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Le blog de Bernard SARLANDIE

Plaisir télévisuel.

8 Septembre 2011, 11:31am

Publié par Bernardoc

         Décidément, la « rentrée » réserve d’heureuses surprises, et sur le service public, ce qui ne gâte rien. Hier soir donc, sur France 2, Aïcha, un film de Yamina BENGUIGUI, mettant en scène la vie dans une cité d’outre-périphérique.

         Présenté comme un drame par TV magazine, c’était en fait une délicieuse série de portraits, allant du réalisme à l’idéalisme, malgré tout assez criants de vérité : parfois j’avais l’impression d’être replongé plus de trente ans en arrière, à la glorieuse époque où je militais dans ma cité avec la CSCV (Confédération Syndicale du Cadre de Vie).

         Le thème tournait autour du mélange des cultures et de la difficulté d’arriver à s’entendre pour progresser ensemble.

         Aux côtés de l’héroïne, l’actrice Sofia ESSAIDI (jolie comme un cœur), on a pu découvrir dans toute sa créolité un étonnant Philippe LAVIL, en vieux célibataire neuneu plus vrai que nature, réclamant du vin pour accompagner le couscous, et incapable de se rendre compte de la drague amoureuse d’une habitante de la tour, quasi sosie de Rachida DATI, très fière d’avoir vécu et habité à Paris, dans un quartier qu’elle refusera toutefois de nommer. Le père de famille, autre figure centrale, mais cependant out par rapport à ce monde de femmes, était campé par Amidou, qui semble cultiver avec soin la ressemblance avec Jack LANG. Firmine RICHARD, personnifiant l’Antillaise madame Ginette, donnait à ce personnage une épaisseur qui renforçait cette galerie de portraits.

         Un détail était, hélas, bien vu : alors que les mères, immigrées de la première génération, s’étaient en quelque sorte libérées et « occidentalisées», les filles, nées et éduquées en France, se cachaient les cheveux et les oreilles sous le foulard qu’avaient rejeté leurs mères.

         Une faiblesse dans la réalisation : l’introduction d’une communauté rom, qui paraissait difficilement crédible.

         Donc, bravo au service public dont nous espérons d’aussi bonnes soirées à venir.

Et ce n’est pas fini…

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