Die Zauberflöte.
Je vais faire comme si vous n’entendiez pas l’allemand : La flûte enchantée, opéra de Mozart, joué pour la première fois le 30 septembre 1791, soit deux mois avant la mort du compositeur.
Je ne l’avais jamais vu « en vrai », et donc ce concert au Pin galant était une grande première. Nous y allions d’autant plus volontiers que nous avions été collègues avec Marie-Claire MESTRES, la chef des chœurs, au lycée Stendhal d’Aiguillon, il y a quasiment un quart de siècle, et nous connaissions son talent. De même que celui de son époux Philippe, qui assurait la direction musicale, et que nous avions eu l’occasion d’apprécier à l’époque dans une interprétation de Carmina Burana à Agen (même !).
Pas de décor fixe, mais un écran sur lequel agit en direct via une table lumineuse David MYRIAM. Cet artiste de génie travaille avec du sable et ses mains, et c’est ainsi que nous voyons s’animer sous nos yeux des décors avec parfois une très forte symbolique maçonnique, ce qui n’est pas étonnant puisque Mozart était franc-maçon.
De magnifiques voix servaient cette œuvre, tantôt chantée (en allemand), tantôt parlée (en français). Quant à la mise en scène elle décoiffait un peu par son originalité et nous plongeait dans l’atmosphère onirique qui baignait tout cet opéra. L’intervention sur scène d’une demi-douzaine de jeunes bambins déguisés en animaux ne faisait qu’ajouter de la poésie à ce spectacle.
Devant la qualité de cette prestation, on ne peut que regretter que la salle n’ait pas fait le plein. Le prix n’y est peut-être pas étranger, car en ces temps difficiles que nous subissons (et contre lesquels nous luttons), un tarif réduit à 40 € n’est pas à la portée de toutes les bourses.
Et ce n’est pas fini…