Contre-info.
Pour ceux qui ont lu Sud Ouest aujourd’hui : un autre point de vue.
Dans RUE 89
Le Collectif de lutte de la rive droite bloque la distribution du journal Sud Ouest jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre au bout de deux heures.
‘‘Y en a marre de lire ce qu’ils racontent sur nous !’’ Les membres du Collectif de lutte de la rive droite font allusion à l’article de Sud Ouest qui les a qualifiés de casseurs. C’est pour cette raison qu’ils ont voulu bloquer le centre d’impression du journal Sud Ouest quai de Brazza à Bordeaux dans la nuit de vendredi à samedi 21 mai, à l’heure d’arrivée des camions pour la distribution des nombreuses éditions du journal dans la région.
Dès 23 heures, une soixantaine de personnes environ se sont retrouvées devant l’entrée des bâtiments. Très vite, le rédacteur en chef, Yves HARTÉ, a entamé une négociation et proposé au collectif une tribune dans l’édition de lundi prochain. Soumise au vote sur place, la proposition a été rejetée. La direction a, de ce fait, demandé l’intervention des forces de l’ordre.
À 1 h 15, plusieurs voitures et camions de la police sont arrivés sur les lieux. Un responsable a signifié au groupe « un attroupement illégal sur la voie publique » et prévenu que, après les sommations d’usage, la police aurait recours à la force pour effectuer l’évacuation. Malgré l’attitude pacifique des bloqueurs, il a fallu une charge et quelques bousculades pour que, finalement, l’accès soit dégagé à 1 h 35.
Dirigés vers le pont de Pierre, le groupe a été surveillé jusqu’à son passage devant la rédaction, quai des Queyries. La dispersion s’est effectuée sans incidents. Selon nos informations, les éditions de la Charente et du Pays basque n’ont pas pu être routées, les autres seront dans les kiosques ce matin.
Et ce n’est pas fini…