Tradition.
Voilà, c’est la Toussaint et je m’en vais fleurir « mes » tombes. Pendant des décennies, j’ai essayé de faire comprendre à ma mère que la Toussaint était un jour de fête et que c’était le lendemain, le 2 novembre, « jour des morts », que l’on devait honorer nos disparus. Ce qui n’était pas évident pour les gens en activité, puisque la plupart des gens, y compris dans l’éducation nationale, étaient au boulot dès le 2. Eh bien, maintenant que je continue d’être en retraite, je suis complètement dans le moule, et je vais faire comme tout le monde.
Trois cimetières de Dordogne limousine dans lesquels reposent la plupart de mes ancêtres, avec certaines tombes de plus en plus délaissées…Il est vrai que ce n’est pas dans les cimetières que l’on perpétue nos aïeux, mais dans le souvenir qu’ils ont laissé, l’œuvre qu’ils ont accomplie…
C’est peut-être pour cela que je suis rarement triste dans les cimetières, sauf aux moments des enterrements. Je prends d’ailleurs un plaisir certain à flâner dans les allées, source de découvertes qui aident à construire une perspective historique. Mais pour ce genre de visites, point n’est besoin d’attendre la Toussaint, et une belle journée printanière, moment de résurrection de la nature, est tout aussi agréable.
Et ce n’est pas fini…