Et voilà le résultat !
Supprimer un fonctionnaire sur deux qu’ils disaient ! Ce fut fait, et ça continue dans certaines administrations ; ce n’est plus la RGPP, mais la MAP, si je ne m’abuse, mais c’est la même chose, sauf que ce ne sont pas les mêmes ministères qui sont visés.
En 2010, des Inspecteurs Généraux de l’Administration de l’Education Nationale (IGAEN) avaient établi un rapport dont le premier chapitre indiquait en titre :
« Des restrictions budgétaires qui ne font pas peser de risques sur la rentrée (2010), mais qui vont créer des tensions et préparent assez peu l’avenir. »
Et bien ça y est, nous y sommes ! Un nouveau rapport vient d’indiquer un nombre considérable de journées d’enseignement perdues pour cause d’absentéisme des profs. Pourtant, rapporté au nombre de journées d’absences, cela ne représente en moyenne que deux jours d’absence par an et par enseignant, ce qui est un chiffre minime comparé à celui présenté par d’autres professions.
Pourquoi ce chiffre ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de titulaires-remplaçants, la plupart de ces derniers étant en poste à l’année pour combler les vides provoqués par Sarkozy-Fillon-Darcos-Chatel (tous de l’UMP !).
Mais le danger se pointe pour les collègues : déjà on reparle d’établir à nouveau un jour de carence, c’est-à-dire non payé, pour les fonctionnaires. Certains média ne se privent pas non plus de proposer que les séances de formation continue, indispensables pour maintenir un enseignement de qualité et de haut niveau, devraient se faire pendant les fins de semaines ou les vacances, comme s’il s’agissait de quelque chose de complètement détaché du travail quotidien.
Pendant ce temps-là, les annonces fleurissent sur Le bon coin, parfois même à l’initiative des parents d’élèves, pour recruter un remplaçant, faute de vivier suffisant.
L’EN est donc virtuellement au même niveau que la santé, avec les ravages provoqués par le numerus clausus en médecine, qui aboutit maintenant à des déserts médicaux devant le départ massif en retraite des médecins formés après la guerre et qui n’arrivent pas à trouver de remplaçant.
Ne dit-on pas que « gouverner c’est prévoir » ?
Et ce n’est pas fini…