Frissons, angoisses et trouilles.
Etait-ce la faute au titre, mais seuls quelques happy few s’étaient déplacés hier soir à la médiathèque pour la séance de lecture : « Vous m’en direz des nouvelles ». Comme vous pouvez vous en douter, ce ne devait pas être un spectacle hilarant…quoique, parfois c’était tellement HENAURME qu’il valait mieux en rire.
La nouvelle, une des formes littéraires que je préfère, car elle nécessite une maîtrise du style et de la construction supérieure à celle utilisée pour écrire un roman. La brièveté (quelques pages) oblige à aller droit au but après avoir campé les personnages. Et le plus souvent, comme ce fut le cas ce soir, elle se termine par une chute.
Les cinq auteurs : un Catalan, deux Etatsuniens, un Anglais et un Argentin (je crois) nous furent présentés par Olivier (de Lettre du Monde) avant qu’Alexandre s’installe à la table pour ses lectures. Captivant l’auditoire par l’expressivité qu’il donnait aux textes, il a su nous plonger dans l’ambiance glauque, surréaliste ou plaintive qui émanait de ses textes. Cela me replongeait trente ans en arrière lors de mes cours de lecture suivie, sans conteste une des activités que j’ai préférée lorsque j’étais enseignant. Arriver à imposer le silence rien que par sa voix qui redonnait vie à un auteur et retenir l’attention des élèves peu habitué à cet exercice, était un exercice tout à fait gratifiant. Et pour certains élèves au moins, un des cours qui les aura marqués, du moins j’ose l’espérer.
Ce n’est pas un hasard si des mouvements d’éducation populaire, tel Peuple et Culture avaient mis la lecture au centre de leurs activités. De même les bibliothèques de rue d’ATD-Quart monde cherchent aussi à valoriser les textes afin de combler le fossé culturel qui, hélas, a plutôt tendance à s’agrandir.
Une belle animation qui a permis de bien commencer la soirée.
Et ce n’est pas fini…