Cibles judicieuses ?
Mes camarades de la FNME-CGT (Fédération Nationale Mines Energie) envisagent de « mettre dans le noir » différents évènements qui vont ponctuer les cent jours du méprisant. Fort bien, tout est bon pour arriver au retrait.
Je n'ai rien contre le sabotage du grand prix de Monaco (clin d'oeil à « Plus jamais ça » ?) ni contre le tournoi de Roland Garros, peu fréquenté par les classes populaires. Mais parmi ces évènements, il y a les festivals de Cannes et d'Avignon.
Il faudrait peut-être faire quelques rappels historiques.
Sous le gouvernement du Front populaire, le ministre Jean ZAY initia le Festival de Cannes en réponse à la fasciste Mostra de Venise que venait de lancer Mussolini. Et la CGT a considéré ce festival comme SON festival.
Quant au festival d'Avignon, il s'est appuyé sur les associations, les mouvements de la jeunesse, les comités d’entreprises, beaucoup d’amicales laïques…Il attirait chaque année une pléiade de grands artistes engagés pour le théâtre populaire dont Gérard PHILIPE, premier président du SFA-CGT (Syndicat Français des Acteurs interprètes).
Alors, plutôt que de saboter ces deux évènements internationaux, ne vaudrait-il pas mieux se les réapproprier et affirmer ainsi la place importante de la culture dans la CGT ?
Et ce n'est pas fini...