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Le blog de Bernard SARLANDIE

Un train pas comme les autres.

11 Août 2019, 15:01pm

Publié par Bernardoc

 

 

 

 

 

J'adore le train, et par conséquent j'adore cette émission que je regarde le jeudi soir quand j'en ai (rarement!) l'occasion. Et en triant mes photos africaines, je suis tombé sur quelques photos de notre voyage de 258 kilomètres entre Kumasi et Takoradi.

Le voyage durait toute la nuit, et comme nous étions riches (!!) nous avons pris un wagon-lit de première classe. Ca ne nous est jamais arrivé depuis. Ce fut une belle expérience, partir en TPV (Très Petite Vitesse) au milieu de la jungle tropicale, s'arrêter dans des gares improbables où une nuée d'Africaines se précipitait en pleine nuit avec leur bassine sur la tête pour nous proposer toutes sortes de produits comestibles (ah ! Ces beignets au goût de lessive, souvenir inaltérable de notre séjour), boissons ou fruits locaux.

Et en arrivant sur la côte sud, le lever de soleil était superbe.

Comme vous pouvez le voir sur la carte, nous avons traversé une riche région minière, d'où la construction de lignes de chemin de fer pour évacuer le minerai vers le port de Takoradi, premier port en eau profonde du pays. D'ailleurs, depuis 2010 les trains de voyageurs ont été supprimés. Dommage, c'était une belle expérience.

En arrivant en Afrique, les Européens ont entamé la construction de chemins de fer depuis les côtes, non sans provoquer des révoltes parmi les travailleurs africains (lire par exemple Les bout de bois de dieu d'Ousmane SEMBENE qui évoque la construction de la ligne Dakar-Niger, ligne qui s'est arrêtée en fait à Ouagadougou où « en principe le train devrait arriver vers... » - voir plus haut le reportage sur le Burkina Faso en 2011).

Et ce n'est pas fini...

Un train pas comme les autres.
Un train pas comme les autres.
Un train pas comme les autres.
Un train pas comme les autres.
Un train pas comme les autres.
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Funérailles à Nsuta.

9 Août 2019, 11:45am

Publié par Bernardoc

Les funérailles se déroulent généralement le samedi, mais souvent des semaines, voire des mois, après le décès, surtout lorsqu'on n'a pas trouvé de successeur, notamment chez les familles royales. Cette célébration du deuil insiste sur les faits accomplis par le mort et elle doit s'assurer que son départ se déroule dans les meilleures conditions. C'est pour cela que l'on voit un nombre d'objets ayant appartenu au défunt, tels les tabourets qui l'accompagnent au cours de la cérémonie qui peut regrouper plusieurs centaines de personnes. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les couleurs de deuil sont le noir et le rouge, avec toujours une épaule découverte pour les hommes, qui se découvrent l'autre épaule lorsqu'ils vont saluer un chef, pour montrer qu'ils ne dissimulent pas une arme sous leur toge.

On remarque le grand nombre de parasols (réservés aux chefs, dont certains sont sur des chaises à porteurs) qui sont sans cesse en mouvement et font office de ventilateurs.

Ces festivités de deuil sont aussi l'occasion de faire la fête. Mais ce n'est pas particulier au peuple akan : souvenez vous d'Alleluia, la chanson de Jean FERRAT qui dit : « Souviens-toi des temps mémorables
Qu’on n’a jamais pu égaler Où l’on resta trois jours à table A cause de trois macchabées ».

Je vous avais dit que nous avions pu avoir une bonne intégration grâce à nos voisins, et vous voyez ci-dessus Alan COLE, qui a pris la nationalité ghanéenne. Sans lui nous ne serions jamais venus à ces funérailles.

Vous avez vu dans la carte du début de ces mémoires où se situait Mampong, sur la principale route vers le nord, et nous servions régulièrement de halte pour les collègues visiteurs, qui nous le rendaient avec bonheur. Et bien ce jour-là, nous hébergions notre collègue de la région de la Volta qui redescendait du nord avec des copains à lui qui étaient venus de France lui rendre visite. Assister à un tel spectacle qui n'était pas prévu au cours d'un séjour de trois semaines leur aura laissé je pense un souvenir impérissable.

Et ce n'est pas fini...

 

 

Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
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Funérailles à Nsuta.
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Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.
Funérailles à Nsuta.

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Lo Còr de la Plana.

8 Août 2019, 14:55pm

Publié par Bernardoc

Hier soir, temps superbe lors de notre soirée à la guinguette, Chez Alriq. Notre motivation pour y aller : une soirée de musique occitane. Le lieu était bondé, mais nous étions parmi les premiers et nous avons trouvé à nous installer en face de la scène, laissant le bord de l'eau à ceux qui étaient venus profiter de la douceur du lieu.

Je ne connaissais pas ce groupe marseillais, mais nous ne fûmes pas déçus : 5 hommes, 5 voix, des mains, des pieds, des tambours et des tambourins, tout cela mu par une énergie formidable.

Chaque chanson était présentée en français d'abord et certaines étaient faites pour danser (valse, mazurka, farandole,...), et le public ne s'en est pas privé.

Je suis allé voir sur leur site pour y piocher des renseignements :  je vous les livre.

Depuis 2001, dans le fameux quartier de la Plaine à Marseille, Lo Còr de la Plana réinvente la vocalité méridionale, en la mêlant aux sonorités archaïques d’une Méditerranée à la fois déchaînée, âpre et fusionnante.

Contrairement à d’autres traditions, la polyphonie – qui plus est masculine – n’existait pas dans le patrimoine chanté occitan jusqu’à ce que Manu Théron décide de l’inventer. Il a réuni pour ce projet quatre autres chanteurs percussionnistes à l’énergie communicative : Benjamin Novarino-Giana, Sébastien Spessa, Denis Sampieri et Rodin Kaufmann.

Ne cherchez pas dans Lo Còr quelconque fanfaronnade sur une identité régionale fantasmée mais plutôt une démarche de mise à disposition d’une histoire, d’un patrimoine, invitant tous ceux, nés ou non ici, à les connaître et se les approprier. Car il n’est pas question pour eux, d’interroger la mémoire au travers de ce qu’elle immobilise, mais dans ses turbulences, dans les obscénités dionysiaques qu’elle peut réveiller, dans ses défaillances aussi, et dans le risque permanent de mort qui la guette à chacun de ses débordements.

Cette mémoire incandescente, c’est le matériau de travail du groupe depuis sa fondation, et s’il sait la rendre commune et unique à la fois, la faire partager pour lui donner chair, c’est parce que ce qui bat avant tout dans Lo Còr, comme son nom occitan l’indique, c’est le cœur.

Encore une heureuse initiative de La Guinguette de les avoir invités.

Et ce n'est pas fini...


 

 

Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
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Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.
Lo Còr de la Plana.

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Boateng.

7 Août 2019, 10:17am

Publié par Bernardoc

Un jour Lucy, la seule femme parmi les 4 Peace corps étatsuniens qui enseignaient à l'école, nous propose d'aller dans un petit village au nord de Mampong pour assister aux transes d'un sorcier. Nous étions vraiment au sein de l'Afrique profonde et nous devons nous éloigner du village pour trouver le lieu des « réjouissances ». Assez impressionnant la façon dont cet homme se laisse emporter au son des tambours, et, curieusement (?), lorsqu'il est en transe, c'est en anglais – incohérent – qu'il s'exprime et non dans sa langue maternelle, le twi. Et à la fin, il est tellement épuisé qu'il doit être soutenu par des spectateurs, qui étaient assez nombreux. Mais c'est quelque chose qui nous a frappés : la savane semble être déserte mais il suffit d'un événement pour que du monde surgisse de nulle part pour voir ce qu'il se passe.

A plus de 40 ans de distance, peut-être certaines photos ne sont-elles pas de ce village, mais nous avons croisé de multiples exemples de ces cimetières et surtout des tombes de chefs, toujours abrités sous leur parasol.

Comme vous avez pu le voir sur la photo du haut, nous avons emprunté avec notre 4L un sentier piétonnier. Mal nous en a pris, car au milieu se trouvait une souche cachée par les herbes et nous y avons laissé notre crémaillère de direction. Je ne me souviens plus comment nous avons rapatrié la voiture à Mampong, mais à l'agence Renault de Kumasi ils n'avaient pas la pièce de rechange. Je me suis donc tourné vers les mécaniciens locaux, les « fitters », qui faisaient des merveilles (un peu comme les Cubains qui maintiennent les vieilles Américaines depuis plus d'un demi-siècle). La réparation a tenu jusqu'à la vente de la voiture à l'Etat (condition pour être payé en devises) plus d'un an plus tard, mais nous avons eu une grosse frayeur cependant quelques mois après. Après quelques dizaines de kilomètres sur la tôle ondulée, au moment de rejoindre la sinueuse route goudronnée qui redescendait vers Mampong, le volant m'est resté entre les mains : les vibrations avaient complètement desserré la colonne de direction. Après, systématiquement, je vérifiais si l'écrou était bien serré.

Et ce n'est pas fini...

Boateng.
Boateng.
Boateng.
Boateng.
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Mampong Ashanti.

6 Août 2019, 12:12pm

Publié par Bernardoc

Comme je l'ai dit précédemment, nous sommes arrivés là par hasard, pour ne pas dire par défaut. Et là, on ne nous a pas accompagnés : nous avons utilisé la compagnie nationale de transports par car (très performante à l'époque). Après un arrêt technique (pipi et restauration – il m'a fallu deux grandes bières pour arriver au bout de la kebab tellement elle était épicée !) à mi chemin, nous arrivons à Kumasi, l'ancienne capitale du royaume ashanti. Changement de décor à la gare routière : nous quittons le car Setra (qui était fabriqué en RDA si je ne m'abuse) pour un « tro-tro », ce brinquebalant taxi-brousse qui allait nous déposer à l'entrée de St Monica's Secondary School. Je me souviens d'avoir vu charger notre malle de 40 kilos sur la tête d'un gamin d'une douzaine d'années et j'ai eu l'impression de le voir se tasser de 10 centimètres avant qu'il n'arrive à notre nouveau moyen de transport !

En débarquant nous sommes accueillis chez la directrice, Grace P. BONNEY, qui commençait sa carrière de directrice, la première Ghanéenne après les bonnes sœurs anglicanes. Après nous avoir offert un raffraîchissement, elle nous conduit vers notre bungalow dans lequel se trouvait déjà notre boy, Maxwell. Nous étions mariés depuis moins d'un an et nous n'avions pas envisagé de partager notre vie avec une tierce personne, mais Daniel et Fanny qui étaient programmés sur le poste double, s'étaient engagés à le reprendre. Nous avons donc décidé de le garder à mi-temps mais de le payer au Smic local à temps complet. Nous nous sommes fait incendier par d'autres VSNA car on bousculait les prix. Il nous a revendu le tuyau d'arrosage (pour quand il y avait de l'eau) que lui avaient laissé nos deux prédécesseurs, et que nous lui avons laissé à notre tour deux ans plus tard.

Nous étions entourés de deux couples mixtes, les Cole et les Moss, ce qui a grandement favorisé notre intégration et la découverte des traditions.

Maxwell, qui était logé sur le campus, a été viré par la directrice et il a demandé à être logé chez nous avec sa femme temporairement avant que la maison de son village soit en état. Nous avons d'abord dit non, car il voulait occuper une pièce noire en face de la cuisine, mais devant sa détresse nous avons fini par céder. Finalement, cela s'est bien passé et son épouse était charmante.

Au cours de la deuxième année, il est venu nous voir : son boy avait fait des bêtises sur sa plantation de cacao et il devait aller y remettre de l'ordre. Il nous proposait d'embaucher son frère pendant son absence, et c'est ainsi que nous sommes passés de Maxwell à Johnson.

Ce premier texte est surtout accompagné de photos de personnes : collègues, élèves et trois photos plus récentes prises sur internet.

Et ce n'est pas fini...

Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
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Mampong Ashanti.
Mampong Ashanti.
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Mampong Ashanti.
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Afrique.

5 Août 2019, 12:10pm

Publié par Bernardoc

Lorsque j'étais à l'école primaire, j'ai reçu comme prix un livre intitulé Légendes de la savane. Il était remarquablement illustré et je m'étais dit, du haut de mes 9 ans : « Quand tu seras grand, tu iras voir ça pour de vrai en Afrique ».

Les années passèrent, à 18 ans je fus convoqué à Tarascon pour mes « trois jours ». On me proposa les TAP (troupes aéroportées) et les EOR (élèves officiers de réserve). Je déclinais, bien entendu, il fallait que je termine mes études (j'étais en deuxième année de fac). Ma licence acquise, je fis une demande de résiliation conditionnelle de sursis pour partir en coopération ; pas de poste. Deux ans plus tard, fin du sursis, j'étais marié et prof stagiaire. Pour la troisième fois je visite une caserne (du côté de Nantes cette fois) ; toujours pareil : TAP ? Non ; EOR ? Non. Demande de poste de VSNA ; dans l'ordre : Afrique du nord, Afrique noire francophone, reste du monde. Vu l'énorme piston dont je disposais, je fus affecté dans le reste du monde, mais en Afrique noire anglophone, au Ghana, pays ceinturé par d'anciennes colonies françaises, la Côte d'ivoire, la Haute-Volta (maintenant Burkina faso) et le Togo.

Naïvement, je pensais que c'était grâce à mes études et à ma formation de PLP Lettres-anglais que j'étais affecté dans ce pays pour enseigner le français à des anglophones. Que nenni : il y avait des instits, des profs de français, d'italien,...Donc, le hasard ?

Je reçois mon passeport de service avec comme adresse mon affectation à Suhun, une école secondaire pas très loin d'Accra, où nous sommes conduits après la réception offerte par le centre culturel français et notre découverte des papayes (mais pourquoi donc ont-ils mis des lentilles dans le melon ? fut la question qui me vint d'abord à l'esprit avant d'avoir goûté ce fruit exotique). A notre arrivée, douche froide, on n'avait pas besoin de nous, l'ambassade avait été prévenue, soi-disant...Retour à l'hôtel.

Le surlendemain, nous allons dans la région de la Volta, frontalière du Togo, où nous sommes accueillis à bras ouverts et où l'on nous propose une maison neuve. Nous étions ravis, mais le collègue qui nous accompagnait nous a dit que sans eau (la seule alimentation était deux fûts sur le toit) nous aurions beaucoup de mal. Encore deux jours et nous voilà affectés à Mampong-Ashanti où le poste double avait été transformé en poste simple et les collègues prévus, qui avaient pris contact avec les prédécesseurs, étaient réaffectés ailleurs.

Donc, en fonction de l'actualité, par petits bouts, je vais vous faire revivre, avec les photos d'époque, nos deux ans de vie africaine, comme je l'avais annoncé lors de l'enlèvement de deux touristes au Bénin en début d'année.

Et ce n'est pas fini...

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Vous avez dit unité ?

4 Août 2019, 13:54pm

Publié par Bernardoc

Pourquoi répéter ce qui est déjà si bien dit et avec lequel je suis totalement d'accord.

Tiré de les Cahiers d'Histoire Sociale, juin 2019.

Et ce n'est pas fini...

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Je suis consterné.

3 Août 2019, 14:24pm

Publié par Bernardoc

Il paraît que nous vivons dans un état de droit. Pourtant quand on voit ce qu'il se passe depuis deux ans, il est permis de s'interroger et le vieux slogan "Police partout, justice nulle part " se révèle de plus en plus approprié à la situation actuelle.

La criminilisation des actions syndicales était déjà largement enclenchée lorsque Macron était membre d'un gouvernement qui se prétendait "socialiste". Mais depuis que les puissances médiatico-financières ont tout fait pour qu'il accède au pouvoir, tout va en empirant pour ceux qui ont du mal à s'intégrer, et on ne fait rien pour les aider, à la startupnécheun'.

Les vieux, dont je suis, et ancien fonctionnaire de surcroît, sont pressurés au maximum. On refuse les moyens aux Ehpad ; je n'ose imaginer que c'est dans l'espoir d'accélérer la disparition de nos anciens, mais sait - on jamais ?

Le gouvernement, décidément peu anticipateur, vient de se rendre compte qu'il manque trois milliards pour boucler le budget. Trois milliards ? C'est ce que rapportait l'ISF, mais comme cela ne servait à rien pour le pays, on va encore tailler dans les services publics : les premiers de cordée pourront se tourner vers le privé ; quant aux autres, ils donnent une mauvaise image de notre pays.

Quand on voit l'abondance de décorations décernées aux auteurs de mutilations multiples et irréversibles sur des gens du peuple qui voulaient simplement se faire entendre, est - ce cela un état de droit ? Comment s'étonner de voir les flics parader dans les médias ou s'épancher dans les réseaux sociaux ?

La lamentable affaire de la disparition de Steve aggrave encore cette sensation d'état policier. La tentative de minimiser l'action policière et de mettre en avant les "fautes " de la mairie de Nantes montre bien la solidarité des lâches pour éviter de se remettre en question. Encore quelques jours et vous allez voir qu'ils vont faire porter le chapeau à Jack LANG, puisqu'il s'agit de la Fête de la musique !

En plus, j'ai entendu au poste qu'une douzaine de députés marcheurs étaient allés "honorer " Jaurès le 31 juillet, soit 75 ans après son assassinat. Mais qu'est - ce que ce grand homme a à voir avec eux ? Au moins les militants du PCF avaient chanté L'Internationale quelques heures auparavant ; mais ces rigolos nuisibles ont - ils déjà entendu parler de ce magnifique chant d'espoir ? C'est peu probable et en plus on n'avait pas dû leur donner les éléments de langage pour en parler.

Quand je pense qu'il y en a qui disaient qu'on aurait de la peine si on ne votait pas Macron...mais curieusement ceux - la ont à peu près complètement disparu. Que vont -ils faire dans trois ans, maintenant que nous avons déjà le pire ? Il vaut mieux voter pour le pire qu'on connaît plutôt que le pire inconnu ? Je prends les paris.

Et ce n'est pas fini. ..

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Brèves de camping.

2 Août 2019, 22:13pm

Publié par Bernardoc

En arrivant, comme d'habitude, nettoyage de notre parcelle, surtout, comme c'était le cas, après un orage.

En face de chez nous, un gars est arrivé à pied avec deux valises, puis il a monté sa tente : rare situation : on est davantage habitués aux sacs à dos.

Course d'orientation hier : on a tout trouvé et on n'a pas fini derniers malgré la perte d'une demi heure pour revenir chercher la balise qu'on n'avait pas trouvée en passant. Mais la plupart font la course en vélo alors que nous on était à pied et sans courir. C'est un moyen original de découvrir les centaines d'hectares du camp. On a fait mieux le surlendemain.

Sous le soleil aujourd'hui : brossage du mobile - home et nettoyage des gouttières qui en avaient bien besoin.

Plage 45 minutes avant la marée haute, mais il n'y avait déjà presque plus de plage. Les sauveteurs de la SNSM étaient en alerte maximum : trois dans l'eau les palmes à la main, prêts à intervenir avec leur matériel, une en vigie sur la voiture et un aux jumelles sur la dune ; bravo à eux et merci.

Entendu au poste : un Français sur cinq serait tatoué ; j'ai l'impression qu'ici c'est l'inverse, et nous faisons partie de la minorité.

Journée terminée en ponçant un peu la terrasse qui devra être repeinte avant l'hivernage.

Le soir je remarque qu'après trois semaines de fonctionnement le lampadaire est de nouveau en panne. J'espère qu'ils ne vont pas attendre encore un an pour le réparer.

En rentrant à la maison vendredi soir, on remarque un immense rassemblement sur la gauche au sud de Lesparre. Visiblement ce n'était pas un rassemblement évangélique. Je profite de l'embouteillage pour poser la question à un automobiliste bloqué dans l'autre sens : c'était le Reggae Sun Ska !

Et ce n'est pas fini. ..

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