La droite ne se trompe pas.
Aubagne, Bourg-lès-Valence, Chartres, Châteauroux, Duclair (Normandie), Nemours, Nice, Pithiviers, St Quentin, dirigées par des maires du parti dit « les républicains », Viry (UDI), Mazamet (DVD) et même Foix (PS), et il y en a sûrement d’autres…Mais quel est leur point commun ? Eh bien toutes ces municipalités tentent ou ont tenté, d’expulser la CGT des locaux qu’elle occupait, soit seule, soit avec d’autres syndicats.
Soyons honnêtes : les Unions Locales ou Départementales se voyaient en général proposer un relogement, mais dans quelles conditions ! On passait de 200m² à 41m² (pour une UL), de 1600m² à 400m² pour une UD, souvent dans des locaux qu’il aurait fallu transformer et qui n’étaient pas accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Avec les nombreuses tentatives de criminalisation de l’action syndicale (la secrétaire générale de l’UD 33 en a été victime), on voit bien qu’il est important de s’attaquer à une vieille dame qui continue à déranger le patronat et à défendre les salariés 120 ans après sa naissance. Heureusement, partout les travailleurs se mobilisent pour défendre leur outil de revendications et de négociations et des conditions décentes pour qu’ils puissent élaborer leurs défenses.
Mais pas seulement : ainsi la Bourse du travail de Bordeaux a été construite (au moment du front populaire) en deux parties : la maison du peuple et la maison des syndicats. Elle est en voie de rénovation pour qu’elle retrouve son faste d’antan, lorsqu’elle abritait la plus importante salle de spectacle de Bordeaux.
La lutte est donc loin d’être terminée.
Et ce n’est pas fini…