Crise de foi.
Une heure et quart de pur bonheur hier soir devant une salle comble au Pin galant. En fait, Sophia ARAM a décliné des variations illustrant cette citation de Pierre DESPROGES : « Judaïsme : religion des juifs fondée sur la croyance en un Dieu unique, ce qui la distingue de la religion chrétienne qui s’appuie sur la foi en un seul dieu, et, plus encore, de la religion musulmane, résolument monothéiste. ».
Le spectacle débute avec Sophia de dos, en robe noire longue qui se métamorphose de musulmane en niqab en bonne sœur puis, troquant le voile contre un chapeau, en danseur juif.
Avec le talent que lui reconnaissent les auditeurs de France inter, elle passait, avec les accents adéquats de sa copine Sandrine, qui lui racontait la genèse (et heureusement qu’Adam n’était pas gay, sinon au bout de trois pages la bible était finie !) à sa tante Fatiha et à la mère de son copain David. On la vit aussi en « ange déçu » avec un accent « des quartiers ». La surprise pour moi fut la dernière séquence en québécois, qui se termina en apothéose.
De temps en temps elle redevenait elle-même pour nous prendre à témoins dans une sorte de récitatif toujours aussi décapant. Elle s’appliquait à citer les incohérences contenues dans chacun des livres fondamentaux de ces religions monothéistes, les interdits commun qui n’avaient qu’un but : asservir la femme…mais heureusement dieu avait pensé au clitoris !
Lors du rappel, un invité surprise (signe divin ?) s’accaparait la scène : c’était une chauve-souris qui apparemment était gênée par la lumière des projecteurs et qui a permis à Sophia d’improviser sa sortie sur un thème imprévu.
Très familière avec le public, elle savait que les spectateurs, tous des mécréants, en redemandaient toujours plus et il était réjouissant de voir ce petit bout de femme enthousiasmer une salle qui lui était acquise de toute façon.
Entre l’assemblée générale de l’Aroeven et notre assemblée citoyenne, je crois que nous avons fait le bon choix.
Et ce n’est pas fini…