Villages artisanaux.
Lundi matin fut la seule excursion que nous ne fîmes pas en compagnie de Ĝojo, mais avec une autre jeune étudiante qui apprenait l’esperanto depuis deux mois seulement. Comme le jour précédent, le guide nous prenait pour des Etatsuniens et il a fallu le mettre au pli.
Nous quittons Ha noi, découvrant au passage les nombreuses constructions qui s’élèvent, longeons la voie ferrée bordée de très près par des habitations, découvrons le quartier des marchands de bois avant d’arriver au village de Chuong ou l’on fabrique des chapeaux coniques. Nous en avions déjà acheté à Hué, puisque c’est ce qu’indiquent les guides. En fait de village typique, nous n’avons vu qu’une ferme dans laquelle ces chapeaux étaient fabriqués. Notre « helpantino » avait compris que les prix étaient de 25 000 ndongs, ce qui paraissait normal (nous avions payé le nôtre 30 000 chez un revendeur) ; en réalité c’était 55 000 : bien trop cher selon moi ! Il a failli y avoir embrouille, mais ce fut fort bien géré par cette jeune fille.
Ensuite, le car n’ayant pas trouvé le moyen de faire demi-tour, nous avons eu tout loisir pour faire le tour de ce village dans lequel nous causions des embouteillages ! Un coiffeur fort occupé à dormir sur un des sièges du salon, le réparateur de motos (ru’a xe), le dentiste qui tient boutique, le fleuriste marchand d’objets funéraires, le vélo-portefaix, la voiture garée dans la boutique, le vendeur d’essence, de charbon furent quelques images que nous avons eu tout loisir d’emmagasiner.
La destination suivante se trouvait plus proche de Ha noi : c’était le village Van Phuc, village de la soie. Là aussi nous n’avons vu qu’un atelier en fonctionnement, le reste étant des magasins. Nous avons donc dépensé des sous – il y avait le choix ! -, mais la Visa a refusé de fonctionner, ce qui nous a donc aidé dans notre marchandage. Mais avant cela nous, pardon JE, ai goûté de l’alcool dans lequel étaient conservés les vers à soie, c’est-à-dire les chenilles.
En retournant vers le lieu du congrès, nous avons vu un immense panneau vert l’annonçant (derrière la ronde des drapeaux rouges).
Nous avons terminé notre matinée au restaurant Sonata, qui avait fait l’effort de mettre un panneau en esperanto sur sa devanture et qui avait fait traduire ses menus.
Les photos de cette matinée sous le lien :
Et ce n’est pas fini…