Voyage hexagonal.
Je rentre de quelques jours de voyage touristique en Moselle, je vous expliquerai pourquoi un peu plus tard. L’avion (Bordeaux-Lyon-Metz) étant moins cher que le train (Bordeaux-Paris-Metz), ce fut le mode de transport choisi.
Ne passant pas de frontière, je n’avais pas jugé bon de trop raccourcir ma barbe. Comme il s’agissait d’une compagnie à bas coût (HOP !) nous nous étions contentés d’un bagage cabine. Gravissime erreur ! Comme nous pensions quand même nous laver pendant ces quelques jours, nous partions avec nos cotons tiges et notre shampoing-douche. Et c’est là que la connerie en uniforme privé nous est apparue dans sa plus splendide révélation ! Ces gens, qui vraisemblablement se sont arrêtés dans leurs études avant le mastère, sont aussi obtus que des douaniers. Et il faut voir la jubilation avec laquelle elle jetait dans une poubelle un tronc de récupération ces dangereux objets de toilette ainsi qu’un tube neuf de baume anti-lumbago de Rose (20 €). Curieusement, ils ont laissé passer mon tube entamé de dentifrice sans penser que j’aurais pu y introduire n’importe quoi : où est la logique ? Un collègue de notre groupe a vu son pot de crème Nivea disparaître de la même façon. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il doit bien exister un trafic avec ces produits plus ou moins luxueux qui ne sont pas broyés sous nos yeux et qu’une récupération doit bien se faire ; si au moins ces produits d’hygiène pouvaient être redistribués aux « sans dents »…
Lors de nos précédents voyages, nos trousses de toilette étaient en soute, ce qui est effectivement moins dangereux, paraît-il. Mais là où j’ai pété un plomb, c’est quand une autre nana en uniforme, de HOP ! celle-là, pas de la compagnie de vigiles privés, est venue nous dire que nous n’avions pas le droit de prendre notre bagage en cabine. La PAF n’est pas venue, mais j’en ai perdu ma casquette polynésienne. On ne va pas me dire que dans un aéroport comme Bordeaux (un peu plus petit que celui d’Amsterdam, par exemple), alors que les vigiles privés contrôlent nos cartes d’embarquement, ils ne peuvent pas être au courant que la compagnie HOP ! n’admet pas les bagages en cabine. C’était objectivement une action destinée à emmerder les voyageurs. Mais ça, c’est important. Quant aux futurs auteurs d’attentats, on s’en occupera après…
Et ce n’est pas fini…