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Le blog de Bernard SARLANDIE

Surprise ? !

16 Mars 2016, 14:57pm

Publié par Bernardoc

Le « trou » du régime général ressort inférieur à 7 milliards d'euros en 2015, contre 9 milliards prévus.

L'amélioration du solde s'explique tant du côté des recettes que du côté des dépenses. Côté recettes, les revenus d'activité et cotisations ont retrouvé un peu du poil de la bête avec la reprise des créations d'emplois. Et côté dépenses, les efforts ont été au rendez-vous, notamment du côté de l'Assurance-maladie, où l'objectif fixé (Ondam) de 2 % a été respecté. Les Echos, 15 mars 2016

Voici le rossignol habituel : on nous ressort le « trou » de la sécu. On n’arrive pas à équilibrer recettes et dépenses une fois de plus. Mais qu’est-ce qui constitue les recettes ? Ce sont les cotisations sociales, ce que le patronat appelle « les charges », alors qu’il s’agit simplement de la partie du salaire dite « socialisée ». Sur les feuilles de paie, il y a trois colonnes : « à payer » : salaire brut et primes diverses ; « à déduire » : ce sont les cotisations sociales (retraite, sécu, CSG, CRDS, mutuelle éventuellement) et « pour information » : c’est la partie du salaire qui ne nous est pas versée mais versée directement aux organismes sociaux. Ceci, rappelons-le, imaginé par nos anciens du Conseil National de la Résistance.

Lorsque l’on entend aux informations que le gouvernement allège, voire supprime, les « charges » des patrons, c’est-à-dire permet à ceux-ci d’accroître leurs dividendes, en réalité il creuse davantage le fameux « trou », dont les salariés ne sont aucunement responsables.

Quant aux recettes, alors là, tout est bon pour faire cracher au bassinet ceux qui ont le grand tort d’être malade. Je viens de recevoir une feuille de remboursement : en bas figurent deux lignes : « franchise sécurité sociale due » et « honor dispen ». La franchise est un des premières mesure prise par Roselyne BACHELOT après l’élection de Sarkozy. Condamnée par le mouvement mutualiste à l’époque, elle existe toujours. Quant à la seconde, elle revient à faire payer le pharmacien pour faire son métier, comme si ce n’était pas inclus dans le prix des médicaments !

Vraiment, il y a encore des progrès à faire pour revenir aux grands principes des Jours heureux.

Et ce n’est pas fini…

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