Demain, c’était hier.
Il n’y avait guère de places libres hier soir à L’Entrepôt pour assister à la projection du film Demain, qui illustre le principe : « Agir localement pour changer globalement ».
Mais d’abord, grâce à l’Amap, nous étions accueillis par une soupe qui fut fort appréciée et j’en connais certains qui y sont revenus plusieurs fois ! Merci aux cuisinier(e)s.
Le film, bilingue franco-anglais en VO, évoquait successivement cinq thèmes.
- Le premier : se nourrir. Ce qui était mis en valeur était l’occupation de toute surface de terre arable pour faire pousser légumes et fruits au milieu de la ville. Cela m’a rappelé l’intervention d’un cultivateur-éleveur haillanais il y a plusieurs années lors d’une f abrique métropolitaine (me semble-t-il), qui insistait sur l’importance d’avoir des cultures de proximité en prévision de la fin du pétrole. Il avait été raillé à l’époque...La maison que nous avons achetée était vendue avec un terrain piscinable ; je l’ai bien vite transformé en mini potager, mais nous sommes loin d’être auto-suffisants ; mais quel régal les pommes de terre nouvelles plusieurs fois par an !
- Le deuxième concernait la transition énergétique. On ne peut qu’être d’accord, même si les gens dits « de gauche » ont massivement voté pour un candidat picard qui avait dit qu’il s’opposerait à toute nouvelle implantation d’éoliennes, sur terre et sur mer. En parlant des modes de transport, si on a parlé de l’importance de la bicyclette, personne n’a évoqué la gratuité des transports en commun.
- Troisième thème : monnaies libres et économies locales vivantes. C’est sur ce thème que je suis intervenu pour demander pourquoi l’Amap ne rentrait pas dans ce circuit, comme le fournisseur des repas scolaires, ce qui permettrait aux parents de se passer de l’euro pour régler ces frais. J’ai trouvé la réponse très évasive.
- Eduquer. On nous a montré la Finlande, en tête de toutes les enquêtes, avec deux maîtres pour une classe de 15 élèves. Rappelons qu’en France, dont on déplore la baisse constante des résultats, il s’agit plus souvent d’un maître pour 30 élèves. Il ne devait pas y avoir d’enseignants dans la salle, car, à la veille d’un mouvement de grève (qui va bien au-delà de l’EN), personne n’est intervenu sur ce sujet.
- Enfin : faire vivre la démocratie. Exemple, bien entendu, l’Islande qui a viré son gouvernement et a refusé de rembourser « la dette ». Mais là, nous avons beaucoup de chemin à faire, car il y a bien longtemps que, pour les dirigeants que nous avons élus, la finance n’est plus leur ennemie !
Bon ce fut une belle soirée utopique. Maintenant il ne nous reste plus qu’à être réalistes et à demander l’impossible.
Et ce n’est pas fini…