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Le blog de Bernard SARLANDIE

Et voilà le résultat !

3 Octobre 2014, 16:56pm

Publié par Bernardoc

         Supprimer un fonctionnaire sur deux qu’ils disaient ! Ce fut fait, et ça continue dans certaines administrations ; ce n’est plus la RGPP, mais la MAP, si je ne m’abuse, mais c’est la même chose, sauf que ce ne sont pas les mêmes ministères qui sont visés.

         En 2010, des Inspecteurs Généraux de l’Administration de l’Education Nationale (IGAEN) avaient établi un rapport dont le premier chapitre indiquait en titre :

         « Des restrictions budgétaires qui ne font pas peser de risques sur la rentrée (2010), mais qui vont créer des tensions et préparent assez peu l’avenir. »

         Et bien ça y est, nous y sommes ! Un nouveau rapport vient d’indiquer un nombre considérable de journées d’enseignement perdues pour cause d’absentéisme des profs. Pourtant, rapporté au nombre de journées d’absences, cela ne représente en moyenne que deux jours d’absence par an et par enseignant, ce qui est un chiffre minime comparé à celui présenté par d’autres professions.

         Pourquoi ce chiffre ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de titulaires-remplaçants, la plupart de ces derniers étant en poste à l’année pour combler les vides provoqués par Sarkozy-Fillon-Darcos-Chatel (tous de l’UMP !).

         Mais le danger se pointe pour les collègues : déjà on reparle d’établir à nouveau un jour de carence, c’est-à-dire non payé, pour les fonctionnaires. Certains média ne se privent pas non plus de proposer que les séances de formation continue, indispensables pour maintenir un enseignement de qualité et de haut niveau, devraient se faire pendant les fins de semaines ou les vacances, comme s’il s’agissait de quelque chose de complètement détaché du travail quotidien.

         Pendant ce temps-là, les annonces fleurissent sur Le bon coin, parfois même à l’initiative des parents d’élèves, pour recruter un remplaçant, faute de vivier suffisant.

         L’EN est donc virtuellement au même niveau que la santé, avec les ravages provoqués par le numerus clausus en médecine, qui aboutit maintenant à des déserts médicaux devant le départ massif en retraite des médecins formés après la guerre et qui n’arrivent pas à trouver de remplaçant.

         Ne dit-on pas que « gouverner c’est prévoir » ?

Et ce n’est pas fini…   

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D
Tout-à-fait d'accord : c'est le résultat de la politique néo-libérale menée par la droite et la fausse gauche. Il y a aussi à la marge une autre raison au non remplacement dans le primaire : le<br /> nombre important de postes à temps partiel, à 80% particulièrement, qui accaparent d'entrée des titulaires mobiles qui donc ne sont plus disponibles pour les remplacements. Une solution à ces<br /> pratiques : limiter ce "droit" aux personnels dont la santé exige de tels aménagements et non plus aux jeunes parents. Voilà un "droit" qui individualise et perturbe le service public en faisant<br /> peu de cas de l'intérêt de l'Enfant, renvoyant l'enseignant-e à son statut particulier de père/mère de jeune enfant et qui est de plus incitatif puisqu'aux 80% de travail correspondent 85,7% du<br /> salaire. Un "droit" qui crée des conditions de travail inadmissibles pour les collègues obligés d'assurer les 20% restants de lieu en lieu, souvent éloignés les uns des autres en milieu rural. Un<br /> 'droit' néo-libéral, en somme... Le partiel à 50% peut se concevoir plus aisément : 2 mi-temps sur un poste, aucun avantage particulier, pas de gêne pour le service. Avec nos salaires, cela ne sera<br /> de toute manière jamais massif.<br /> Bises.
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