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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le patronat bloque la revalorisation des allocations chômage

2 Juillet 2026, 10:15am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 1er juillet 2026

Les syndicats n'ont pas réussi à infléchir la position du patronat lors d'un conseil d'administration de l'Unédic mardi matin. Il faut remonter à 2016 pour retrouver pareille situation.

Malgré l'inflation, les allocations chômage ne seront pas revalorisées au 1er juillet. Réuni mardi matin, le conseil d'administration de l'Unédic n'a pas réussi à se départager entre le camp syndical favorable à un coup de pouce pour compenser en partie la hausse des prix et celui, patronal, du statu quo, a annoncé le régime d'assurance-chômage. Comme chaque année, les partenaires sociaux essayent de trouver un compromis.

Arguant de la forte inflation, les représentants des syndicats ont mis au vote une résolution de hausse de 2,41 %, correspondant à celle récente du SMIC. Opposant la situation dégradée des finances de l'Unédic, les représentants du patronat sont, eux, restés collés à 0 %.

Résultat : 25 voix pour, 25 voix contre. Les montants journaliers actuels (32,13 euros pour l'allocation minimale sauf à Mayotte, où elle est de 16,05 euros) sont donc maintenus. Cette décision n'est pas inédite, a rappelé l'Unédic, puisque ce fut le cas en 2016.

La dernière revalorisation remontait au 1er juillet 2025 (+0,5 %). Mi-octobre 2025, les partenaires sociaux qui pilotent le régime Agirc-Arrco avaient déjà échoué à revaloriser les retraites complémentaires.

Pour la CGT, Denis GRAVOUIL a fustigé le mandat de négociation « totalement fermé » du patronat et le résultat du vote qui en a suivi. « C'est comme si on déclarait une équipe gagnante à l'issue d'un match nul sans jouer les prolongations », a-t-il critiqué, même s'il n'a pas été surpris. De fait, les organisations d'employeurs avaient tenté d'inclure les économies dégagées d'une non-revalorisation lors de la dernière réforme de l'assurance-chômage, qui a abouti à un tour de vis sur les ruptures conventionnelles.

« Notre mandat était de 0 % », confirme Eric CHEVEE pour les Entrepreneurs (ex-CPME), qui souligne néanmoins que la majorité des demandeurs d'emploi indemnisés alternent périodes de travail et de chômage durant lesquelles ils bénéficient de la revalorisation du salaire minimum légal. Au Medef, on met en avant le contexte économique « marqué par une remontée de l'inflation et une dégradation des finances publiques », mais aussi l'endettement toujours très élevé du régime d'assurance-chômage, plus de 60 milliards d'euros au dernier comptage.

Pour rappel, les demandeurs d'emploi ne bénéficient pas tous d'allocations, notamment quand ils n'ont pas travaillé suffisamment ou s'ils ont une activité à temps partiel. Au quatrième trimestre 2025, la Dares a recensé 2,65 millions d'inscrits à France Travail indemnisés sur un total de 7,5 millions, toutes catégories confondues. L'allocation moyenne mensuelle versée était de 1.040 euros.

Et ce n’est pas fini...

 

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I’ve got ze boulz.

1 Juillet 2026, 11:40am

Publié par Bernardoc

J’ai toujours eu la tripe militante : petit, j’allais vendre du muguet le 1er mai sous le métro Barbès pour mon patronage laïque.

A partir de mes années universitaires, j’ai toujours été syndiqué, et à la retraite, je le suis toujours, ce qui implique des voyages réguliers à Paris pour remplir mes fonctions syndicales électives.

Je me suis engagé en politique à la veille de ma retraite, à la demande d’un ancien maire : à l’époque, j’étais le principal du seul collège du Haillan, et je pouvais peut-être apporter des voix. Las, quelques mois après Mélenchon lançait le Parti de Gauche, et après avis du maire, je décidai de faire un bout de chemin avec celui qui, à l’époque, était un grand défenseur de la laïcité. Mal m’en a pris : j’ai passé le reste du mandat au placard ; ce n’était pas la mode à l’époque, comme lors du dernier mandat où La France Insoumise, dans laquelle je ne me suis jamais vraiment reconnu, avait deux adjoints. Depuis je me suis « désengagé ».

Donc je me suis recentré sur d’autres points d’intérêt, avec des responsabilités au niveau local, métropolitain, départemental ou national.

Du théâtre aux danses trad en passant par la chorale ou France-Cuba, mon agenda de retraité était bien rempli.

Mais la même année que mon élection municipale, je fus sollicité pour intégrer une association qui « travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. » Cela cadrait très bien avec mes principes et mes engagements et j’ai gravi tous les échelons au sein de cette asso, où contrairement à la ville où je réside depuis vingt ans, je suis reconnu par mes pairs. J’y ai même été délégué régional à la laïcité.

A la fin de ce mandat, je décidai de rejoindre l’Ufal (Union des Familles Laïques) afin de continuer à défendre ce principe républicain de plus en plus menacé.

Voulant élargir mon engagement, je proposais à l’UDAF (Union Départementale des Associations Familiales, dont l’Ufal est une des composantes) ma candidature au poste de représentant au sein du CCAS du Haillan. Candidature acceptée et validée, jusqu’à ce que la nouvelle municipalité, faisant preuve d’autant d’ouverture que la précédente, fasse pression sur le président de l’Udaf pour que ma candidature soit refusée.

Je sens que les six prochaines années risquent d’être encore plus pénibles pour les associations que les années précédentes.

Et ce n’est pas fini...

 

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