Hier soir à la télé.
Nous nous sommes mis à table à 8h10 : Le masque et la plume était consacré au théâtre ; on y parlait, entre autres, de deux Malade imaginaire qui étaient donnés en même temps à Paris ainsi que de Quadrige, pièce de Sacha GUITRY qui a vieilli (mais n’est-ce pas le cas de la plupart de ses pièces ?), montée en catastrophe suite au flop de la pièce de Tennessee WILLIAMS qui a « révélé » les talents d’acteur de théâtre de Johnny HALLIDAY. Puis, à 20h40, j’avais repéré un film sur Direct8 : Décalage horaire. En fait, pour cause de publicité, le film ne commença qu’à 20h50.
J’avais eu envie d’aller voir ce film de Danielle THOMSON lorsqu’il était sorti il y a une dizaine d’années, mais l’occasion ne s’était pas présentée. Cette bluette, le journal parle de « comédie sentimentale » est portée à bout de bras par le couple d’acteur Juliette BINOCHE et Jean RENO. Si tout le monde s’accorde sur le talent et la beauté de la première, les sentiments sont plus mitigés sur le premier rôle masculin. Eh bien je n’ai pas été déçu et le couple joue avec une finesse certaine, sans en faire des tonnes, ce qui donne un film, ma foi fort agréable.
L’histoire banale, des passagers bloqués par une grève à Roissy-Charles de Gaulle, fait se rencontrer ces deux êtres au milieu de la foule, qui vont se rapprocher et tomber amoureux, sans oser se l’avouer et sans oser l’assumer, du moins au départ. Pas de grandes effusions entre ce cuisinier et cette esthéticienne, mais des regards, des gestes, des volte-face qui en disent long sur ce qui est en train de naître.
Quel bon choix d’avoir programmé ce film en début de soirée plutôt qu’en deuxième partie : cela permet de ne pas se coucher trop tard.
Comment ? Il y avait un autre programme à la télé ? Oh alors il devait passer sur une chaîne encore plus petite que Direct 8, car je ne l’ai pas aperçu dans mon guide télé. Si c’était intéressant, on aurait pu utiliser d’autres média pour nous en avertir.
Et ce n’est pas fini…