Retraites (2)
Comme la plupart d’entre vous, j’ai souvent arpenté le pavé bordelais ou parisien pour protester contre la baisse de mon pouvoir d’achat. Et pourtant…
ENFNA : Entreprises Non Financières Non Agricoles
Le tableau ci-dessus (qui commence en 1980 et se termine en 2008), tiré d’une institution officielle, montre qu’en 30 ans les prix ont été multipliés par 2,5 alors que les salaires ont été multipliés par 3,4. Vous comprenez maintenant pourquoi il faut se battre pour que les pensions de retraites soient indexées sur les salaires et non pas sur les prix : la baisse de pouvoir d’achat que nous subissons à la retraite ne pourra que s’accroître au fur et à mesure.
Le tableau suivant illustre d’une autre façon le théorème ci-dessus. On se rend compte que si les salaires avaient été indexés sur les prix, entre le début et la fin de carrière 40 ans plus tard, ils n’auraient été multipliés (en euros constants) que par 2,16, alors qu’en réalité ils l’ont été par 3,87, si l’on se fonde sur une augmentation des salaires de 3,53% par an pour une augmentation des prix de 2%. Cet accroissement du pouvoir d’achat de 1,5% par an en moyenne, est le taux qui est pris en compte pour les prévisions à l’horizon 2050 des régimes complémentaires, co-gérés par les salariés, que sont l’AGIRC et l’ARRCO. Ce ne sont donc pas des chiffres jetés en l’air, mais des projections effectuées par des actuaires et reconnues comme fiables compte tenu des conditions actuelles.

Et ce n’est pas fini…