Mardon, la 31an de Julio, posttagmeze.
En allant de notre hôtel au congrès, nous avions remarqué un bâtiment officiel : le musée des femmes vietnamiennes. Et comme souvent dans ces édifices culturels, les inscriptions et les commentaires étaient trilingues : vietnamien, anglais, français. Nous y sommes allés lors d’un trou dans nos occupations congressales ( ?).
La première exposition concerne des scènes de vie, notamment de mariage, de naissance et de vie quotidienne, avec tous les outils et rituels y afférant.
Une exposition temporaire était consacrée à la vénération d’une divinité, féminine bien entendu, avec tous les objets de papier, qui représentaient des heures de travail pour leur fabrication, destinés à être brûlés lors des prières.
Enfin, et c’est sans doute la partie qui provoquait le plus d’émotions, tout un étage était consacré à la glorification des femmes combattantes et à leur implication pour la libération du pays. Mais y sont honorées également les épouses ou les mères qui ont perdu mari ou fils durant ces sombres années.
Enfin, pour alléger à nouveau l’atmosphère, une exposition consacrée aux costumes traditionnels des 54 ethnies du Vietnam, d’hier à aujourd’hui.
Un très beau musée-hommage à ne rater sous aucun prétexte.
Le soir, après un film d’horreur qui se voulait parodique mais que j’ai trouvé très mauvais, nous assistâmes à un monologue déclamé par Amarilio Hévia de Carvalho, vieil espérantiste brésilien à tête de Christ qui nous raconta la tragique épopée de Tiradentes, premier Brésilien à s’être soulevé contre l’occupation portugaise de la reine Marie 1ère. Il a terminé sa prestation par un hommage vibrant à Ho Chi Minh, qu’il situait dans la droite ligne de ce martyr.
Quelques photos sous le lien :
Et ce n’est pas fini…