.

Et ce n'est pas fini...

Solena malfermo.
Solena malfermo.
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