Les mots venus d'ailleurs.
Ça ne vous dit rien ? A quelques mots près, c’était le titre (L’aventure des mots français venus d’ailleurs) d’un livre d’Henriette WALKER publié en 1997 chez Robert Laffont. Et dans le cadre de la journée de la francophonie, l’Alliance française de Bordeaux avait invité la célèbre linguiste à faire une conférence sur ce thème.
L’amphithéâtre Robert BADINTER était plein, avec une population d’enfants puisque la soirée devait se terminer par la remise de prix à des élèves de la rive droite qui avaient écrit des poèmes en s’inspirant des 10 mots de la semaine de la langue française (autrement, songe, chez, caractère, transports, naturel, histoire, âme, penchant, confier.
Après les mots de bienvenue de Jean TOUZEAU, vice-président du Conseil général chargé des relations internationales - mon homologue donc, et c’est pourquoi j’avais été invité -, et un bref rappel de l’histoire de l’Alliance française de Bordeaux Aquitaine qui fête ses trente ans cette année, l’invitée prit la parole.
Après une mise en bouche originale où elle récrivit trois fois un poème de Verlaine avec des mots venus de trois pays différents, elle fit un large balayage historique de l’origine des mots qui ont enrichi notre langue au cours des siècles. J’ai appris, et je pense un bon nombre d’entre nous également, que le gaulois avait été parlé sur notre territoire pendant un millénaire (500 ans de part et d’autre de Jésus Christ).
L’auteure avait pris conscience de la jeunesse de son public et elle a constamment utilisé une pédagogie ludique pour le faire réagir.
A la fin de son exposé, nous eûmes droit à un mini-concert guitares et saxophone par trois élèves de Kju qui furent excellents. Je me demande s’ils interviennent toujours au réfectoire lors de leurs anniversaires, car c’était quelque chose de très sympa.
Enfin, pour terminer la soirée, succéda à la remise des prix la lecture par le directeur de La Lucarne les textes primés ? Et nous fûmes conviés, non pas au pot de l’amitié, mais au verre de la fraternité, au cours duquel je me fis dédicacer un des deux livres que j’avais apporté : Honni soit qui mal y pense, « L’incroyable histoire d’amour entre le français et l’anglais ». Il ne me reste plus qu’à le lire maintenant avant qu’il rejoigne son étagère. J'en ai également profité pour la remercier d'avoir été une des premières signataires de la pétition pour L'Esperanto au bac.
Les photos sous le lien :
Et ce n'est pas fini...