Hyères 2015.
Pas de photos cette année, et nous avons bien pu profiter de la plage, après le passage obligé par le cimetière : toujours de douloureux souvenirs même si l’écho des 200 et quelques personnes qui avaient repris L’Internationale après moi pour l’enterrement de Ninan résonne toujours à mes oreilles.
Il est bien loin le temps ou Hyères avait un maire communiste, précurseur de l’union de la gauche quelques années avant le programme commun. Maintenant fleurissent un peu partout des kakemonos annonçant que la ville est candidate pour l’organisation des épreuves de voile si Paris obtient les JO en 2024. N’y voyez surtout rien de politique puisque Hyères a un maire, fonction qu’il cumule avec son mandat de député, membre du parti dit « les républicains ».
J’ai vu le magazine municipal de la ville : 24 pages assez luxueuses, dont une page intitulée « démocratie ». On y trouve un rappel de la loi 2002-276 et la précision : «cet espace est réservé à l’expression des groupes municipaux d’opposition ». Il y en a trois, et ces trois groupes, qu’ils aient 2, 3 ou 9 élus, se partagent de façon équivalente la totalité de la page.
J’ai également lu dans un supplément varois de L’Express que le maire de Fréjus, devenu depuis également sénateur FN sans démissionner de son premier mandat, nommait lui-même les présidents des conseils de quartiers.
Ces deux constatations m’ont laissé songeur.
Et ce n’est pas fini…