Solidarité ? Vraiment ?
En ce mois de juillet girondin enflammé comme il y a quatre ans – quelles leçons a-t-on tirées du précédent drame – il est fait appel à la solidarité, ce qui est tout à fait normal lorsqu’il y a plus de deux cent mille personnes forcées de quitter leur lieu d’habitation ou de villégiature. On pourrait croire que cet élan de générosité et d’entraide fraternelle serait partagée à tous les niveaux. Trois exemples bordelais métropolitains qui montrent qu’il y a encore des progrès à faire :
- La mairie de Bordeaux a demandé aux parents de garder leurs enfants et de ne pas les envoyer aux centres aérés. Bien. Les employés municipaux, parents de ces enfants, ont demandé un jour de congé pour répondre aux injonctions municipales ; refus du maire de Bordeaux (celui qui, soutenu par le RN, avait refusé une augmentation des crédits des Sdis lorsqu’il était ministre de Macron).
- Les Transports de Bordeaux Métropole comptent un certain nombre de pompiers volontaires parmi leur personnel. Les lignes étant réduites (horaires d’été plus ouest métropolitain évacué), ceux-ci ont demandé de pouvoir aller au feu. Réponse de la direction : d’accord mais prenez des RTT. HONTEUX !
- Les bureaux de poste, les centres de tri (St Médard en Jalles, Cestas) fermés pour cause d’évacuation : les postiers ont été considérés comme en congé : SCANDALE !
Et à côté de ça, certains veulent nous faire la leçon. La colère monte !
Et ce n’est pas fini...