Ils ont osé !
8 ouvriers de chez Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme…alors que la plainte déposée par les patrons avaient été retirée ! Aux yeux du gouvernement, vouloir se battre pour éviter la mise au chômage de 1143 travailleurs est une action criminelle.
Pourquoi parlé-je du gouvernement ? Je ne crois plus en l’indépendance de la justice de mon pays, et je lui fais de moins en moins confiance, que ce soit lorsqu’elle intervient sur des problèmes sociétaux (euthanasie par exemple), pour protéger les citoyens (lutte contre la délinquance, les lettres anonymes,…), et surtout dans les conflits syndicaux, alors qu’à priori elle n’a rien à y faire.
Macron, le chouchou de Valls, qui ne cache pas l’admiration qu’il voue à la mère Thatcher, verrait bien la disparition des syndicats, notamment de celui qui prône la lutte de classe et qui vient de fêter ses 120 ans. Donc, quel meilleur moyen que de tenter de le discréditer en faisant passer ses dirigeants pour des voyous. Ce qui, bien entendu n’est pas le cas des patrons dont les efforts pour créer des emplois avec tous les cadeaux financiers qu’on leur a faits méritent d’être récompensés, en faisant tout pour les débarrasser des gêneurs.
J’ai bien aimé la conclusion d’un des condamnés, qui a averti le gouvernement sortant, désigné par le président qu’il avait contribué à élire, que c’en était bien fini : il n’y aura pas une voix pour le parti dont ils sont issus. Et je rajouterai même : pas une voix pour le candidat pour lequel ils appelleront à voter au second tour.
Tous derrière ceux de Goodyear ! Non à la criminalisation de l’action syndicale.
Et ce n’est pas fini…