Agenda 21.
Extraits d'un article de Reporterre/Rue89
Sous l’impulsion de parents d’élèves, la mairie de Strasbourg va remplacer progressivement les barquettes en plastique des cantines scolaires par de la vaisselle réutilisable ; moins de déchets, une nuisance sanitaire en moins.
« Nous avons fait le choix de passer entièrement aux contenants inertes et réutilisables ». Tel est désormais l’engagement de l’adjointe au maire en charge de l’Éducation, Françoise BUFFET.
Depuis le mois de septembre 2016, des parents d’élèves tentent de sensibiliser la municipalité à l’opportunité de se débarrasser des barquettes en plastique dans ses cantines. Le renouvellement du marché de la restauration scolaire pour la rentrée 2017 serait l’occasion idéale.
Le collectif Projet cantines a mis en avant deux aspects. D’une part la réduction des déchets nécessaire, car l’Eurométropole de Strasbourg est engagée dans un projet « territoire zéro déchet ».
De l’autre, il voit un risque sanitaire lié au réchauffement du plastique. En effet, tout matériel plastique relargue des molécules chimiques lorsqu’il est chauffé et les jeunes enfants, dont le corps est en formation, sont les plus exposés aux perturbateurs endocriniens.
Le cahier des charges fixe des objectifs de remplacement progressif. Le texte demande un remplacement « a minima » de 50 % des barquettes par des contenants réutilisables (vraisemblablement de l’inox) en deux ans et 100 %, « ou être proche », en quatre ans. En août 2021, toutes les cantines de Strasbourg devraient donc utiliser des contenants réutilisables.
Si cet objectif de remplacement est suivi par l’attributaire et tenu, Strasbourg serait la première grande ville de France à se débarrasser des barquettes en plastique. Pour assurer un suivi, la durée du marché a été abaissée de quatre à deux ans, reconductible une fois. Si en revanche l’objectif de 50 % n’est pas rempli en deux ans, le prestataire pourrait être démis et un nouvel appel à candidatures lancé.
Pour veiller au respect de ces engagements, un groupe de travail qui associe les parents, les agents de la ville et les élus assurera un suivi. Des représentants du personnel en feront partie, car ces modifications techniques demanderont aussi aux agents de s’adapter. Le ou les prestataires sélectionnés s’y joindront.
L’enjeu pourrait être décliné dans la restauration d’entreprises, d’administrations et surtout des hôpitaux.
- Et ce n'est pas fini...