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Le blog de Bernard SARLANDIE

François-Noël BUFFET proposé au poste de Défenseur des droits : pourquoi ça coince ?

12 Juillet 2026, 11:16am

Publié par Bernardoc

In L’Opinion du 8 juillet 2026

Emmanuel MACRON a proposé de nommer le sénateur LR au poste de Défenseur des droits pour succéder à Claire HEDON. Mais ses positions passées contre le mariage homosexuel ou la PMA crispent la gauche et le monde associatif.

Les réactions pleuvent après le communiqué publié mardi 7 juillet en fin de journée par l’Elysée annonçant qu’Emmanuel MACRON proposait de nommer le sénateur François-Noël BUFFET (Les Républicains) au poste de Défenseur des droits. De nombreux élus de gauche et représentants d’associations protestent contre cette hypothèse en raison de certains avis portés par l’ancien ministre.

« Les positions de François-Noël BUFFET sont incompatibles avec le rôle de Défenseur des droits », soutenait dès le mois de mai et l’apparition des premières rumeurs un collectif constitué de la CGT, du syndicat Solidaires, de la FSU et de plusieurs collectifs de défense des droits des femmes dont Osez le féminisme.

Une pétition lancée il y a un mois a recueilli plus de 108 000 signatures dont celles de chercheurs et présidents d’associations. Elle ne mentionne pas directement le sénateur mais appelle à « une nomination à la hauteur des responsabilités immenses confiées à cette autorité administrative » qui existe depuis 2011.

Ses contempteurs reprochent à l’élu du Rhône, âgé de 62 ans et sénateur depuis 2001, d’avoir soutenu la Manif pour tous en 2013 et de s’être opposé à la légalisation du mariage homosexuel. Plus récemment, dénoncent encore les associations, François-Noël BUFFET a voté en 2021 contre l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes. Il s’est enfin abstenu lors de la constitutionnalisation de l’IVG en 2024, pourtant soutenue par la majorité du groupe LR au Palais du Luxembourg (79 voix pour sur 132 membres).

« Le Défenseur des droits a deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l’égalité de toutes et tous, poursuivent les organisations à l’origine du communiqué déjà mentionné. Par cette possible nomination, le message envoyé est catastrophique, dangereux et inacceptable. »

L’avis des ONG et associations hostiles à cette nomination est partagé par des élus de gauche. « En Macronie, on peut être nommé Défenseur des droits tout en étant LGBTphobe, xénophobe, sexiste et en soutenant des positions liberticides », s’est insurgée sur X l’eurodéputée insoumise Manon AUBRY. « Cette nomination a tout d’un oxymore, considère quant à lui Aurélien ROUSSEAU, ancien ministre macroniste devenu député Place publique. Il va falloir que Monsieur Buffet soit très clair sur sa détermination à défendre des droits qu’il a souvent combattus. »

Au-delà de son avis sur les questions de genre et d’égalité entre les femmes et les hommes, celui qui fut maire d’Oullins, en banlieue lyonnaise, s’est aussi prononcé pour diminuer ou réformer l’Aide médicale d’État. Un point qui ne passe pas auprès des organisations humanitaires qui défendent notamment les droits des immigrés.

Son profil tranche avec celui de sa prédécesseure, Claire HEDON, dont le mandat de six ans prend fin en juillet. Celle-ci avait été présidente de l’ONG ATD-Quart monde en parallèle d’une carrière de journaliste. Dès son arrivée au poste de Défenseure des droits, en 2020, elle s’était opposée publiquement à la loi dite « sécurité globale », dont l’article sanctionnant la diffusion d’images montrant des policiers avait provoqué une polémique. Un texte auquel avait contribué François-Noël BUFFET, alors président de la commission des lois du Sénat.

Le parlementaire affiche aussi à son CV deux courts passages au gouvernement. Le premier au ministère des Outre-mer, fin 2024, sous la houlette du Premier ministre Michel BARNIER. Le second en tant que ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur Bruno RETAILLEAU, de décembre 2024 à août 2025, alors que François BAYROU était à Matignon.

Si l’hypothèse qu’un élu de droite soit intronisé Défenseur des droits dénote, un précédent existe. Figure du RPR puis de l’UMP, Jacques TOUBON avait lui aussi été accueilli froidement à sa nomination en 2014. Mais son opposition à la déchéance de nationalité pour les binationaux inculpés dans des affaires de terrorisme ou encore à l’usage des LBD par la police avait finalement convaincu les associations amenées à collaborer avec lui.

Sur TF1, le président du Sénat Gérard LARCHER a défendu François-Noël BUFFET, évoquant « un homme très attaché à l’État de droit », qui « a toutes les qualités pour exercer cette fonction ». Pour être effective, sa nomination doit encore être approuvée par les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat. L’ex-ministre sera auditionné le 21 juillet au Palais du Luxembourg et le 25 au Palais-Bourbon.

Et ce n’est pas fini...

 

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REFUSONS L’ÉCONOMIE de GUERRE

11 Juillet 2026, 09:35am

Publié par Bernardoc

Communiqué UCR-CGT

La situation internationale nous préoccupe avec la mise en place d’une « économie de guerre » qui a pour conséquences la diminution des budgets des services publics, de l’éducation, de la protection sociale…

La politique de Macron se traduit par un budget militaire de l’État de 32 milliards d’euros pour 2017, à 53,7 milliards d’euros en 2026, et une prévision de 67,4 milliards en 2030,soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
La production militaire représente 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 65% sont exportés, faisant de la France le deuxième pays exportateur d’armes dans le monde.

Pour maîtriser les comptes publics, le gouvernement impose ses choix : hors budget Défense, les budgets devront baisser de 4 milliards supplémentaires sur les dépenses de l’État, et de 2 milliards sur le champ social, notamment sur la Sécurité sociale.

Et le patronat cherche à imposer son agenda social, en exigeant des mesures d’économies supplémentaires sur le dos des salariés comme des retraités.
Cette politique « d’économie de guerre » est synonyme de régressions sociales et de remise en cause des libertés syndicales, des espaces démocratiques.
La course sans fin aux armements ne règle pas les conflits, au contraire. La seule voie possible reste la construction d’une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales.

L’ONU doit être reformée dans son fonctionnement pour remplir sa mission initiale : prévenir et faciliter le dialogue entre pays, autrement que par les armes.

Nous devons, plus que jamais, nous mobiliser contre les ambitions de ceux et celles qui veulent nous conduire à abandonner nos revendications de paix et de dialogue. La mobilisation des retraités et des salariés doit se poursuivre, se renforcer même, contre les reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.

Cela nécessite de porter nos revendications sur la revalorisation des pensions, le pouvoir d’achat, le droit à la santé, l’obtention de moyens pour la Sécurité sociale, la prise en compte de la perte d’autonomie.

Nous, syndicalistes et militants associatifs retraités sommes inquiets des débats qui se diffusent dans la société, qui nourrissent la montée de l’extrême droite et les discours nationalistes et haineux.

Attachés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, nous rejetons la normalisation de l’injustice, de la haine de l’autre, de l’intolérance, du ressentiment.
C’est par la mobilisation des salarié∙es et des retraités que nous imposerons de meilleures conditions de vie, de travail, de retraite, avec un autre partage des richesses, un développement des services publics, une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie, un salaire et une pension au minimum égale au Smic.

Face à ce tournant, notre responsabilité syndicale et associative est claire :

refuser que l’urgence militaire serve de prétexte à l’abandon du social ;
• défendre la santé, le pouvoir d’achat, les droits sociaux ;
• défendre la paix et la démocratie.

Le 21 septembre journée mondiale pour la paix sera l’occasion de participer aux manifestations, ensemble.

Et ce n’est pas fini...

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La pétition contre la « présomption de légitime défense » pour les policiers dépasse les 500 000 signatures

10 Juillet 2026, 10:26am

Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 10 juillet 2026

Le seuil requis de 500 000 signatures vient d’être dépassé. La pétition contre la proposition de loi pour instaurer la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service devrait donc pouvoir être discutée à l’Assemblée nationale.

Mon modeste blog (avant-hier, le 8 juillet) est fier d’avoir contribué à la diffusion de cette pétition républicaine.

Moins de deux semaines : c’est le temps qu’il a fallu à la pétition « Contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », lancée le 26 juin, pour atteindre 500 000 signatures. Elle rejoint donc celles s’opposant aux lois Duplomb puis Yadan. 500 000 signatures, le seuil nécessaire pour que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale puisse décider d’organiser un débat en séance publique.

La proposition de loi portée par Les Républicains fait beaucoup réagir, notamment à gauche, depuis son adoption le 7 juillet 2026. Le texte instaure la « présomption de légitime défense » pour les policiers en cas de tirs avec leur arme de service. Le succès de cette pétition devrait donner lieu à un débat dans l’hémicycle. Ce qui n’a pu être entièrement fait à l’Assemblée nationale lors du vote du 7 juillet 2026, le gouvernement ayant déclenché l’article 44 de la Constitution pour avorter l’examen du texte.

La discussion dans l’hémicycle n’est pas contraignante, c’est-à-dire qu’elle ne donne pas lieu à un vote. Néanmoins elle permet de visibiliser le débat. Comme dans le cas de la pétition contre la loi Duplomb qui avait atteint plus de deux millions de signatures. Celle s’opposant à la loi Yadan a été classée par la commission des Lois et n’a donc pas donné lieu à une discussion, le texte ayant été retiré en avril dernier.

La gauche, uniformément opposée au texte instaurant une sorte de « permis de tuer » aux policiers, avait vivement réagi ce mardi 7 juillet à l’instar de la communiste Elsa FAUCILLON à la tribune de l’assemblée nationale : « Quand la force publique tue, la République doit garantir la justice. Pas organiser l’impunité. »

De même, La France Insoumise, opposée au texte, rappelle la paternité frontiste de cette mesure et appelle à la mobilisation pour aller plus loin que les 500 000 signatures : « cette loi de Jean-Marie LE PEN bafoue TOUS les principes républicains ! La bataille n’est pas terminée, signez la pétition avant qu’elle ne soit enterrée ! »

Difficile de savoir quand aura lieu la discussion sur le sujet à l’Assemblée nationale. Le débat dans l’hémicycle sur la loi Duplomb avait eu lieu 7 mois après le dépassement des 500 000 signatures.

Et ce n’est pas fini...

 

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Bercy rate son rendez-vous avec les syndicats de fonctionnaires

9 Juillet 2026, 11:36am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 9 juillet 2026

La rentrée s'annonce tendue dans la fonction publique. Faute d'avoir obtenu un geste pour les 5,9 millions d'agents qu'ils défendent, les syndicats ont quitté avant son terme la réunion de mercredi matin sur les salaires que leur avait proposée le ministre de l'Action et des Comptes publics, David AMIEL, maintenant leur appel à mobilisation du 29 septembre.

Après un report de cette rencontre prévue lundi du fait de l'examen de la motion de censure des Écologistes à l'Assemblée nationale, David AMIEL espérait « renouer » le dialogue sur cette question sensible, tout en sachant très bien qu'il ne pourrait pas satisfaire les revendications des huit organisations représentatives (CFDT, FO, Unsa, CGT, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP).

Au lendemain d'un comité d'alerte des finances publiques durant lequel il a été annoncé 3 milliards d'économies supplémentaires, le ministre n'a d'ailleurs pas omis de rappeler l'impossibilité de toute mesure générale faute de marges de manœuvre budgétaires. Une hausse de 1 % du point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération dans la fonction publique, coûterait 2,4 milliards d'euros pour les trois versants, a-t-il fait valoir durant la réunion.

Pour mémoire, les dernières revalorisations du point d'indice ont eu lieu en juillet 2022 (+3,5 %) et en juillet 2023 (+1,5 %). Rien de tel à l'horizon. En lieu et place, les syndicats se sont « contentés » de trois mesures, de portée de plus ou moins long terme, mais qui dépendent en partie du sort du projet de budget 2027.

Il s'agit, primo, d'une amélioration des conditions de classement susceptible de bénéficier à 30.000 agents de l’État via une majoration de points d'indice ou d'une meilleure prise en compte de l'expérience. En partie déjà annoncée, la deuxième mesure porte sur une hausse des taux de promotions qui vont être étendus à d'autres catégories. A plus longue échéance, enfin, le ministre a proposé d'ouvrir à la rentrée une concertation pour cibler des mesures indiciaires en début de carrière. « Le problème qui nourrit le malaise porte sur la reconnaissance de l'expérience. Le mérite ne paye pas assez », souligne-t-on dans l'entourage de David AMIEL pour justifier les mesures annoncées. L'indemnité différentielle versée pour rattraper les hausses du SMIC ne permet plus de restaurer une dynamique de carrière, ajoute-t-on.

De fait, les chiffres avancés par le collectif de hauts fonctionnaires « Sens du service public » traduisent la smicardisation de la fonction publique. Un agent de catégorie C, par exemple avec dix-neuf ans d'ancienneté, ne gagne que 39 euros bruts par mois de plus que le salaire minimum légal, avance son président, Johan THEURET, par ailleurs directeur général de la métropole de Rennes et ancien président de l'association des DRH des grandes collectivités.

Même s'ils n'ont pas rejeté les mesures annoncées, les syndicats sont restés sur leur faim. « Le compte n'y est pas, même sur une mesure générale qui aurait pu porter sur autre chose que le seul point d'indice », a réagi Laure REVEL pour la CFDT. S'il ne voit pas de raison de boycotter la concertation proposée par David AMIEL, le syndicat estime, en l'état actuel de sa compréhension de ce que le ministre a mis sur la table, que ce n'est pas de nature à résoudre structurellement le problème du décrochage par rapport au SMIC.

« Acte manqué ! Le gouvernement ne prend pas la mesure de la situation », a critiqué Luc FARRE pour l'Unsa. Le syndicat rappelle aussi la suspension de la garantie individuelle de pouvoir d'achat et la baisse de 10 points du traitement indiciaire pendant les congés de maladie.

« Le gouvernement ne veut rien entendre et continue de regarder ailleurs », a renchéri Caroline CHEVE, secrétaire générale de la FSU citée par l'AFP. Même constat pour Christian GROLIER de FO : « Aucune mesure générale, aucune mesure pour 2026, aucune mesure pour les versants territoriaux et hospitaliers. Il n'y a rien ! » a-t-il dénoncé de même source.

Même si certains d'entre eux devaient encore en référer en interne, les syndicats vont maintenir leur « appel à mobilisation » lancé le 24 juin dernier « avec manifestations, intégrant la perspective d'une grève » le 29 septembre prochain.

Et ce n’est pas fini...

 

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Urgent.

8 Juillet 2026, 10:54am

Publié par Bernardoc

       Le permis de tuer vient d'être accordé à la police par l'Assemblée. Avant qu'elle revienne du Sénat, rejoignez les centaines de milliers de citoyens et signez la pétition ci-dessous
 

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Exténués, les écoutants du 115 de Paris veulent poursuivre leur grève cet été

7 Juillet 2026, 11:06am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 7 juillet 2026

Les employés du Samu social de Paris sont en grève depuis le 23 juin pour dénoncer la suppression de places d’hébergements dans un contexte déjà saturé.

« Une fois, j’ai passé une heure au téléphone avec un monsieur qui était devant un hôpital et menaçait de fusiller tout le monde si je ne lui trouvais pas une place pour la nuit. » Léna (tous les prénoms ont été changés), est écoutante sociale au 115 de Paris. Elle fait partie de la soixantaine de salariés du Samu social qui réceptionnent les 3 000 appels quotidiens émis depuis la capitale. « L’appel s’est transformé en négociation, pendant que mes supérieurs appelaient la police. »

Sarah, une de ses collègues, opine : « Récemment, j’ai eu un monsieur, il appelait du métro, et quand je lui ai dit que je n’avais pas de nuit pour lui, il m’a assuré qu’il allait sauter. Il attendait un hébergement depuis tellement longtemps… » La jeune femme sourit tristement : « Le réseau hôtelier est tellement saturé qu’on passe notre temps à dire non aux personnes qui nous appellent. On reçoit entre 2 000 et 5 000 appels par jour. Or on n’a qu’une trentaine de places à offrir aux personnes seules, et plus aucune pour les familles. On se retrouve à prioriser les priorités. »

Depuis le 23 juin, Léna, Sarah, et une quinzaine d’autres écoutants sociaux ont déserté le plateau d’accueil téléphonique du 115 de Paris. Au total, une cinquantaine de salariés sont en grève. Organisée à l’appel de la CGT, cette mobilisation vise à dénoncer la suppression de 1 200 nuitées hôtelières, qui vont conduire à des remises à la rue et à la dégradation de leurs conditions de travail.

C’est une réunion, le 10 juin dernier, qui a fait déborder la coupe déjà bien pleine des salariés du 115. La direction leur a annoncé que le quota de nuitées, fixé à 17 177 par jour à Paris, avait largement été dépassé pour 2026. « Nous sommes obligés de refuser des personnes très prioritaires, comme des femmes enceintes, parce que les places sont occupées depuis janvier par des personnes moins prioritaires, hébergées depuis le plan grand froid. L’État nous a demandé de réétudier ces situations », expose Vanessa BENOIT, directrice du Samu social de Paris. Les salariés se voient alors informés que le nombre de nuitées va être réduit, et ils comprennent que cela sera à eux d’appeler les familles du plan grand froid pour les prévenir qu’elles doivent libérer leur place. D’après la CGT, cette réunion a choqué les équipes : « En 48 heures, le taux d’appels décrochés est passé d’environ 40 % à 9 %, sous l’effet combiné des arrêts de travail et de l’absentéisme », constate Jordan BERNARD, secrétaire général de ce syndicat au Samu social.

« Nous sommes les oreilles de la rue. Notre travail, c’est de sortir des gens de la rue, pas de les y remettre ! », s’indigne Julien, un autre écoutant gréviste. « On ne leur a jamais demandé d’appeler ces familles », affirme de son côté Vanessa BENOIT en insistant : « Ce n’est pas ce qui est attendu d’eux. »

Petites mains des services sociaux, les écoutants du 115 sont en première ligne face à la détresse du public précaire qui compose ce numéro d’urgence actif sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Côté usager, appeler le 115, c’est la garantie d’une longue attente et d’une réponse souvent négative. De l’autre côté du combiné, c’est tout un système qui se heurte au manque structurel de places d’hébergement.

Divisés en trois groupes (matin, après-midi et nuit), les écoutants ont le choix entre deux postes : le « front », où il faut gérer chaque appel en attente en cinq minutes ; et le « back », une seconde ligne où sont orientées les personnes avec d’autres besoins que l’hébergement et où la conversation peut durer plus longtemps. « On est à la fois psy, assistant sociaux et conseillers d’orientation… Il faut être polyvalent. C’est un beau métier, mais au final, le plus dur, c’est de devoir gérer l’impuissance : face à la grande précarité, les solutions sont insuffisantes », souligne Amanda, écoutante du matin. « Je suis usée, mais je continue pour les usagers. Si je pars, qui va-t-il leur rester pour les épauler et les soutenir ? », souffle Sarah, en estimant que la durée moyenne des CDI au 115 de Paris est de quatre mois.

Le jeudi 2 juillet, un nouveau préavis de grève a été déposé pour tout l’été, alors que les besoins d’hébergement d’urgence dans la capitale risquent d’augmenter en cas de nouvelle canicule. Les écoutants sociaux espèrent obtenir une reconnaissance de leur expertise des publics précaires, une revalorisation de leur salaire, des temps de débrief entre équipes, et une meilleure prévention des risques psychosociaux. Les négociations autour d’un protocole de sortie de grève sont toujours en cours.

Et ce n’est pas fini...

 

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Courtoisie.

6 Juillet 2026, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Il y a vingt ans que j’ai quitté Mérignac en étant muté sur Le Haillan. C’était Michel SAINTE-MARIE le maire et j’ai toujours eu d’excellents rapports avec lui. Il entretenait une proximité bienveillante avec le milieu de l’Education nationale. En arrivant au collège Paul LANGEVIN, je découvris que la 1ère adjointe était une ancienne collègue avec qui nous avions bossé au moins trois ans ensemble au CET/LEP de Blanquefort. Cette année-là, il y avait une double élection et on manquait d’assesseur. Elle me proposa d’en être, et finalement je me retrouvai président du bureau de vote de mon secteur, ce qui permit aux parents de voir le Principal dans son engagement citoyen. Lors de mon arrivée à Mérignac, j’allai saluer le maire, et je fis de même lors de mon départ, chose bien naturelle. Il fut agréablement surpris car il me révéla que tout le monde ne le faisait pas. Quelques mois plus tard, je le croise dans le tramway. Dès qu’il en eût fini avec son téléphone, je m’approchai pour le saluer, et comme j’étais debout, il se leva pour discuter avec moi. J’ai trouvé ce geste d’une élégance rare.

Une fois à la retraite, alors que je présidais les palmes académiques, j’organisais ma première assemblée générale à Mérignac, où la Maison des Associations nous fut mise gracieusement à disposition. Le maire, Alain ANZIANI, invité, s’excusa de son retard et fit un vrai discours républicain. Depuis, l’AMOPA-Gironde est référencée à Mérignac et pendant le covid cette commune a été en contact régulier avec moi.

Lors de l’hommage suite à son décès, je n’ai croisé qu’un militant du PS haillanais, mais je ne connais pas tout le monde.

Le maire actuel, Thierry TRIJOULET, continue dans la ligne de ses prédécesseurs, et lors des derniers vœux, j’étais heureux de voir le nombre de gens qui ne m’avaient pas oublié.

 

Au Haillan, c’est différent ; j’y ai pourtant été élu, mais depuis la fin de mon mandat, j’ai l’impression d’être devenu un citoyen de seconde zone, et je dois dire que l’ostracisme dont j’ai souffert depuis cette date ne s’est pas amélioré avec le changement de majorité.

Suis-je en trop sur la commune ?

Et ce n’est pas fini...

 

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Un bel après-midi au théâtre.

5 Juillet 2026, 12:10pm

Publié par Bernardoc

Hier c’était le gala annuel du CTL-Théâtre, et l’après-midi était consacré aux spectacles des jeunes : enfants et adolescents, dirigés par Dominique MOREAU. Comme d’habitude, c’était surtout les parents, grands-parents et oncles et tantes qui composaient le public. Et c’est bien dommage, car nous avons assisté à deux spectacles bien enlevés, avec un texte maîtrisé et dans lesquels le plaisir de jouer des comédiens était évident.

Le premier spectacle, « AFFAIRE DE COEUR », était celui des enfants, avec une troupe uniquement féminine.

Zip et Floppe s'apprêtent à cambrioler la banque de Citron Pressé.

Soupçonneux, le commissaire devine leur projet et se lance à leur poursuite.

Mais Zip et Floppe rencontrent Mademoiselle Qui passe, dont le banquier a volé le coeur, et ils décident de lui venir en aide. Non loin de là, Patinette et le Mystérieux se partagent un coeur en or…

Comment se finira cette drôle d'histoire ?

À vous de voir !

 

Ensuite, les ados nous présentèrent « Clone party », et là il y avait deux garçons, qui plus est, talentueux. Bravo à eux !

Des présentateurs invitent le public à un voyage temporel.

Les numéros 3 et 5 harcèlent le numéro 11 qui veut qu'on le
laisse tranquille. Le haut-parleur félicite 3 et 5.

Des robots discutent en n'utilisant que des lettres et des sigles.

Mozart, qui a peur de tomber dans l'oubli, doute de sa propre identité.

Les créatures Têtedelard et Boutdechou réfléchissent à la virtualité. Lumgo, lui, créature fourbe, à la syntaxe désorganisée, essaie de le convaincre de devenir le roi de l'humanité.

Des clones doivent jouer à la famille mais ne comprennent
plus les concepts d'homme, de femme ou d'amour.

Une mère extraterrestre écoute distraitement son fils raconter des histoires de la vie sur Terre au passé.

 

Bref, une excellente après-midi, et bravo à Dominique pour cette réussite qui aurait mérité un public plus nombreux.

Et ce n’est pas fini...

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"Il y a de plus en plus de décès canicule" : La CGT du CHU de Poitiers alerte pour danger grave et imminent

4 Juillet 2026, 09:42am

Publié par Bernardoc

In Ici du 2 juillet 2026

La CGT du CHU de Poitiers lance une alerte pour danger grave et imminent suite à la canicule. Ce mardi 30 juin, le syndicat a envoyé une lettre à la direction de l'établissement pour prévenir "des températures anormalement élevées". Cette alerte permet de déclencher des instances de sécurité au travail.

"Il y a de plus en plus de décès canicule" déplore Stéphane FERARY, le secrétaire général de la CGT du CHU. "L'hôpital est saturé et il fait 35 degrés dans les chambres et les salles de préparation" détaille le syndicaliste. En toile de fond, la canicule 2003 et ses 15.000 morts, fait craindre une hécatombe.

Les conséquences sont directes pour les patients mais aussi pour le personnel "épuisé". Avec le risque, précise Stéphane FERARY "d'avoir une explosion des malaises, des arrêts de travail, voire, je ne l'espère pas, des fautes professionnelles."

La tour Jean-Bernard et sa mauvaise isolation - le bâtiment a été construit à la fin des années 1970 - sont en pleine rénovation depuis quatre ans. Un programme qui s'étale sur dix ans. Mais à court terme, la direction a déjà multiplié les mesures.

Des couvertures de survie ont été installées sur les fenêtres."On a aussi fait installer des climatiseurs, on met à disposition des brumisateurs et des ventilateurs. On adapte avec des repas froids pour les patients" précise Guillaume DESHORS, le directeur général adjoint du CHU. Les horaires sont également adaptés pour pour le personnel.

Ces ventilateurs, climatiseurs et brumisateurs, la direction prévoit d'en ajouter encore. C'est en partie le fruit de la réflexion menée lors des instances de sécurité santé au travail mardi 30 juin et mercredi 1er juillet. "L'inspection du travail va être saisie et on va essayer de trouver des solutions ensemble", ajoute Stéphane FERARY.

Le secrétaire général de la CGT estime de son côté qu'un plan blanc pourrait être nécessaire avec la nouvelle vague de chaleur qui s'annonce. De son côté Guillaume DESHORS tempère : "Le plan blanc répond à une situation de crise et nous oblige à rappeler du personnel. Aujourd'hui, nous n'avons pas besoin de rappeler du personnel."

Et ce n’est pas fini...

 

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Il y a dix ans, le Brexit ou le populisme au pouvoir

3 Juillet 2026, 14:47pm

Publié par Bernardoc

In Sauvons l’Europe du 3 juillet 2026

Vieux d’une décennie, le référendum britannique sur l’Europe du 23 juin 2016, suivi du Brexit le 31 décembre 2020, restent l’incarnation la plus aboutie d’une « alter-vérité » l’emportant dans les urnes, puis des effets délétères à long terme d’un populisme lorsqu’il accède au pouvoir. Dix ans après leur vote, les citoyens britanniques de toutes tendances politiques estiment que la décision de quitter l’UE a eu un impact « négatif » sur leur pays. Qu’il s’agisse du coût de la vie (66% d’opinions négatives), de l’état de l’économie (65%), des opportunités pour les jeunes (57%), y compris même concernant la lutte contre l’immigration clandestine (56%). Lorsqu’on leur demande d’identifier les principaux avantages du Brexit, la réponse la plus fréquente est : « Je ne sais pas ». En parallèle, la vie politique ne s’en est pas trouvée « ressourcée », ballotée entre fantasme et réalité. La récente démission du Premier ministre travailliste Keir STARMER est la sixième en à peine dix ans. Tous ont quitté Downing Street, laminés et défaits, avant même la fin attendue de leur mandat.

La campagne pro-Brexit s’était matérialisée au travers du fameux bus rouge de Boris JOHNSON sillonnant le pays avec la promesse : « Nous versons 350 millions de livres sterling chaque semaine à l’UE, finançons plutôt notre NHS ». Dès l’annonce de leur victoire, les leaders du Brexit avouaient sans vergogne avoir menti. Leur promesse ne pourrait pas être tenue. Ce bus rouge n’était rien de plus qu’un mirage, celui d’une restauration narcissique et matérielle pour les exclus du Thatchérisme et du Blairisme.

En fait, le référendum de 2016 avait surtout soldé une fracture territoriale et sociale de plus de 30 ans. Durant les années 1980, Margaret THATCHER avait brutalement détruit l’univers industriel et minier britannique. « La décennie Tony BLAIR » avait ensuite concentré et policé la richesse au profit de l’Angleterre des « inclus », oubliant l’autre Angleterre. Enfin, David CAMERON avait institutionalisé l’austérité budgétaire, particulièrement des services publics. Du coup l’Angleterre des « exclus » avait voté massivement (70%) pour le Brexit.

A moins d’un an de la présidentielle française, « la vérité du Brexit » vient d’être crûment rappelée sur Euronews par Michel BARNIER, notre monsieur Brexit. Une vérité à destination des futurs Blair et Cameron du scrutin français : « Aucune démocratie ne peut ignorer durablement les inquiétudes populaires. Le vote britannique a exprimé des colères réelles : le sentiment d’un déclassement économique, l’impression d’une mondialisation sans protection, la fermeture d’usines et de services publics, l’affaiblissement des territoires ruraux et industriels… Ces inquiétudes existent partout en Europe. Les nier ou les mépriser serait une faute politique. »  Se « régaler » des turpitudes d’un populisme n’efface jamais les conditions de son arrivée au pouvoir !

Et ce n’est pas fini...

 

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