Merci France ô !
Quelle bonne idée d’avoir programmé la veille de la journée internationale des femmes le film de 2008 consacré à Louise Michel ! C’est Sylvie TESTUD qui incarnait cette grande communarde anarchiste. Le film commence par un gros plan de l’actrice qui est en train de répondre à ses juges à la fin de son procès, puis c’est l’arrivée en Nouvelle Calédonie. Merveilleux paysages, très bien filmés, mais aussi caractères finement brossés en deux coups de caméra…
Deux moments très forts vers le début du film : lorsque trois Kanaks arrivent et répondent en chantant aux chansons de la Commune que chantaient les déportés. Puis, un peu après l’enterrement d’une femme dont le cercueil, avant d’être recouvert de terre, sera enseveli sous des morceaux de chiffons rouges que jetteront ceux qui restent. Tentative d’intrusion du curé qui sera fermement repoussé. Tout cela sur fond de tir de carabines : on fusillait beaucoup.
Et la vie continue d’être très dure ; le premier gouverneur, qui possédait une once d’humanité, est remplacé par un autre beaucoup plus dur, et la cohésion du groupe s’effrite. Alors que les tribus kanak se révoltent, il va même se trouver des déportés pour faire front avec l’armée pour les combattre. Ce qui donnera lieu à deux scènes poignantes où des cadavres des deux camps joncheront le sol. Pourtant, Louise continue inlassablement d’écrire en France, notamment à Clémenceau, pour réclamer l’amnistie.
Finalement, Louise, dont les combats ont fait blanchir les cheveux, sera appelée comme institutrice à Nouméa, lieu propice pour éduquer ses élèves, filles d’Européens, à la générosité et aux valeurs de fraternité portées par la Commune.
Et ce n’est pas fini…